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	<title>Quatrième de couv &#187; littérature</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;art de réinventer sa vie&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2023 La rentrée littéraire 2023 est la moins prolifique du siècle, avec “seulement” 466 romans, contre 490 l’an passé, et 521 en 2021. Ce qui nous laisse quand même des tas de possibilités de découvertes et de rencontres avec des auteurs aguerris ou débutants. Parmi les petites pépites de cette nouvelle édition, Trust, second roman [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #800080">Rentrée littéraire été 2023</span></h4>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6451 colorbox-6448" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRUST.jpg" alt="TRUST" width="195" height="295" /></p>
<p>La rentrée littéraire 2023 est la moins prolifique du siècle, avec “seulement” 466 romans, contre 490 l’an passé, et 521 en 2021. Ce qui nous laisse quand même des tas de possibilités de découvertes et de rencontres avec des auteurs aguerris ou débutants.</p>
<p>Parmi les petites pépites de cette nouvelle édition, <em><strong>Trust</strong></em>, second roman de <strong>Hernan Diaz</strong> et lauréat 2023 du prix Pulitzer. L&rsquo;an dernier, lors de sa sortie dans les librairies américaines, l&rsquo;ancien président Barack Obama l&rsquo;avait mis sur sa liste des romans préférés.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est quadruple. Ce qui peut décontenancer au départ de la lecture. Quatre parties composent le roman  de cet écrivain argento-américain, aujourd&rsquo;hui directeur adjoint de l&rsquo;Institut hispanique de l&rsquo;Université Columbia. <strong><em>Au loin</em></strong> en 2017, son premier roman, a été finaliste du prix Pulitzer et du Pen/Faulkner Award et lauréat du prix Page/America. Il vit depuis vingt ans à New York.</p>
<p>On découvre d&rsquo;abord la vie de <strong>Benjamin Rask</strong> et de sa femme, <strong>Helen</strong>. Une vie romancée par l&rsquo;auteur <strong>Harold Vanner</strong>. Nous sommes dans les années 30, à New York.  La Grande Dépression frappe l&rsquo;Amérique de plein fouet., Wall Street est encore sous le choc du krach boursier de 1929.</p>
<p>Un homme, néanmoins, a su faire fortune là où tous se sont effondrés. Héritier d&rsquo;une famille d&rsquo;industriels devenu magnat de la finance, il est l&rsquo;époux aimant d&rsquo;une fille d&rsquo;aristocrates.</p>
<p><span id="more-6448"></span></p>
<h4 style="text-align: center">Le pouvoir de la fiction</h4>
<p>Mais l&rsquo;image que donne ce couple cultivé et richissime décrite par <strong>Harold Vanner </strong>ne serait pas flatteuse dans <em><strong>Obligations</strong></em>, estime<strong> </strong><strong>Andrew Bevel, </strong>dont l&rsquo;auteur a fouillé la vie et celle de sa femme <strong>Mildred</strong>. Parce qu&rsquo;il veut rétablir &laquo;&nbsp;sa&nbsp;&raquo; vérité <strong>Andrew Bevel</strong> recrute <strong>Ida Patenza</strong> pour écrire sa biographie (<strong><em>Ma vie</em></strong>) et s&rsquo;y donner le bon rôle.</p>
<p><strong>Ida</strong>, justement, fille d&rsquo;un imprimeur qui a lu Marx, raconte à son toue ce qu&rsquo;elle vit au fil de ces mois d&rsquo;écriture. Et puis il y a les carnets et les archives de <strong>Mildred</strong> que la jeune femme parcourt à titre posthume. Une nouvelle vérité se dessine. Derrière le vernis, c&rsquo;est une vie qui s&rsquo;écaille et une histoire de l&rsquo;argent et de la puissance qui se dessine au fil des pages.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un roman à la gloire de la littérature, qui peut tout réinventer&nbsp;&raquo;</em>, indiquait, en juin, <strong>Hernan Diaz</strong> lors d&rsquo;une émission sur France Culture. C&rsquo;est passionnant et très bien écrit. Une très chouette découverte et un exemple, s&rsquo;il en fallait encore un, du pouvoir d&rsquo;un roman !</p>
<div class="ExpressionSummary">
<p><strong>Ecoutez-le sur France Culture : </strong></p>
<div class="Expression-guests svelte-ovxtmj">
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj"><a href="https://youtu.be/JUDLVTe6J30">https://youtu.be/JUDLVTe6J30</a></p>
<div class="ExpressionSummary"></div>
<div class="ExpressionSummary" style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></div>
<div class="ExpressionSummary" style="text-align: left"></div>
</div>
<blockquote>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong> Page 24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Si on lui avait posé la question, Benjamin aurait sans doute eu du mal à expliquer ce qui l&rsquo;attirait dans le monde de la finance. Sa complexité, oui, mais aussi le fait qu&rsquo;il voyait le capital comme un être antiseptiquement vivant. Il bouge, mange, croît, se reproduit, tombe malade et peut mourir. Mais il est propre. Avec le temps, cette idée s&rsquo;imposa à lui avec davantage de clarté. Plus l&rsquo;opération était de grande envergure, plus il se tenait à distance de ses détails concrets.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong>Pages 235-236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mes amis et mes relations me disent qu&rsquo;ils sont navrés pour ce livre. Comprenez-vous à quel point c&rsquo;est irritant ? Parce que, à travers leurs témoignages de sympathie, ils reconnaissent avoir lu ce tissu de foutaises. On dirait que tout le monde a lu cette saleté. Et tout le monde comprend bien que nous en sommes le sujet. Vous verrez par vous-même. Ce ne pourrait être personne d&rsquo;autre. Les gens considèrent que c&rsquo;est une source digne de foi peut-être parce que quelques détails sont vaguement corrects. Il y a même des journalistes qui se fient aux indices et aux pistes qu&rsquo;on y trouve, essayant de corroborer certaines scènes et certains passages. Rendez-vous compte. Les événements imaginaires de cette fiction ont une présence plus forte dans la réalité que les faits avérés de ma vie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong>Page 304 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Retranscrire et retravailler les mots de Bevel. Inventer une vie pour Mildred. Composer une fiction pour l&rsquo;homme sans cravate. Je me suis persuadée que c&rsquo;était le travail qui me forçait à m&rsquo;enfermer chez moi les jours suivants. Mais c&rsquo;était la peur. J&rsquo;ai déplacé le bureau dans un coin loin de la fenêtre, et là, recroquevillée sur ma machine à écrire, j&rsquo;ai bûché sur ces histoires. </em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><em>Vers la fin de cette semaine de réclusion, je me suis rendue compte qu&rsquo;écrire une version complètement inventée pour l&rsquo;extorqueur servait de source d&rsquo;inspiration majeure à l&rsquo;autre histoire que je développais pour Bevel. Ces récits se nourrissaient et se façonnaient l&rsquo;un l&rsquo;autre. Ce qui était une impasse ici apparaissait comme une piste fructueuse là.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
</blockquote>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><em><strong>Trust, Hernan Diaz, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50 euros. Traduction par Nicolas Richard. </strong></em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Genet ou l&#8217;art de faire naître Abdallah&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/16/genet-ou-lart-de-faire-naitre-abdallah/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/16/genet-ou-lart-de-faire-naitre-abdallah/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 07:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah Bentaga]]></category>
		<category><![CDATA[années 50]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Rémi David]]></category>
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		<description><![CDATA[Redécouvrir un auteur et l&#8217;histoire d&#8217;un homme. Voilà ce que permet le premier roman de Rémi David, Mourir avant que d&#8217;apparaître, paru il y a quelques semaines chez Gallimard. L&#8217;idée ? Faire pénétrer le lecteur dans l&#8217;intimité de Jean Genet et d&#8217;Abdallah Bentaga. Nous sommes au mitan des années 50. Jean Genet, auteur, poète et dramaturge désormais célèbre, mène une vie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GENET-OKOK.jpg" rel="lightbox[6166]"><img class="alignleft size-full wp-image-6169 colorbox-6166" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GENET-OKOK.jpg" alt="GENET OKOK" width="239" height="350" /></a></p>
<p>Redécouvrir un auteur et l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme. Voilà ce que permet le premier roman de <strong>Rémi David</strong>, <strong><em>Mourir avant que d&rsquo;apparaître</em></strong>, paru il y a quelques semaines chez Gallimard. L&rsquo;idée ? Faire pénétrer le lecteur dans l&rsquo;intimité de <strong>Jean Genet</strong> et d&rsquo;<strong>Abdallah Bentaga</strong>. Nous sommes au mitan des années 50.</p>
<p><strong>Jean Genet,</strong> auteur, poète et dramaturge désormais célèbre, mène une vie dissolue, poursuivant cette idée de constituer &laquo;&nbsp;un miroir à l&rsquo;envers de l&rsquo;ordre moral&nbsp;&raquo;. En 1956, le quadragénaire rencontre <strong>Abdallah</strong>, jeune garçon de piste et acrobate de 18 ans, qui travaille alors dans un cirque. La rencontre est explosive : <strong>Jean Genet</strong> veut faire de ce jeune homme amoureux d&rsquo;une fille, son amant et un fantastique funambule. Il sera aussi la figure centrale de son texte, publié en 1957, <em><strong>Le funambule.</strong></em></p>
<p>C&rsquo;est à partir de ce texte que <strong>Rémi David</strong> a trouvé le sujet de son premier roman. Il se documentait alors sur les funambules. Magicien, artiste et voyageur, <strong>Rémi David</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs textes. Le trentenaire a également travaillé avec Ernest Pignon-Ernest pour une présentation de son œuvre à destination des jeunes lecteurs.</p>
<p>Outre ses textes édités, il participe aussi à l’écriture de spectacles à la croisée de la marionnette, de la magie et du théâtre d’objets. Parallèlement à sa pratique de l’écriture, <strong>Rémi David</strong> a fondé en 2012 l’association M’Agis qui propose, en France et partout dans le monde, des spectacles et ateliers de magie à des populations en situation de très grande fragilité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6166"></span></p>
<div id="attachment_6177" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JeanGenet-HansKoechler1983-cropped.jpg" rel="lightbox[6166]"><img class="wp-image-6177 size-medium colorbox-6166" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JeanGenet-HansKoechler1983-cropped-300x273.jpg" alt="" width="300" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Jean Genet en 1983, à Vienne, en Autriche. Crédit : International Progress Organization</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>En rêvant de gloire pour celui dont il voulait faire un funambule accompli, <strong>Genet</strong> a conduit <strong>Abdallah</strong> à sa perte. Les deux hommes se sont séparés en 1962. <strong>Abdallah</strong> après une chute, sait qu&rsquo;il va perdre <strong>Genet</strong>. Ce dernier continue à l&rsquo;aider, mais vit désormais avec un autre jeune homme dont il veut faire un coureur automobile. En 1964, <strong>Abdallah</strong> se suicide, en se tranchant les veines et en ingurgitant le fameux Nembutal dont <strong>Genet</strong> s&rsquo;est gavé des années durant. Autour de lui, les livres de son amour Pygmalion annotés, griffonnés. Du temps de leur amour, jamais <strong>Abdallah</strong>, qui ne savait ni lire, ni écrire, ne semblait s&rsquo;être intéressé à l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur. Au fil des pages, une histoire d&rsquo;amour et de fascination réciproque.</p>
<p><strong>Rémi David</strong> nous entraîne dans le Paris des années 50, à travers l&rsquo;Europe et le monde aussi.  Les excès de <strong>Genet</strong> saturent les pages, sa quête d&rsquo;absolu pour<strong> Abdallah</strong> aussi. Puis il y a la chute, la disgrâce, le désamour&#8230;</p>
<p>Une oeuvre de fiction cependant rappelle l&rsquo;auteur qui s&rsquo;est lancé dans une réécriture et ne s&rsquo;interdit <em>&laquo;&nbsp;ni de combler par la fiction les silences des biographies en inventant certaines scènes manquantes, ni de prendre des libertés avec les faits en faisant par exemple prononcer par Genet des paroles qu&rsquo;il a en réalité écrites.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman qui ne peut prétendre au mieux qu&rsquo;à la vérisimilitude. Et qui entraîne vraiment le lecteur, je trouve.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Genet avait fait sien le rêve du jeune garçon. A moins que ce ne fût l&rsquo;inverse. Mais après tout, cela importait peu : il avait un nouveau projet et se sentait revivre. Lui qui ne créait plus depuis plusieurs années, après sa rencontre avec Abdallah, se met à écrire non pas un, non pas deux, mais trois textes à la fois : </em>Le Balcon<em>, </em>Les Paravents<em> et </em>Les Nègres<em>. Après la poésie et après le roman, il reviendrait par le théâtre dans l&rsquo;arène. C&rsquo;était une façon, à quarante ans passés, connu et reconnu, de se réinventer. Abdallah en était une autre. Dans aucun des deux cas, Genet ne ferait les choses à moitié.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 92  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Plus tard, il appela de Copenhague, avec une nouvelle à annoncer. Ils n&rsquo;avaient toujours pas trouvé de professeur, pas plus à Vienne qu&rsquo;à Paris. Cette affaire devenait le jour de la marmotte : un éternel retour du même au point que personne, nulle part, ne semblait capable ou désireux de former Abdallah à l&rsquo;art des funambules. Genet avait donc pris une décision : c&rsquo;était lui qui le formerait à marcher sur le fil, à six mètres de haut. C&rsquo;était la solution, peut-être pas la meilleure, mais désormais l&rsquo;unique. </em></p>
<p><em>Il n&rsquo;était jamais monté sur une corde, en eût été bien incapable, mai il avait une idée précise de ce qu&rsquo;il fallait faire pour y marcher, pour y danser. Ce serait un travail acharné, quotidien, exigeant, annonçait-il déjà au téléphone, mais le résultat serait là, il en était persuadé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Quand il vint le rejoindre en Grèce, Abdallah pour Genet était devenu, déjà, un livre refermé. Elle est toujours cruelle, douloureuse et injuste, la perte des sentiments que l&rsquo;on éprouve pour quelqu&rsquo;un. Ils sont là, ils sont tout et soudain, sans qu&rsquo;on y puisse rien, ils s&rsquo;envolent, ne sont plus rien. </em></p>
<p><em>C&rsquo;était entre eux, depuis cinq ans, une aventure. Une belle aventure, une aventure totale et périlleuse, artistique et humaine, amoureuse. Une aventure faite à la fois de joie, d&rsquo;humour, de légèreté, de sérieux, de travail, de beauté. Tout comme écrire un livre, pour Genet, était une aventure&#8230; avant d&rsquo;en vivre une autre, d&rsquo;en écrire un nouveau.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong> Mourir avant que d&rsquo;apparaître, Rémi David, Gallimard, 18€.</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vie et rebonds d&#8217;une &#171;&#160;passagère&#160;&#187;&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/08/17/vie-et-rebonds-dune-passagere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/08/17/vie-et-rebonds-dune-passagere/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 07:54:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[sans-papirs]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&#8217;explique Livres Hebdo, ce sont   490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&#8217;octobre 2022 : le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans. Derrière cette baisse de 6% du nombre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&rsquo;explique Livres Hebdo, ce sont   <strong>490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&rsquo;octobre 2022</strong> : <strong>le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans</strong>. Derrière cette baisse de 6% du nombre de romans publiés par rapport à 2021 (521), Livres Hebdo voit plusieurs explications :  la pénurie de papier, mais aussi les incertitudes liées au rapprochement entre Editis et Hachette.</p>
<p>Parmi les 345 romans français publiés, on compte cette fois 90 premiers romans (soit une hausse de 21% par rapport à l&rsquo;année précédente). Quelques noms illuminent déjà ce nouveau rendez-vous littéraire : <strong>Virginie Despentes</strong> et son nouveau roman épistolaire, <strong>Amélie Nothomb</strong>,<strong> Olivier Adam</strong>, <strong>Gaëlle Josse</strong> ou encore <strong>Laurent Gaudé, l&rsquo;un de mes auteurs préférés</strong>. Au-delà de l&rsquo;Hexagone, ce sont notamment <strong>Toni Morrison</strong>, <strong>Russel Banks</strong> ou encore <strong>Jolie Otsuka</strong> qui publient un nouveau roman.</p>
<p>Cette fois encore, je partagerai avec vous mes découvertes et autres pépites à lire absolument. La première ? <strong><em>Stardust</em></strong> de <strong>Léonora Miano.</strong></p>
<p><span id="more-6055"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" rel="lightbox[6055]"><img class="alignleft size-full wp-image-6058 colorbox-6055" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" alt="CVT_Stardust_4176" width="250" height="379" /></a>Romancière, essayiste et dramaturge, <strong>Léonora Miano</strong>, quadragénaire, est née au Cameroun. Elle est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;auteure d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ouvrages. Une femme et une plume engagée que <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/hors-les-frontieres-leonora-miano-promene-sa-plume-politique">j&rsquo;avais interviewée durant l&rsquo;été 2017 </a></strong>alors qu&rsquo;elle vivait à Tours.</p>
<p>Dans <strong><em>Stardust</em></strong>, un roman qu&rsquo;elle avait écrit il y a vingt ans, elle revient sur les quelques mois passés dans un centre de réinsertion et d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence du 19e arrondissement de Paris, rue de Crimée. Nous sommes en 1996. <strong>Louise</strong> et sa fille <strong>Bliss</strong>, ont échoué là. <strong>Louise</strong> n&rsquo;a plus de domicile et pas encore pu renouveler son titre de séjour. Elle a quitté le père de sa fille, parce qu&rsquo;il a menti, entre autres choses. La jeune mère d&rsquo;origine camerounaise raconté ce qu&rsquo;elle voit, ce qu&rsquo;elle vit, ce qu&rsquo;elle espère, ce qu&rsquo;elle attend. Et ce qu&rsquo;elle lit. La chance de <strong>Louise</strong>, ce sont les livres, ce sont ses études et ses aspirations.</p>
<p>Mais la réalité est rude. Au fil des pages, Louise met en exergue les images que toutes ces femmes migrantes se faisaient de la France&#8230; et la réalité qu&rsquo;elles vivent, mères seules et désoeuvrées.  <strong>Léonora Miano</strong>, même si elle ne parle pas d&rsquo;autobiographie, indique avoir mis de sa vie dans ce roman. Malgré les noms changés, malgré les omissions. La violence, elle, est palpable entre &laquo;&nbsp;les passagères&nbsp;&raquo;, ces femmes qui transitent par le centre. La colère aussi.</p>
<p>A la différence des autres femmes hébergées dans le centre, <strong>Louise</strong> s&rsquo;accroche à la littérature, à la poésie pour avancer et se défendre. Enfin intégrer une maison maternelle pour élever sa fille au mieux et pouvoir reprendre ses études. Elle pense beaucoup à sa grand-mère, Mbambe, qu&rsquo;elle interpelle régulièrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Léonora Miano</strong> explique qu&rsquo;au-delà des événements qu&rsquo;il relate, Stardust évoque les raisons <em>&laquo;&nbsp;pour lesquelles je vécus si longtemps en France où j&rsquo;étais venue contre mon gré&nbsp;&raquo;. Et l&rsquo;autrice d&rsquo;évoquer encore &laquo;&nbsp;la rudesse des marges de la France&nbsp;&raquo; qui lui ont permis, en les fréquentant de connaître le plus intimement la France. A sa manière, Stardust évoque aussi l&rsquo;impossible appartenance au groupe, le recours impératif à la création littéraire, artistique, pour tenter d&rsquo;entrer en relation&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><!--more--></p>
<p>Un roman fort. Décapant. Qui vingt ans après son écriture nous rappelle que la situation n&rsquo;a pas évoluée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 96-97 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Louise sent lâcher ses nerfs. Le désespoir a la dent dure. Le carrefour est inaccessible, l&rsquo;aube hypothétique. Impossible de continuer à vivre sans rien décider. Elle aurait presque envie de faire des bêtises. N&rsquo;importe quoi. Un truc qui se serait imposé, comme ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle en a par-dessus la tête de cet agglomérat de femelles. Leurs conversations futiles. Leurs mesquineries. Leur souffrance. Leur inutilité. Leur lassitude. Ce qu&rsquo;elles lui disent d&rsquo;elle-même. Leurs addictions. Leurs défections. Leurs génuflexions devant des hommes qui n&rsquo;en valent pas la peine. Leur violence. Leur attentisme. Leur impuissance. Leurs sautes d&rsquo;humeur. Leur condition&#8230; Elle en a plus qu&rsquo;assez de les voir se ruer sur des vêtements chics que viennent jeter d&rsquo;autres femelles, nanties, pieuses et charitables, celles-là. Débordantes de cynisme, de mauvaise foi. Ras-le-bol des disputes. Des bagarres pour toutes sortes de déraisons. Des pets nocturnes. De l&rsquo;onanisme gémissant. Du mal à vivre. Des insomnies. Des dérèglements hormonaux. Tant de ressemblances insoupçonnées. Tant d&rsquo;inacceptables similitudes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Louise sait qu&rsquo;on la trouve agressive. Pas commode. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on dit des personnes franches. Celles qui refusent d&rsquo;avaler des couleuvres. Celles qui pensent, par exemple, que la fraternité n&rsquo;a rien à voir avec tous ces bons sentiments. Que connaître l&rsquo;autre, ce n&rsquo;est pas se fabriquer une image de lui. Celle que l&rsquo;on peut accepter. Celle qui n&rsquo;ébranlera pas le confort intérieur. Louise évite de donner une conférence sur ces sujets. Crimée n&rsquo;est pas en faveur de la liberté d&rsquo;expression. Le verbe y est traqué, analysé, consigné dans des dossiers. Rapport en est fait à Madame C., l&rsquo;invisible mais puissante directrice, qui saura le retenir contre celle qui l&rsquo;aura proféré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 194-195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mbambe&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis plus ta petite-fille. Plus maintenant. J&rsquo;aurais dû te le dire dès le début, mais je ne voulais pas en parler. Alors, j&rsquo;ai triché. Tu ignores que je fais presque la taille 52, que j&rsquo;ai perdu plusieurs dents. On aurait pu les soigner, mais je ne pouvais payer. On me les a arrachées. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai laissé trop de plumes dans mes mésaventures pour espérer t&rsquo;étreindre comme avant. Je ne rentrerai pas. Il sera trop tard pour cela, lorsque j&rsquo;aurai repris ce que la vie m&rsquo;a dérobé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je vais rester ici. Où j&rsquo;ai connu des femmes enceintes qui craignaient les enfants, ne supportaient pas leur présence, les suppliaient de rester dans leur ventre, de ne pas venir au monde. Où j&rsquo;ai vu mourir Véronique et Prudence, rencontré le fantôme de Virginie. Où mon nom ne signifie rien. Ici où je suis tombée, où je me relèverai.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cela, je te le promets. Je marcherai debout. Et quand j&rsquo;aurai marché, je signalerai ma présence à chacun. Pour que tu ne m&rsquo;aies pas aimée en vain, rêvée en vain. Je ferai quelque chose. Et je serai libre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> Stardust, Léonora Miano, Grasset, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Dans l&#8217;intimité de la Veuve de Meudon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/19/dans-lintimite-de-la-veuve-de-meudon/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/19/dans-lintimite-de-la-veuve-de-meudon/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 07:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[aides à domicile]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  &#160; C&#8217;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&#8217;ici le mois d&#8217;octobre, ce sont 521 livres qui vont être publiés parmi lesquels 379 romans français et 75 premiers romans. &#171;&#160;La dame couchée&#160;&#187; en fait partie. J&#8217;ai savouré ce texte écrit par Sandra Vanbremeersch. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" rel="lightbox[5727]"><img class="alignleft size-full wp-image-5728 colorbox-5727" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" alt="DAME COUCHEE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&rsquo;ici le mois d&rsquo;octobre, <strong>ce sont 521 livres</strong> qui vont être publiés parmi lesquels 3<strong>79 romans français et 75 premiers romans.</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La dame couchée&nbsp;&raquo;</strong> en fait partie. J&rsquo;ai savouré ce texte écrit par <strong>Sandra Vanbremeersch</strong>. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle développe son univers artistique.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? Elle est singulière. Pour le moins.</p>
<p>De 2000 à 2019, une jeune femme, l&rsquo;auteure en l&rsquo;occurrence,  a été l’assistante de vie d’une vieille dame tout sauf ordinaire, recluse dans sa propriété pavillonnaire de la ville de Meudon : <strong>Lucette Destouches,</strong> veuve de <strong>Louis Ferdinand Céline.</strong><br />
Voici le récit de ces années passées dans un monde à l’écart du monde, véritable plongée dans l’intimité de cette future centenaire dont la santé va déclinant, rythmée par le ballet des visites régulières des amis et de la faune gravitant autour de <strong>la Veuve</strong>, jusqu’aux animaux de compagnie, autres bestioles et spectres peuplant la mythique maison.</p>
<p><strong>Lucette Destouches</strong>, née <strong>Lucie Almansor</strong>, est morte dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre  2019 à l’âge de 107 ans.  Elle avait rencontré l&rsquo;auteur de <strong><em>Mort à crédit</em></strong> en 1936.</p>
<p>C’est dans une école de danse que la jeune femme de 23 ans est repérée par <strong>Louis-Ferdinand Destouches</strong>, un médecin généraliste de dix-huit ans plus âgé qui, fasciné par les danseuses, a obtenu l’autorisation d’assister à quelques cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5727"></span></p>
<p><strong>Après la mort de l’écrivain, le 1<sup>er</sup> juillet 1961,</strong> une nouvelle vie commence pour celle dont le veuvage sera plus long que le mariage. Unique ayant droit d’une œuvre aussi profuse que sulfureuse, <strong>Lucette Destouches</strong> en sera la parfaite gardienne du temple comme <strong><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/11/08/lucette-destouches-veuve-de-celine-est-morte_6018517_3382.html">l&rsquo;écrit le journaliste Thomas Wieder pour Le Monde dans cet article paru le 8 novembre 2019</a>.</strong><br />
Un premier roman écrit au cordeau, qui brosse le portrait tout en nuances de la femme d’un célèbre écrivain et restitue avec élégance et maestria un climat très singulier. Un vrai régal !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;effacement, je ne pouvais l&rsquo;anticiper. Ça, pour moi, c&rsquo;était dans les livres ou dans les films, mais la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie soumise et le pouvoir de ceux qui soumettent je ne les connaissais pas. L&rsquo;intello voulait mener son enquête de terrain et l&rsquo;artiste éprouver la pure expérience de rentrer dans l&rsquo;opportunité fantasque qui se présentait là. Un coup de dés. En décidant de servir l&rsquo;extraordinaire ordinaire des &laquo;&nbsp;gens du dessus&nbsp;&raquo;, je ferais comme Alice, j&rsquo;irais visiter mon monde à l&rsquo;envers. J&rsquo;allais devenir boniche de moi-même ! J&rsquo;allais m&rsquo;auto-employer. Luxe, hérésie, fantaisie ou défi, le sort en était jeté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;escalier s&rsquo;agace et grince, il en rajoute, peu coutumier de cette déferlante de petits pas secs. C&rsquo;est qu&rsquo;il est habitué à nos sauts de biche, nos quatre-à-quatre au moindre appel, aux pas nonchalants de l&rsquo;Avocat, à ceux discrets ou enjoués des visiteurs. Et avant, aux papattes des chiens et des chats qui faisaient de cette maison une maison verticale, aux tintements feutrés des coussinets, et avant&#8230; avant il goûtait le pas léger de la danseuse Légèrement chaotique, scandé comme du jazz, dissonant comme une faille dans le rythme. Et puis surtout il connaissait les caresses de la peau, de la peau des pieds nus de Madame D. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
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<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Avec le temps qui passe, la maison peu à peu s&rsquo;est recroquevillée. Tout a fini d&rsquo;être aspiré du jardin vers SA chambre, vers ELLE. En vingt années, j&rsquo;ai vu la Dame engloutir les choses comme les gens, et jusqu&rsquo;à sa demeure. De la végétation du jardin qui se faufile partout gagnant chaque jour en souplesse, aux êtres grouillant comme des vermines, jusqu&rsquo;à l&rsquo;agitation de la maison, la Veuve de Meudon a tout fait converger vers sa personne dans une dévorante nécessité aussi magistrale qu&rsquo;inspirée.&nbsp;&raquo; </em></div>
</blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><em><strong>La dame couchée, Sandra Vanbremeersch, Seuil, 17,50€</strong></em></div>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Digressions familiales autour d&#8217;un canapé-lit laid</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le voyage du canapé-lit"]]></category>
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		<description><![CDATA[Pierre Jourde est auteur, romancier et critique littéraire. Prolixe, courageux, inspiré&#8230; et très souvent drôle. La preuve encore avec &#171;&#160;Le voyage du canapé-lit&#160;&#187; qui m&#8217;a permis de me replonger dans son oeuvre, découverte il y a quinze ans. Le temps file&#8230; J&#8217;ai suivi avec attention le conseil de la libraire tourangelle préférée et j&#8217;ai ouvert [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pierre Jourde</strong> est auteur, romancier et critique littéraire. Prolixe, courageux, inspiré&#8230; et très souvent drôle. La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage du canapé-lit&nbsp;&raquo;</strong> qui m&rsquo;a permis de me replonger dans son oeuvre, découverte il y a quinze ans. Le temps file&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE_JOURDE.jpg" rel="lightbox[4715]"><img class="alignleft size-full wp-image-4720 colorbox-4715" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE_JOURDE.jpg" alt="CANAPE_JOURDE" width="1024" height="768" /></a>J&rsquo;ai suivi avec attention le conseil de la libraire tourangelle préférée et j&rsquo;ai ouvert ce roman-récit.  Si la chronologie des faits et les dialogues sont le fruit de l&rsquo;imagination de <strong>Pierre Jourde</strong>, les anecdotes, les situations ont bel et bien existé.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un voyage. Celle d&rsquo;une psychanalyse itinérante à l&rsquo;avant d&rsquo;un véhicule Jumper. Là, se trouvent <strong>Pierre Jourde</strong> donc, son frère <strong>Bernard</strong> et la femme de celle-ci, <strong>Martine</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE-LIT.jpg" rel="lightbox[4715]"><img class="alignleft size-full wp-image-4717 colorbox-4715" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE-LIT.jpg" alt="CANAPE LIT" width="195" height="286" /></a>Ils ont été chargés par leur mère de transporter la relique ( le fameux canapé-lit laid dont elle vient d&rsquo;hériter de sa mère) depuis Créteil et la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale en Auvergne, à Lussaud.</p>
<p>Durant cette traversée, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d&rsquo;autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante.</p>
<p>Les deux frères, tantôt complices tantôt opposés, réveillent leurs morts aussi, et multiplient les virées dans leurs souvenirs, qu&rsquo;ils soient communs ou pas. Mais qui, mis bout à bout, racontent cette famille un peu foutraque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4715"></span></p>
<p>Au fil des pages, <strong>Pierre Jourde</strong> garde également un oeil sur la littérature et ses contemporains&#8230; en, souvent, s&rsquo;en moquant gentiment. On apprend enfin, par l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;La littérature sans estomac&nbsp;&raquo;</strong> la vérité sur la scène d&rsquo;anthologie <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4715" /> qui l&rsquo;a opposé à <strong>Christine Angot</strong> !</p>
<p>Au final, un livre un peu foutoir ( du Guatemala aux salons littéraires en passant par le Canada&#8230;) mais vraiment jubilatoire ! Savoureux. Et désopilant.</p>
<p><strong>Sur France Culture, il en parle ainsi  :</strong></p>
<p><a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-reveil-culturel/quand-le-voyage-dun-canape-lit-exorcise-les-nevroses-familiales">https://www.franceculture.fr/emissions/le-reveil-culturel/quand-le-voyage-dun-canape-lit-exorcise-les-nevroses-familiales</a></p>
<p><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 114 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Beaucoup de nos activités dérogeaient à l&rsquo;idéal de l&rsquo;homme accompli tel que le rêvaient mes parents et les vieilles dames privées de descendance qui s&rsquo;étaient chargées d&rsquo;une bonne partie de notre enfance. On courait, on jouait au foot, on se battait, on escaladait des montagnes et on descendait des rivières, on se séparait, on divorçait, bref, nous faisions tout notre possible pour n&rsquo;être pas des compensations à notre impossible grand-mère, dont toute la famille s&rsquo;accordait à dire qu&rsquo;elle était la méchanceté, la duplicité et l&rsquo;avarice incarnées. La narration des vilenies qu&rsquo;on lui attribuait aurait effrayé un fan de Stephen King.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 193-194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] et de même que notre mère, en nous faisant transporter l&rsquo;abominable canapé-lit, cherchait une réconciliation posthume avec la mère qu&rsquo;elle avait dû fuir pour trouver l&rsquo;amour qui lui avait manqué, de même, mais aussi à l&rsquo;inverse, alors que j&rsquo;avais dû effectuer le mouvement contraire, m&rsquo;arracher à l&rsquo;inexorable amour maternel pour exister, lorsque cet éloignement a cessé d&rsquo;être une nécessité vitale et que j&rsquo;ai pu librement donner cours à ma tendresse filiale, les objets sont venus tenter d&rsquo;y mettre obstacle, comme pour me démontrer qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien à faire contre la séparation des êtres, les malentendus, les souffrances et les angoisses.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 229  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Prenez mon cas par exemple. Je suis convaincu d&rsquo;être un immense écrivain, un incomparable prosateur, un maître de la langue, un virtuose de la construction narrative, un Paganini de la phrase, qui aborde toutes les formes, alliant la puissance à la subtilité, aussi émouvant que désopilant, le genre de type dont il faudra cinquante pages dans les manuels pour expliquer toute la richesse aux lycéens du futur accablés d&rsquo;ennui. Et je trouve ridicule que d&rsquo;autres écrivains soient assez immodestes et dépourvus de lucidité pour penser la même chose d&rsquo;eux-mêmes.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Le voyage du canapé-lit&nbsp;&raquo;, Pierre Jourde, Gallimard, 20€</strong></em></p>
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		<title>Proust, par le petit bout de la lorgnette</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/05/proust-par-le-petit-bout-de-la-lorgnette/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2015 05:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Le prix Emmanuel-Roblès est un prix littéraire décerné chaque année à l&#8217;auteur d&#8217;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" rel="lightbox[3091]"><img class="alignleft size-full wp-image-3094 colorbox-3091" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" alt="PROUST TER" width="200" height="293" /></a>Le <strong>prix Emmanuel-Roblès</strong> est un prix littéraire décerné chaque année à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog.</p>
<p>Poursuivons avec le cinquième, <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Pierre-Yves Leprince</strong>. L&nbsp;&raquo;auteur, peintre et scénographe, a découvert <strong>Marcel Proust</strong> en 1960. Il n&rsquo;aura eu de cesse, dès lors, de vouloir faire partager sa passion des mots de ce dernier. Il produira ainsi plusieurs émissions de radio consacrées à l&rsquo;auteur, pour le centenaire de sa naissance, en 1971.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;</strong>, son premier roman, paru en 2014, il signe un roman policier, mais aussi un essai sur la création littéraire. Un véritable roman d&rsquo;admiration, en tout cas.</p>
<p>Pierre-Yves Leprince a reçu le prix <strong>Jacques de Fouchier de L&rsquo;Académie française</strong> pour ce livre.</p>
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<p class="font_8"> L&nbsp;&raquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;une rencontre. Nous sommes en 1986, <strong>Noël</strong> le narrateur presque centenaire, écrit un livre de souvenirs sur sa rencontre avec <strong>Marcel Proust, en 1906</strong>. L&rsquo;écrivain de <strong>La Recherche du temps perdu</strong>, encore en gestation, se console de la mort de sa mère dans un hôtel à Versailles.  Il a trente-cinq ans.</p>
<p class="font_8"><strong>Noël,</strong> lui, a dix-sept ans. Issu d&rsquo;un milieu plus que modeste, il est coursier et travaille aussi pour une agence de détectives. L&rsquo;écrivain ayant perdu son précieux carnet de notes, le jeune homme va le retrouver. S&rsquo;ensuit une relation de sincère amitié entre les deux hommes, malgré leurs différences.</p>
<p class="font_8">Par la suite, les deux hommes vont être confrontés, ensemble, à deux autres affaires, dont un crime. Au sein de l&rsquo;hôtel des Réservoirs, les rumeurs vont bon train&#8230;</p>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tandis que j&rsquo;observe mon professeur de maintien prendre une tranche de boeuf, apparue, cloche enlevée, dans le plat que lui tend le premier garçon, je me dis que, finalement, il est plus généreux que je ne pensais, m&rsquo;invitant publiquement à sa table en m&rsquo;enseignant les choses mine de rien avec bonté. J&rsquo;entendrai, plus tard, dire beaucoup de mal de lui, du fameux snobisme qui aurait obsédé sa vie, de son égoïsme, de sa méchanceté. Je sais bien qu&rsquo;une légende a toujours plus de force que la vérité mais, si la scène que je suis en train de décrire et d&rsquo;autres que je vais raconter pouvaient contribuer à contredire cette légende, j&rsquo;aurai eu raison de rédiger ces souvenirs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ces doutes inimaginables, une minute plus tôt, envers un homme que j&rsquo;admirais, que j&rsquo;aimais déjà comme un père spirituel (expression que je ne connaissais pas encore mais qui exprime exactement le sentiment que je ressentais), me firent mal. Il m&rsquo;était insupportable de le comparer aux messieurs dont il m&rsquo;avait conseillé de me méfier, ces messieurs que le Signor Minimo avait traités, la nuit dernière, tandis que je me réveillais dans le petit salon, de </em>travestiti,<em> voulant dire, sans doute, “invertis” plus que “travestis”. Devais-je soupçonner de ce vice, hautement reprouvé en public dnas son monde, d&rsquo;autant mieux pratiqué en secret, je le savais, celui dont j&rsquo;aurais tant voulu devenir l&rsquo;ami ? Devais-je me soupçonner moi-même d&rsquo;éprouver une affection suspecte ? Monsieur Proust me paraissait au-dessus des petitesses de la vie, je n&rsquo;avais pas l&rsquo;habitude de m&rsquo;interroger sur moi, j&rsquo;étais jeune, j&rsquo;avais faim, mes pensées changèrent de direction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 197 :</strong> &laquo;&nbsp;<em> “Vérités illuminantes” était une expression trop au-dessus de mon âge et de mon niveau pour que je pusse la comprendre, elle me frappa pourtant, je la retins, déjà retenu moi-même à cet homme par des liens que je ne pouvais ni définir, ni rompre. Je n&rsquo;étais pas son domestique, je ne serais sans doute jamais son ami tout à fait, je sentais que je lui serais fidèle quand même à jamais, quoi qu&rsquo;il fît. En cet après-midi de 1906, si mon Monsieur Proust est bien Marcel Proust, je suis devenu, comme tant d&rsquo;autres personne avant moi et après moi, esclave de sa parole illiminante, de ses yeux tristes et lumineux, de son sourire, de son esprit, de sa personne tout entière (je le suis toujours à la fin des années 80!).&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Une rencontre improbable entre un auteur précieux et colérique et un jeune homme qui a tout à découvrir, des enquêtes curieuses&#8230; Tous les élements d&rsquo;un bon roman, me direz-vous. En ce qui me concerne, ce n&rsquo;est pas le cas. Je n&rsquo;ai pas aimé ce livre que j&rsquo;ai trouvé bavard, redondant&#8230; et trop long. Peut-être que je n&rsquo;ai pas l&rsquo;heur d&rsquo;apprécier à sa juste valeur la magie proustienne des mots. Tant pis pour moi ! L&rsquo;auteur, c&rsquo;est sûr, lui livre là un fabuleux hommage. Trop ?</span></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;, Pierre-Yves Leprince, Gallimard.</strong> </em></p>
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		<title>L&#8217;intrigue conjugale sous Reagan par Jeffrey Eugenides</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 06:39:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Le roman du mariage&#160;&#187; est assurément l&#8217;un des livres de cette rentrée littéraire 2013. Et ce, à plus d&#8217;un titre. Tout d&#8217;abord parce que son auteur Jeffrey Eugenides se fait rare. Très rare. Son premier roman, il le publie en 1993. Il s&#8217;agit de &#171;&#160;Virgin suicides&#160;&#187;, tiré d&#8217;un fait-divers dramatique. Dans une banlieue chic américaine, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong> est assurément l&rsquo;un des livres de cette rentrée littéraire 2013. Et ce, à plus d&rsquo;un titre. Tout d&rsquo;abord parce que son auteur <strong>Jeffrey Eugenides</strong> se fait rare. Très rare. Son premier roman, il le publie en 1993. Il s&rsquo;agit de <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;</strong>, tiré d&rsquo;un fait-divers dramatique. Dans une banlieue chic américaine, cinq soeurs mettent fin à leur jour. Le livre est remarqué. Et le sera plus encore après le film réalisé par <strong>Sofia Coppola. </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/mariage/" rel="attachment wp-att-1462"><img class="alignleft  wp-image-1462 colorbox-1454" style="margin: 10px" alt="MARIAGE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIAGE.jpg" width="180" height="180" /></a></p>
<div id="attachment_1461" style="width: 166px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/eugenides/" rel="attachment wp-att-1461"><img class=" wp-image-1461  colorbox-1454" style="margin: 10px" alt="(photo RFI)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eugenides.jpg" width="156" height="116" /></a><p class="wp-caption-text">(photo RFI)</p></div>
<p>En 2002, l&rsquo;auteur américain d&rsquo;origine grecque, professeur d&rsquo;université, revient sur les tables des librairies avec <strong>&laquo;&nbsp;Middlesex&nbsp;&raquo;.</strong> Le livre, qui raconte l&rsquo;itinéraire d&rsquo;un hermaphrodite dans le San Francisco des années 80 notamment, lui vaut le prix <a title="A quoi ressemble ce prix ? " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Pulitzer"><strong>Pulitzer</strong>.</a></p>
<p>En 2011, cet auteur peu prolixe publie<strong> &laquo;&nbsp;The marriage plot&nbsp;&raquo;</strong> que les éditions de l&rsquo;Olivier ont traduit et édité en ce début d&rsquo;année 2013.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1454"></span></p>
<p>Voilà pour l&rsquo;auteur, dont chaque roman publié constitue un événement.<strong> &laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong> est aussi intéressant par le sujet qu&rsquo;il traite : celui du mariage.</p>
<p>Alors que l&rsquo;actualité nous montre le combat idéologique et politique entre les anti et les pro mariage pour tous, <strong>Jeffrey Eugenides</strong> lui, plonge le mariage tel que les romans du XIXe siècle le considérait&#8230; tout en essayant de le faire revivre au coeur des années 80, sous la présidence de Reagan.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un triangle amoureux. D&rsquo;un dilemme.  Il y a <strong>Madeleine</strong>, <strong>Leonard</strong> et <strong>Mitchell</strong>. La première, 22 ans, est étudiante en littérature à l&rsquo;université de Brown, dans Rhode Island.</p>
<p>Issue d&rsquo;une famille aisée, elle se réfugie dans l&rsquo;univers des romans matrimoniaux du XIXe siècle, ceux de Jane Austen, Henry James ou encore George Eliot. Tout en affichant pourtant une certaine autonomie.</p>
<p>Elle rencontre <strong>Mitchell</strong>. D&rsquo;origine grecque, ce dernier s&rsquo;est tourné vers des études de théologie. Il aime Madeleine. La jeune femme a aussi des sentiments pour lui. Et puis il y a <strong>Leonard</strong>.</p>
<p>Doctorant en biologie, fils d&rsquo;une mère et d&rsquo;un père alcoolique, <strong>Leonard</strong> est fragile, atteint d&rsquo;une psychose maniaco-dépressive soignée alors, nous sommes dans les années 80, uniquement à coup d&rsquo;absorption de lithium. <strong>Madeleine</strong> en est éperdument amoureuse. Elle l&rsquo;épousera d&rsquo;ailleurs. Mais à quel prix&#8230; Loin des romans de l&rsquo;Angleterre victorienne, l&rsquo;amour n&rsquo;a plus le même sens après les chocs pétroliers.</p>
<p>Pendant un an et au fil de 550 pages,<strong> Jeffrey Eugenides</strong> nous fait suivre les trois personnages dans leur quête. Elle est spirituelle pour l&rsquo;un et le mènera jusqu&rsquo; en Inde, amoureuse pour l&rsquo;autre à côtoyer la maladie et ses dommages collatéraux de très près. <strong>Leonard</strong>, lui, cherche à rester en vie. A ne pas devenir fou.</p>
<p>Cette fois encore, l&rsquo;auteur dépeint avec justesse le passage vers l&rsquo;âge adulte de ses personnages. Leur idéalisme confronté à la réalité. Eugenides est également l&rsquo;observateur fidèle et attentif de la vie intellectuelle d&rsquo;alors au coeur de l&rsquo;université. <strong>Barthes et Derrida au secours des déboires amoureux ? Madeleine sert contre elle &laquo;&nbsp;Fragments d&rsquo;un discours amoureux&nbsp;&raquo; quand elle croit avoir perdu Leonard&#8230;</strong></p>
<p>Dans cette vidéo publiée sur le site des Inrocks.com, <strong>Jeffrey Eugenides</strong> explique sa vision du mariage. Retrouvez aussi des images de l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur à travers notamment des extraits du film <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;</strong>, réalisé par <strong>Sofia Coppola</strong>.</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jKUO6tnHo-A?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Selon Saunders, le roman avait connu son apogée avec le roman matrimonial et ne s&rsquo;était jamais remis de sa disparition. A l&rsquo;époque où la réussite sociale reposait sur le mariage, et où le mariage reposait sur l&rsquo;argent, les romanciers tenaient un vrai sujet d&rsquo;écriture. Les grandes épopées étaient consacrées à la guerre, le roman au mariage. L&rsquo;égalité des sexes, une bonne chose pour les femmes, s&rsquo;était révélée désastreuse pour le roman. Et le divorce lui avait donné le coup de grâce.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 117 :</strong><em> &laquo;&nbsp;</em>Fragments d&rsquo;un discours amoureux<em> était le remède parfait contre les peines d&rsquo;amour. C&rsquo;était un manuel de réparation pour le coeur, avec le cerveau pour seul outil. Si on utilisait sa tête, si on prenait conscience de la dimension culturelle dans la construction de l&rsquo;amour et du fait que ses symptômes étaient purement intellectuels, si on comprenait que l&rsquo;état amoureux n&rsquo;était qu&rsquo;une idée, alors on pouvait se libérer de sa tyrannie. Madeleine savait tout cela. Le problème, c&rsquo;était que ça ne marchait pas. Elle pouvait lire Barthes déconstruisant l&rsquo;amour à longueur de journée sans sentir la moindre atténuation de celui qu&rsquo;elle portait à Leonard.</em> &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 259</strong> : &laquo;&nbsp;<em>On était censé regretter de ne pas avoir vécu les années 60, mais ce n&rsquo;était pas le cas de Madeleine. Elle avait l&rsquo;impression qu&rsquo;on lui avait épargné beaucoup d&rsquo;absurdités et que les jeunes gens de sa génération, tout en héritant d&rsquo;une bonne partie de ce qu&rsquo;elle avait de positif, gardaient une distance saine par rapport à cette décennie, ce qui les dispensait du choc brutal qu&rsquo;on éprouvait en étant maoïste un jour et mère au foyer à Beverly, Massachusetts, le lendemain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">La fin de l&rsquo;innocence. Jeffrey Eugenides a l&rsquo;art et la manière de plonger ses lecteurs dans le processus. J&rsquo;avais beaucoup aimé ses deux précédents livres. Impossible dès lors de ne pas aimer celui-ci. On y retrouve les thèmes chers à l&rsquo;auteur. On y retrouve aussi un peu de lui. Ses personnages sont fouillés, travaillés dans les moindres détails. Et la description de la maladie de Leonard, décrite de manière clinique, enrichit encore les pages de ce roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et d&rsquo;hier. A lire absolument !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;, de Jeffrey Eugenides aux éditions de l&rsquo;Olivier ( traduit de l&rsquo;anglais par Olivier Deparis), 552 pages, 24€.</strong> </em></p>
</blockquote>
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