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	<title>Quatrième de couv &#187; Juifs</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Françoise Frenkel ou la mémoire sauvegardée</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 07:22:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une claque. Et une découverte marquante. C&#8217;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&#8217;ai entendu parler de ce récit, &#171;&#160;Rien où poser sa tête&#160;&#187;, réédité à l&#8217;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier. Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" rel="lightbox[3639]"><img class="alignleft size-full wp-image-3644 colorbox-3639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" alt="FRENKEL" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Une claque. Et une découverte marquante. C&rsquo;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&rsquo;ai entendu parler de ce récit, <strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;</strong>, réédité à l&rsquo;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier.</p>
<p>Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième Guerre mondiale, dans le quotidien de la France occupée, celle qui ne veut pas des Juifs&#8230;</p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, née <strong>Frymeta Idesa Frenkel,</strong> voit le jour en Pologne, en 1889, dans la région de Lodz.</p>
<p>Elle bénéficiera d&rsquo;une éducation bourgeoise, poursuivra des études en Pologne puis en France et en Allemagne. En 1921, avec son mari <strong>Simon Raichenstein</strong> (dont il n&rsquo;est fait aucune mention dans ce récit. Il a quitté l&rsquo;Allemagne dès 1933. Arrêté lors d&rsquo;une rafle en 1942, il mourra un mois plus tard à Auschwitz), elle créé une librairie française au coeur de Berlin.  Un endroit couru par les auteurs, des intellectuels. De Colette à Gide, de Maurois à Barbusse.  Un lieu, unique alors, qui vaudra à <strong>Françoise Frenkel</strong> une lettre de Daladier, alors président du Conseil pour &laquo;&nbsp;services réels &nbsp;&raquo; rendus &nbsp;&raquo; pour la diffusion du livre français à l&rsquo;étranger&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-3639"></span></p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, elle, ne quittera le Reich qu&rsquo;en 1939, car il ne lui est absolument plus possible d&rsquo;y vivre compte tenu des conditions de vie imposées aux Juifs. De plus, la France vient de déclarer la guerre à l&rsquo;Allemagne. Elle transite alors par Paris, puis passera des mois et des années à fuir à travers le sud-est de la France ( Vichy, Avignon, Nice, puis Annecy&#8230; ) notamment avant de pouvoir, en juin 1943, enfin, passer en Suisse. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle commencera à écrire ses souvenirs.</p>
<p>Au fil des pages, sans jamais verser de larme ni tomber dans l&rsquo;atermoiement, sans céder à la haine ni à la colère, <strong>Françoise Frenkel</strong> raconte. Explique. Met en avant la formidable solidarité dont elle a bénéficié (le soutien indéfectible du couple Marius par exemple), sans omettre les petites lâchetés et autres trahisons dont cette intellectuelle a été victime dans une France divisée. Un livre rempli de gratitude.</p>
<p>Ce récit, publié en 1945, à Genève. Il y a cinq ans, il resurgit dans un pile de livres à Emmaüs, à Nice, où <strong>Françoise Frenkel</strong> a vécu jusqu&rsquo;à sa mort, en 1975. Le livre est alors réédité, agrémenté aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une préface de <strong>Patrick Modiano</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais toujours là. Je sentais que, s&rsquo;il l&rsquo;eût fallu, j&rsquo;aurais défendu chaque volume de toutes mes forces, de ma vie même, non seulement par attachement à ma librairie, mais surtout par un immense dégoût de l&rsquo;existence et de l&rsquo;humanité, par une nostalgie infinie de la mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Assise sur les marches de mon magasin, j&rsquo;attendais&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les incendies grésillaient et les pompiers travaillaient toujours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les trottoirs et la chaussée étaient recouverts d&rsquo;objets les plus disparates. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je profitai du répit que l&rsquo;occupation italienne offrait à tous pour mettre mes affaires en ordre. J&rsquo;allai, comme tout le monde, faire renouveler mon permis de séjour ainsi que mes cartes d&rsquo;identité et de ravitaillement. Au commissariat de police et à la préfecture, j&rsquo;eus la prudence de ne pas donner ma véritable adresse : j&rsquo;indiquai celle de l&rsquo;hôtel qui m&rsquo;avait hébergée précédemment. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pouvant de nouveau circuler, je faisais en hâte mes préparatifs de départ. Rien ne m&rsquo;obligeait plus à vivre chez les deux tricoteuses de Cimiez. Aussi allai-je m&rsquo;installer dans une villa, tout au fond d&rsquo;un jardin abandonné, chez une Parisienne septuagénaire que je connaissais déjà depuis deux ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En prévision des persécutions futures, que je considérais comme inévitables, j&rsquo;entourais de mille précautions mes allées et venues, cherchant à ne pas être vue, à n&rsquo;éveiller aucune attention. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je restai un moment près de l&rsquo;entrée, adossée au mur. Ma tête était lourde et vide à la fois. J&rsquo;examinai la salle. Deux fenêtres grillées éclairaient des murs blancs. Des bancs et trois grandes tables meublaient la pièce. En face de la porte, une autre, moins grande, portait l&rsquo;inscription faite au crayon : Cabinets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dès que la geôlière eut disparu, les prisonnières se levèrent de partout, nous entourèrent et nous assaillirent de questions. Quelles étaient les nouvelles de la guerre ? Les persécutions avaient-elles augmenté ou diminué d&rsquo;intensité ? D&rsquo;où venions-nous ? Comment s&rsquo;était opérée notre arrestations ? Dans quelle localité avait-elle eu lieu ? Et ainsi de suite&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;, Françoise Frenkel, L&rsquo;arbalète Gallimard, 16,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Chez les vieilles filles du professeur Fabrikant&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/07/chez-les-vieilles-filles-du-professeur-fabrikant/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jan 2014 15:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&#8217;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230; Alors voilà, j&#8217;ai découvert le premier roman de Yirmi Pinkus, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec &#171;&#160;Le Grand [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" rel="lightbox[2269]"><img class="alignleft  wp-image-2271 colorbox-2269" style="margin: 10px" alt="FABRIKANT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" width="200" height="300" /></a>Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&rsquo;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230;</p>
<p>Alors voilà, j&rsquo;ai découvert le premier roman de <strong>Yirmi Pinkus</strong>, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe un premier roman qui plonge l&rsquo;auteur dans la vie d&rsquo;une troupe pas banale, créée à la fin du XIXe siècle, en Roumanie.</p>
<p>Quand le roman, commence, nous sommes à la fin des années 30, en Europe centrale. <strong>Markus Fabrikant</strong>, à qui l&rsquo;on donne le titre ronflant de professeur, vient de mourir. Il est considéré comme l&rsquo;un des pères fondateurs du théâtre roumain.</p>
<p><strong>Quel avenir pour la troupe du Grand Cabaret constituée des décennies plus tôt dans le but d&rsquo;éduquer les masses juives misérables à l&rsquo;aide de &laquo;&nbsp;tableaux vivants&nbsp;&raquo; pour les initier à la grande histoire des hommes ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2269"></span></p>
<p>Le <strong>professeur Fabrikant</strong> a, des années durant, pris sous son aile de jeunes orphelines, ou de jeunes filles promises à un bien médiocre avenir pour les faire jouer, chanter, danser&#8230; Une aventure qui a permis au Grand Cabaret de sillonner la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie&#8230; des années durant.</p>
<p>A la mort de <strong>Markus</strong>, l&rsquo;un de ses neveux, <strong>Herman</strong>, prend la suite. De nombreuses péripéties attendent les désormais vieilles dames du Grand Cabaret tandis qu&rsquo;ici et là, l&rsquo;antisémitisme grandit tous les jours. Le théâtre populaire yiddish vit ses dernières heures de gloire&#8230;</p>
<p>On suit avec plaisir les histoires des différents membres de la troupe tandis que <strong>Zofia</strong>, la belle-soeur du professeur Fabrikant ourdit des plans machiavéliques pour récupérer, entre autres, les diamants acquis par le fondateur de la troupe.</p>
<p><strong>Mimi Landau veille sur les comptes, mais aussi sur les filles, devenues vieilles, mais dont la réputation a traversé tous les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Il y a Perla, la petite Gina, la grande Gina, Esther, Yetti, la bonne Becky, Lydia, Kreindl&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mimi tira une chaise et s&rsquo;assit à côté de lui: “Je n&rsquo;avais que huit ans quand votre oncle a décidé de me prendre dans son cabaret ambulant, et je lui en serai reconnaissante jusqu&rsquo;à mon dernier jour, commença-t-elle en lui posant une main sur l&rsquo;épaule. Que serais-je devenue sans lui ? A l&rsquo;époque, les orphelins mouraient comme des mouches, soit de maladies, soit parce que personne ne s&rsquo;occupait d&rsquo;eux, et ceux qui avaient la chance de survivre ne pouvaient espérer qu&rsquo;une vie raccourcie par un dur labeur. Je ne suis pas la seule à tout lui devoir, on est sept, sept orphelines – en fait huit, si on compte aussi Becky. Il nous a rassemblées il y a cela presque soixante ans. Nous ne sommes plus de prime jeunesse, monsieur Herman, et le Grand Cabaret est la seule chose que nous ayons. Pour votre oncle et pour nous, il faut vous lever et prendre la route avec nous. Vous pouvez compter sur toute l&rsquo;équipe, Yingele, jeune homme, nous vous aiderons. Les filles connaissent leurs rôles par coeur, et moi, je gère les comptes quasiment les yeux fermés.” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;avait jamais aimé les animaux domestiques, alors a fortiori celui qui appartenait à sa rivale honnie. En effet, dès son arrivée, Lydia Liphschitz s&rsquo;était employée à ébranler le statut de la Duchesse par tous les moyens possibles et elle ne ratait jamais une occasion de lui chercher noise ou de l&rsquo;énerver : les deux femmes ayant la langue aussi bien pendue l&rsquo;une que l&rsquo;autre, les dîners communs étaient devenus un véritable champ de bataille. En général, ces chicaneries se terminaient au détriment d&rsquo;Esther qui, depuis la mort de sa chère Perla, ne s&rsquo;amusait plus comme autrefois à faire de l&rsquo;esprit et avait perdu beaucoup de son sens de la repartie ; d&rsquo;ailleurs, si parfois elle arrivait à remettre Lydia à sa place, elle n&rsquo;y prenait aucun plaisir, au contraire, elle s&rsquo;en voulait de se laisser ainsi manipuler par son ennemie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 342 :</strong> &laquo;&nbsp;Bucarest, le 19 décembre 1938</p>
<p style="text-align: left"><em>Chère Giza,</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je t&rsquo;écris ces lignes de la gare centrale de Bucarest. Le départ du train qui me conduira à Zurich est imminent et ceci marquera la fin de mon ancienne vie. Oui, Giza, chérie, figure-toi que j&rsquo;ai quitté le Grand Cabaret du professeur Fabrikant. Dans trois heures prendra fin une période de soixante et un ans.De belles années ? Comment savoir, puisque je n&rsquo;ai rien connu d&rsquo;autre. Et puis, bons moments ou pas, c&rsquo;était devenu un chariot que je ne pouvais plus tirer. J&rsquo;espère que je vais réussir à t&rsquo;expliquer comment tout cela est arrivé, et alors peut-être, tu comprendras que je n&rsquo;avais pas le choix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">En voilà un roman plein d&rsquo;entrain et de rebondissements ! Suivre la vie d&rsquo;un cabaret ambulant n&rsquo;est décidément pas une sinécure ! On se plonge avec délectation dans le quotidien de cette troupe assez improbable et le fait que l&rsquo;auteur soit également dessinateur n&rsquo;y est pas pour rien. On retrouve d&rsquo;ailleurs des illustrations au fil des pages. Un roman dont on voit les images pour finir et/ou commencer l&rsquo;année ? Bonne pioche !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;, de Yirmi Pinkus, Grasset, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Racines et identité chez Appelfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/08/racines-et-identite-chez-appelfeld/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jul 2013 05:23:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de Aharon Appelfeld dans son dernier roman &#171;&#160;Les eaux tumultueuses&#160;&#187;, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause. Aharon Appelfeld est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&#8217;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" rel="lightbox[1800]"><img class="alignleft  wp-image-1807 colorbox-1800" style="margin: 10px" alt="eaux-tumultueuses-1277973-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" width="370" height="542" /></a></p>
<p>Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de<strong> Aharon Appelfeld</strong> dans son dernier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong>, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause.</p>
<p><strong>Aharon Appelfeld</strong> est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&rsquo;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, il a publié de nombreux romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Histoire d&rsquo;une vie&nbsp;&raquo;</strong> qui obtenu le prix Médicis étranger en 2004, ou plus récemment <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon qui voulait dormir&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011.</p>
<p>Pendant la Deuxième Guerre mondiale, <strong>Aharon Appelfeld</strong> a perdu ses deux parents, assassinés. Il rejoint Israël, à l&rsquo;âge de 13 ans. Il ne parle alors que  l&rsquo;allemand.</p>
<p><strong> Aharon Appelfeld</strong> est aujourd&rsquo;hui célébré dans le monde entier comme l&rsquo;un des plus grands écrivains de langue hébraïque contemporains, l&rsquo;un des derniers à avoir survécu à l&rsquo;Holocauste.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong> a été publié en Israël en 1988. Ce roman appartient à la veine la plus métaphorique et imagée de l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule à la fin des années 30, à la <strong>maison Zaltzer</strong>. Là, chaque été,<strong> Rita</strong> et plusieurs de ses amis, Juifs pour la plupart, se retrouvent pour jouer aux cartes et gagner de l&rsquo;argent, boire, aimer&#8230; Sans se soucier du quotidien.</p>
<p>Cet été là, pourtant, peu sont au rendez-vous. <strong>Rita</strong>, à nouveau désargentée, est venue avec son fils qui passe son temps à la surveiller. Quelques amis son là :<strong> Zoussi et son prétendant, Beno,</strong> etc. Alors qu&rsquo;ils attendent les habitués, le fleuve qui borde la pension se met à grossir, victime d&rsquo;une crue qui déborde jusque dans la cour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1800"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;inquiétude grandit. Les questions existentielles se font jour au sein de la petite communauté juive  tandis que l&rsquo;un des leurs décède accidentellement. Tant de signes qui annoncent la fin d&rsquo;un monde&#8230;</strong> Maria, la bonne, les met en garde, parle de fidelité aux anciens et aux valeurs quand les hôtes, eux, n&rsquo;ont que le culte de la liberté à la bouche. Ils se veulent considérés comme des Européens&#8230; qui ne les considèrent que comme des Juifs. Rita, elle, fera le choix de fuir&#8230; en quête d&rsquo;une Palestine idéalisée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tard dans la nuit, Rita agressa de nouveau le serveur qu&rsquo;elle traita d&rsquo;homme sans coeur il avait envie de lui répondre mais il se retint, et Rita poursuivit en l&rsquo;accusant d&rsquo;être imbu de sa personne, mauvais, de rester dans son coin pour observer les faiblesses et les tares des autres. “Oui, c&rsquo;est vrai, nous sommes pleins comme des grandes de faiblesses, seulement des faiblesses, des quantités de faiblesses, mais cependant les Juifs ont droit à des égards, parce qu&rsquo;ils sont généreux et prodigues. L&rsquo;argent ne compte pas à leurs yeux, ils vendent leurs maisons pour venir vivre dans des misérables pensions, ils n&rsquo;ont pas de terres ni d&rsquo;entrepôts et ils prennent le premier train du soir pour aller où le vent les portera. Il y a des choses qui comptent plus que la fortune. La lumière compte plus que la fortune, la vie. Nous avons soif de vie. Personne ne pourra étancher cette soif. Nous dépenserons, nous vendrons tout, même notre manteau, tu comprends, maintenant?”&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ils empruntèrent le raccourci en marchant à des rythmes différents. Zoussi avait l&rsquo;intuition que des pensionnaires aimables allaient arriver par le train de midi et les autres se laissaient bercer par cet espoir. Zaltzer dévia la conversation pour parler de la religiosité exagérée de Maria. Il conclut en disant : “Elle n&rsquo;a pas toujours baigné dans la foi. Il faut croire que c&rsquo;est l&rsquo;effet de l&rsquo;âge.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Elle respecte beaucoup les traditions religieuses des Juifs, dit Zoussi de sa voix superficielle habituelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- C&rsquo;est vrai, mais parfois elle éveille en nous, Juifs de naissance, des sentiments de culpabilité inutiles, répondit Zaltzer, qui manifestement avait longtemps ressassé cette phrase. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Il y a en elle une force que nous ne possédons pas, dit Rita. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Moi, je n&rsquo;aime pas les contradictions, dit Zaltzer. Que chacun reste attaché à sa foi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Rita sut que c&rsquo;était la dernière conversation qu&rsquo;elle avait avec son fils. Désormais, il allait sombrer en elle comme une pierre, et se fondre avec le souvenir maudit de son père. Elle en conçut un étrange soulagement. Comme si elle avait enfin compris qu&rsquo;elle avait atteint un point de non-retour. [&#8230;] Sans la pension de Zaltzer, sans cet abri temporaire, sa vie aurait ressemblé à une course ininterrompue sur des rails enfoncés dans la boue. Où qu&rsquo;elle tournât la tête, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;obstacles, visages désagréables et mauvais goût.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Je découvre cet auteur, aujourd&rsquo;hui très âgé à travers ce roman métaphorique. L&rsquo;occasion de plonger dans un pan de notre histoire européenne commune. Un livre émouvant. Mais austère. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;, de Aharon Appelfeld, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€. Traduit de l&rsquo;hébreu par Valérie Zenatti.</strong> </em></p>
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