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	<title>Quatrième de couv &#187; légendes</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Maram ou la quête d&#8217;une femme et d&#8217;une légende&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 06:46:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Nous poursuivons notre virée à travers les romans de la rentrée. Et cette fois, nous partons pour l&#8217;Afrique et plus précisément encore le Sénégal et l&#8217;île de Gorée&#8230; que j&#8217;ai eu la chance d&#8217;arpenter en tous sens, en 2013. Avec La porte du voyage sans retour,  nous nous mettons dans les pas de Michel Adanson, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><img class="alignleft size-full wp-image-5775 colorbox-5771" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782021487855_1_m.jpg" alt="9782021487855_1_m" width="150" height="215" /></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Nous poursuivons notre virée à travers les romans de la rentrée. Et cette fois, nous partons pour l&rsquo;Afrique et plus précisément encore le Sénégal et l&rsquo;île de Gorée&#8230; que j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;arpenter en tous sens, en 2013. Avec <em><strong>La porte du voyage sans retour</strong></em>,  nous nous mettons dans les pas de <strong>Michel Adanson</strong>, un naturaliste du XVIIIe siècle, parti explorer ce pays pendant cinq ans, de 1749 à 1754. Il n&rsquo;avait alors que 23 ans. Il sera le premier à rédiger une histoire naturelle du Sénégal. Le premier aussi à en rapporter des contes et des légendes. Un personnage original qui a fasciné l&rsquo;écrivain <strong>David Diop</strong>.</p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Ce dernier, à partir du récit de voyage publié par ce scientifique atypique qui avait appris le wolof pour mieux comprendre son environnement et les gens qu&rsquo;il rencontrait, a décidé d&rsquo;imaginer un récit de voyage secret. Une histoire qu<strong>&lsquo;Aglaé</strong>, fille unique de <strong>Michel Adanson</strong> découvrira après son décès de son père, qui avait tout savamment préparé. Une histoire de tiroirs. De quoi renforcer encore cette relation père-fille entretenue de manière atypique par les deux personnages jusqu&rsquo;après la mort. L&rsquo;héritage est ainsi transmis.</p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">C&rsquo;est dans cette Porte du voyage sans retour, surnom que l&rsquo;on donne à l&rsquo;île de Gorée d&rsquo;où sont partis des millions d&rsquo;Africains pendant la traite de Noirs débarque <strong>Michel Adanson</strong>. Nous sommes en 1750, dans une concession française pour étudier la flore locale.</p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><span id="more-5771"></span></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Botaniste, il caresse le rêve d&rsquo;établir une encyclopédie universelle du vivant (il aspirait à intégrer l&rsquo;Académie royale des sciences de Paris), en un siècle où l&rsquo;heure est aux Lumières. Lorsqu&rsquo;il a vent de l&rsquo;histoire de <strong>Maram</strong>, une jeune Africaine promise à l&rsquo;esclavage et qui serait parvenue à s&rsquo;évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes et autant <span id="js-showResume" class="showResume">de légendes. L&rsquo;amour naît entre les deux jeunes gens, empêché cependant. Le botaniste finira par oublier les traits de <strong>Maram</strong> et ses convictions contre l&rsquo;esclavage, d&rsquo;ailleurs. </span></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Outre la jeune femme, vendu par son oncle contre un simple fusil, il y a le personnage de <strong>Ndiak</strong>, qui accompagne <strong>Michel Adanson</strong>. Il a réellement existé.  Une jeune homme, fils d&rsquo;un dignitaire, qui lui ouvre des portes et n&rsquo;a de cesse de s&rsquo;exprimer avec une grande sagesse.</p>
<div id="productDescription" class="col-xs-12 no-padding">
<div class="productDescription col-xs-12">
<div class="productDescription-content col-xs-12">
<p>Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce nouveau roman de <strong>David Diop</strong>, lauréat du <strong>Goncourt des Lycéens 2018</strong> et de <strong>l&rsquo;International Booker Prize 2021</strong> pour son roman <em><strong>Frère d&rsquo;âme</strong>, </em>un régal de lecture.</p>
<p>Né à Paris en 1966, <strong>David Diop</strong> a grandi au Sénégal et est maître de conférences à l&rsquo;Université de Pau.</p>
<p>Au final, un formidable roman d&rsquo;aventure et d&rsquo;amour. Captivant. Entre fiction et réalité.  J&rsquo;ai adoré !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Pour lire ces feuillets, il aura fallu que tu aies accepté de garder mes pauvres meubles en héritage pour la seule raison qu&rsquo;ils m&rsquo;ont appartenu. Si tu me lis, c&rsquo;est que tu auras recherché ma vie cachée et que tu l&rsquo;auras trouvée, parce que tu tenais un peu à moi. S&rsquo;aimer, c&rsquo;est aussi partager le souvenir d&rsquo;une histoire commune. Je n&rsquo;ai que trop peu cherché à trouver les moments de la faire éclore alors que tu étais enfant puis jeune fille. Je te l&rsquo;offre maintenant que tu es devenue une femme et que la mort m&rsquo;aura dérobé à ton regard et à ton jugement. J&rsquo;étais trop occupé à me fuir moi-même pour te consacrer du temps et désormais je le regrette. Mais peut-être que la rareté de nos souvenirs communs en fait le prix&#8230; Piètre consolation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 143 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Pendant que je réfléchissais, Maram avait repris son souffle. La nuit avait soudain envahi sa grande case. Au Sénégal, le crépuscule que nous connaissons en Europe n&rsquo;existe pas :  le passage du jour à la nuit n&rsquo;est pas lent comme sous nos latitudes, mais brutal. Maram ne fit rien pour nous donner de la lumière et je jugeai qu&rsquo;elle avait raison. Ce qu&rsquo;elle avait à me révéler, comme l&rsquo;annonçait le début de son histoire, ne pouvait être raconté que dans une obscurité protectrice et non sous une lumière trop crue qui aurait rendue plus insoutenable encore l&rsquo;affreux spectacle des plaies de son existence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 237 </strong> :<em> &laquo;&nbsp;Je ne suis pas fier aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;avouer, mais le temps effaçant peu à peu le beau visage de Maram de ma mémoire, j&rsquo;ai fini par assimiler ma passion pour elle à une exaltation amoureuse inavouable, une folie de jeunesse sans conséquence. Mon ambition de savant était devenue si dévorante que je lui ai sacrifia Maram sans remords. Et, prisonnier de ma quête de reconnaissance et de gloire, institué par mes pais spécialiste de tout ce qui avait trait au Sénégal, j&rsquo;ai publié une notice, destinée au Bureau des Colonies, sur les avantages du commerce des esclaves pour la Concession du Sénégal à Gorée. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai subodoré, j&rsquo;ai argumenté, j&rsquo;ai aligné des chiffres favorables à ce trafic infâme contre mes convictions désormais profondément cachées, enfouies dans mon âme. Abîmé dans l&rsquo;étude des plantes, entraîné par une succession de petites compromissions alimentées par l&rsquo;espoir de publier un jour mon Orbe universel dont j&rsquo;attendais la gloire j&rsquo;ai perdu de vue Maram, c&rsquo;est-à-dire la réalité tangible de l&rsquo;esclavage.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
</div>
</div>
</div>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><em><strong> La porte du voyage sans retour, David Diop , Seuil, 19€</strong></em></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les pas de l&#8217;étonnant Octavio&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2015 07:22:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Le voyage d'Octavio"]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 &#160; Aux antipodes de l&#8217;univers de &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187;, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&#8217;Octavio. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2015 dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin. Avec &#171;&#160;Le voyage d&#8217;Octavio&#160;&#187;, Miguel Bonnefoy livre une fresque picaresque et une fable [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" rel="lightbox[3031]"><img class="alignleft size-full wp-image-3032 colorbox-3031" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" alt="VOYAGE OCTAVIO" width="230" height="342" /></a> Aux antipodes de l&rsquo;univers de<strong> &laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&rsquo;<strong>Octavio</strong>. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le <strong>prix Roblès 2015</strong> dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> livre une fresque picaresque et une fable baroque.</p>
<p>Dans ce premier roman – <strong>Miguel Bonnefoy</strong> est cependant déjà l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Icare et autres nouvelles&nbsp;&raquo;</strong>, salué en 2013 par le prix du Jeune écrivain de langue française – l&rsquo;auteur franco-vénézuelien plonge ses lecteurs dans l&rsquo;univers d&rsquo;un jeune paysan analphabète qui, d&rsquo;aventures en rencontres, découvrira l&rsquo;amour et l&rsquo;écriture.</p>
<p>Tous les codes du roman picaresque sont là. L&rsquo;histoire d&rsquo;un héros miséreux qui vit des aventures extravagantes et pittoresques alors, en toile de fond un pays aux accents magiques et aux allégories joyeuses.</p>
<p>Si le livre s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;épidémie de peste qui s&rsquo;abat sur le village de <strong>Saint-Paul-de-Limon</strong>, il nous fait suivre, des décennies plus tard, le jeune <strong>Octavio</strong>. Il prête ses bras et sa force à tous ceux qui le lui demandent. Même les voleurs, commandés par le cultivé mais terrible<strong> Guerra</strong>.  Il rencontrera la belle <strong>Venezuela</strong> qui lui apprendra les mots et l&rsquo;écriture avant de fuir, une fois encore.</p>
<p>On le suit de page en page, arpentant son pays, entre légendes, poids de la religion et celui, plus cruel encore, de la société. On découvre ainsi le Venezuela, pays de l&rsquo;auteur qui a d&rsquo;ailleurs écrit <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong> directement en français. Né d&rsquo;une mère vénézuelienne et d&rsquo;un père chilien, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> a grandi entre la France, Caracas et le Portugal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ici, on parlait du banditisme avec respect, comme d&rsquo;un art, ou bien d&rsquo;un métier délicat. Guerra était entouré d&rsquo;une confrérie de vieux cambrioleurs qui ressemblaient à des alchimistes, tous décidés à revenir à une époque où la crasse et la rusticité n&rsquo;étaient pas encore entrées dans les moeurs. L&rsquo;argent du butin se rassemblait dans une cagnotte commune et se distribuait à parts égales. La majortié suivait l&rsquo;Evangile, d&rsquo;autres priaient confusément la Vierge, les saints et tous les morts du cimétière. Ces hommes n&rsquo;étaient ni des Lacenaire, ni des Villon, ni des Caravage. C&rsquo;étaient seulement des êtres de nulle part, exerçant un métier cruel avec rigueur et passion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong>&laquo;&nbsp;La faim les traîna jusqu&rsquo;aux cimétières. Ils fourragèrent au fond des tombes, pillant dans l&rsquo;obscurité des caveaux, trouvant de petites croix en bronze épinglées à des haillons, des rosaires en nacre, des ceintures brodées en perle de verre. Ils découvrirent une fois une petite statue yanomami transformée en lutrin où les pages d&rsquo;une bible avaient été dévorées par la vermine. Ils devinrent si miséreux que, du côté du péché, la moral penchait pour eux.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 85 :</strong><em> &laquo;&nbsp;A partir de ce jour, le voyage d&rsquo;Octavio ne fut plus celui du mendiant. Son errance prit une purelé telle qu&rsquo;elle semblait inviter tout homme à la suivre aveuglément. La disparition de l&rsquo;hôte lui laissa un émoi brutal qu&rsquo;il transforma aussitôt en élan de curiosité. Il ne sortir pas de la forêt de San Esteban. Il préféra parcourir les hameux en bordure de l&rsquo;autoroute vers Moron. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il s&rsquo;engagea dans les lisières, entre Las Trincheras et El Cambur, où il trouva des villages si isolés qu&rsquo;on n&rsquo;y recevait pas de courrier. Là où il passait, il apportait toujours la richesse des moissons, la bonne récolte, les nouvelles d&rsquo;un hameau voisin. Il marchait dans les rues entre les chats et les chèvres, la boue jusqu&rsquo;aux chevilles, vêtu d&rsquo;une étoffe légère, ceinte d&rsquo;une courroie, où il avait accroché un sac rempli d&rsquo;akènes et de fruits secs. Il portait en bandoulière les pattes d&rsquo;un coq dont il avait mangé la moitié et salé le reste pour une autre bouche que la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un hymne au Venezuela ! Et un premier roman tout en poésie et en allégories. Quelques moments savoureux dans ce roman, mais je n&rsquo;ai pas été sensible à l&rsquo;atmosphère qui s&rsquo;en dégage.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavia&nbsp;&raquo;, de Miguel Bonnefoy, Rivages.</strong> </em></p>
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