<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; Lily</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/lily/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Malgré tout l&#8217;amour d&#8217;un homme&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 08:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Aller en paix"]]></category>
		<category><![CDATA[amour inconditionnel]]></category>
		<category><![CDATA[arbres]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[élagueur]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité]]></category>
		<category><![CDATA[hivers]]></category>
		<category><![CDATA[lignes de faille]]></category>
		<category><![CDATA[Lily]]></category>
		<category><![CDATA[Ludovic Robin]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien familial]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[Savoie]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3867</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une rentrée littéraire, c&#8217;est l&#8217;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&#8217;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont &#171;&#160;Aller en paix&#160;&#187;, de Ludovic Robin. Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" rel="lightbox[3867]"><img class="alignleft size-full wp-image-3868 colorbox-3867" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" alt="ALLER EN PAIX" width="300" height="426" /></a>Une rentrée littéraire, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&rsquo;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Ludovic Robin.</strong></p>
<p>Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de philosophie. Originaire du Lot, il vit aujourd&rsquo;hui dans le Finistère où il est en charge de l&rsquo;entretien des rives du canal de Nantes à Brest. Un parcours atypique pour un homme qui signe là un premier roman fort, extrêmement sensible.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous conduit en Savoie. Là, dans un hameau isolé, Les Plastres, un homme replonge dans son passé, dans les deux décennies qu&rsquo;il a partagées avec <strong>Lily</strong>. Sa camarade d&rsquo;école est devenue sa compagne et la mère de ses trois enfants.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui le couple n&rsquo;existe plus. Le narrateur a refait sa vie, révisé ses attentes. Mais il cherche toujours à comprendre le pourquoi de la rupture, son mécanisme insidieux. Il est élagueur, elle a élevé leurs enfants et travaille en appoint  avant de reprendre ses études pour devenir infirmière.</p>
<p>Il est fort et protecteur. Travaille sans relâche. Elle est fragile, mélancolique et trop dépendante de ses médicaments. Autour d&rsquo;eux, les montagnes. Un milieu dur. Et les lignes de failles apparaîtront au fil des années, des vicissitudes de la vie. Malgré l&rsquo;amour.</p>
<p>Un jour,<strong> Lily</strong> et ses deux petits ont un accident de la route. Fatalité ou conséquence des médicaments ? Le narrateur sait désormais qui sa compagne a besoin de lui. Jusqu&rsquo;où ?</p>
<p>Un portrait sensible d&rsquo;un couple qui se délite, d&rsquo;un amour qui ne résiste pas. Celui, sans limite, d&rsquo;un homme envers sa femme. Une écrite dense, très travaillée qui concourt à l&rsquo;introspection du narrateur.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3867"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 17-18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai commencé à me ronger les sangs, Lily portait Paul dans son ventre, envieuse de ma vocation qu&rsquo;elle n&rsquo;arrêtait pas de comparer à la sienne. Elle se voyait mère, juste mère cet hiver-là, notre second et dernier aux Plastres, or mère elle l&rsquo;était si peu disait-elle, dès que son manque de confiance la rattrapait, tout juste si elle se rendait compte qu&rsquo;elle avait des enfants. Provocation qui n&rsquo;en était pas une mais me mettait hors de moi tant je la savais épuisée et bagarreuse, présente sur tous les fronts à la fois. Et quand aux soirs de fatigue nous nous entretenions de ma prétendue liberté, en nous gardant de parler trop fort de peur de réveiller Thibaud qui ne dormait que d&rsquo;un oeil, et que Lily se triturait à cause d&rsquo;un vieux projet de concours qu&rsquo;elle avait pris à bras-le-corps cet hiver-là, avec toutes ces phases de découragement qu&rsquo;un tel effort implique, l&rsquo;envie me prenait de lui dire la vérité, toute la vérité concernant ma prétendue vocation. Non, je ne vivais pas dans les arbres. Non, je n&rsquo;étais pas ce Couillu qui fait ce qu&rsquo;il dit et qui dit ce qu&rsquo;il fait, car moi aussi régulièrement, je doutais dans la vie. Qu&rsquo;est-ce que je doutais ! Je bouillais, pour être exact ; je fulminais intérieurement. Mais voilà, d&rsquo;une part je ne voulais pas l&rsquo;accabler avec mes propres soucis, d&rsquo;autres part mes doutes, à coup sûr, étaient moins crochus que les siens. Car de longue date j&rsquo;avais pris les devants, moi,  je m&rsquo;étais préparé à l&rsquo;ennui de la vie. C&rsquo;était d&rsquo;abord ça, ma vocation : le refus de dire des mots que je n&rsquo;avais pas envie de dire, le refus de subir des gens que je n&rsquo;avais pas envie de subir, parents, camarades de classe, clients, voisins, chacun sa clique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 191 :</strong><em>&nbsp;&raquo; “C&rsquo;est une intellectuelle, ricanait Marianne dès que je descendais, elle nous prend de haut”, ce qui était faux car André et Marianne restaient les grands-parents et de ce point de vue Lily continuait de compter sur eux. Et aussi parce que malgré la faiblesse et le manque de caractère manifestés par André Lily aimait toujours son père, dont la bonhomie effaçait tout. Elle aimait toujours son père mais elle n&rsquo;aimais plus sa mère, et l&rsquo;amour qu&rsquo;elle vouait encore à son père pâtissait du manque d&rsquo;amour qui l&rsquo;éloignait de sa mère, car André et Marianne faisaient toujours bloc à l&rsquo;horizon de Lily, ils étaient les parents. Pour aimer la personne à part entière qu&rsquo;était André il eût fallu qu&rsquo;il cessât d&rsquo;être son père, il eût fallu le séparer de sa femme à coups de marteau et de burin, emmener Marianne au loin, pour toujours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 278 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Et j&rsquo;avais beau savoir que j&rsquo;étais blessé et que ma blessure pensait à ma place, il y avait désormais ce soupçon logé en moi qui heure après heure devenait plus lourd, plus ramifié : à savoir que sevrée du Nembutal la vraie Lily était fade, inconsistante ; que ses récits n&rsquo;étaient que du vent et que je m&rsquo;étais trompé sur les ressorts secrets comme sur la poussière de la route; que des années durant j&rsquo;avais aimé un leurre, un mirage engendré par le vide et l&rsquo;ennui : éblouissement d&rsquo;une âme, un beau jour, qui détestait les vivants, par une âme plus douce gorgée de chimie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;, de Ludovic Robin, Editions du Rouergue, 21,80€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/" data-text="Malgré tout l&rsquo;amour d&rsquo;un homme&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand la terre est devenue &#171;&#160;bouche qui mange&#160;&#187;&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2015 15:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Daser les ombres"]]></category>
		<category><![CDATA[Armand Calé]]></category>
		<category><![CDATA[disparition]]></category>
		<category><![CDATA[Domitien Magloire]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[facteur Sénèque]]></category>
		<category><![CDATA[Fessou]]></category>
		<category><![CDATA[Haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Jacmel]]></category>
		<category><![CDATA[Jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gaudé]]></category>
		<category><![CDATA[Lily]]></category>
		<category><![CDATA[Lucine]]></category>
		<category><![CDATA[Matrak]]></category>
		<category><![CDATA[Nine]]></category>
		<category><![CDATA[Pabava]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Pétion-Ville]]></category>
		<category><![CDATA[Port-au-Prince]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Saul]]></category>
		<category><![CDATA[séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tess]]></category>
		<category><![CDATA[Tontons Macoute]]></category>
		<category><![CDATA[tremblement de terre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2839</guid>
		<description><![CDATA[Les événements, tragiques, de ces derniers jours, ont évidemment éclipsé toute autre actualité, même littéraire. Parce qu&#8217;il faut continuer à avancer, la tête froide et les poings serrés cependant, plongeons dans les trouvailles de cette rentrée. En ce froid mois de janvier, on compte 549 romans pour la rentrée littéraire. Un chiffre stable par rapport [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DANSER-LES-OMBRES.jpg" rel="lightbox[2839]"><img class="alignleft wp-image-2842 colorbox-2839" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DANSER-LES-OMBRES-158x300.jpg" alt="DANSER LES OMBRES" width="170" height="321" /></a></p>
<p>Les événements, tragiques, de ces derniers jours, ont évidemment éclipsé toute autre actualité, même littéraire. Parce qu&rsquo;il faut continuer à avancer, la tête froide et les poings serrés cependant, plongeons dans les trouvailles de cette rentrée.</p>
<p><strong>En ce froid mois de janvier, on compte 549 romans pour la rentrée littéraire. Un chiffre stable par rapport à la collection d&rsquo;hiver 2014. Parmi ces livres, 353 romans français et 196 écrits par des auteurs étrangers. </strong></p>
<p><strong>Quid des premiers romans ? On en compte 59 dont 35 écrits par des femmes !</strong></p>
<p>Parmi cette nouvelle fournée : <strong>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Laurent Gaudé</strong>.</p>
<p>Un auteur que j&rsquo;ai suivi depuis ses débuts&#8230; mais dont je n&rsquo;avais pas lu les romans depuis <strong>&laquo;&nbsp;Eldorado&nbsp;&raquo;</strong>, en 2006. Cette fois encore, chez Actes sud, l&rsquo;auteur nous emmène en voyage. Loin. En Haïti. Juste avant, pendant et après le terrible séisme qui a ébranlé et meurtri cette terre déjà pauvre, causant 300.000 morts, blessant des milliers de personnes. Sans oublier les disparus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2839"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong>, âgé de 42 ans, a publié son premier roman en 2001,<strong> &laquo;&nbsp;Cris&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;année suivante, les lycéens le désignent comme lauréat de leur prix Goncourt pour <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong>. En 2004, il remporte le prix Goncourt ( une première pour la maison d&rsquo;édition Actes sud au passage) puis le prix Jean-Giono  avec <strong>&laquo;&nbsp;Le soleil des Scorta&nbsp;&raquo;, qui sera un véritable succès de librairie. </strong></p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> est également l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Eldorado&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;La porte des enfers&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Ouragan&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Pour seul cortège&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;auteur a également écrit nombre de pièces de théâtre ainsi que des récits.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman haletant, qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite ? C&rsquo;est, entre autres( c&rsquo;est un roman choral), celle de la jeune <strong>Lucine</strong> qui, à Jacmel en Haïti, a mis sa vie entre parenthèses pour élever les jeunes enfants de l&rsquo;une de ses soeurs, fragile et désoeuvrée.</p>
<p>Quand <strong>Nine</strong>, sa soeur, meurt, <strong>Lucine</strong> prend la route de Port-au-Prince pour annoncer la nouvelle à celui qui la mise enceinte. A la capitale, tout son passé d&rsquo;étudiante et de militante refait surface au gré des rencontres avec la bande de <strong>Fessou, qui a pris ses habitudes dans l&rsquo;ancienne maison close.</strong> Au hasard d&rsquo;une rencontre, elle tombe même amoureuse de <strong>Saul </strong>(né des amours ancillaires de son père, bourgeois avec une bonne)<strong> tandis que Matrak, devenu chauffeur de taxi sous le nom de Firmin, ne peut s&rsquo;empêcher de ressasser les (mauvais) souvenirs, quand il faisait partie de la milice des Tontons Macoute </strong>( cette milice paramilitaire des « Volontaires de la Sécurité Nationale », créée à la suite d&rsquo;un attentat contre le président François Duvalier en 1958. Elle sera ensuite employée par son fils et successeur Jean-Claude Duvalier)<strong>.Lily,</strong> jeune fille mourante, a, elle, quitté sa riche Amérique pour vivre ici ses derniers instants de vie sans savoir que le pire se préparait au coeur même de la terre.<strong><br />
</strong></p>
<p>Le tremblement de terre (le 12 janvier 2010) remet tout en cause. Mélange les morts et les vivants dans un pays où le vaudou est roi. Le passé et le présent se télescopent tandis que le futur n&rsquo;est plus d&rsquo;actualité. Il faut sauver ce qui peut encore l&rsquo;être. Mais comment ?</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 16-17 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Tout est clair maintenant. L&rsquo;esprit était venu pour sa soeur cadette, Antonine, la mère de Georges et Alcine. Ce ne pouvait être que cela. Nine, la soeur mangée par les ombres, celle qui déparle la nuit en roulant des yeux fous et lance aux hommes, dans les rues de Jacmel, des paroles obscènes, aguicheuses, s&rsquo;offrant au regard avec des poses lascives, Nine, la plus belle des trois, pour laquelle Lucine avait quitté Port-au-Prince cinq ans auparavant, renonçant à ses études, abandonnant la vie qu&rsquo;elle se construisait avec bonheur dans la capitale, revenant là, à Jacmel, dans la maison natale de la rue Amboise, parce qu&rsquo;il fallait bien que quelqu&rsquo;un s&rsquo;occupe d&rsquo;élever les enfants et que cela ne pouvait être qu&rsquo;elle et sa soeur, Thérèse – sans quoi Georges et Alcine vivraient d&rsquo;herbes sèches et de l&rsquo;air salé qu&rsquo;apporte le vent qui caresser la mer, comme des chiots à peine nés, mais déjà faméliques, Nine, c&rsquo;était évident.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Et puis la peur monte. Parce qu&rsquo;ils comprennent. Partout où ils sont, les hommes n&rsquo;ont pas encore nommé ce qui se produit mais ils comprennent le danger. La terre n&rsquo;est plus terre mais bouche qui mange. Elle n&rsquo;est plus sol mais gueule qui s&rsquo;ouvre. A 16h53, les rues se lézardent, les murs ondulent. Toute la ville s&rsquo;immobilise. Les hommes sont bouche bée, comme si la parole avait été chassée du monde. Trente-cinq secondes où les murs se gondolent, où les pierres font un bruit jamais entendu, jamais ressenti, de mâchoire qui grince.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 234-235 :</strong><em> &laquo;&nbsp;D&rsquo;abord, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un cortège d&rsquo;hommes et de femmes marchant droit dans la nuit, puis, au carrefour des rues Macouly et Dame-Marie, le vieux Tess impose une étrange danse à la colonne qui le suit. Il s&rsquo;engouffre dans la rue Dame-Marie puis, s&rsquo;arrête, revient en arrière, fait plusieurs pas chassés sur le côté et repart en courant vers la rue Macouly. Derrière lui, c&rsquo;est la confusion. Ceux qui suivaient ne comprennent pas ce qu&rsquo;il fait, les corps se bousculent, certains tombent, d&rsquo;autres hésitent, se relèvent. Saul et Lucine sont serrés l&rsquo;un contre l&rsquo;autre. Au carrefour de Macouly et Dame-Marie, le Vieux Tess commence à semer les morts et la première à s&rsquo;égarer est la petite Lily, tache blanche qui disparaît derrière eux. Elle est morte depuis longtemps Lily, là, au pied du manguier du jardin, comme elle l&rsquo;avait souhaité, au milieu de femmes et d&rsquo;hommes qui toussent, se lamentent, cherchent un peu de repos, sourient d&rsquo;un peu d&rsquo;eau offerte, ou d&rsquo;une caresse pour éponger le front.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Impossible de ne pas vouloir suivre, jusqu&rsquo;au bout, la jeune Lucine aux rêves brisés. Impossible de ne pas avoir envie de mieux connaître les vieux souvenirs qui lient les amis de Fessou. Impossible de ne pas entendre les bruits du tremblement de terre qui, le 12 janvier 2010, mettait un pays tout entier sur le flanc.  Avec ce roman, Laurent Gaudé rend hommage à l&rsquo;île des hommes libres. Son écriture, fluide et tendre nous rappelle qu&rsquo;il ne faut oublier ni les vivants ni les morts.</span> <span style="color: #0000ff">Et que l&rsquo;imaginaire doit être en marche. Un très beau roman.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;, de Laurent Gaudé, Actes sud, 19,80€.</em></strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>A noter que l&rsquo;exposition &laquo;&nbsp;Haïti&nbsp;&raquo; est visible jusqu&rsquo;au 15 février au Grand Palais, à Paris.</strong></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/" data-text="Quand la terre est devenue &laquo;&nbsp;bouche qui mange&nbsp;&raquo;&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
