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	<title>Quatrième de couv &#187; intellectuels</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Madeline au milieu des loups&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2018 09:26:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Une histoire étrange. Vraiment. Et un premier roman extrêmement réussi, parce que dérangeant, et comme je le disais, étrange. Une histoire de loups, donc. Reste à savoir qui ils sont vraiment&#8230; L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Madeline, une jeune fille de 15 ans qui vit dans le Minnesota. Elle vit dans une cabane très [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK.jpg" rel="lightbox[4117]"><img class="alignleft wp-image-4121 size-medium colorbox-4117" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK-204x300.jpg" alt="LOUPS OK" width="204" height="300" /></a>Une histoire étrange. Vraiment. Et un premier roman extrêmement réussi, parce que dérangeant, et comme je le disais, étrange. Une histoire de loups, donc. Reste à savoir qui ils sont vraiment&#8230; L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Madeline</strong>, une jeune fille de 15 ans qui vit dans le Minnesota. Elle vit dans une cabane très mal équipée au fond des bois. Ses parents ont, autrefois, vécu dans une communauté. Avant de tout recommencer autrement. Mais toujours à l&rsquo;écart des autres.</p>
<p><strong>Madeline</strong> a grandi comme ça. Débrouillarde, sauvage et différente. Chaque jour, l&rsquo;adolescente pauvre férue de la vie des loups, avale des kilomètres à pied pour aller en cours. Et s&rsquo;enfuit dans les bois et sur les lacs dès que possible. A l&rsquo;écart. Sa vie change avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;une famille dans la maison de l&rsquo;autre côté du lac. Un couple d&rsquo;intellectuels (<strong> Leo</strong>, un enseignant-chercheur et <strong>Patra</strong>, son ancienne élève ) et son fils, le petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p><strong>Madeline</strong>, qu&rsquo;ils ne connaissent que sous le prénom de <strong>Linda,</strong> va peu à peu entrer dans ses trois vies. <strong>Linda</strong> va garder le petit Paul et pénétrer dans l&rsquo;intimité de cette famille atypique où un drame se joue. Derrière l&rsquo;image d&rsquo;une famille moderne, le carcan de la religion(Leo est un scientiste chrétien de la troisième génération) et, in fine, la mort pourtant évitable du petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p>Au fil des pages <strong>Madeline</strong>, désormais adulte, se souvient. Raconte les heures passées auprès d&rsquo;eux, le procès qui suivra la mort de l&rsquo;enfant, aussi. Des flashs-backs qui permettent de reconstituer cette vie à l&rsquo;écart, au milieu des années 80.</p>
<p>Un roman très bien écrit, sensible et dérangeant par la personnalité de <strong>Madeline</strong>, trop souvent livrée à elle-même, par celle de <strong>Leo</strong>, intransigeant dans sa foi, et celle de <strong>Patra</strong>, empêtrée dans ses contradictions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Je jetai un oeil sur la mère et vit qu&rsquo;elle avait le menton boutonneux, les sourcils épilés. Il y avait du vomi sur sa veste Teddy et une paille Pixy Stix dépassait du coin de sa bouche, comme une caricature de paysan mâchonnant un brin d&rsquo;herbe. Elle aurait pu être n&rsquo;importe laquelle des Karens de ma classe d&rsquo;ici quelques années, et quand je m&rsquo;en rendis compte j&rsquo;eus envie de rire, mais pas parce que c&rsquo;était drôle. Les filles qui restaient à Loose River après le lycée tombaient enceintes et se mariaient à dix-huit ans avant de s&rsquo;installer dans le sous-sol de leurs parents ou dans un camping-car au fond du jardin. Voilà ce qui arrivait quand on était suffisamment jolie pour devenir pom-pom girl, mais pas suffisamment intelligente pour aller à l&rsquo;université. Et si on n&rsquo;était pas suffisamment jolie, on trouvait un emploi dans un casino ou une maison de retraite à Whitewood.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Plus tard, en vue de l&rsquo;audience, ils me demanderaient sans cesse pourquoi je n&rsquo;avais pas posé plus de questions dès le début. Qu&rsquo;avez-vous pensé du Dr Leonard Gardner lors de votre première rencontre ? Comment décririez-vous le couple en tant que parents ? Quel genre de soins prodiguaient-ils ? Il me serait difficile d&rsquo;expliquer que je n&rsquo;avais pas posé de questions parce qu&rsquo;ils étaient tous deux exceptionnellement, presque insupportablement gentils. Quand &laquo;&nbsp;Paul se met à parler des grands voiliers avec entrain, Patra lui apporta un verre de jus ambré et s&rsquo;agenouilla devant lui. Il descendit le jus en un temps record, tendit le verre à sa mère. Mais elle ne se releva pas tout de suite &#8211; elle posa la tête sur ses genoux recouverts de l&rsquo;édredon. Leo lui caressa les cheveux et Paul fit de même, avec sa main gantée. J&rsquo;avais honte d&rsquo;être témoin de cette scène, pourtant je n&rsquo;arrivais pas à détourner le regard. Je ne pouvais rien faire d&rsquo;autre que rester là en silence, suivant le tracé rugueux des griffures laissées par le chat sur mes bras.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Accusés d&rsquo;homicide, les Gardner furent acquittés par dérogation religieuse trois semaines plus tard. Je cessai de m&rsquo;informer sur leur compte après la conclusion du procès de Whitewood. Ma déposition faite, je rentrai avec ma mère dans le pick-up emprunté, mangeai trois sandwichs au beurre de cacahuètes à la suite et partis pêcher des brochets. Pêchai, pris ma première cuite, oubliai. La cabane de l&rsquo;autre rive resta inoccupée pendant plusieurs mois ; je n&rsquo;y suis jamais retournée, je ne me suis pas arrêtée pour regarder les nouveaux propriétaires installer leur barbecue et leur filet de badminton l&rsquo;été suivant.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Une histoire des loups&nbsp;&raquo;, Emily Fridlund, Gallmeister, 22,40 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Chasse à l&#8217;homme chez les penseurs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/24/le-pouvoir-et-la-force-des-mots/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/24/le-pouvoir-et-la-force-des-mots/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2015 13:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["La septième fonction du langage"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Parmi les romans qui ont déjà fait parler d&#8217;eux bien avant leur sortie, voici le nouvel opus de Laurent Binet, &#171;&#160;La septième fonction du langage&#160;&#187;, ou comment partir d&#8217;un simple faits divers pour imaginer un drôle de thriller assez foutraque impliquant des personnages ayant existé et/ou toujours vivants&#8230; L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LANGAGE-OK.jpg" rel="lightbox[3237]"><img class="alignleft size-full wp-image-3238 colorbox-3237" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LANGAGE-OK.jpg" alt="LANGAGE OK" width="235" height="344" /></a></p>
<p style="text-align: left">Parmi les romans qui ont déjà fait parler d&rsquo;eux bien avant leur sortie, voici le nouvel opus de <strong>Laurent Binet,</strong> <strong>&laquo;&nbsp;La septième fonction du langage&nbsp;&raquo;</strong>, ou comment partir d&rsquo;un simple faits divers pour imaginer un drôle de thriller assez foutraque impliquant des personnages ayant existé et/ou toujours vivants&#8230;</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong><a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Roland_Barthes/107706">Roland Barthes</a></strong> et du mystère qui entoure sa mort. <strong>Laurent Binet</strong> part en effet du postulat que <strong>Roland Barthes</strong> n&rsquo;est pas mort après avoir été renversé par une camionnette devant le Collège de France.</p>
<p style="text-align: left">Non, le 25 février 1980, le célèbre sémiologue et écrivain, a bien été percuté&#8230; mais volontairement. Un assassinat donc. Et pour cause.</p>
<p><span id="more-3237"></span></p>
<p>Ce jour-là, <strong>Roland Barthes</strong> transportait, en effet, un manuscrit inédit de <strong>Jackobson</strong> un document sur la septième fonction du langage, une fonction qui permet de convaincre n&rsquo;importe qui de n&rsquo;importe quoi.</p>
<p style="text-align: left">Qui pouvait en avoir besoin ? A quel prix la septième fonction du langage pouvait-elle intéresser quelqu&rsquo;un ? <strong>Laurent Binet</strong> s&rsquo;empare de l&rsquo;Histoire, la tord et en fait un roman dense. Et détonant.</p>
<div id="attachment_3248" style="width: 730px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Roland-Barthes.jpg" rel="lightbox[3237]"><img class="size-full wp-image-3248 colorbox-3237" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Roland-Barthes.jpg" alt="Roland Barthes" width="720" height="565" /></a><p class="wp-caption-text">Roland Barthes</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">Autant de questions auxquels le commissaire <strong>Jacques Bayard</strong> et le jeune sémiologue <strong>Simon Herzog</strong> vont tenter de répondre en enquêtant parmi le milieu intellectuel français, à Paris, aux Etats-Unis et en Italie.  Sur leurs chemins, de drôles d&rsquo;histoires, des querelles sémantiques, des meurtres et les règles cruelles du Logos club, une société secrète dans laquelle la joute oratoire peut être très douloureuse.</p>
<p style="text-align: left">Du bureau de François Mitterrand à une gare qui explose, d&rsquo;un campus américain à une chambre d&rsquo;hôpital, voilà un surprenant road-movie auquel nous convie <strong>Laurent Binet</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Mais le parcours n&rsquo;est pas si simple : les références littéraires, les figures rencontrées au fil des pages (<strong>Sollers</strong>, <strong>Derrida</strong>, <strong>Foucault</strong>, <strong>Giscard d&rsquo;Estaing</strong>, <strong>Umberto Eco</strong>, <strong>Deleuze</strong>, <strong>BHL</strong>&#8230;)  oblige à une véritable gymnastique intellectuelle. Et offre une galerie de portraits assez fine. L&rsquo;auteur a d&rsquo;ailleurs beaucoup travaillé les (véritables) citations de ces derniers pour les mettre dans la bouche de ses personnages.</p>
<p style="text-align: left">En 2010, <strong>Laurent Binet</strong> a publié <strong>&laquo;&nbsp;<i>HHhH&nbsp;&raquo;</i></strong>, qui a obtenu le <strong>Prix Goncourt du Premier roman</strong> et a été traduit dans près de quarante pays. <strong>&laquo;&nbsp;La Septième fonction du langage&nbsp;&raquo;</strong> est son deuxième roman, fruit de cinq ans de travail.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Ici, Laurent Binet raconte la génèse de son nouveau roman</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/-GQnZxlUCVo?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 161 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Difficile d&rsquo;imaginer ce que pense Kristeva de Sollers en 1980. Que son dandysme histrionique, son libertinage so French, sa vantardise pathologique, son style de pamphlétaire ado et sa culture épate-bourgeois aient pu séduire la petite Bulgare fraîchement débarquée d&rsquo;Europe orientale, dans les années 60, admettons. Quinze ans plus tard, on pourrait supposer qu&rsquo;elle est moins sous le charme, mais qui sait ? Ce qui semble évident, c&rsquo;est que leur association est solide, qu&rsquo;elle a parfaitement fonctionné dès le début et qu&rsquo;elle fonctionne encore : une équipe soudée où les rôles sont bien répartis. A lui l&rsquo;esbroufe, les mondanités et le n&rsquo;importe quoi clownesque. A elle le charme slave vénéneux, glacial, structuraliste, les arcanes du monde universitaire, la gestion des mandarins, les aspects techniques, institutionnels et, comme il se doit, bureaucratiques de leur ascension. (Lui ne sait pas “remplir un CCP”, dit la légende.) A eux deux, déjà, une machine de guerre politique en marche vers ce qui sera, au siècle suivant, l&rsquo;apothéose d&rsquo;une carrière exemplaire : lorsque Kristeva acceptera de recevoir la Légion d&rsquo;honneur des mains de Nicolas Sarkozy, Sollers, présent à la cérémonie, n&rsquo;oubliera pas de se moquer du Président qui prononce “Barthès” au lieu de “Barthes”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 305 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il entend Bayard s&rsquo;interroger à haute voix, ou peut-être est-ce à lui qu&rsquo;il adresse la parole : “Admettons que la septième fonction du langage soit bien cette fonction performative. Elle permet à celui qui la maîtrise de convaincre n&rsquo;importe qui en n&rsquo;importe quelle circonstance, d&rsquo;accord. Apparemment, le document tient sur une feuille, mettons recto verso, écrit petit. Comment le mode d&rsquo;emploi d&rsquo;un truc aussi puissant pourrait-il tenir en si peu de place ? N&rsquo;importe quel manuel technique, pour un lave-vaisselle ou une télé ou pour ma 504 fait plusieurs pages”. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Simon grince des dents. Oui, c&rsquo;est difficile à concevoir. Non, il n&rsquo; a pas d&rsquo;explication. S&rsquo;il avait ne serait-ce que la plus minime intuition de ce qui est contenu dans ce document, il se serait déjà fait élire président et il aurait couché avec toutes les femmes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 346-347 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dehors, sur la pelouse du campus, il retrouve les jeunes amis de Kristeva qui n&rsquo;ont pas bougé depuis trois jours, semble-t-il, à en juger par les cadavres de bouteilles et de paquets de chips qui jonchent l&rsquo;herbe autour d&rsquo;eux. A leur invitation, il s&rsquo;assoit avec eux, se fait offrir une bière et accepte avec reconnaissance le joint qu&rsquo;on lui tend. Simon sait qu&rsquo;il est hors de danger (si jamais danger il y a eu – est-il bien certain d&rsquo;avoir vu le coupe-papier ?) mais il ne sent pas le niveau d&rsquo;angoisse baisser dans sa poitrine. Il y a autre chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l&rsquo;Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l&rsquo;issue de laquelle il a été victime d&rsquo;une tentative d&rsquo;assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l&rsquo;Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d&rsquo;événements extraordinaires qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pensé en vivre durant toute son existence. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d&rsquo;Umberto Eco. Il tire sur le joint.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>Plusieurs niveaux de lecture, donc, pour ce roman étonnant et foutraque. De quoi en apprendre de belles sur les moeurs des années 80 et sur le pouvoir des mots.</p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La septième fonction du langage&nbsp;&raquo;, Laurent Binet, Grasset, 22€</strong></em></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;intrigue conjugale sous Reagan par Jeffrey Eugenides</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 06:39:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Le roman du mariage&#160;&#187; est assurément l&#8217;un des livres de cette rentrée littéraire 2013. Et ce, à plus d&#8217;un titre. Tout d&#8217;abord parce que son auteur Jeffrey Eugenides se fait rare. Très rare. Son premier roman, il le publie en 1993. Il s&#8217;agit de &#171;&#160;Virgin suicides&#160;&#187;, tiré d&#8217;un fait-divers dramatique. Dans une banlieue chic américaine, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong> est assurément l&rsquo;un des livres de cette rentrée littéraire 2013. Et ce, à plus d&rsquo;un titre. Tout d&rsquo;abord parce que son auteur <strong>Jeffrey Eugenides</strong> se fait rare. Très rare. Son premier roman, il le publie en 1993. Il s&rsquo;agit de <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;</strong>, tiré d&rsquo;un fait-divers dramatique. Dans une banlieue chic américaine, cinq soeurs mettent fin à leur jour. Le livre est remarqué. Et le sera plus encore après le film réalisé par <strong>Sofia Coppola. </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/mariage/" rel="attachment wp-att-1462"><img class="alignleft  wp-image-1462 colorbox-1454" style="margin: 10px" alt="MARIAGE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIAGE.jpg" width="180" height="180" /></a></p>
<div id="attachment_1461" style="width: 166px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/eugenides/" rel="attachment wp-att-1461"><img class=" wp-image-1461  colorbox-1454" style="margin: 10px" alt="(photo RFI)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eugenides.jpg" width="156" height="116" /></a><p class="wp-caption-text">(photo RFI)</p></div>
<p>En 2002, l&rsquo;auteur américain d&rsquo;origine grecque, professeur d&rsquo;université, revient sur les tables des librairies avec <strong>&laquo;&nbsp;Middlesex&nbsp;&raquo;.</strong> Le livre, qui raconte l&rsquo;itinéraire d&rsquo;un hermaphrodite dans le San Francisco des années 80 notamment, lui vaut le prix <a title="A quoi ressemble ce prix ? " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Pulitzer"><strong>Pulitzer</strong>.</a></p>
<p>En 2011, cet auteur peu prolixe publie<strong> &laquo;&nbsp;The marriage plot&nbsp;&raquo;</strong> que les éditions de l&rsquo;Olivier ont traduit et édité en ce début d&rsquo;année 2013.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1454"></span></p>
<p>Voilà pour l&rsquo;auteur, dont chaque roman publié constitue un événement.<strong> &laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong> est aussi intéressant par le sujet qu&rsquo;il traite : celui du mariage.</p>
<p>Alors que l&rsquo;actualité nous montre le combat idéologique et politique entre les anti et les pro mariage pour tous, <strong>Jeffrey Eugenides</strong> lui, plonge le mariage tel que les romans du XIXe siècle le considérait&#8230; tout en essayant de le faire revivre au coeur des années 80, sous la présidence de Reagan.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un triangle amoureux. D&rsquo;un dilemme.  Il y a <strong>Madeleine</strong>, <strong>Leonard</strong> et <strong>Mitchell</strong>. La première, 22 ans, est étudiante en littérature à l&rsquo;université de Brown, dans Rhode Island.</p>
<p>Issue d&rsquo;une famille aisée, elle se réfugie dans l&rsquo;univers des romans matrimoniaux du XIXe siècle, ceux de Jane Austen, Henry James ou encore George Eliot. Tout en affichant pourtant une certaine autonomie.</p>
<p>Elle rencontre <strong>Mitchell</strong>. D&rsquo;origine grecque, ce dernier s&rsquo;est tourné vers des études de théologie. Il aime Madeleine. La jeune femme a aussi des sentiments pour lui. Et puis il y a <strong>Leonard</strong>.</p>
<p>Doctorant en biologie, fils d&rsquo;une mère et d&rsquo;un père alcoolique, <strong>Leonard</strong> est fragile, atteint d&rsquo;une psychose maniaco-dépressive soignée alors, nous sommes dans les années 80, uniquement à coup d&rsquo;absorption de lithium. <strong>Madeleine</strong> en est éperdument amoureuse. Elle l&rsquo;épousera d&rsquo;ailleurs. Mais à quel prix&#8230; Loin des romans de l&rsquo;Angleterre victorienne, l&rsquo;amour n&rsquo;a plus le même sens après les chocs pétroliers.</p>
<p>Pendant un an et au fil de 550 pages,<strong> Jeffrey Eugenides</strong> nous fait suivre les trois personnages dans leur quête. Elle est spirituelle pour l&rsquo;un et le mènera jusqu&rsquo; en Inde, amoureuse pour l&rsquo;autre à côtoyer la maladie et ses dommages collatéraux de très près. <strong>Leonard</strong>, lui, cherche à rester en vie. A ne pas devenir fou.</p>
<p>Cette fois encore, l&rsquo;auteur dépeint avec justesse le passage vers l&rsquo;âge adulte de ses personnages. Leur idéalisme confronté à la réalité. Eugenides est également l&rsquo;observateur fidèle et attentif de la vie intellectuelle d&rsquo;alors au coeur de l&rsquo;université. <strong>Barthes et Derrida au secours des déboires amoureux ? Madeleine sert contre elle &laquo;&nbsp;Fragments d&rsquo;un discours amoureux&nbsp;&raquo; quand elle croit avoir perdu Leonard&#8230;</strong></p>
<p>Dans cette vidéo publiée sur le site des Inrocks.com, <strong>Jeffrey Eugenides</strong> explique sa vision du mariage. Retrouvez aussi des images de l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur à travers notamment des extraits du film <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;</strong>, réalisé par <strong>Sofia Coppola</strong>.</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Selon Saunders, le roman avait connu son apogée avec le roman matrimonial et ne s&rsquo;était jamais remis de sa disparition. A l&rsquo;époque où la réussite sociale reposait sur le mariage, et où le mariage reposait sur l&rsquo;argent, les romanciers tenaient un vrai sujet d&rsquo;écriture. Les grandes épopées étaient consacrées à la guerre, le roman au mariage. L&rsquo;égalité des sexes, une bonne chose pour les femmes, s&rsquo;était révélée désastreuse pour le roman. Et le divorce lui avait donné le coup de grâce.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 117 :</strong><em> &laquo;&nbsp;</em>Fragments d&rsquo;un discours amoureux<em> était le remède parfait contre les peines d&rsquo;amour. C&rsquo;était un manuel de réparation pour le coeur, avec le cerveau pour seul outil. Si on utilisait sa tête, si on prenait conscience de la dimension culturelle dans la construction de l&rsquo;amour et du fait que ses symptômes étaient purement intellectuels, si on comprenait que l&rsquo;état amoureux n&rsquo;était qu&rsquo;une idée, alors on pouvait se libérer de sa tyrannie. Madeleine savait tout cela. Le problème, c&rsquo;était que ça ne marchait pas. Elle pouvait lire Barthes déconstruisant l&rsquo;amour à longueur de journée sans sentir la moindre atténuation de celui qu&rsquo;elle portait à Leonard.</em> &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 259</strong> : &laquo;&nbsp;<em>On était censé regretter de ne pas avoir vécu les années 60, mais ce n&rsquo;était pas le cas de Madeleine. Elle avait l&rsquo;impression qu&rsquo;on lui avait épargné beaucoup d&rsquo;absurdités et que les jeunes gens de sa génération, tout en héritant d&rsquo;une bonne partie de ce qu&rsquo;elle avait de positif, gardaient une distance saine par rapport à cette décennie, ce qui les dispensait du choc brutal qu&rsquo;on éprouvait en étant maoïste un jour et mère au foyer à Beverly, Massachusetts, le lendemain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">La fin de l&rsquo;innocence. Jeffrey Eugenides a l&rsquo;art et la manière de plonger ses lecteurs dans le processus. J&rsquo;avais beaucoup aimé ses deux précédents livres. Impossible dès lors de ne pas aimer celui-ci. On y retrouve les thèmes chers à l&rsquo;auteur. On y retrouve aussi un peu de lui. Ses personnages sont fouillés, travaillés dans les moindres détails. Et la description de la maladie de Leonard, décrite de manière clinique, enrichit encore les pages de ce roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et d&rsquo;hier. A lire absolument !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;, de Jeffrey Eugenides aux éditions de l&rsquo;Olivier ( traduit de l&rsquo;anglais par Olivier Deparis), 552 pages, 24€.</strong> </em></p>
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