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	<title>Quatrième de couv &#187; implication</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A la vie, à la mort malgré le chaos</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 12:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&#8217;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&#8217;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&#8217;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" rel="lightbox[6520]"><img class="alignleft size-full wp-image-6522 colorbox-6520" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" alt="Tu la retrouveras" width="546" height="799" /></a></p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&rsquo;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&rsquo;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&rsquo;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide des Tutsis.</p>
<p>Bref, chaque nouveau roman de cet ancien reporter de guerre est pour moi un réel plaisir de découverte. Et, évidemment, de lecture. C&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Tu la retrouveras</em></strong>, sorti à la fin de cet été.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous entraîne à Budapest en 1944. Nous sommes dans un zoo, en partie détruit. Et pour cause. La ville est assiégée par les soldats nazis. A l&rsquo;extérieur, des régiments de l&rsquo;Armée rouge attendent de faire tomber la ville.</p>
<p>Cet hiver 1944-1945 est terriblement froid. Il est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des plus vigoureux du 20e siècle.</p>
<h4 style="text-align: center">à la vie, à la mort</h4>
<p>Là, dans le zoo où les animaux encore présents vivent en liberté, deux fillettes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. C&rsquo;est là qu&rsquo;elles se sont refugiées. Qu&rsquo;elles apprennent à se connaître et qu&rsquo;elles vont devenir les meilleures amies du monde. Il y a <strong>Sheindel</strong>, enfant juive dont les parents ont été tués. Il y a <strong>Izeta</strong>, enfant tzigane qui s&rsquo;est retrouvée seule après la mort de ses parents, arrêtés.</p>
<p>Là, dans cette enclave un peu protégée, elles organisent leur quotidien, entourées de hyènes, d&rsquo;une mère orang-outan et de dromadaires.</p>
<p>Pour les aider, <strong>Dumitru</strong>. Le lieutenant vétérinaire moldave passe régulièrement. Et les aide quand il le peut.</p>
<p>Mais le destin s&rsquo;acharne et <strong>Sheindel</strong> et <strong>Izeta</strong> vont être séparées. S&rsquo;ouvre alors la deuxième partie du livre, 40 ans plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6520"></span></p>
<p><strong>Sheindel</strong> est devenue zoologue. Elle a retrouvé <strong>Dumitru</strong>, avec qui elle échange des lettres. Mais qu&rsquo;est devenue <strong>Izeta</strong> ? Un journaliste, Frédéric, se mêle de la quête. Jusqu&rsquo;à Sarajevo.</p>
<p>Tout au long du roman, le Danube sert de fil. De la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale jusqu&rsquo;à celle qui a déchiré les Balkans. Un territoire que <strong>Jean Hatzfeld</strong> connait particulièrement. L&rsquo;auteur a choisi d&rsquo;écrire sur un siège car il sait que dans cette situation <em>&laquo;&nbsp;les gens se comportent différemment&nbsp;&raquo;</em>. Il a installé son histoire dans un zoo car il <em>&laquo;&nbsp;aime les animaux&nbsp;&raquo;</em> et a choisi de les faire cohabiter avec les deux fillettes. Un roman qui parle du mal, mais aussi d&rsquo;espoir. Malgré tout. Un roman sombre et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  &#8211; Attrapés ensemble, égorgés ensemble. D&rsquo;abord elle. C&rsquo;est pire aussi de voire l&rsquo;autre mourir au couteau. Ma mère était maigre er forte, très courageuse. Jamais peur. Elle nous disait : Nous, les Tziganes, on ne veut de nous nulle part, nous pouvons aller partout. Sauf dans les lieux maudits. Dans le camion, elle n&rsquo;a montré aucune tristesse, à cause de nous, je sais. Elle a parlé de choses sans importance, personne ne l&rsquo;écoutait, sauf nous. Avant, les gens venaient la chercher pour accorder leur piano dans les villes où on allait. Elle gagnait plus d&rsquo;argent que tout le monde. Les routes étaient si longues, elle chantait, elle dansait. Je n&rsquo;arrive pas à croire que je ne l&rsquo;entendrai plus jamais. Même pour une petite chanson&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aimer si fort des êtres aussi détestés, pour des gamines, c&rsquo;est extraordinaire. Même si elles ne s&rsquo;en rendent pas compte, elles le sentent&#8230; Cet amour, je le dois à Izeta. Izeta divise le monde entre ceux qu&rsquo;on aime et ceux qui ne vous aiment pas, et à la première seconde elle a accueilli les hyènes en amie, comme des êtres pris dans la même débâcle que nus, avec qui nous allions faire. Sa famille les aimait. </em>Eh&rsquo;ad. Nem mikh tsurik di lib gehat ones !<em> &#8211; ramène-moi ceux que j&rsquo;ai aimés ! C&rsquo;est du yiddish. Je n&rsquo;ai jamais tant prié&#8230; L&rsquo;autre jour, je remarque deux raies de poils noirs sur l&rsquo;une des hyènes, elles forment un Y sur son poitrail. Je l&rsquo;interpelle : Toi, tu es la petite-fille d&rsquo;Andronica qui avait le même Y.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Etait-ce un temps long ? Long n&rsquo;est pas le mot s&rsquo;agissant de l&rsquo;impression des Bosniens qui luttaient pour ne pas tout perdre et des journalistes pris dans un tourbillon d&rsquo;histoires de guerre, qui les uns comme les autres ne se relâchent jamais assez pour prendre du recul et penser aux jours qui passaient. De la même façon que Dumitru dit de ses champs de bataille du Dniepr et de la plaine hongroise, de ce temps enfui : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est après que le temps s&rsquo;allonge brutalement, la désolation s&rsquo;impose, si soudaine que cela déboussole. Après, quand ça devrait finir mais que tout commence en réalité parce qu&rsquo;on prend conscience seulement alors de tous ceux et de tout ce qu&rsquo;on a perdus.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Tu la retrouveras, Jean Hatzfeld, Gallimard, 19,50 euros</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Maya Angelou ou le feu combatif qui embrase&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/02/16/maya-angelou-ou-le-feu-combatif-qui-embrase/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 07:28:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&#8217;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &#171;&#160;Rassemblez-vous en mon nom&#160;&#187;, écrit par Maya Angelou.  A considérer comme le deuxième tome d&#8217;une autobiographie qui en compte sept. Maya Angelou, née Marguerite Johnson en 1928 aux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" rel="lightbox[5550]"><img class="alignleft size-full wp-image-5552 colorbox-5550" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" alt="9782882506443-d3d13" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&rsquo;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &laquo;&nbsp;<strong>Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Maya Angelou</strong>.  A considérer comme le deuxième tome d&rsquo;une autobiographie qui en compte sept.</p>
<p><strong>Maya Angelou</strong>, née <strong>Marguerite Johnson</strong> en 1928 aux Etats-Unis, fut poète, écrivaine, actrice, enseignante et réalisatrice.</p>
<p>Elle a vécu en Egypte, au Ghana. Reviendra aux Etats-Unis en 1965 pour travailler avec <strong>Malcom X</strong>, rencontré en Afrique. Il est assassiné. Elle devient alors la coordinatrice new-yorkaise de l&rsquo;organisation de <strong>Martin Luther King</strong>.</p>
<p>En 2013, en tant que militante des droits civiques américains, elle a reçu le National Book Award pour <em>« service exceptionnel rendu à la communauté littéraire américaine »</em>. Elle a côtoyé <strong>Nelson Mandela</strong>, <strong>Martin Luther King</strong>, <strong>Malcom X</strong> et<strong> James Baldwin</strong> qui l&rsquo;a incité à écrire. Nous sommes en 1968.</p>
<p>Elle est décédée le 28 mai 2014 à l’âge de 86 ans des suites d&rsquo;une longue maladie.</p>
<p>Figure emblématique de la vie artistique et politique aux Etats-Unis, <strong>Maya Angelou</strong> est l&rsquo;autrice de 7 autobiographies, de 3 essais et de plusieurs recueils de poésie. Elle a joué au théâtre, au cinéma et a participé à de nombreuses émissions télévisées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5550"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier tome de son autobiographie <strong>&laquo;&nbsp;Je sais pourquoi chante l&rsquo;oiseau en cage&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 1969, lui a valu un succès et une renommée internationale.</p>
<p>Si ce premier opus raconte sa vie jusqu&rsquo;à ses 17 ans, c&rsquo;est à partir de cette date qu&rsquo;on la retrouve dans <strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;</strong>. Elle a 17 ans et un bébé de 2 mois, <strong>Guy</strong>.</p>
<p>Née dans le Missouri,<strong> Marguerite Johnson</strong> est encore bébé quand elle suit ses parents en Californie. Envoyée chez sa grand-mère dans l&rsquo;Arkansas, elle vit ses premières années dans un Etat où sévit encore la ségrégation.</p>
<p>A 7 ans, avec son frère<strong> Bailey</strong>, elle retourne vivre chez sa mère, <strong>Vivian Baxter</strong>, séparée. Elle y sera violée par le nouveau compagnon de celle-ci. Il sera tué quelques jours plus tard par un autre membre de la famille.</p>
<p>Le procès traumatise l&rsquo;adolescente qui en perd la parole. Retour chez sa grand-mère où une femme d&rsquo;affaire afro-américaine lui fait découvrir la littérature, lui apprend à prendre confiance. Son retour en Californie marque son entrée dans une école privée. Elle est la première noire à y étudier.</p>
<p>Avant ses 20 ans, <strong>Maya Angelou</strong> aura été cuisinière, danseuse de claquettes, chanteuse, tenancière de bordel, responsable d&rsquo;un restaurant. Elle tombe amoureuse. Est quittée. Rencontre un homme qui la met dans un bordel&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, elle raconte son quotidien. Ses doutes, ses luttes avec clairvoyance, verbe et une volonté farouche. Inébranlable. Parce qu&rsquo;elle lit. Parce qu&rsquo;elle croit en son destin. Parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas peur. Elle s&rsquo;installe ici, part là-bas. Revient chez sa mère, en repart. Toujours en quête.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 98-99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Une main sur la hanche et la tête penchée, je dissertais, quand Momma s&rsquo;absentait, sur les merveilles de l&rsquo;Ouest et le bonheur d&rsquo;être libre. N&rsquo;importe lequel de mes auditeurs aurait pu me demander pourquoi, si les choses étaient si formidables à San Francisco, j&rsquo;avais refait surface dans un patelin poussiéreux de l&rsquo;Arkansas ? Personne ne posa la question parce qu&rsquo;ils avaient tous besoin de croire qu&rsquo;un pays existait quelque part, même au-delà de l&rsquo;étoile Polaire, où les Nègres étaient traités comme des gens, et où les Blancs n&rsquo;étaient pas les ogres tout-puissants dont ils avaient l&rsquo;expérience.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A présent, j&rsquo;étais prête. Les choses s&rsquo;étaient finalement arrangées en ma faveur. Durant les deux années à venir, j&rsquo;occuperais la position sûre et digne d&rsquo;un bon soldat de l&rsquo;armée des Etats-Unis d&rsquo;Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma réserve naturelle, ajoutée à ma prétention à la sophistication, m&rsquo;empêcha de courir sur-le-champ signer le serment. Je fus capable de me retenir deux jour avant de succomber. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Debout devant le drapeau, une main sur la Bible et l&rsquo;autre plaquée sur ma poitrine, je jurai de défendre mon pays contre ses ennemis, etc. Les graves évocations, les nobles intentions m&rsquo;émurent tant qu&rsquo;à la moindre provocation j&rsquo;aurais fondu en larmes patriotiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 227 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pépé Ford exprima sa désapprobation :</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Ton frère me parait cinglé. Il dit qu&rsquo;il va lâcher son boulot. C&rsquo;est pas le moment de quitter le rail. Il a ses repas gratuits. Des pourboires. Il peut gagner de quoi mettre du beurre dans ses épinards, pas vrai ? Les nègres n&rsquo;ont que deux solutions aujourd&rsquo;hui, m&rsquo;est avis. Ou continuer à coucher avec la vieille Madame Southern Pacific ou bien coucher dans la rue. (Il ricana.) Et il est cinglé mais pas assez pour la rue. Merde. Il me rappelle ces petits juifs. Il est intelligent comme eux. Mais les petits juifs, eux, y trouvent de quoi ouvrir un petit commerce. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;ils débutent. N&rsquo;importe quel business qu&rsquo;il essaie de monter en marge de la loi, faudra qu&rsquo;y soit plus malin que de la merde de moustique. Pour ne pas aller en taule. Vaut mieux qu&rsquo;il reste sur le rail.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;, Maya Angelou, Notabilia, 18€.</strong></em></p>
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