<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; Ingrid Thobois</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/ingrid-thobois/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Miss Sarajevo"]]></category>
		<category><![CDATA[Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[décomposition]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Inela]]></category>
		<category><![CDATA[Ingrid Thobois]]></category>
		<category><![CDATA[Joaquim]]></category>
		<category><![CDATA[Kosma]]></category>
		<category><![CDATA[Ludmilla]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<category><![CDATA[photojournaliste]]></category>
		<category><![CDATA[questionnements]]></category>
		<category><![CDATA[résolution]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Rouen]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajevo]]></category>
		<category><![CDATA[silences]]></category>
		<category><![CDATA[Sirvins]]></category>
		<category><![CDATA[succession]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[train]]></category>
		<category><![CDATA[tristesse]]></category>
		<category><![CDATA[Vesna]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane]]></category>
		<category><![CDATA[Zladko]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4374</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/" data-text="Prendre le large pour ne pas sombrer - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jeannot, enfermé malgré lui</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 07:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Le plancher de Jeannot"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Béarn]]></category>
		<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Ingrid Thobois]]></category>
		<category><![CDATA[isolement]]></category>
		<category><![CDATA[Jeannot]]></category>
		<category><![CDATA[La Gousse]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[paranoïa]]></category>
		<category><![CDATA[pathologie]]></category>
		<category><![CDATA[Paule]]></category>
		<category><![CDATA[repli]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[schizophrénie]]></category>
		<category><![CDATA[Simone]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3407</guid>
		<description><![CDATA[  Une histoire vraie. Une histoire tragique. Et des questions qui restent en suspend. Jeannot n&#8217;aurait-il pas pu être soigné ? Epargné ? Sauvé ? Déjà auteure de trois romans, Ingrid Thobois est aussi une grande voyageuse : enseignante de français en Afghanistan, elle a également effectué des reportages en Iran, en Haïti et participé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER.jpg" rel="lightbox[3407]"><img class="alignleft size-full wp-image-3408 colorbox-3407" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER.jpg" alt="PLANCHER" width="250" height="322" /></a>  Une histoire vraie. Une histoire tragique. Et des questions qui restent en suspend. <strong>Jeannot</strong> n&rsquo;aurait-il pas pu être soigné ? Epargné ? Sauvé ?</p>
<p>Déjà auteure de trois romans, <strong>Ingrid Thobois</strong> est aussi une grande voyageuse : enseignante de français en Afghanistan, elle a également effectué des reportages en Iran, en Haïti et participé à des missions de développement et d&rsquo;observation électorale en Indonésie, RDC, Moldavie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan. Pour <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong>, elle est partie d&rsquo;un fait-divers réel. D&rsquo;une histoire qui a défrayé la chronique au début des années 70, dans le Béarn.</p>
<p>Dans une ferme, une famille. <strong>Alexandre</strong>, le père bourru, violent et incestueux ; <strong>Joséphine</strong>, surnommée<strong> La Gousse</strong>, une femme effacée et trois enfants : <strong>Paule</strong>, <strong>Simone</strong> et <strong>Jean</strong>. Un quatrième enfant est mort-né.</p>
<p>Entre les travaux à la ferme, les mots qui ne sont pas dits et les mains lestes, la vie s&rsquo;est organisée. <strong>Jean,</strong> dit <strong>Jeannot</strong>, pourrait faire des études. Le curé et l&rsquo;instituteur l&rsquo;y poussent. C&rsquo;est sans compter le père. Alors, à vingt ans, devançant l&rsquo;appel, <strong>Jean</strong> s&rsquo;en va en Algérie. Nous sommes en 1959. Il en reviendra plusieurs mois plus tard, démobilisé à l&rsquo;annonce du suicide de son père.</p>
<p><span id="more-3407"></span></p>
<p><strong>Jean</strong> rentre au village, à la ferme. Sa soeur ainée,<strong> Simone,</strong> est partie. Mariée très vite pour échapper au père. Il retrouve sa mère et sa soeur, <strong>Paule</strong>, la narratrice de ce court roman poignant.</p>
<p>Mais Jean ne va pas bien. Il s&rsquo;isole, devient paranoïaque, violent, atone. De l&rsquo;Algérie, il ne racontera rien. Jamais.</p>
<p><strong>La Gousse, </strong>elle, meurt dans son fauteuil. Oubliée. Pas question cependant que le corps s&rsquo;en aille. <strong>Jean</strong> sort son fusil. Sa mère sera, sur dérogation, enterrée dans la maison même. Mais <strong>Jean</strong> s&rsquo;enfonce dans son silence. Cesse de s&rsquo;alimenter aussi. Il mourra d&rsquo;inanition quelques temps plus tard, à l&rsquo;âge de 33 ans. Dans sa chambre, à la gouge et au couteau, il a gravé le parquet d&rsquo;un long et incompréhensible message (lire ci-dessous). <strong>Jean</strong> était, semble-t-il, schizophrène.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Ingrid Thobois</strong> signe un roman terrible, fort et désespéré.</p>
<p style="text-align: center"> <strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jeannot, tu étais si petit, et rien qu&rsquo;à cause de ça, les gens ils t&rsquo;adoraient. Gringalet, mignon, poli, bon élève, puis doux à en crever. Dégoulinant de bonté. Sage et intelligent, &laquo;&nbsp;subtil&nbsp;&raquo;, – c&rsquo;est l&rsquo;instituteur –, &laquo;&nbsp;serviable&nbsp;&raquo; – ça c&rsquo;était le curé. Les vieux touchaient ta tête comme un bénitier. Tu avais ce quelque chose qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas, la môme Simone et moi. Qui faisait que les gens te regardaient comme un ex-voto. Comme si tu avais compté pour deux. Drôle de gamin tout mystérieux. Tu flanquais la trouille à tout le monde, et même à Alexandre. Ta tête valsait et puis revenait en place au bout du cou si tu fixais trop longtemps avec tes yeux tout noirs tachetés de jaune. Tu avais le mort-né au fond des yeux. On aurait dit une carte du ciel mais ça faisait peur bien avant d&rsquo;être beau. Tu as grandi avec nous mais tout seul avec ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;A Tinfouchy dans le noir des chambrées, y en avait parfois pour oser raconter. Leurs mots bourdonnaient. Le pire se racontait comme une mauvaise histoire, un empilement de choses impossibles. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un cauchemar ça ne tient pas debout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ça, si.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>[&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans le dortoir tu cherchais le sommeil, Jeannot. Le poing enfoncé dans la bouche pour ne pas crier. A Tinfouchy t&rsquo;étais rien qu&rsquo;un pion en forme de soldat, la trouille au ventre parmi d&rsquo;autres comme toi le fusil braqué sur le sable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Le calme est revenu. Maintenant, même les gosses évitent la maison, préfèrent prendre un chemin trois fois plus long.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le vent a déplacé les tuiles. La pluie perce le toit. Ça forme des rigoles jusque dans la cuisine, des rivières entre les tomettes. La glousse, une vie entière à pas se plaindre. Tu sais pourtant comme elle déteste l&rsquo;humide. Mais tu grelottes aussi, Jeannot. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qu&rsquo;est-ce que tu as vu, là-bas, à Tinfouchy, pour avoir encore aussi froid ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff6600">Le plancher de Jeannot aujourd&rsquo;hui</span></strong></p>
<p style="text-align: left">Depuis l&rsquo;été 2007, le plancher est installé rue Cabanis, à Paris, à l&rsquo;une des entrées de l&rsquo;hôpital psychiatrique Sainte-Anne. Le plancher, sur une surface de 16 mètres carrés environ avait été trouvé à la vente de la ferme (la soeur qui vivait encore à la ferme a été retrouvée morte dans l&rsquo;étable en 1993 ) par une antiquaire, fille d&rsquo;un psychiatre. Après son rachat par le psychiatre et avant de rejoindre Paris, le plancher avait été présenté dans diverses expositions d&rsquo;Art Brut.</p>
</blockquote>
<p>Le texte gravé dans le bois du plancher :</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER-II.jpg" rel="lightbox[3407]"><img class="alignleft size-full wp-image-3410 colorbox-3407" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER-II.jpg" alt="PLANCHER II" width="800" height="538" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l’image de l’œil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l’Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l’Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu’ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l’œil nous faire accuser de ce qu’il nous font à notre insu c’est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine œil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n’avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c’est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n’avons pas commis la preuve les papes s’appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l’Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l’œil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, Buchet Chastel, 9€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/" data-text="Jeannot, enfermé malgré lui - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
