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	<title>Quatrième de couv &#187; Jason</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>&#171;&#160;Purity&#160;&#187; ou la dictature de la transparence</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2016 07:22:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[De quoi tenir toutes les vacances ! Quand l&#8217;été arrive, deux options pour les lecteurs  : choisir plusieurs romans courts, histoire de diversifier les plaisirs et les univers ou, au contraire, miser sur un gros pavé qui le suit sur la plage, dans le train, dans le hamac et même au lit ! &#171;&#160;Purity&#160;&#187; s&#8217;adresse [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/purity.jpg" rel="lightbox[3674]"><img class="alignleft size-full wp-image-3675 colorbox-3674" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/purity.jpg" alt="purity" width="195" height="296" /></a>De quoi tenir toutes les vacances ! Quand l&rsquo;été arrive, deux options pour les lecteurs  : choisir plusieurs romans courts, histoire de diversifier les plaisirs et les univers ou, au contraire, miser sur un gros pavé qui le suit sur la plage, dans le train, dans le hamac et même au lit !</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;</strong> s&rsquo;adresse aux partisans de la seconde option. Et devraient les enthousiasmer. Voilà un roman plutôt captivant tant dans son contenu que sa construction.</p>
<p>L&rsquo;histoire écrite par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Franzen"><strong>Jonathan Franzen</strong></a>, – auteur de plusieurs romans dont<strong> &laquo;&nbsp;Corrections&nbsp;&raquo;</strong> qui lui a valu le National Book Award 2002, mais aussi de <strong>&laquo;&nbsp;La zone d&rsquo;inconfort&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Freedom&nbsp;&raquo;</strong> – a, avec <strong>&laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;</strong>, imaginé une histoire aux rebondissements tentaculaires, qui nous fait voyager dans le temps et l&rsquo;espace, entre Etats-Unis, Amérique latine et vieille Europe.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?  C&rsquo;est d&rsquo;abord celle de <strong>Purity</strong>, qui préfère se faire appeler <strong>Pip</strong>. Une jeune femme, cynique et drôle, entrée dans la vie active avec une lourde dette étudiante. Une jeune femme qui doit s&rsquo;occuper de sa mère dépressive et si secrète sur l&rsquo;histoire de sa propre conception. Et pour cause.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3674"></span></p>
<p>Sa mère, de son vrai nom<strong> Anabel</strong> et non <strong>Penelope Tyler</strong> comme elle est connue depuis des décennies, est l&rsquo;héritière d&rsquo;une très riche famille industrielle américaine. Elle a rompu tout lien après un mariage raté avec un journaliste, <strong>Tom Aberant</strong>. Pour trouver son géniteur et lui faire rembourser son prêt étudiant, ,<strong>Pip</strong> va, par l&rsquo;entremise d&rsquo;<strong>Annagret</strong>, une Allemande de l&rsquo;ex-RDA qui va la faire se rapprocher du charismatique et énigmatique <strong>Andreas Wolf</strong>, qui à travers son Sunlight Project installé dans le désert bolivien, veut rendre le monde transparent ( en faisant éclater notamment les secrets d&rsquo;Etats et autres manipulations d&rsquo;entreprises) en s&rsquo;appuyant sur les réseaux sociaux. L&rsquo;homme est, lui, aussi, issu de l&rsquo;ex-RDA où il a vécu auprès de parents à la solde du régime. Jeune adulte, il entre en dissidence et tuera un homme pour l&rsquo;amour d&rsquo;<strong>Annagret</strong>. Un personnage qui nous fait penser à Julian Assange. Au sein de cette organisation, le nom du père de <strong>Pip</strong> pourrait alors apparaître&#8230; Il se trouve d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;<strong>Andreas Wolf</strong> le connait. Et doit régler un vieux différend avec lui.</p>
<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Bientôt une série </span></h4>
<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">avec Daniel Craig</span></h4>
<p>Les histoires se mélangent. Les allers et retours entre l&rsquo;ex-RDA sous la coupe de la Stasi, la Californie et la Bolivie se succèdent tandis que les personnages se dévoilent les uns après les autres. Tous, ou presque, ont quelque chose à cacher alors que le règne de la transparence est enclenché.</p>
<p>Un roman long, certes (743 pages quand même !) mais exaltant. Au fil des chapitres, le puzzle se reconstitue. Terrible.  Et l&rsquo;histoire de <strong>Pip</strong> apparait. Et si la transparence à tout prix était une autre forme de dictature ? Entre secrets et pureté morale, deux visions de notre société contemporaine entrent en collision. Avec des dommages collatéraux. Cette fois encore, <strong>Jonathan Franzen</strong> mêle l&rsquo;intime et le collectif.</p>
<p>Un roman dont on tourne actuellement une série en vingt épisodes avec, excusez du peu, <strong>Daniel Craig</strong> dans le rôle d&rsquo;<strong>Andreas Wolf.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 53-54 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A onze ans, Pip était extrêmement crédule. Sa mère avait une longue et fine cicatrice sur le front qui ressortait quand elle rougissait, et elle avait les dents de devant écartées et d&rsquo;une couleur différente des autres. Pip était si certaine qu&rsquo;elle s&rsquo;était fait casser la figure par son père, et si triste pour elle, qu&rsquo;elle ne lui avait même pas demandé de le confirmer. Pendant un certain temps, elle avait eu trop peur de lui pour dormir seule la nuit. L&rsquo;accueillant dans son lit et l&rsquo;étouffant de câlins, sa mère lui assurait qu&rsquo;elle ne risquait rien tant qu&rsquo;elle n&rsquo;en parlait à personne, et la crédulité de Pip était si absolue, sa peur si réelle, qu&rsquo;elle s&rsquo;était tue jusque tard dans ses années d&rsquo;adolescence rebelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 398 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tout bien considéré, elle était fière de n&rsquo;avoir bu que quatre margaritas avec les stagiaires ce soir-là. Entre ses mensonges et les tensions dans la maison, cela semblait n&rsquo;être qu&rsquo;une question de temps avant qu&rsquo;elle ne se retrouve de nouveau sans travail et à la rue, après avoir raté sa rencontre avec le destin. Elle savait ce qu&rsquo;elle devait faire. Elle devait trahir Andreas et tout avouer à Tom et Leïla. En même temps, elle ne pouvait supporter l&rsquo;idée de les décevoir.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En ne disant rien, elle protégeait un assassin, un fou, un homme en qui elle n&rsquo;avait pas confiance. Néanmoins, elle rechignait à rompre tout lien avec lui. Il l&rsquo;avait torturée psychologiquement et elle prenait un plaisir malsain à lui rendre la pareille – à être celle qui, à Denver, connaissait ses secrets et nourrissait son inquiétude. Sans sa présence quotidienne pour rappeler  à Pip la méfiance qu&rsquo;il lui inspirait, son pouvoir, sa gloire et son intérêt particulier pour elle n&rsquo;en étaient que plus propices au fantasme sexuel. Il avait un score nul dans certains compartiments importants du domaine amoureux, mais il battait tous les records dans d&rsquo;autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 598 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y avait que ce point de vue-là qu&rsquo;il se considérait comme un apparatchik. Pour le reste, dans ses interviews, il dédaignait la rhétorique révolutionnaire et grimaçait intérieurement lorsque ses employés parlaient de contribuer à un monde meilleur. De l&rsquo;exemple d&rsquo;Assange, il avait appris quelle folie c&rsquo;était d&rsquo;attribuer des prétentions messianiques à sa mission, et s&rsquo;il trouvait une satisfaction ironique à être réputé pour sa pureté, il ne se faisait aucune illusion sur sa véritable capacité à la préserver. La vie aux côtés d&rsquo;Annagret l&rsquo;en avait guéri.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;, Jonathan Franzen, Editions de l&rsquo;Olivier, 24,50€</strong></em></p>
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		<title>Femme libre, toujours tu chériras la mer&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 09:07:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Nous ne sommes qu&#8217;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&#8217;année. Je m&#8217;emballe ? Pas si sûr. En refermant &#171;&#160;Le grand marin&#160;&#187;, premier roman de Catherine Poulain,  j&#8217;ai pris une claque. Comme en l&#8217;ouvrant d&#8217;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ? &#171;&#160;Il faudrait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="alignleft size-full wp-image-3524 colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" alt="GRAND MARIN" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes qu&rsquo;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&rsquo;année. Je m&rsquo;emballe ? Pas si sûr. En refermant <strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;,</strong> premier roman de <strong>Catherine Poulain</strong>,  j&rsquo;ai pris une claque. Comme en l&rsquo;ouvrant d&rsquo;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ?</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Il faudrait toujours être en route pour l&rsquo;Alaska. Mais y arriver à quoi bon.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Des mots qui invitent à embarquer. <strong>Catherine Poulai</strong>n l&rsquo;a fait, elle. Dix ans de sa vie sur les bateaux de pêche en Alaska. Seule femme à bord. Pour la beauté du geste, et une putain de liberté chérie depuis ses vingt ans et son départ de Manosque.</p>
<p>D&rsquo;Europe en Asie en passant par l&rsquo;Amérique,<strong> Catherine Poulain</strong>, &laquo;&nbsp;runaway&nbsp;&raquo; jamais lassée, aura été barmaid à Hong-Kong, ouvrière agricole au Canada, employée d&rsquo;une conserverie de poisson en Islande&#8230; et donc pêcheuse en Alaska, là-bas, du côté de Kodiak.</p>
<p>Elle y passera dix ans, de 1993 à 2003. A cette date, les services de l&rsquo;Immigration lui intiment l&rsquo;ordre de quitter le pays. Elle n&rsquo;est pas en règle. Elle regagne la France. Aujourd&rsquo;hui, cette quinquagénaire au visage buriné et aux mains qui intimident, se partage son temps entre deux activités : bergère dans les Alpes-de-Haute-Provence et employée dans les vignobles du Bordelais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3523"></span></p>
<div id="attachment_3539" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3539 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska-300x200.jpg" alt="IMG-0783-moonset-harbor-alaska" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Kodiak, Alaska (Photo Marion Owen)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ses carnets noircis pendant ses heures de quart, elle les a gardés jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;une rencontre avec un écrivain également journaliste lui fasse comprendre qu&rsquo;elle tenait là un matériau fantastique pour un roman. Le premier. <strong>Catherine Poulain</strong> a, au fil d&rsquo;entrevues, expliqué avoir toujours voulu écrire.</p>
<p>A 56 ans, elle signe un roman magistral. Parce qu&rsquo;il lui ressemble ? En partie. Nul doute que <strong>Lili,</strong> le brin de femme qui monte à bord du <em>Rebel</em> pour y enchainer les saisons de pêche (morue noire, du flétan et du saumon), s&rsquo;inspire de la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3535" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3535 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO-300x192.jpg" alt="GRAND MARIN PHOTO" width="300" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Poulain (photo Geoffroy Mathieu)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lili</strong>, &laquo;&nbsp;la petite Française&nbsp;&raquo; embarque donc. Illégale. Et inexpérimentée. Qu&rsquo;importe. Elle apprendra. Quitte à risquer de perdre la vie, à cause de blessures gravissimes. Elle reste. S&rsquo;accroche dans une obsession du mouvement. Boit des bières avec les autres et ne compte pas ses heures. Oublie sa fatigue et son corps qui crie &laquo;&nbsp;Stop&nbsp;&raquo;. Elle reste pour <strong>Jude</strong>. &laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est lui. Comme elle, il a une trentaine d&rsquo;années. Un taiseux travailleur et alcoolique. <strong>Lili</strong> l&rsquo;apprivoise. Et ils s&rsquo;aimeront.</p>
<p><strong>Mais ces deux-là peuvent-ils se contenter d&rsquo;une vie comme les autres, avec son possible confort et ses règles sociales ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un livre puissant. Romanesque. Et divinement bien écrit. Chapeau bas !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 33-34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me lève aux aurores. Je saute au bas de ma couchette. Ça m&rsquo;appelle. Le dehors, l&rsquo;air d&rsquo;algues et de coquillages, les corbeaux sur le pont, les aigles dans le mât; le cri des mouettes sur les eaux lisses du port. Je prépare le café pour les deux hommes. Je sors. Je cours sur les docks. Les rues sont désertes. Je rencontre le jour nouveau. Je retrouve le monde d&rsquo;hier. La nuit l&rsquo;a caché puis rendu. Je rentre au bateau hors d&rsquo;haleine, Jesse et Ian se lèvent à peine. Les gars qui seront de l&rsquo;équipage ne vont pas tarder à arriver. Je bois le café avec eux. Mais qu&rsquo;ils sont lents. Mon pied remue sous la table. Je pourrais pleurer d&rsquo;impatience. Attendre est une douleur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Est-ce que mourir va durer longtemps ? Je renifle et me mouche entre deux doigts. C&rsquo;est triste, je pense en regardant le ciel, la mer, c&rsquo;est tellement dommage de mourir. Mais sans doute que c&rsquo;est normal aussi, s&rsquo;en être allée si loin et seule, si loin vers le si Grand Nord, là où on l&rsquo;appelle “the Last Frontier”, la dernière frontière et l&rsquo;avoir franchie, la frontière, avoir trouvé son bateau et se retrouver transportée de joie sur l&rsquo;océan, à y penser le jour et la nuit, à n&rsquo;en dormir presque plus sur son coin de plancher sale. Connaître des jours, des nuits, des aubes belles à en renier son passé, à y vendre son âme. Oui, avoir osé la franchir, la frontière, ça ne pouvait être que pour y trouver la mort, y pêcher sa fin très rouge et très belle, un poisson ruisselant de mer et de sang, venu se ficher dans ma main comme une flèche flamboyante. Je revois mon départ, la traversée des déserts dans le car au lévrier bleu, le ciel de l&rsquo;anorak et ses nuages de duvet autour de moi&#8230; C&rsquo;était donc pour cela que je partais, cette force qui me donnait  toutes les audaces, gagner ma mort. Je revois Manosque-les-Couteaux où je ne mourrai pas, enfin, traquée dans une chambre obscure. Je ne pleure plus. Je redescends dans le carré. Ma main est devenue inerte. Une fois de plus je me sens fautive en voyant les hommes s&rsquo;affairer sur le pont. Je me recroqueville dans la coursive. Il y  fait sombre et chaud. Je serre ma main contre mon ventre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi qui vais pleurer si ça continue – s&rsquo;il me regarde encore avec ces yeux de chien blessé –, c&rsquo;est moi qui pleure. Je le repousse. Je sens ses côtes sous mes mains. Une dernière fois je vois son visage écorché, grand enfant éperdu, avant qu&rsquo;il ressorte. Ce soir ce sera bien ma faute s&rsquo;il boit des gins tonics jusqu&rsquo;à rouler par terre. Je m&rsquo;enfonce dans l&rsquo;antre de ma couchette. Je m&rsquo;enfouis tout entière dans mon duvet. J&rsquo;ai déchargé dix tonnes de poisson, je me suis battue au pic avec la glace de la cale, je me suis rebellée et j&rsquo;ai fait le tour des bars, rencontré un trappeur triste. Mon skipper veut m&rsquo;emmener pêcher à Hawaï et Jude au motel. Manosque-les-Couteaux m&rsquo;attend toujours. C&rsquo;est beaucoup pour une même journée. Les hommes sont repartis au bar. J&rsquo;entends l&rsquo;eau glisser sur le flanc du bateau.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, De Catherine Poulain, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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