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	<title>Quatrième de couv &#187; L&rsquo;armée furieuse</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Le commissaire Adamsberg chez les Normands&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jul 2011 14:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Adamsberg]]></category>
		<category><![CDATA[Fred Vargas]]></category>
		<category><![CDATA[L'armée furieuse]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m&#8217;étais dit que Fred Vargas était essorée. Plus rien à écrire et à nous raconter tant ses deux précédents ouvrages, &#171;&#160;Dans les bois éternels&#160;&#187; et &#160;&#187; Un lieu incertain&#160;&#187;,  m&#8217;avaient laissée sur ma faim. Et puis, parce que au final la sortie d&#8217;un nouvel opus de cet écrivain atypique est toujours un p&#8217;tit évenement, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/fred_vargas2.jpg" rel="lightbox[154]" title="pour en savoir plus..."><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-161 colorbox-154" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/fred_vargas2-150x150.jpg" alt="" width="90" height="90" /></a>Je m&rsquo;étais dit que <a title="pour en savoir plus..." href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/fred-vargas-la-secrete_991291.htm">Fred Vargas</a> était essorée. Plus rien à écrire et à nous raconter tant ses deux précédents ouvrages, &laquo;&nbsp;Dans les bois éternels&nbsp;&raquo; et &nbsp;&raquo; Un lieu incertain&nbsp;&raquo;,  m&rsquo;avaient laissée sur ma faim. Et puis, parce que au final la sortie d&rsquo;un nouvel opus de cet écrivain atypique est toujours un p&rsquo;tit évenement, – elle vend un sacré paquet de livres à chaque fois, je sais Guillaume Musso aussi mais là, ça ne veut rien dire sur ses qualités d&rsquo;écrivain ! –, je me suis laissée prendre au jeu. Je l&rsquo;ai acheté&#8230; et dévoré ! Voilà le problème ! J&rsquo;avoue que, cette fois encore, l&rsquo;auteur nous entraîne dans une histoire assez capillotractée, – c&rsquo;est à dire tirée par les cheveux–, voire improbable mais c&rsquo;est tellement bien fait&#8230; que ça serait dommage de s&rsquo;en priver ! Assurément le carton littéraire de cet été.</p>
<p><span id="more-154"></span></p>
<p>Adamsberg et ses adjoints tous plus toqués les uns que les autres, nous emmènent en Normandie. C&rsquo;est là-bas, dans la commune d&rsquo;Ordebec sur le chemin de Bonneval, que sévit l&rsquo;Armée furieuse. La quoi ? La Grande Chasse, la Mesnie Hellequin&#8230; un mythe moyenâgeux, qui vient chercher ceux qui ont menti, trahi, volé ou tué. Tout commence par une histoire de meurtre à la mie de pain, à Paris. Imparable. Rien à voir cependant avec ce que cette petite femme effacée, mère d&rsquo;une fratrie que les bonnes gens voudraient faire passer pour dégénérée, va venir essayer de raconter à Adamsberg. Rien à voir non plus, quoique, avec les ennuis dans lesquels Momo-mèche-courte s&rsquo;est embourbé à son insu&#8230; Bref, une fois de plus, Fred Vargas fait mouche. On  la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #339966">Un p&rsquo;tit extrait pour vous donner envie ?</span></strong></p>
<p style="text-align: left">Il y avait des petites miettes de pain qui couraient<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782878583762FS.gif" rel="lightbox[154]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-163 colorbox-154" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782878583762FS-150x150.gif" alt="" width="90" height="90" /></a><br />
depuis la cuisine à la chambre, jusque sur les draps<br />
propres où reposait la vieille femme, morte et bouche<br />
ouverte. Le commissaire Adamsberg les considérait en<br />
silence, allant et venant d’un pas lent le long des débris,<br />
se demandant quel petit Poucet, ou quel Ogre en l’occurrence,<br />
les avait perdues là. L’appartement était un sombre<br />
et petit rez-de-chaussée de trois pièces, dans le 18e arrondissement<br />
de Paris.<br />
Dans la chambre, la vieille femme allongée. Dans la<br />
salle-à-manger, le mari. Il attendait sans impatience et<br />
sans émotion, regardant seulement son journal avec<br />
envie, plié à la page des mots croisés, qu’il n’osait pas<br />
poursuivre tant que les fl ics étaient sur place. Il avait<br />
raconté sa courte histoire : lui et sa femme s’étaient rencontrés<br />
dans une compagnie d’assurances, elle était<br />
secrétaire et lui comptable, ils s’étaient mariés avec allégresse<br />
sans savoir que cela devait durer cinquante-neuf<br />
ans. Puis la femme était morte durant la nuit. D’un arrêt<br />
cardiaque, avait précisé le commissaire du 18e arrondissement<br />
au téléphone. Cloué au lit, il avait appelé Adamsberg<br />
pour le remplacer. Rends-moi ce service, tu en as<br />
pour une petite heure, une routine du matin.<br />
Une fois de plus, Adamsberg longea les miettes. L’appartement<br />
était impeccablement tenu, les fauteuils couverts<br />
d’appuie-tête, les surfaces en plastique astiquées, les<br />
vitres sans trace, la vaisselle faite. Il remonta jusqu’à la<br />
boîte à pain, qui contenait une demi-baguette et, dans un<br />
torchon propre, un gros quignon vidé de sa mie. Il revint<br />
près du mari, tira une chaise pour s’approcher de son<br />
fauteuil.<br />
– Pas de bonnes nouvelles ce matin, dit le vieux en<br />
détachant les yeux de son journal. Avec cette chaleur<br />
aussi, ça fait bouillir les caractères. Mais ici, en rez-dechaussée,<br />
on peut garder le frais. C’est pour ça que je<br />
laisse les volets fermés. Et il faut boire aussi, c’est ce qu’ils<br />
disent.<br />
– Vous ne vous êtes rendu compte de rien ?<br />
– Elle était normale quand je me suis couché. Je la<br />
vérifi ais toujours, comme elle était cardiaque. C’est ce<br />
matin que j’ai vu qu’elle avait passé.<br />
– Il y a des miettes de pain dans son lit.<br />
– Elle aimait ça. Grignoter couchée. Un petit bout de<br />
pain ou une biscotte avant de dormir.<br />
– J’aurais plutôt imaginé qu’elle nettoyait toutes les<br />
miettes après.<br />
– Pas de doute là-dessus. Elle astiquait du soir au matin<br />
comme si c’était sa raison de vivre. Au début, c’était pas<br />
bien grave. Mais avec les années, c’est devenu une obnubilation.<br />
Elle aurait sali pour pouvoir laver. Vous auriez<br />
dû voir ça. En même temps, cette pauvre femme, ça l’occupait.<br />
– Mais le pain ? Elle n’a pas nettoyé hier soir ?<br />
– Forcément non, parce que c’est moi qui lui ai apporté.<br />
Trop faible pour se lever. Elle m’a bien ordonné d’ôter les<br />
miettes, mais à moi, ça m’est drôlement égal. Elle l’aurait<br />
fait le lendemain. Elle retournait les draps tous les jours.<br />
À quoi ça sert, on ne sait pas.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;armée furieuse&nbsp;&raquo;, de Fred Vargas, Editions Viviane Hamy, 20€.<br />
</em></p>
<p><strong><span style="color: #339966">Et vous, vous lisez quoi en ce moment ? Déjà en vacances peut-être ou pas encore, dites-moi ce que vous emportez ou emporterez sur votre drap de bain ?</span></strong></p>
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