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	<title>Quatrième de couv &#187; livres</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Genet ou l&#8217;art de faire naître Abdallah&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 07:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Abdallah Bentaga]]></category>
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		<category><![CDATA[Rémi David]]></category>
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		<description><![CDATA[Redécouvrir un auteur et l&#8217;histoire d&#8217;un homme. Voilà ce que permet le premier roman de Rémi David, Mourir avant que d&#8217;apparaître, paru il y a quelques semaines chez Gallimard. L&#8217;idée ? Faire pénétrer le lecteur dans l&#8217;intimité de Jean Genet et d&#8217;Abdallah Bentaga. Nous sommes au mitan des années 50. Jean Genet, auteur, poète et dramaturge désormais célèbre, mène une vie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GENET-OKOK.jpg" rel="lightbox[6166]"><img class="alignleft size-full wp-image-6169 colorbox-6166" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GENET-OKOK.jpg" alt="GENET OKOK" width="239" height="350" /></a></p>
<p>Redécouvrir un auteur et l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme. Voilà ce que permet le premier roman de <strong>Rémi David</strong>, <strong><em>Mourir avant que d&rsquo;apparaître</em></strong>, paru il y a quelques semaines chez Gallimard. L&rsquo;idée ? Faire pénétrer le lecteur dans l&rsquo;intimité de <strong>Jean Genet</strong> et d&rsquo;<strong>Abdallah Bentaga</strong>. Nous sommes au mitan des années 50.</p>
<p><strong>Jean Genet,</strong> auteur, poète et dramaturge désormais célèbre, mène une vie dissolue, poursuivant cette idée de constituer &laquo;&nbsp;un miroir à l&rsquo;envers de l&rsquo;ordre moral&nbsp;&raquo;. En 1956, le quadragénaire rencontre <strong>Abdallah</strong>, jeune garçon de piste et acrobate de 18 ans, qui travaille alors dans un cirque. La rencontre est explosive : <strong>Jean Genet</strong> veut faire de ce jeune homme amoureux d&rsquo;une fille, son amant et un fantastique funambule. Il sera aussi la figure centrale de son texte, publié en 1957, <em><strong>Le funambule.</strong></em></p>
<p>C&rsquo;est à partir de ce texte que <strong>Rémi David</strong> a trouvé le sujet de son premier roman. Il se documentait alors sur les funambules. Magicien, artiste et voyageur, <strong>Rémi David</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs textes. Le trentenaire a également travaillé avec Ernest Pignon-Ernest pour une présentation de son œuvre à destination des jeunes lecteurs.</p>
<p>Outre ses textes édités, il participe aussi à l’écriture de spectacles à la croisée de la marionnette, de la magie et du théâtre d’objets. Parallèlement à sa pratique de l’écriture, <strong>Rémi David</strong> a fondé en 2012 l’association M’Agis qui propose, en France et partout dans le monde, des spectacles et ateliers de magie à des populations en situation de très grande fragilité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6166"></span></p>
<div id="attachment_6177" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JeanGenet-HansKoechler1983-cropped.jpg" rel="lightbox[6166]"><img class="wp-image-6177 size-medium colorbox-6166" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JeanGenet-HansKoechler1983-cropped-300x273.jpg" alt="" width="300" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Jean Genet en 1983, à Vienne, en Autriche. Crédit : International Progress Organization</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>En rêvant de gloire pour celui dont il voulait faire un funambule accompli, <strong>Genet</strong> a conduit <strong>Abdallah</strong> à sa perte. Les deux hommes se sont séparés en 1962. <strong>Abdallah</strong> après une chute, sait qu&rsquo;il va perdre <strong>Genet</strong>. Ce dernier continue à l&rsquo;aider, mais vit désormais avec un autre jeune homme dont il veut faire un coureur automobile. En 1964, <strong>Abdallah</strong> se suicide, en se tranchant les veines et en ingurgitant le fameux Nembutal dont <strong>Genet</strong> s&rsquo;est gavé des années durant. Autour de lui, les livres de son amour Pygmalion annotés, griffonnés. Du temps de leur amour, jamais <strong>Abdallah</strong>, qui ne savait ni lire, ni écrire, ne semblait s&rsquo;être intéressé à l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur. Au fil des pages, une histoire d&rsquo;amour et de fascination réciproque.</p>
<p><strong>Rémi David</strong> nous entraîne dans le Paris des années 50, à travers l&rsquo;Europe et le monde aussi.  Les excès de <strong>Genet</strong> saturent les pages, sa quête d&rsquo;absolu pour<strong> Abdallah</strong> aussi. Puis il y a la chute, la disgrâce, le désamour&#8230;</p>
<p>Une oeuvre de fiction cependant rappelle l&rsquo;auteur qui s&rsquo;est lancé dans une réécriture et ne s&rsquo;interdit <em>&laquo;&nbsp;ni de combler par la fiction les silences des biographies en inventant certaines scènes manquantes, ni de prendre des libertés avec les faits en faisant par exemple prononcer par Genet des paroles qu&rsquo;il a en réalité écrites.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman qui ne peut prétendre au mieux qu&rsquo;à la vérisimilitude. Et qui entraîne vraiment le lecteur, je trouve.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Genet avait fait sien le rêve du jeune garçon. A moins que ce ne fût l&rsquo;inverse. Mais après tout, cela importait peu : il avait un nouveau projet et se sentait revivre. Lui qui ne créait plus depuis plusieurs années, après sa rencontre avec Abdallah, se met à écrire non pas un, non pas deux, mais trois textes à la fois : </em>Le Balcon<em>, </em>Les Paravents<em> et </em>Les Nègres<em>. Après la poésie et après le roman, il reviendrait par le théâtre dans l&rsquo;arène. C&rsquo;était une façon, à quarante ans passés, connu et reconnu, de se réinventer. Abdallah en était une autre. Dans aucun des deux cas, Genet ne ferait les choses à moitié.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 92  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Plus tard, il appela de Copenhague, avec une nouvelle à annoncer. Ils n&rsquo;avaient toujours pas trouvé de professeur, pas plus à Vienne qu&rsquo;à Paris. Cette affaire devenait le jour de la marmotte : un éternel retour du même au point que personne, nulle part, ne semblait capable ou désireux de former Abdallah à l&rsquo;art des funambules. Genet avait donc pris une décision : c&rsquo;était lui qui le formerait à marcher sur le fil, à six mètres de haut. C&rsquo;était la solution, peut-être pas la meilleure, mais désormais l&rsquo;unique. </em></p>
<p><em>Il n&rsquo;était jamais monté sur une corde, en eût été bien incapable, mai il avait une idée précise de ce qu&rsquo;il fallait faire pour y marcher, pour y danser. Ce serait un travail acharné, quotidien, exigeant, annonçait-il déjà au téléphone, mais le résultat serait là, il en était persuadé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Quand il vint le rejoindre en Grèce, Abdallah pour Genet était devenu, déjà, un livre refermé. Elle est toujours cruelle, douloureuse et injuste, la perte des sentiments que l&rsquo;on éprouve pour quelqu&rsquo;un. Ils sont là, ils sont tout et soudain, sans qu&rsquo;on y puisse rien, ils s&rsquo;envolent, ne sont plus rien. </em></p>
<p><em>C&rsquo;était entre eux, depuis cinq ans, une aventure. Une belle aventure, une aventure totale et périlleuse, artistique et humaine, amoureuse. Une aventure faite à la fois de joie, d&rsquo;humour, de légèreté, de sérieux, de travail, de beauté. Tout comme écrire un livre, pour Genet, était une aventure&#8230; avant d&rsquo;en vivre une autre, d&rsquo;en écrire un nouveau.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong> Mourir avant que d&rsquo;apparaître, Rémi David, Gallimard, 18€.</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Françoise Frenkel ou la mémoire sauvegardée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 07:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Une claque. Et une découverte marquante. C&#8217;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&#8217;ai entendu parler de ce récit, &#171;&#160;Rien où poser sa tête&#160;&#187;, réédité à l&#8217;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier. Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" rel="lightbox[3639]"><img class="alignleft size-full wp-image-3644 colorbox-3639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" alt="FRENKEL" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Une claque. Et une découverte marquante. C&rsquo;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&rsquo;ai entendu parler de ce récit, <strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;</strong>, réédité à l&rsquo;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier.</p>
<p>Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième Guerre mondiale, dans le quotidien de la France occupée, celle qui ne veut pas des Juifs&#8230;</p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, née <strong>Frymeta Idesa Frenkel,</strong> voit le jour en Pologne, en 1889, dans la région de Lodz.</p>
<p>Elle bénéficiera d&rsquo;une éducation bourgeoise, poursuivra des études en Pologne puis en France et en Allemagne. En 1921, avec son mari <strong>Simon Raichenstein</strong> (dont il n&rsquo;est fait aucune mention dans ce récit. Il a quitté l&rsquo;Allemagne dès 1933. Arrêté lors d&rsquo;une rafle en 1942, il mourra un mois plus tard à Auschwitz), elle créé une librairie française au coeur de Berlin.  Un endroit couru par les auteurs, des intellectuels. De Colette à Gide, de Maurois à Barbusse.  Un lieu, unique alors, qui vaudra à <strong>Françoise Frenkel</strong> une lettre de Daladier, alors président du Conseil pour &laquo;&nbsp;services réels &nbsp;&raquo; rendus &nbsp;&raquo; pour la diffusion du livre français à l&rsquo;étranger&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-3639"></span></p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, elle, ne quittera le Reich qu&rsquo;en 1939, car il ne lui est absolument plus possible d&rsquo;y vivre compte tenu des conditions de vie imposées aux Juifs. De plus, la France vient de déclarer la guerre à l&rsquo;Allemagne. Elle transite alors par Paris, puis passera des mois et des années à fuir à travers le sud-est de la France ( Vichy, Avignon, Nice, puis Annecy&#8230; ) notamment avant de pouvoir, en juin 1943, enfin, passer en Suisse. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle commencera à écrire ses souvenirs.</p>
<p>Au fil des pages, sans jamais verser de larme ni tomber dans l&rsquo;atermoiement, sans céder à la haine ni à la colère, <strong>Françoise Frenkel</strong> raconte. Explique. Met en avant la formidable solidarité dont elle a bénéficié (le soutien indéfectible du couple Marius par exemple), sans omettre les petites lâchetés et autres trahisons dont cette intellectuelle a été victime dans une France divisée. Un livre rempli de gratitude.</p>
<p>Ce récit, publié en 1945, à Genève. Il y a cinq ans, il resurgit dans un pile de livres à Emmaüs, à Nice, où <strong>Françoise Frenkel</strong> a vécu jusqu&rsquo;à sa mort, en 1975. Le livre est alors réédité, agrémenté aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une préface de <strong>Patrick Modiano</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais toujours là. Je sentais que, s&rsquo;il l&rsquo;eût fallu, j&rsquo;aurais défendu chaque volume de toutes mes forces, de ma vie même, non seulement par attachement à ma librairie, mais surtout par un immense dégoût de l&rsquo;existence et de l&rsquo;humanité, par une nostalgie infinie de la mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Assise sur les marches de mon magasin, j&rsquo;attendais&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les incendies grésillaient et les pompiers travaillaient toujours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les trottoirs et la chaussée étaient recouverts d&rsquo;objets les plus disparates. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je profitai du répit que l&rsquo;occupation italienne offrait à tous pour mettre mes affaires en ordre. J&rsquo;allai, comme tout le monde, faire renouveler mon permis de séjour ainsi que mes cartes d&rsquo;identité et de ravitaillement. Au commissariat de police et à la préfecture, j&rsquo;eus la prudence de ne pas donner ma véritable adresse : j&rsquo;indiquai celle de l&rsquo;hôtel qui m&rsquo;avait hébergée précédemment. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pouvant de nouveau circuler, je faisais en hâte mes préparatifs de départ. Rien ne m&rsquo;obligeait plus à vivre chez les deux tricoteuses de Cimiez. Aussi allai-je m&rsquo;installer dans une villa, tout au fond d&rsquo;un jardin abandonné, chez une Parisienne septuagénaire que je connaissais déjà depuis deux ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En prévision des persécutions futures, que je considérais comme inévitables, j&rsquo;entourais de mille précautions mes allées et venues, cherchant à ne pas être vue, à n&rsquo;éveiller aucune attention. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je restai un moment près de l&rsquo;entrée, adossée au mur. Ma tête était lourde et vide à la fois. J&rsquo;examinai la salle. Deux fenêtres grillées éclairaient des murs blancs. Des bancs et trois grandes tables meublaient la pièce. En face de la porte, une autre, moins grande, portait l&rsquo;inscription faite au crayon : Cabinets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dès que la geôlière eut disparu, les prisonnières se levèrent de partout, nous entourèrent et nous assaillirent de questions. Quelles étaient les nouvelles de la guerre ? Les persécutions avaient-elles augmenté ou diminué d&rsquo;intensité ? D&rsquo;où venions-nous ? Comment s&rsquo;était opérée notre arrestations ? Dans quelle localité avait-elle eu lieu ? Et ainsi de suite&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;, Françoise Frenkel, L&rsquo;arbalète Gallimard, 16,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Au coeur de l&#8217;inspiration&#8230; par Jean-Philippe Toussaint</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/au-coeur-de-linspiration-par-jean-philippe-toussaint/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 10:23:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Philippe Toussaint]]></category>
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		<category><![CDATA[urgence]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment écrit-on un livre ? Comment et où puise-t-on l&#8217;inspiration ? A quel processus l&#8217;auteur doit-il s&#8217;astreindre ? Jean-Philippe Toussaint a choisi de nous raconter comment il travaille en publiant &#171;&#160;L&#8217;urgence et la patience&#171;&#160;,  sorti en mars aux Editions de Minuit. Et là, nous découvrons que rien ne se fait dans la facilité. En tout cas, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comment écrit-on un livre ? Comment et où puise-t-on l&rsquo;inspiration ? A quel processus l&rsquo;auteur doit-il s&rsquo;astreindre ? <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong> a choisi de nous raconter comment il travaille en publiant &laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;urgence et la patience</strong>&laquo;&nbsp;,  sorti en mars aux Editions de Minuit.</p>
<p>Et là, nous découvrons que rien ne se fait dans la facilité. En tout cas, pas pour lui.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;écrivain doit aller au fond de soi, vers les territoires de l&rsquo;urgence&nbsp;&raquo;,</em> explique l&rsquo;auteur à l&rsquo;univers si particulier dans la vidéo ci-après.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT.jpg" rel="lightbox[956]" title="TOUSSAINT"><img class="alignleft  wp-image-962 colorbox-956" style="margin: 10px;" title="TOUSSAINT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT.jpg" alt="" width="109" height="164" /></a><a title="Découvrir l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Toussaint">Jean-Philippe Toussaint</a></strong>, c&rsquo;est en effet, entre autres, l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;<strong>La salle de bain</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>La réticence</strong>&nbsp;&raquo; et la fameuse  trilogie des romans que sont &laquo;&nbsp;<strong>Faire l&rsquo;amour</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Fuir</strong>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<strong>La vérité sur Marie</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l-urgence-et-la-patienceM71379.jpg" rel="lightbox[956]" title="l-urgence-et-la-patience,M71379"><img class="alignleft  wp-image-963 colorbox-956" style="margin: 10px;" title="l-urgence-et-la-patience,M71379" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l-urgence-et-la-patienceM71379-191x300.jpg" alt="" width="115" height="180" /></a>Un univers atypique pour un auteur qui l&rsquo;est tout autant. <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, belge, est auteur mais aussi cinéaste, plasticien et l&rsquo;origine de l&rsquo;exposition &nbsp;&raquo; <strong>Livre/Louvre</strong>&laquo;&nbsp;, actuellement visible au musée&#8230; du Louvre .</p>
<p>Parallèlement à &laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;urgence et la patience</strong>&laquo;&nbsp;, il a publié &laquo;&nbsp;<strong>La main et le regard</strong>&nbsp;&raquo; où le lecteur retrouve les images de l&rsquo;exposition du Louvre. Et Jean-Philippe Toussaint d&rsquo;expliquer : &laquo;&nbsp;<em>Ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est de mettre en relation des éléments qui ne sont pas nécessairement équivalents, une gravure de Dürer et une photo de Zidane, des tableaux de la Renaissance et des mains de lecteurs dans le métro de Tokyo</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-956"></span></p>
<p>Auteur &laquo;&nbsp;transversal&nbsp;&raquo;, Toussaint nous plonge dans les affres de sa création. Et nous raconte ceux qui l&rsquo;ont inspiré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe frameborder="0" width="533" height="300" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xp0osu" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 22</strong> : &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;expérience douloureuse de l&rsquo;écriture de </em>La Réticence<em>, livre que je n&rsquo;arrivais pas à écrire, que j&rsquo;ai failli abandonner plusieurs fois – j&rsquo;étais empêtré, je ne m&rsquo;en sortais pas, mais je serrais les dents, je continuais à creuser, je m&rsquo;accrochais, invoquant la figure de Kafka et les idéaux les plus doloristes de l&rsquo;écriture –, m&rsquo;a amené à décider de ne plus jamais écrire de cette manière, je ne voulais plus souffrir de la sorte, il fallait changer de méthode. Dès lors, je n&rsquo;ai plus travaillé que porté par un élan, pendant des sessions d&rsquo;écriture limitées dans le temps, de quinze jours à trois mois maximum, entrecoupées de longues périodes où je faisais autre chose, où je n&rsquo;écrivais pas, où je vivais – ce qui peut également être utile</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;"><strong> Page 28</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Tout commence et tout finit toujours par la patience dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un livre</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 40</strong> : &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;urgence est fugitive, fragile, intermittente. L&rsquo;urgence, telle que je la conçois, n&rsquo;est pas l&rsquo;inspiration. Ce qui en diffère, c&rsquo;est que l&rsquo;inspiration se reçoit, et que l&rsquo;urgence s&rsquo;acquiert. Il y a dans le mythe de l&rsquo;inspiration – le grand mythe romantique de l&rsquo;inspiration – une passivité qui me déplaît, où l&rsquo;écrivain – le poète inspiré –, serait le jouet d&rsquo;une grâce extérieure, Dieu ou la Nature, qui viendrait se poser sur son front innocent. Non, l&rsquo;urgence n&rsquo;est pas un don, c&rsquo;est une quête. Elle s&rsquo;obtient par l&rsquo;effort, elle se construit par le travail, il faut aller à sa rencontre, il faut atteindre son territoire</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #3366ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Pas de hasard. Le processus d&rsquo;écriture, la genèse d&rsquo;un roman ne s&rsquo;improvise pas. Jean-Philippe Toussaint nous explique en 107 pages comment il procède, quelle alchimie il tente de créer et comment sa méthode a d&rsquo;ailleurs pu changer au fil du temps. Aujourd&rsquo;hui, elle se dessine entre ces deux élements contradictoires que sont l&rsquo;urgence et la patience. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Dans ce court livre, l&rsquo;auteur nous explique aussi ceux qui lui ont donné envie d&rsquo;écrire. Des auteurs, des hommes&#8230; et aussi des textes. Comme Crime et châtiment. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">De quoi en savoir davantage sur Jean-Philippe Toussaint, l&rsquo;obsédé des hôtels, – ces lecteurs fidèles comprendront ! – et des états d&rsquo;âme. </span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;L&rsquo;urgence et la patience&nbsp;&raquo;, de Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit, 11€. </span></strong></em></p>
</blockquote>
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