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	<title>Quatrième de couv &#187; Julia Deck</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A l&#8217;heure des faux-semblants 2.0&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Jan 2022 07:34:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Julia Deck fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&#8217;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers. Une auteure que Quatrième de couv a parlé ici, mais aussi là et encore ici.  Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&#8217;est encore le cas avec Monument [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire hiver 2022</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" rel="lightbox[5893]"><img class="alignleft size-full wp-image-5895 colorbox-5893" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" alt="MONUMENT NATI" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julia Deck</strong> fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&rsquo;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers.</p>
<p>Une auteure que Quatrième de couv a parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/">ici</a>, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/">mais aussi là</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/">encore ici</a>. </strong></p>
<p>Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Monument national</em></strong>, qui met un peu de soleil et de sourires dans cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver.</p>
<p>La quadragénaire, secrétaire de rédaction pour de nombreux journaux et magazines, enseigne également les techniques rédactionnelles en école de journalisme. <strong><em>Monument national</em></strong> est son cinquième roman.</p>
<p><span id="more-5893"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une famille pas tout à fait comme les autres. Il y a le père, <strong>Serge Langlois</strong>. A l&rsquo;aube de ses 70 ans, c&rsquo;est lui le &laquo;&nbsp;monument national &laquo;&nbsp;. Comédien, acteur, il est le combo parfait entre Belmondo, Delon et Johnny Hallyday. Une star dont la vie est scrutée, étalée sur papier glacé. Pour l&rsquo;y aider, <strong>Ambre</strong>, sa femme de 35 ans sa cadette qui raconte la vie de la tribu sur Instagram. Histoire de donner envie. <strong>Ambre</strong>, donc. Qui a changé son prénom, qui était copine de lycée avec <strong>Virginia</strong>, la première fille de Serge Langlois. Virginia, comédienne devenue chanteuse vit désormais aux Etats-Unis, mais suit de près ce qui agite la vie de son père.</p>
<p>Ambre, qui ne pouvait pas avoir d&rsquo;enfant, a adopté une enfant en Asie centrale. Elle vit dans un château à Rambouillet cherche des idées pour fêter dignement le 70e anniversaire de son mari. A l&rsquo;Elysée ? A l&rsquo;Elysée. A moins que des ennuis, conséquents, bouleversent tous les plans. Et mettent la famille au bord de la ruine&#8230;</p>
<p>Les ennuis s&rsquo;incarnent, entre autres, en la personne de <strong>Cendrine Barou</strong>. Elle, c&rsquo;était une caissière du 93 qui deviendra la nounou de <strong>Joséphine</strong>, la narratrice de ce roman du haut de ses 7 ans. <strong>Cendrine</strong> s&rsquo;installe au château avec son fils hyperactif et mal-élevé, <strong>Marvin</strong>. <strong>Cendrine</strong> et son passé, <strong>Cendrine</strong> et sa nouvelle identité&#8230;</p>
<p>Chez les <strong>Langlois</strong>, le personnel de maison est pléthorique : il y a <strong>Raph</strong>, le chauffeur ; <strong>Madame Eva,</strong> l&rsquo;intendante ; <strong>Hélène</strong> la cuisinière et son mari, <strong>Julien</strong>, le jardinier, mais aussi <strong>Abdul</strong>, le coach sportif.</p>
<p>Et quand le &laquo;&nbsp;monument national&nbsp;&raquo; meurt brutalement, tout s&rsquo;emballe. La satire vire au roman policier.</p>
<p>Au fil des pages, une galerie de portraits, des situations cocasses qui en disent long sur le lutte des classes aujourd&rsquo;hui, entre Gilets jaunes, et storytelling présidentiel&#8230;</p>
<p>Un bon moment de lecture autour de la fin rocambolesque et pathétique d&rsquo;un clan.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 39-40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ambre s’était résolue à adopter de petits Éthiopiens. À l’école primaire, elle avait braillé à tue-tête une chanson exprimant combien ils souffraient dans leur contrée abstraite, loin du coeur et loin des yeux. Pour manifester son bon vouloir, elle se promena dans les orphelinats du monde, auxquels elle fit des dons substantiels. Mais elle alla de déconvenue en déconvenue quand,  promue ambassadrice de l’Unicef grâce à ses bonnes oeuvres, elle découvrit que ce titre ne suffisait pas toujours pour se procurer les enfants qu’on voulait. Il fallait composer avec les réglementations locales, des différends plus ou moins nébuleux entre les pays. Puis, quand on avait contourné ces obstacles, on pouvait enfin parler du prix. Car ces transactions n’allaient pas sans occasionner de </em><em>multiples frais. Il fallait sans cesse rassurer les autorités sur sa capacité à pourvoir aux besoins, supposés exorbitants, des petits qu’on vous cédait. Ces manoeuvres usèrent sa patience. Elle finit par se rabattre sur mon frère et moi, nés en plein coeur de l’Asie centrale. D’une pierre trois coups, elle devint mère, affirma sa position d’épouse entièrement dévouée à sa famille et à la paix dans le monde, et s’assura la matière d’un compte Instagram bien nourri.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 58-59 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Les familles avoisinantes habitaient leurs terres depuis des siècles. Leurs ancêtres avaient bâti les manoirs qui abritaient aujourd’hui leur progéniture, formidablement nombreuse et pointilleusement éduquée. Et si le confort de notre château n’avait rien à envier à leurs noires murailles, une chose impossible à nommer nous faisait défaut.</em><br />
<em>Sans le moins du monde relever nos manquements, les familles alentour nous tournaient le dos. Nous savions pourtant ce qu’on pensait de nous. Nos voisins jugeaient que notre fortune était bien trop jeune, et que la gloire de Serge ne compensait en</em><br />
<em>rien notre déficit au regard de certaines lois immémoriales.</em><br />
<em>Seul le déclin de tout ce qui fondait leur droit avait pu imposer notre présence sur leur territoire. Et il suffisait de nous avoir croisés  une fois pour comprendre que jamais nous n’acquerrions la légitimité inscrite, par l’accumulation des siècles, dans l’humus de leurs terres et le sang de leurs veines.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme les avoirs de Cendrine étaient gelés pendant la bataille juridique, elle se terrait dans sa chambre en attendant de toucher son magot. Ambre n’était pas le genre de personne à fomenter un meurtre. Mais un coup de nerf, un instrument contondant sont si vite arrivés. Cendrine s’enfermait donc à double tour et se faisait porter sa nourriture par notre chauffeur. Ralph n’avait jamais manifesté beaucoup d’intérêt à son égard. On s’interrogea sur cette attitude secourable. Puis Madame Éva conjectura que Cendrine avait sans doute sur lui « un dossier ». C’était l’explication la plus plausible, et personne ne s’étonna plus de le voir monter des plateaux de chips et d’Oreo – car, fidèle à ses passions sinon à tout le reste, Cendrine avait puissamment résisté aux raffinements de nos moeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Monument national, de Julia Deck, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les autres, cet enfer !</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Sep 2019 12:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Julia Deck a l&#8217;art de dénoncer, avec humour et ironie, les travers de notre époque. Elle s&#8217;y emploie une fois encore dans son quatrième roman &#171;&#160;Propriété privée&#160;&#187;, paru il y a quelques semaines.  Une auteure quadragénaire dont j&#8217;avais découvert la plume et la verve à travers son premier roman &#171;&#160;Viviane Elisabeth Fauville&#160;&#187;, très bonne impression confirmée à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="western"><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="western"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre_moyen_9782707345783.jpg" rel="lightbox[4844]"><img class="alignleft size-full wp-image-4845 colorbox-4844" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre_moyen_9782707345783.jpg" alt="livre_moyen_9782707345783" width="178" height="245" /></a>Julia Deck</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> a l&rsquo;art de dénoncer, avec humour et ironie, les travers de notre époque. Elle s&rsquo;y emploie une fois encore dans son quatrième roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Propriété privée&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, paru il y a quelques semaines. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Une auteure quadragénaire dont j&rsquo;avais découvert la plume et la verve à travers son premier roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/">&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;</a>, </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">très bonne impression confirmée à la lecture du </span></span></span><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;. </b></span></span></span></a></strong></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Signe des temps, nous voilà à l&rsquo;orée d&rsquo;une nouvelle vie pour </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Eva</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Charles Caradec</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">. Les deux quinquagénaires parisiens ont décidé de quitter la capitale pour un écoquartier de l&rsquo;autre côté du périphérique. Elle est urbaniste, un peu perchée. Il était enseignant mais surtout dépressif depuis plusieurs décennies. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Le couple saute le pas et achète une maison, sur plan. Un ensemble de huit habitations, un groupe fermé de huit familles, issues des classes moyennes supérieures. Ambiance &laquo;&nbsp;Wisteria Lane&nbsp;&raquo;, vous voyez ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Vous avez là </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Eva</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Charles</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> donc, mais aussi </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Arnaud</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Annabelle Lecocq</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Benani</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Lemoine</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Taupin</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">&#8230; </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Avec, rapidement, un chat rouquin retrouvé mort, après avoir été torturé&#8230; Raconté comme cela, vous allez me dire : &laquo;&nbsp;Bof&nbsp;&raquo;. Vous auriez tort. Je ne veux pas &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; toute l&rsquo;intrigue qui, d&rsquo;une comédie acide va se transformer en polar foutraque. </span></span></span></p>
<p class="western"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Julia Deck</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, invitée de l&rsquo;émission </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>La Grande librairie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> nous raconte :</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julia Deck</strong>, invitée de l&rsquo;émission La Grande librairie nous raconte :</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/5NQlGlxaGkE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 39 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> [&#8230;]</span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> Un second rire très net s&rsquo;est fait entendre. J&rsquo;ai regardé autour de moi. Il n&rsquo;y avait  personne d&rsquo;autre dans la pièce. Mais la lucarne était demeurée entrouverte, à quelques mètres de la salle de bains mitoyenne. Mon coeur s&rsquo;est rétracté d&rsquo;horreur. J&rsquo;ai compris que je n&rsquo;avais plus le droit de crier, qu&rsquo;il faudrait ravaler ma rage jusque dans notre abri le plus intime, parce que rien de ce qui se déroulerait ici ne demeurerait caché. Surtout j&rsquo;ai compris que j&rsquo;allais mordre la poussière.&nbsp;&raquo; </span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 54 :</b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> &laquo;&nbsp;Je t&rsquo;ai tout de suite dit que ce serait une erreur de tuer le chat. En général parce que nous ne sommes pas des personnes qui s&rsquo;en prennent aux animaux, et en particulier parce que nous sommes encore moins de celles qui clouent leurs dépouilles aux portes du voisinage en signe de mécontentement.</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 148 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Je ne vais pas te mentir. Chaque fois que je t&rsquo;ai vu au parloir, tu m&rsquo;as fait peur. Evidemment, le décor n&rsquo;aidait pas, un bloc sale inventé par un architecte scélérat, aux vitre scarifiées par des centaines d&rsquo;ongles acharnés, suintant l&rsquo;haleine de toutes les bouches qui s&rsquo;étaient tendues en vain l&rsquo;une vers l&rsquo;autre pour ne rencontrer qu&rsquo;un mur de glace. Et ce policier statufié dans l&rsquo;angle, qui gagnait son salaire en rayant de sa conscience tout sentiment humain pendant ses heures de service – j&rsquo;espérais que son épouse le martyrisait qu&rsquo;il possédait trois enfants en bas âge et un crédit jusqu&rsquo;au cou.&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Propriété privée&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Editions de Minuit, 16€</strong></em></p>
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		<title>Mademoiselle fait des siennes&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2014 15:59:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice Beaurivage]]></category>
		<category><![CDATA[Blandine]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
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		<category><![CDATA[indolence]]></category>
		<category><![CDATA[invention]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Deck]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Triangle d'hiver]]></category>
		<category><![CDATA[Mademoiselle]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore. Autant de titres, d&#8217;auteurs et d&#8217;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&#8217;en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" rel="lightbox[2598]"><img class="alignleft  wp-image-2602 colorbox-2598" style="margin: 10px" alt="TRIANGLE D'OR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" width="384" height="524" /></a>Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore.</p>
<p>Autant de titres, d&rsquo;auteurs et d&rsquo;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&rsquo;en faire ce que vous voulez.</p>
<p>Premier arrêt. Commençons par le deuxième roman de <strong>Julia Deck</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;</strong>.  Un auteur dont j&rsquo;avais beaucoup aimé le<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"> premier roman</a></strong>, sélectionné d&rsquo;ailleurs pour le <strong>prix Roblès 2013. </strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ?  C&rsquo;est celle de Mademoiselle. Elle ne veut plus travailler. Mademoiselle est criblée de dettes. La vie serait tellement plus simple sous une nouvelle identité.</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne, elle emprunte celle de la romancière <strong>Bérénice Beaurivage</strong>, change de ville et rencontre <strong>l&rsquo;Inspecteur</strong>, dont elle tombe aussitôt amoureuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est sans compter la journaliste <strong>Blandine Lenoir</strong>, éprise du même homme et résolue à la confondre. Bientôt le soupçon gagne sur tous les côtés du triangle que forment ces trois-là, parfaitement équilatéral.</p>
<p>Du Havre à Marseille en passant par Saint-Nazaire, <strong>Bérénice</strong>, qui n&rsquo;est plus toute jeune, s&rsquo;invente une vie. Et décide d&rsquo;opter pour la carrière de romancière. Quitte à se perdre. Et à s&rsquo;y perdre. Le triangle d&rsquo;hiver, appelé également Triangle des nuits d&rsquo;hiver, est un astérisme à cheval sur l&rsquo;équateur céleste, formé par 3 des étoiles les plus brillantes visibles dans l&rsquo;hémisphère nord surtout pendant l&rsquo;hiver. Un triangle remarquablement équilatéral. Dans le roman cependant, il va prendre une bien curieuse forme&#8230; au fil des mensonges et des questions.</p>
<p>Au fil des pages ( pleines d&rsquo;humour et écrites d&rsquo;un style tonique), on suit donc le personnage qui a décidé de ne pas payer ses dettes, de ne pas travailler. Reste donc à trouver celui qui lui permettra d&rsquo;avoir un toit, de quoi manger&#8230; Indolente, dotée d&rsquo;une force d&rsquo;inertie étonnante, Mademoiselle (ça fait très actrice de cinéma capricieuse!) va ainsi profiter de la situation&#8230; avant d&rsquo;être démasquée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Bérénice Beaurivage.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle farfouille dans son fourbi, exhume un carnet décoré d&rsquo;étoiles en strass. De fines lignes bleutées attendent de guider l&rsquo;écriture à travers les pages, et par prudence elle l&rsquo;ouvre à la troisième, ayant observé qu&rsquo;il est souvent préférable de ne pas commencer par le début. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après quoi il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à. Mâchouiller le bout de son stylo, lever les yeux au plafond, ébaucher un bout d&rsquo;idée, le transcrire avant de s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;il est trop bête. Rayer trois mots, recommencer. Refaire du thé, repasser devant le paquebot qui obstrue toujours son champ visuel, libérer son esprit des pensées parasites, récrire trois mots en se disant Après tout, il s&rsquo;agit d&rsquo;avancer, je corrigerai plus tard. Relire ces trois mots, les barrer avec force, la page se déchire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 78-79 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle est toujours en retard au dîner. S&rsquo;étant extraite du queen-size, elle retourne avenue de la Vera-Cryz, rêvant si bien à la vie qu&rsquo;elle pourrait mener dans l&rsquo;une des ses villas qu&rsquo;il lui semble parfois la posséder vraiment. Puis elle circule dans les zones avoisinantes, s&rsquo;éloignant chaque jour un peu plus du centre, où quelques petits délits perpétrés au début de son séjour lui font craindre d&rsquo;avoir été repérée par les commerçants. Elle explore les faubourgs, les bistrots où elle fait les poches des clients, les magasins de prêt-à-porter périphériques bradant des stocks qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pris la peine d&rsquo;amarrer à des antivols. De temps à autre, elle est bien obligée de visiter la réserve du H&amp;M pour se procurer certains articles, elle se présente après les livraisons et fait le nécessaire pour obtenir ce dont elle a besoin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Par la fenêtre du compartiment, la campagne s&rsquo;est seulement interrompue lors de brefs arrêts en gare de Rouen, Yvetot puis Bréauté-Beuzeville. Le nom de ces localités était inscrit en capitales blanches sur des panneaux bleu nuit, et sous eux les voyageurs se hâtaient vers le dehors, impatients de gagner les quartiers obscurs au-delà des frontières illuminées de la station. Le soupçon lui était alors venu que ces gares étaient des leurres, et tous les passagers sur le quai des figurants prêts à sauter, une fois le train reparti, dans la première rame en sens inverse, qu&rsquo;ils avaient été recrutés pour la maintenir dans l&rsquo;illusion de ces villes, la bercer dans le mirage de leur existence alors que somme toute rien n&rsquo;avait été prouvé, qu&rsquo;aucune rue ne s&rsquo;étendait peut-être au-delà du décor ferroviaire et que ce théâtre n&rsquo;avait été inventé que pour l&rsquo;induire en erreur, dans le cadre d&rsquo;un vaste plan tenu secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le premier roman de Julia Deck était déjà une petite révélation ! Une sorte de polar mâtiné de psychanalyse. Cette fois, voilà un triangle amoureux bancal sur fond de crise sociale et d&rsquo;indolence revendiquée. A nouveau, le style de Julia Deck fait mouche. Riche, tonique et plein d&rsquo;humour. A suivre. Définitivement. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;, de Julia Deck, Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Prix Roblès 2013 : Viviane Elisabeth Fauville ou une certaine idée de la folie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 12:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Deck]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyste]]></category>
		<category><![CDATA[repères]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Elisabeth Fauville]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 C&#8217;est reparti ! Le prix Roblès 2013 a démarré il y a quelques jours. L&#8217;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&#8217;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>C&rsquo;est reparti !<strong> Le prix Roblès 2013</strong> a démarré il y a quelques jours.</p>
<p>L&rsquo;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&rsquo;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais aussi et surtout des amoureux de la littérature, des rencontres.</p>
<p>Rappelons que le <strong>prix</strong> <strong>Emmanuel Roblès</strong> organisé par les bibliothèques de Blois-Agglopolys existe depuis 1990.<strong> Il est décerné chaque année en juin à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman écrit en langue française.</strong> La sélection soumise au choix de ces comités de lecteurs est étroitement liée à celle établie par les jurés du Prix Goncourt du premier roman.</p>
<p>Pour ceux qui se demandent qui était Emmanuel Roblès (1914-1995), voici quelques infos.  Il publie ses deux premiers romans avant la Seconde Guerre mondiale,<strong> &laquo;&nbsp;L’action&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Travail d’homme&nbsp;&raquo;</strong>. En 1948, il obtient le <strong>prix Fémina</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Les hauteurs de la ville&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Roblès, éditeur au Seuil est aussi l&rsquo;auteur d’une pièce de théâtre, il collabore à l’écriture de scénarii et d’adaptations de roman pour Luis Buñuel et Luchino Visconti au cinéma et à la télévision. Elu à l’Académie Goncourt en 1973,  il se rendait régulièrement à Blois pour la remise du Prix Goncourt du Premier Roman.</p>
<p>Découvrez l&rsquo;article paru dans la Nouvelle République <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"> ici. </a></p>
<p><strong>Et la sélection 2013 ?</strong></p>
<ul>
<li> <strong><em>« La Plume de l&rsquo;ours »</em></strong>, Carole Allamand, Stock.</li>
<li> <strong><em>« Le Coursier de Valenciennes »</em></strong>, Clélia Anfray, Gallimard.</li>
<li> <strong><em>« Viviane Elisabeth Fauville »</em></strong>, Julia Deck, éditions de Minuit.</li>
<li><strong><em>« Sauver Mozart »</em></strong>, Raphaël Jerusalmy, Actes Sud.</li>
<li> <strong><em>« L&rsquo;Angle mort »</em></strong>, Véronique Merlier, Arléa.</li>
<li><strong><em> « Un homme effacé »</em></strong>, Alexandre Postel, Gallimard.</li>
</ul>
<p><span id="more-1486"></span></p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;un des romans sélectionnés.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/19/beckett-la-vie-et-les-abeilles/viviane-couv/" rel="attachment wp-att-1480"><img class="alignleft  wp-image-1480 colorbox-1486" style="margin: 10px" alt="VIVIANE COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVIANE-COUV.jpg" width="108" height="148" /></a>Un livre bizarre. Et une façon d&rsquo;aborder la folie plutôt originale. Voilà ce qui ressort du premier roman de <strong>Julia Deck</strong>, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;.  Julia Deck</strong> livre là un premier roman réussi et prometteur. L&rsquo;ancienne chargée de communication (elle a quitté son métier en 2005 pour pouvoir écrire) devenue secrétaire de rédaction a intégré la maison Minuit&#8230; au bout d&rsquo;un seule tentative. Une jolie prouesse !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous raconte ? Il suffit de jeter un coup d&rsquo;oeil à la quatrième de couverture : <strong> &laquo;&nbsp;Vous êtes Viviane Elisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><strong> Julia Deck</strong> nous plonge dans une histoire pas banale, à travers Paris et surtout à travers les personnalités de son héroïne qui avec sa fille, son mari, son psy ou le policier ne se comporte jamais de la même façon. Et la jeune femme de se lancer dans une curieuse enquête : elle suit et rencontre tous ceux qui auraient eu une bonne raison de mettre fin à la vie dudit pyschanalyste, fait divers excessivement rare, par ailleurs ( j&rsquo;ai vérifié!).</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Viviane Elisabeth Fauville</strong> est chargée de communication chez les bétons Biron. Bonne place, bon salaire. Mais ces certitudes de bourgeoise s&rsquo;éffritent les unes après les autres. Son mariage, les règles de l&rsquo;ordre social. Mais la psychanalyse n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle était. Alors l&rsquo;héroine sombre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant 155 pages, vous vous laissez prendre au jeu du personnage principal, sérieusement frappé quand même, incarné par plusieurs pronoms personnels. <strong>Tandis qu&rsquo;elle décroche et bascule lentement, elle s&rsquo;accroche cependant à ses repères spatio-temporels dans Paris.</strong> Et arrive à faire détourner les soupçons de meurtre sur d&rsquo;autres&#8230; tout en administrant des médicaments non-appropriés à sa petite fille&#8230;</p>
<p><strong>Une vidéo ici pour découvir l&rsquo;auteure</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/0pzSCqNbb2Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;à deux heures de l&rsquo;après-midi, vous accomplissez les formalités administratives liées au démanégement, au divorce, à l&rsquo;allocation de parent isolé. Vous achetez aussi quelques vêtements, passez chez le coiffeur, acceptez les services de la manucure. Autrefois, vos amies déjà mères se plaisaient à répéter que vous, qui ne le seriez sans doute jamais, aviez bien de la chance de pouvoir vous occuper de vous. La chance tournerait-elle, vous avez résolu d&rsquo;épargner à votre descendance la responsabilité de votre beauté racornie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 76-77</strong> : <em>&laquo;&nbsp;En somme, la veuve est libre, et je prends aussitôt mon poste rue du Roi-de-Sicile. Je n&rsquo;ai eu aucun mal à me procurer l&rsquo;adresse. Propulsés sur le devant de la scène, les héros de faits divers n&rsquo;ont pas eu le temps de se mettre sur liste rouge : ils figurent tous dans l&rsquo;annuaire. Sur Internet, il est aussi très facile de visualiser l&rsquo;emplacement de leur pâté de maisons, de le survoler, et même de se faire une idée de la façade. Enfin, j&rsquo;ai localisé un porche à proximité où monter la garde. Cette fois, je n&rsquo;ai pas fait de manières pour endormir la petite, qui s&rsquo;est insurgée lorsque j&rsquo;ai voulu vaquer à mes occupations. Je lui ai adminitré ces produits qu&rsquo;on dit nuisibles en dessous de six ans, mais je les connais, ces tisanes, elles n&rsquo;endorment que les morts : tout juste induiront-elles une vague somnolence. Puis j&rsquo;ai quitté l&rsquo;appartement en poussant à fond les radiateurs, j&rsquo;aime que ma fille ait bien chaud.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 110</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Vous conservez un souvenir assez précis de votre mariage. A cette époque, chaque instant était une fête, et la grimace du docteur semblait dire ma pauvre, vous avez vingt ans de retard. Oui, vous en aviez près de quarante et l&rsquo;impression de marcher sur l&rsquo;eau. Vous étiez insupportable. Le moindre événement était prétexte à raconter comme on vous aimait, comme vous aimiez. Le docteur rongeait son frein mais vous n&rsquo;en aviez cure. Il était payé pour entendre, aucun détail ne lui serait épargné. Il attendait son heure.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"> <strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Assassiner son psychanalyste avec un couteau de cuisine offert par sa propre mère, avouez que ce n&rsquo;est pas banal&#8230; Ce roman, délicieusement foutraque, est un petit plaisir de lecture. Un premier roman prometteur. Et une approche de la folie douce puis meurtrière plutôt originale. Un bon cru, aussi pour le prix Roblès. Mais ça n&rsquo;engage que moi. A suivre !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Les éditions de Minuit, 13,50€.</strong></em></p>
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