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	<title>Quatrième de couv &#187; homosexualité</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Contempler la déconfiture&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&#8217;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&#8217;un primo-romancier, d&#8217;arpenter son univers et de se laisser embarquer ! C&#8217;est encore le cas avec Prélude à son absence de Robin Josserand. L&#8217;histoire ? Le narrateur, Robin, trente ans, travaille dans une bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit Sven, il est subjugué. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" rel="lightbox[6536]"><img class="alignleft size-full wp-image-6538 colorbox-6536" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" alt="D23664" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&rsquo;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&rsquo;un primo-romancier, d&rsquo;arpenter son univers et de se laisser embarquer !</p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <em><strong>Prélude à son absence</strong></em> de <strong>Robin Josserand</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le narrateur, <strong>Robin</strong>, trente ans, travaille dans une <span class="details">bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit <strong>Sven</strong>, il est subjugué. Ce jeune homme qui fait la manche assis par terre, le visage livide et émacié, lui fait penser à un jeune Glenn Gould fatigué. Ou à un animal sauvage.</span></p>
<p><span class="details">Le lendemain, <strong>Sven</strong> n’est plus là, laissant le narrateur mélancolique. Il réapparaîtra, disparaîtra de nouveau, acceptera l’hospitalité, pour fuir encore… Dans ce jeu de la séduction, c’est <strong>Sven</strong> qui mène la danse tandis que le narrateur s&rsquo;est lancé dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman qui n&rsquo;aboutit pas.</span></p>
<p><span class="details">Lorsqu’ils partent enfin ensemble à Groix, cela semble inespéré. L’île sera-t-elle le lieu du rapprochement des corps ? Ou <strong>Sven</strong> n&rsquo;est-il pas devenu trop encombrant ?<br />
Voici un premier roman cru et romantique, sombre et lumineux. Avec des phrases sans gras. </span></p>
<p><strong>Robin Josserand</strong> a grandi en Bourgogne, au Creusot. Avant de partir vivre à Lyon. Où il  deviendra bibliothécaire. Il a écrit un essai, des articles. Avant de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture.</p>
<p>Il écrit actuellement un livre sur Mireille Mallet, son arrière-grand-mère, déportée à Ravensbrück, tout en menant des entretiens avec le fils de celle-ci, son grand-père.</p>
<p>Le trentenaire s&rsquo;entoure d&rsquo;images inspirantes pour écrire (La résurrection de Lazare du Caravage, les fleurs de Twombly, les portraits d&rsquo;Eugène Leroy et de Stéphane Mandelbaum).</p>
<p><span id="more-6536"></span></p>
<p>Dans une interview accordée au blog Hans et Sandor, <strong>Robin Josserand</strong> explique qu&rsquo;il s&rsquo;est mis à écrire ce premier roman alors qu&rsquo;il débutait une analyse et que sa vie volait en éclats. Pour l&rsquo;inspirer : un jeune homme croisé dans la rue, et un autre qui est venu l&rsquo;aborder alors qu&rsquo;il sortait de sa première séance avec son analyste. Il s&rsquo;appelait Sven&#8230; S&rsquo;y ajoutera un séjour sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;île noire&nbsp;&raquo;.</p>
<h4 style="text-align: center">&laquo;&nbsp;Je voulais écrire un roman sur deux hommes qui ne peuvent pas s&rsquo;aimer et qui s&rsquo;ennuient&nbsp;&raquo;</h4>
<p><strong>Robin Josserand</strong>, qui prend à son compte les codes de l&rsquo;autofiction, estime qu&rsquo;écrire consiste <em>&laquo;&nbsp;à pousser le curseur du réel&nbsp;&raquo;.</em> Il y a donc un peu de lui dans le vécu du narrateur. Jusqu&rsquo;à quel point ? En tout cas, on plonge avec lui dans cette histoire d&rsquo;amour mal engagée. Qui ne peut que mal se terminer&#8230;</p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 58 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Trois jours passent, sans lui. Je retourne au travail, le chef s&rsquo;inquiète de mon état, de mes absences, et puis, sous son air magnanime, formule des réprimandes. J&rsquo;écoute en silence, hésite à rétorquer que l&rsquo;attente d&rsquo;un jeune SDF dont j&rsquo;ai aperçu le cul sous un caleçon abîmé me foudroie, et qu&rsquo;à ma place, d&rsquo;autres n&rsquo;auraient pas attendu pour se foutre en l&rsquo;air. J&rsquo;écope d&rsquo;une entrevue à venir avec un plus grand et notable responsable. Les soirées sont enfin écourtées par le Mogadon que Luc dépose tous les dimanches soir dans ma boîte à lettres &#8211; médicament accompagné de cartes postales sur lesquelles il griffonne des haïkus censés en décrire les effets, punaisés à côté du Caravage. Je découvre par ailleurs, en fixant l&rsquo;image, les os sous Lazare s&rsquo;éveillant, que je n&rsquo;avais encore jamais vus. Je ne m&rsquo;attarde pas sur ce présage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Si l&rsquo;écriture est une réaction à l&rsquo;intolérable de l&rsquo;absence, alors je vais beaucoup écrire. Le départ du garçon, malgré ses promesses de retrouvailles, me foudroie. Je m&rsquo;étends de tout mon long dans une mélancolie tragique et insupportable ; ayant connu son étreinte, j&rsquo;éprouve cette folie qu&rsquo;est l&rsquo;angoisse de ne plus jamais être touché. Mais à côtoyer cette mélancolie, puisqu&rsquo;elle est là et qu&rsquo;il faut bien faire avec, j&rsquo;en viens à souhaiter qu&rsquo;elle ne s&rsquo;atténue pas, je la veux éternelle, comme une tristesse adolescente, à en perdre la raison.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pourquoi écrire ce livre ? Comment, surtout ne pas être à la bonne distance ? Comme un texte à rebours, j&rsquo;expose cette rencontre telle que l&rsquo;on s&rsquo;éprenait d&rsquo;un jeune homme il y a trente ans. Je n&rsquo;ai pas le recul critique, je ne commente pas, je n&rsquo;en ai ni le courage ni le talent, j&rsquo;énonce des poncifs homosexuels éculés, des provocations futiles. Sven a raison, je ne suis pas écrivain, je fais semblant : un mendiant, ça épate, ça provoque, ça ne saisit rien du monde ni de l&rsquo;époque, c&rsquo;est à peine de la littérature. Mais je crois qu&rsquo;il faut tout de même écrire avec la verve de l&rsquo;adolescence, seulement nous raconter nous, Sven et moi, le tragique de cette histoire, mon désir sale, ambigu, mauvais. Il faut enfin écrire la grâce de cet amour dont il ne veut pas et qui l&rsquo;encombre. Voici mon projet littéraire : je ne veux produire, toujours, que des oeuvres naïves et dérisoires, des oeuvres de jeunesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Prélude à son absence, Robin Josserand, Mercure de France, 17,50 euros.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Fatima ou le choix de ne pas choisir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/10/01/fatima-ou-le-choix-de-ne-pas-choisir/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 06:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de Fatima Daas est un concentré d&#8217;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent. Les éditions Noir sur Blanc signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" rel="lightbox[5392]"><img class="alignleft size-full wp-image-5394 colorbox-5392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" alt="PETITE DERNIERE" width="250" height="391" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de <strong>Fatima Daas</strong> est un concentré d&rsquo;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent.</p>
<p><strong>Les éditions Noir sur Blanc</strong> signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction qui pulse comme un rap.</p>
<p><strong>Fatima Daas</strong> a 29 ans. Elle a grandi à Clichy-sous-Bois, entourée d&rsquo;une famille nombreuse. Au collège, elle se rebelle, revendique le droit d’exprimer ses idées et écrit ses premiers textes. Elle se définit comme une féministe intersectionnelle.</p>
<p>La quatrième de couverture de <strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière &laquo;&nbsp;</strong> vous donne une idée. Percutante.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je m’appelle <strong>Fatima Daas</strong>. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. </em><em>Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-5392"></span></p>
<p>Un monologue qui nous parle de famille, de religion, de société et de la place qu&rsquo;on est censé y trouver. Ou pas.  Pas simple en effet quand on est une jeune femme homosexuelle issue d&rsquo;une famille algérienne dans laquelle le poids de la religion et des traditions est réel.</p>
<p>Dans la vraie vie, l&rsquo;autrice de ce roman qui sonne comme dans du slam ( pour rappeler que son héroïne souffre d&rsquo;asthme depuis l&rsquo;enfance), dont les chapitres constituent une mélopée, a 25 ans. Et s&rsquo;appelle autrement. Une mise à distance qu&rsquo;elle estime salutaire.<strong><em> &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;avais pas envie de raconter une histoire vraie, même si c&rsquo;est une histoire qui m&rsquo;est proche, mais qui serait aussi universelle. L&rsquo;amour, la famille, le genre, la sexualité, la religion, les quartiers populaires, on est tou.tes traversé.es par ces sujets-là&nbsp;&raquo;</em></strong>, expliquait-elle dans <strong>Les Inrocks</strong> du 19 août.</p>
<p><strong>Défendue par Virginie Despentes, celle-ci dit de la jeune autrice  à travers un blurb (*) élogieux: </strong></p>
<p><em>« Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini. Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>(*) Terme rendu célèbre en 1907 par l&rsquo;humoriste et artiste américain Gelett Burgess. A l&rsquo;origine le mot raillait les éloges emphatiques figurant sur la couverture des livres. Aujourd&rsquo;hui, on parle d&rsquo;une courte description d’un livre, film, oeuvre musicale, etc. écrite et utilisée à desfins promotionnelles. Bref, un synonyme de Quatrième de couv !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 26 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas, mais je suis née dans les Yvelines. </em></p>
<p><em>Quand j&rsquo;ai huit ans, nous quittons le 78 pour le 93. Nous quittons Saint-Germain-en-Laye pour emménager dans une ville de musulmans : Clichy-sous-Bois. </em></p>
<p><em>En dehors de ma famille, à Clichy-sous-Bois, les personnes avec qui je grandis, le voisinage, les amies, les camarades de classe sont presque tous des musulmans. Alors, je n&rsquo;ai pas de mal à être une &laquo;&nbsp;musulmane&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><em>A huit ans je pense que :</em></p>
<p><em>Tout Maghrébin est musulman. </em></p>
<p><em>Les musulmans sont  ceux qui ne mangent pas de porc et font le ramadan. </em></p>
<p><em>Jeûner, c&rsquo;est se mettre à la place des personnes qui n&rsquo;ont pas de quoi manger. </em></p>
<p><em>Les musulmans ne boivent pas. </em></p>
<p><em>Les Maghrébins se marient, ils ont des enfants, puis des petits-enfants. </em></p>
<p><em>Je suis à l&rsquo;école élémentaire lorsque je fais le ramadan pour la première fois. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas. </em></p>
<p><em>Mes parents sont musulmans, mais je ne me souviens pas d&rsquo;avoir reçu des enseignements religieux particuliers durant mon enfance. </em></p>
<p><em>Je n&rsquo;ai fréquenté aucune mosquée, mes parents ne nous ont pas fait de cours à domicile, seulement quelques prêches occasionnels à l&rsquo;âge adulte. </em></p>
<p><em>Ces prêches, quand ils avaient lieu, étaient gouvernés par mon père. </em></p>
<p><em>Ahmed. </em></p>
<p><em>Nous sommes dans le salon, mes soeurs et moi, assises en rond autour d&rsquo;une table avec une nappe à fleurs. </em></p>
<p><em>Là, mon père s&rsquo;installe en face de nous, il pose son café sur la table et s&rsquo;enfonce dans son fauteuil préféré. Il choisit un sujet, il dit</em> Bissmillah<em>. </em></p>
<p><em>Après ça, il fait entendre à chacune d&rsquo;entre nous ce qu&rsquo;il lui manque pour être une meilleure musulmane. </em></p>
<p><em>Ces moments ne sont pas destinés à accroître notre savoir en islam. </em></p>
<p><em>Ce que mon père dit, nous le savons déjà. </em></p>
<p><em>Je crois que rien n&rsquo;a été dit dans ma famille. </em></p>
<p><em>Le silence est le moyen de communication le moins codé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 145 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima. </em></p>
<p><em>Je regrette qu&rsquo;on ne m&rsquo;ait pas appris à aimer. </em></p>
<p><em>Un jeudi après-midi, j&rsquo;insulte ma professeure de mathématiques, madame Relca. </em></p>
<p><em>Je sens une chaleur sur ma nuque. </em></p>
<p><em>Mes mains sont moites. </em></p>
<p><em>Elle ne dit rien.</em></p>
<p><em>Elle est là, devant moi, debout, comme un panneau stop. </em></p>
<p><em>Elle range ses affaires. </em></p>
<p><em>Une main sur son sac, prête à partir. </em></p>
<p><em>Et moi, je suis là, face à elle. </em></p>
<p><em>Impuissante. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai l&rsquo;impression de me faire ridiculiser. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;ignorance est le pire des mépris. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em>En deux minutes, cette phrase avait pris tout son sens.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière&nbsp;&raquo;, Fatima Daas, les Editions Noir sur Blanc, 16 euros.</strong></em></p>
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		<title>Derrière les couleurs, l&#8217;introspection à rebours</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/02/19/derriere-les-couleurs-lintrospection-a-rebours/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Feb 2018 08:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["La mise à nu"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Laudin]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&#8217;accorde, mais c&#8217;est bien tout l&#8217;intérêt ! Jean-Philippe Blondel, je l&#8217;ai lu il y a longtemps, à l&#8217;occasion de la sortie de ses premiers romans comme &#160;&#187; Accès direct à la plage &#171;&#160;. Des années que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" rel="lightbox[4186]"><img class="alignleft size-full wp-image-4187 colorbox-4186" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" alt="MISE A NU" width="195" height="322" /></a>On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&rsquo;accorde, mais c&rsquo;est bien tout l&rsquo;intérêt ! <strong>Jean-Philippe Blondel</strong>, je l&rsquo;ai lu il y a longtemps, à l&rsquo;occasion de la sortie de ses premiers romans comme <strong>&nbsp;&raquo; Accès direct à la plage &laquo;&nbsp;. </strong></p>
<p>Des années que je ne le suivais plus. C&rsquo;est donc avec un vrai plaisir que j&rsquo;ai ouvert<strong> &laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;</strong>, publié chez Buchet Chastel, maison d&rsquo;édition qui arrive systématiquement à m&rsquo;emmener ailleurs. La preuve encore cette fois.</p>
<p>Auteur de romans et de livres jeunesse, <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> vit et enseigne à Troyes.</p>
<p>Son quatorzième roman, nous parle de <strong>Louis Claret</strong>, un professeur d&rsquo;anglais âgé de 58 ans qui, séparé et pas si proche de ses deux filles, s&rsquo;est construit une vie simple. Pas folichonne mais qui le rassure. Il se laisse bercer par le quotidien.</p>
<p>Et puis un jour, il reçoit une invitation. Celle d&rsquo;un ancien élève, pour un vernissage. <strong>Alexandre Laudin</strong>, l&rsquo;ancien élève un peu laissé à l&rsquo;écart par la classe, est aujourd&rsquo;hui un peintre en vue. Connu en France comme à l&rsquo;étranger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4186"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De la rencontre, de ces retrouvailles un peu empruntées, naîtra une relation qui va obliger les deux hommes à plonger dans leur passé. Une introspection qui passera aussi par un projet pictural.</p>
<p>Au fil des pages, le bilan de vie d&rsquo;un quinquagénaire et de ses choix. Ou ceux qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas fait. Un roman qui parle de ce qu&rsquo;on laisse finalement derrière soi, au bout du compte. Alexandre, lui, parle de son homosexualité, de sa difficulté à être au monde.</p>
<p>Une écriture sincère et pleine de finesse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 80-81 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;était très étrange. Je savais que j&rsquo;étais chez Alexandre Laudin. Qu&rsquo;il dessinait mon visage sous tous ses angles à grands coups de fusain. Que j&rsquo;avais cinquante-huit ans. Que j&rsquo;étais divorcé, père de deux filles adultes. Que j&rsquo;enseignais l&rsquo;anglais depuis plus de trente-cinq ans. J&rsquo;étais conscient du mur blanc en face de moi. De l&rsquo;éclat de lumière que renvoyait la porte vitrée. Et pourtant, je n&rsquo;étais plus tout à fait présent. Je voyais Arnaud. J&rsquo;étais sûr que, si je déplaçais ma main de quelques centimètres, je le toucherais. Son bras. Sa peau. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;ai trouvé que du papier et ce stylo-bille bleu pour tenter de le retenir encore. Mais les mots n&rsquo;ont pas la même force et ne donnent vie qu&rsquo;à une sensation fantôme. Je suis hanté. J&rsquo;ai hâte de revenir chez Laudin, pour vérifier si je peux conjuguer les esprits à nouveau, tandis qu&rsquo;il tente de dérober mes traits.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 94-95 :</strong><em>&nbsp;&raquo; En élargissant mon horizon, ma vie s&rsquo;est rétrécie. Ce n&rsquo;est pas un paradoxe. C&rsquo;est notre lot à tous. Quand les contraintes s&rsquo;estompent, nous ne savons comment occuper notre liberté nouvelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Restent les photophores. Des souvenirs qui dessinent un chemin sur Terre. Parfois, l&rsquo;un de ces replis de la mémoire devient plus lumineux que d&rsquo;autres. Presque phosphorescent. Un ver luisant dans un cimetière de souvenirs. Depuis que j&rsquo;ai revu Alexandre Laudin, je m&rsquo;applique à les amadouer. A admirer leurs miroitements. Et à les attraper. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113  :</strong><em> &nbsp;&raquo; L&rsquo;ironie douce dans un sourire. Le clin d&rsquo;oeil complice. Il murmure que la série de portraits commencée avec celui de ses parents arrive à point nommé. Elle l&rsquo;oblige à dresser un premier bilan. Ce qui compte. Ce dont il peut se délester. Il murmure qu&rsquo;il ne sait pas dans quelle mesure je peux le comprendre, mais qu&rsquo;il sent que, moi aussi, je suis disponible en ce moment. Vacant, en tout cas. Il y a un abandon dans l&rsquo;attitude que j&rsquo;adopte pendant que je pose. Une qualité d&rsquo;absence rare. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;, Jean-Philippe Blondel, Buchet Chastel, 15€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les tiroirs secrets de l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/24/dans-les-tiroirs-secrets-de-lamour/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/24/dans-les-tiroirs-secrets-de-lamour/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Dec 2017 09:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA["Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner"]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
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		<category><![CDATA[Etienne Deslaumes]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   Une rentrée littéraire est aussi l&#8217;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&#8217;une maison d&#8217;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit. C&#8217;est le cas avec Etienne Deslaumes, que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #33cccc">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" rel="lightbox[4099]"><img class="alignleft  wp-image-4100 colorbox-4099" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" alt="VIOLENCES OK" width="246" height="317" /></a>  Une rentrée littéraire est aussi l&rsquo;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&rsquo;une maison d&rsquo;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit.</p>
<p>C&rsquo;est le cas avec <strong>Etienne Deslaumes</strong>, que je ne connaissais pas jusqu&rsquo;à présent.</p>
<p>Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong>, son troisième roman après <strong>&laquo;&nbsp;Emilien et le souci de définition&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Journal ambigu d&rsquo;un cadre supérieur&nbsp;&raquo;</strong>, qui lui avait valu un succès critique.</p>
<p>Après avoir longtemps travaillé comme cadre sup dans un groupe d&rsquo;assurance, <strong>Etienne Deslaumes</strong>, quinquagénaire, est formateur et enseignant en droit immobilier.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong> est un roman choral. Chapitre après chapitre, ce sont deux générations de personnages qui prennent la parole à tour de rôle.</p>
<p>Mais tout commence par un enterrement, celui d&rsquo;<strong>Armande</strong>. La jolie quinqua est morte après avoir été renversée par une voiture. Accident ? Suicide ? Tous se posent la question. <strong>Armande</strong>, sa vie durant, s&rsquo;est laissée porter. Pour tout. Elle a épousé <strong>Christophe,</strong> un cadre prometteur et déjà riche. A élevé deux filles. Puis s&rsquo;est vengée. De l&rsquo;infidélité de son mari <strong>Christophe</strong> d&rsquo;abord puis de sa frustration et de l&rsquo;ennui de sa vie.</p>
<p>Elle raconte. Comme <strong>Christophe</strong> dont elle a fini par divorcer. Comme <strong>Patrici</strong>a et <strong>Emilien</strong>, un couple d&rsquo;amis tellement proches, mais pourtant si secrets. Comme les enfants de ceux-ci, <strong>Margaux</strong> et <strong>Aubin.</strong></p>
<p>Au fil des monologues, d&rsquo;autres histoires se dessinent. Ambigües. D&rsquo;autres explications se font jour. Pas toujours belles.</p>
<p>Entre petits arrangements avec la morale et lâchetés ordinaires, <strong>Etienne Deslaumes</strong> nous parlent d&rsquo;eux. Et de nous.</p>
<p>Unité de lieu et de temps donc pour ce roman à tiroirs autour de l&rsquo;amour et des questions qu&rsquo;il pose quand il est là. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Découvrez ici une interview d&rsquo;Etienne Deslaumes</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/DnsqdrUFILg?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 (Armande)  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il est devenu le bras armé de ma paresse. : puisque je me mariais avec un homme qui avait une bonne situation dans une banque, qui parlait déjà, à vingt-cinq ans, de monter sa boîte, je n&rsquo;avais plus besoin de finir mes études ni de travailler. Ouf! Le raisonnement (ce n&rsquo;était pas vraiment un raisonnement, c&rsquo;était à demi-conscient, à ce moment-là) était un peu osé, parce qu&rsquo;un peu démodé. Mais bon, personne n&rsquo;y a trouvé à redire ; pas même mes parents, plutôt flattés que leur fille connaisse une fin bourgeoise. Lorsque mon bonheur escompté avec Christophe m&rsquo;a été arraché, ce qui fut aussi très vite fait, j&rsquo;ai détesté mon mari parce qu&rsquo;il me rendait malheureuse. Ensuite, il était un pis-aller : l&rsquo;instrument de mon confort. Bref, ce qui me guidait, dans mon rapport à lui, dans le bon comme dans le mauvais, c&rsquo;était toujours moi, re-moi et encore moi. Ce que lui pouvait ressentir ? Bof&#8230; je n&rsquo;y pensais que très rarement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 109-110 (Patricia) :</strong><em>&laquo;&nbsp;Si j&rsquo;ai pris du champ avec Emilien, ce n&rsquo;est peut-être pas parce qu&rsquo;il m&rsquo;a déçue, en ne faisant pas pour moi ce qu&rsquo;Armande a fait : comprendre mes points faibles, en tenir compte, composer avec, me donner des outils pour les combattre sans me brusquer. Je me suis éloignée de lui, de tous mes semblables, sauf d&rsquo;Armande précisément, car elle était la seule à avoir compris que je ne redeviendrais jamais comme avant et que, pour qu&rsquo;une partie de moi continue à vivre et, peut-être, je dis bien “peut-être”, à être heureuse, il fallait admettre qu&rsquo;une autre partie était morte&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 (Christophe) :</strong><em>&laquo;&nbsp;A bien y réfléchir, si j&rsquo;ai autant renoncé c&rsquo;est par lâcheté, par peur de souffrir. Lorsque j&rsquo;ai vu Emilien en larmes, à plus de quarante ans, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait plaqué, je me souviens m&rsquo;être senti satisfait de ne plus pouvoir me trouver dans ce genre de situation. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis gouré. On ne vit pas mieux en se mettant sous cloche. On vit moins bien, au contraire. On vit moins bien parce qu&rsquo;on vit moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;, Etienne Deslaumes, Buchet Chastel, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Voyage au coeur des autres vies de Greta Wells</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/31/voyage-au-coeur-des-autres-vies-de-greta-wells/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2014 07:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[1918]]></category>
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		<description><![CDATA[Avoir le pouvoir d&#8217;influencer ses proches alors que vous vous promenez malgré vous dans le temps. Voilà un début d&#8217;histoire alléchant. Andrew Sean Greer, lui, en a fait un roman. L&#8217;une des jolies découvertes de la rentrée littéraire de janvier dernier. Avec &#171;&#160;Les vies parallèles de Greta Wells&#160;&#187;, il signe aux Editions de l&#8217;Olivier, un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Avoir le pouvoir d&rsquo;influencer ses proches alors que vous vous promenez malgré vous dans le temps. Voilà un début d&rsquo;histoire alléchant. <strong>Andrew Sean Greer,</strong> lui, en a fait un roman. L&rsquo;une des jolies découvertes de la rentrée littéraire de janvier dernier. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;</strong>, il signe aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>, un roman suprenant. Et plein d&rsquo;amour d&rsquo;une femme pour un homme, et aussi pour son frère. Au point de vouloir guider leurs vies&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0.jpg" rel="lightbox[2410]"><img class="alignleft  wp-image-2413 colorbox-2410" style="margin: 10px" alt="vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0.jpg" width="370" height="541" /></a></p>
<p>L&rsquo;auteur,<strong> Andrew Sean Greer</strong> est un homme de 45 ans qui vit à San Francisco. Il a commencé très tôt à écrire. Auteur de nouvelles, il est aussi romancier. Son roman<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;histoire d&rsquo;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 2009, l&rsquo;an fait plus particulièrement connaître.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle de <strong>Greta.</strong> Nous sommes en 1985, cette femme, photographe, vient de perdre <strong>Felix</strong> son frère jumeau, mort du sida. <strong>Greta</strong> se fait également quitter par son compagnon,<strong> Nathan.</strong> Elle sombre dans la dépression. Un traitement par électrochocs est alors en vogue. La jeune femme s&rsquo;y résout. Tant pis pour les effets secondaires !</p>
<p>Chez elle, ils seront étranges, dérangeants&#8230; et la feront voyager dans ses autres vies, en 1918 et en 1941. Des vies parallèles, les siennes. Dans lesquelles, elle retrouve son compagnon (devenu son mari. Si a une époque, c&rsquo;est lui qui la trompe, c&rsquo;est l&rsquo;inverse à une autre), son frère qui tente de vivre son homosexualité, et sa tante <strong>Ruth</strong> qui, en 1985, se fait la confidente ses histoires de <strong>Greta</strong> et de ses deux clones.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2410"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De séance en séance, les voyages entre 1918, 1941 et 1985 alimentent la vie de <strong>Greta</strong>. Elle tente de guider, d&rsquo;aiguiller ses proches puisqu&rsquo;elle connaît leurs vies parallèles, mais vit-on pareil au coeur des deux premières guerres mondiales comme au milieu des années 80 gangrénées déjà par une effroyable épidémie ? Et les deux autres<strong> Greta,</strong> celles de 1918 et de 1941, ne vont-elles pas chercher tout autant à interférer dans sa vie de 1985 lors de leurs pérégrinations temporelles ?</p>
<p>Un roman un peu déstabilisant au départ, mais auquel on devient vite addicte. Histoire de savoir dans laquelle de ses vies Greta est la plus épanouie&#8230; et la plus utile.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;1er novembre 1941</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quel curieux sommeil ! A mon réveil, un soleil étincelant. La lumière dansait joyeusement au plafond, le son des cloches refluait au loin. Dans la douceur des draps tièdes, je me sentais reposée comme si j&rsquo;avais dormi cent ans. Le murmure des voix, le bruit des pas, le craquement du plancher. C&rsquo;est l&rsquo;odeur qui m&rsquo;a alertée avant même que j&rsquo;ouvre les yeux. Finis, l&rsquo;éclairage au gaz, la suie et le purin, la cannelle et la violette. Place à la poussière et à l&rsquo;after-shave. Pourquoi de l&rsquo;after-shave ? Mes yeux découvraient un décor entièrement différent. Je n&rsquo;ai pu m&rsquo;empêcher de sourire. </em>Je ne suis pas de retour, pas encore,<em> ai-je pensé.</em> Je suis de nouveau ailleurs.<em> &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;7 novembre 1985</em></p>
<p style="text-align: left"><em>La lumière qui traversait les stores métalliques et projetait des rayures sur mon corps couché dans le lit aurait dû m&rsquo;alerter. Pourtant, je me suis réveillée ravie à la pensée des nouveaux miracles que m&rsquo;avait réservés le docteur Cerletti, allant même jusqu&rsquo;à appeler Nathan. Mais personne n&rsquo;est apparu. Le vent soufflait par la fenêtre à guillotine ouverte et faisait tinter les lamelles du store, un son que je ne connaissais que trop. J&rsquo;ai traversé la gaze des rêves, vu les trois photos abstraites dans leur cadre, les vêtements empilés sur la chaise, et j&rsquo;ai retrouvé mon ancienne vie prête à me faire la leçon pour avoir osé croire que l&rsquo;existence était perfectible. Qu&rsquo;elle pouvait se dérouler ailleurs qu&rsquo;ici et maintenant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 257 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;avais que trois mondes possibles, lequel était celui du bonheur ? Tout ce que je voulais, c&rsquo;était de l&rsquo;amour. Une chose simple, intemporelle. Quand les hommes cherchent l&rsquo;amour, ils chantent, ils sourient ou ils paient pour l&rsquo;obtenir. Et que font les femmes ? Elles choisissent. Et leur existence est frappée comme un médaillon de bronze. Alors, messieurs, dites-moi où et quand il a été facile d&rsquo;être une femme ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas sûr que la convulsiothérapie soit la meilleure des manières de guérir la dépression ! En suivant Greta dans ses pérégrinations, on se surprend à penser qu&rsquo;au-delà de la puissance de son pouvoir, ses voyages lui compliquent sérieusement les vies. Ici mariée et maman ; là seule et abandonnée ou encore amoureuse d&rsquo;un autre homme que son mari&#8230; Un roman qui permet aussi d&rsquo;appréhender le quotidien américain pendant les deux conflits mondiaux. Dans les années 80, plus de guerre mais un autre fléau, le sida. </span><span style="color: #0000ff">Un roman atypique. A découvrir&#8230; en étant concentré !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Andrew Sean Greer, Editions de l&rsquo;Olivier, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Après ça, Eddy s&#8217;est évadé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Feb 2014 14:35:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[En finir avec Eddy Bellegueule]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection Prix Roblès 2014 Voilà un roman dont tout le monde parle&#8230; Avec &#171;&#160;En finir avec Eddy Bellegueule&#160;&#187;, celui qui s&#8217;appelle désormais Edouard Louis a braqué les lumières sur lui. Et sur sa vie. Celle d&#8217;avant. Quitte à créer de l&#8217;incompréhension et de la colère parmi ses proches, sa mère et ses frères et soeurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EDDY-OK.jpg" rel="lightbox[2342]"><del><em></em></del><img class="alignleft  wp-image-2361 colorbox-2342" style="margin: 10px" alt="EDDY OK" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EDDY-OK.jpg" width="205" height="300" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #008000">Sélection Prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Voilà un roman dont tout le monde parle&#8230; Avec <strong>&laquo;&nbsp;En finir avec Eddy Bellegueule&nbsp;&raquo;</strong>, celui qui s&rsquo;appelle désormais <strong>Edouard Louis</strong> a braqué les lumières sur lui. Et sur sa vie. Celle d&rsquo;avant. Quitte à créer de l&rsquo;incompréhension et de la colère parmi ses proches, sa mère et ses frères et soeurs qui vivent à Hallencourt, dans la Somme (lire ici à ce sujet l&rsquo;article du <strong><a href="http://www.courrier-picard.fr/region/les-deux-visages-d-eddy-bellegueule-ia0b0n306422">Courrier Picard</a></strong>). Son père, lui, ne lui adresse plus la parole depuis plusieurs années déjà.</p>
<p><strong>Edouard Louis</strong>, autrefois <strong>Eddy Bellegueule</strong> a, dans ce premier roman, raconté sa vie. Celle d&rsquo;un gamin trop efféminé pour être accepté dans un village picard où<em> &laquo;&nbsp;faut être un dur&nbsp;&raquo;</em>. Tout le temps. Celle d&rsquo;un enfant et d&rsquo;un adolescent qui se sait différent ( sans mettre encore un nom sur son homosexualité), contraint d&rsquo;évoluer dans une famille pauvre, au bord du quart-monde. Sans beaucoup d&rsquo;éducation ni d&rsquo;avenir autre que celui des femmes et des hommes du village avant lui. Les mères au supermarché, les pères à l&rsquo;usine, dans le meilleur des cas.</p>
<div id="attachment_2355" style="width: 373px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/edouard-louis-bellegueule_4717665.jpg" rel="lightbox[2342]"><img class=" wp-image-2355  colorbox-2342" style="margin: 10px" alt="Photo Seuil" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/edouard-louis-bellegueule_4717665.jpg" width="363" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Seuil</p></div>
<p><strong>Edouard Louis</strong> a 21 ans. Ce jeune Normalien à l&rsquo;allure raffinée, signe là son premier roman, pas son premier livre. L&rsquo;an dernier, il publiait en effet <em>&laquo;&nbsp;Pierre Bourdieu : l&rsquo;insoumission en héritage&nbsp;&raquo;</em>. Déjà l&rsquo;occasion de mieux comprendre la filiation que s&rsquo;est inventée le jeune homme qui a dédicacé son roman à<strong> Didier Eribon</strong>. Un autre signe. <strong>Didier Eribon</strong>, sociologue et philosophe, est notamment l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Retour à Reims&nbsp;&raquo;</strong>, un récit fort. L&rsquo;auteur, qui a fui à 20 ans, sa mère femme de ménage et son père manoeuvre revient sur son passé, et dans sa ville. Et révèle qu&rsquo;il est né pauvre.  Une honte sociale qu&rsquo;il occultera longtemps, il doit déjà assumer son homosexualité. Un schéma qui résonne particulièrement aux oreilles d&rsquo;E<strong>douard Louis.</strong></p>
<p><span id="more-2342"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Eddy</strong>. Une enfant au milieu de quatre autres et de ses parents. Celle de la pauvreté au quotidien dans une maison trop humide, de la bêtise aussi, des a-priori et des schémas qu&rsquo;on reproduit. Celle d&rsquo;un combat aussi. Celui d&rsquo;Eddy à vouloir faire comme les autres, pour faire oublier sa différence.  Pendant des années, il va s&rsquo;évertuer à faire comme son milieu le lui demande, le lui commande. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;ensuite qu&rsquo;il prendra la fuite. Après trop de coups, d&rsquo;abus sexuels aussi.</p>
<p><strong>Edouard Louis</strong> utilise deux langages pour montrer son cheminement. Le sien, celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;un jeune homme qui vit à Paris et étudie au milieu des livres et des penseurs. Et puis l&rsquo;autre, celui de sa mère, de son père, de sa fratrie et de son entourage. Celui de la pauvreté et d&rsquo;absence d&rsquo;ouverture sur le monde qu&rsquo;il écrit &laquo;&nbsp;en italique&nbsp;&raquo;. Le jeune auteur alimente de  toute cette violence ressentie et vécue un espace littéraire. <em><strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;était moi avant que je le tue&nbsp;&raquo;, explique l&rsquo;auteur.</strong> </em></p>
<p><strong> Découvrez Edouard Louis sur France 5 dans l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo; :<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/tWxMe7jvUOU?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y a ma mère. Elle ne voyait pas ce qui m&rsquo;arrivait au collège. Elle me posait parfois des questions d&rsquo;un air détaché et distant pour savoir comment s&rsquo;était passée ma journée. Elle  ne le faisait pas souvent, ça ne lui ressemblait pas. C&rsquo;était une mère presque malgré elle, ces mères qui ont été mères trop tôt. Elle avait dis-sept ans, elle est tombée enceinte. Ses parents lui ont dit que ce n&rsquo;était pas prudent ni très adulte comme comportement </em>T&rsquo;aurais pu faire plus gaffe. Elle a dû interrompre son CAP cuisine et sortir du système scolaire sans diplôme<em> </em>J&rsquo;ai dû arrêter mes études, pourtant j&rsquo;avais des capacités, j&rsquo;étais très intelligence, et j&rsquo;aurais pu faire des grandes études, continuer mon CAP et des des autres trucs après.</p>
<p style="text-align: left"><em>Tout se passe comme si, dans le village, les femmes faisaient des enfants pour devenir des femmes, sinon elles n&rsquo;en sont pas vraiment. Elles sont considérées comme des lesbiennes, des frigides.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 107 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Chez mes parents nous ne dînions pas, nous mangions. La plupart du temps, même, nous utilisions le verbe </em>bouffer<em>. L&rsquo;appel quotidien de mon père </em>C&rsquo;est l&rsquo;heure de bouffer<em>. Quand des années plus tard je dirai dîner devant mes parents, ils se moqueront de moi</em> Comment il parle l&rsquo;autre, pour qui il se prend. Ca y est il va à la grande école il se la joue au monsieur, il nous sort sa philosophie<em>.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parler philosophie, c&rsquo;était parler comme la classe ennemie, </em>ceux qui ont les moyens, les riches<em>. Parler comme ceux-là qui ont la chance de faire des études secondaires et supérieures et, donc, d&rsquo;étudier la philosophie. Les autres enfants, ceux qui </em>dînent<em>, c&rsquo;est vrai, boivent des bières parfois, regardent la télévision et jouent au football. Mais ceux qui jouent au football, boivent des bières et regardent la télévision ne vont pas au théâtre. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 197 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La fuite était la seule possibilité qui s&rsquo;offrait à moi, la seule à laquelle j&rsquo;étais réduit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai voulu montrer ici comment ma fuite n&rsquo;avait pas été le résultat d&rsquo;un projet depuis toujours présent en moi, comme si j&rsquo;avais été un animal épris de liberté, comme si j&rsquo;avais toujours voulu m&rsquo;évader, mais au contraire comment la fuite a été la dernière solution envisageable après une série de défaites sur moi-même. Comment la fuite a d&rsquo;abord été vécue comme un échec, une résignation. A cet âge, réussir aurait voulu dire être comme les autres. J&rsquo;avais tout essayé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce livre, annoncé comme un roman, est dérangeant. Je l&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite. Avec un côté un peu voyeur sûrement. Avec l&rsquo;envie aussi de savoir jusqu&rsquo;où Eddy-Edouard était prêt à raconter ce qu&rsquo;il a vécu. Ce livre est un témoignage percutant mais qui ne laisse aucune chance à sa famille. Ni par les mots, ni par les gestes. Certains crient à la caricature, Edouard Louis a joué sa vie. Moi, j&rsquo;ai refermé ce roman avec un sentiment ambivalent. A vous de vous faire votre avis.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;En finir avec Eddy Bellegueule&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Edouard Louis, Seuil, 17€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; de Véronique Merlier</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 09:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[aveu]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile]]></category>
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		<category><![CDATA[délitement]]></category>
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		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Merlier]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Deuxième des six premiers romans à lire pour le prix Roblès 2013. Après la (très) bonne surprise découverte à travers le roman de Julia Deck que vous pouvez retrouver ici, j&#8217;ai plongé dans &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; de Véronique Merlier. Enseignante en lettres classiques à l&#8217;université de Paris Ouest Nanterre, Véronique Merlier a 39 ans. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/angle-mort/" rel="attachment wp-att-1582"><img class="alignleft  wp-image-1582 colorbox-1579" style="margin: 10px" alt="ANGLE MORT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGLE-MORT.jpg" width="240" height="351" /></a></p>
<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Deuxième des six premiers romans à lire pour<a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"><strong> le prix Roblès 2013</strong></a>. Après la (très) bonne surprise découverte à travers le roman de <strong>Julia Deck </strong>que vous pouvez retrouver<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"><strong> ici</strong></a>, j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Véronique Merlier.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/veronique-merlier/" rel="attachment wp-att-1583"><img class="alignleft  wp-image-1583 colorbox-1579" style="margin: 10px" alt="Véronique Merlier" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Véronique-Merlier.jpg" width="122" height="173" /></a></p>
<p>Enseignante en lettres classiques à l&rsquo;université de Paris Ouest Nanterre,<strong> Véronique Merlier</strong> a 39 ans.<strong> L&rsquo;histoire de son premier roman ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un couple qui se délite.</strong> Il y a <strong>Cécile</strong>, une institutrice maman d&rsquo;un petit Pierre, et qui vient de faire une fausse couche. Et puis <strong>François</strong>. Son mari. Un homme dans la retenue, toujours en retrait et qui protège ses secrets.</p>
<p>Et des secrets il y en a.  L&rsquo;été de la mort de son grand-mère, <strong>François, homosexuel refoulé,</strong> a une relation sexuelle avec un homme tandis que sa femme et son fils vident la maison de la défunte.</p>
<p>L&rsquo;aveu de François met évidemment le couple en danger. Cécile veut comprendre. Savoir que cache cet angle mort, cet endroit qu&rsquo;on ne voit pas. A quel prix ? <strong>Tandis que François tente de trouver enfin son équilibre, sa jeune épouse sombre quand elle doit se résoudre à accepter la vérité.</strong> Et la fin de son couple. Au fil de ce court roman, les chapitres alternent leurs positions et sentiments de François et Cécile.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 22-23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ce ne sont que des mots. Rien de mortel. Ils sont plus forts que cela, tout de même. Toutes ces années passées, la vie ensemble, leur fils, cette joie des jours s&rsquo;écoulant, tout ce qu&rsquo;ils partagent. Ils s&rsquo;en sortiront.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un bref instant, elle trouve même insensé le tremblement sourd qui continue de l&rsquo;agiter. Ce ne sont que des mots. Maintenant qu&rsquo;ils sont dits. Que la lumière s&rsquo;est faite sur ce qui était tu. Il suffisait d&rsquo;une fois, peut-être, et que les mots soient dits. Il suffisait d&rsquo;une fois pour que cela s&rsquo;éteigne. C&rsquo;est arrivé, c&rsquo;est arrivé, voilà. Ce sera difficile à oublier, sans doute. Mais elle ne se sent pas trahie. Elle n&rsquo;est pas une femme trompée, ce n&rsquo;est pas pareil. Cela n&rsquo;a rien à voir. Il y a désir qui était tu, qui s&rsquo;est exprimé, voilà. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 44</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;a pas vu, elle n&rsquo;a rien vu. De ce qui se tramait dans l&rsquo;angle mort, à la lisière de sa vie, elle n&rsquo;a rien vu. Elle n&rsquo;en avait même jamais eu l&rsquo;idée. Elle avait probablement choisi François pour cette ombre légère, pour ce flou qui émanait de lui. Il ne ressemblait pas aux autres garçons, si sûrs d&rsquo;eux-mêmes, si conscients de leur force. Dans un groupe, en famille, quoi qu&rsquo;il fasse, François semblait toujours en retrait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 124-125</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Il avait cru, chaque fois, atteindre un point d&rsquo;équilibre. Il avait avoué son homosexualité. Il la vivait. Rien n&rsquo;était détruit. Et pourtant, cela ne suffisait pas. Cela ne suffirait jamais. Le soulagement et la satisfaction l&rsquo;avaient enivré, entraîné sur un chemin dont il percevait à présent les limites. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La libération était trompeuse ; elle ne se contentait pas de ce qu&rsquo;il lui avait jeté en pâture jusque-là. La première rencontre sous le pont, l&rsquo;aveu à Cécile, les autres hommes dans le hammam qu&rsquo;il s&rsquo;était mis à fréquenter, tout cela n&rsquo;était pas suffisant. Elle voulait plus. Elle le voulait tout entier. Sans attaches, sans femme, sans enfant. Un vagabond nocturne dont elle pourrait disposer à sa guise. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Son tourment était sans fin. Toutes les solutions lui faisaient horreur. Il avait cru à l&rsquo;harmonie entre la nuit et le jour, à l&rsquo;emboitement parfait des deux parties. Mais plus rien ne se complétait désormais, trop de pièces manquaient ; l&rsquo;image était laide et incompréhensible.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je ne vais pas vous mentir, je n&rsquo;ai pas du tout aimé &laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;. Pas à cause de son sujet, plutôt intéressant, mais à cause de la forme de ce roman, court mais sans style. La fin est évidente. Sans surprise.  Je trouve que l&rsquo;auteure ne va pas au bout de ses personnages.On reste sur sa faim. Dommage. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;, de Véronique Merlier, Arléa, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quignard explore les liens qui lient frères et soeurs</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 14:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[Solidarités mystérieuses]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

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		<description><![CDATA[Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&#8217;âme. Pascal Quignard , l&#8217;auteur de &#171;&#160;Tous les matins du monde&#160;&#187; ou de &#171;&#160;Villa Amalia&#171;&#160;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&#8217;agit des &#171;&#160;Solidarités [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une femme, un paysage. Et une histoire qui vous oblige à vous plonger tout entier dans la complexité de l&rsquo;âme. <a title="Découvrez l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Quignard">Pascal Quignard </a>, l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;<strong>Tous les matins du monde</strong>&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;<strong>Villa Amalia</strong>&laquo;&nbsp;, entre autres romans, a signé à la rentrée littéraire de septembre dernier un roman fort. Et troublant. Il s&rsquo;agit des &laquo;&nbsp;<strong>Solidarités mystérieuses</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><span id="more-703"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_715" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1.jpg" rel="lightbox[703]" title="Quignard"><img class=" wp-image-715  colorbox-703" style="margin: 10px;" title="Quignard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Quignard1-300x206.jpg" alt="" width="180" height="124" /></a><p class="wp-caption-text">Pascal Quignard, l&#39;auteur</p></div>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" rel="lightbox[703]" title="solidarités mystérieuses"><img class="alignleft  wp-image-705 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="solidarités mystérieuses" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/solidarités-mystérieuses.jpg" alt="" width="119" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Claire</strong>, née Marie-Claire. En 2007, cette traductrice parisienne décide de retourner sur les traces de son enfance, en Bretagne. En Ile-et-Vilaine, au bord de la mer, cette célibataire au coeur pris depuis l&rsquo;enfance, elle retrouve ses anciennes copines mais aussi Madame Ladon, son ancienne professeur de piano&#8230; qui veut l&rsquo;adopter.</p>
<p>Au fil des pages, ce sont successivement<strong> Claire</strong>, son frère<strong> Paul</strong>, mais aussi <strong>Jean</strong>, l&rsquo;amoureux (et prêtre) de Paul, <strong>Juliette</strong>, l&rsquo;une des filles que Claire a abandonné il y a très longtemps déjà,<strong> Noëlle</strong>, <strong>Fabienne</strong>, <strong>Catherine</strong> et les autres, ses anciennes amies retrouvées, sans oublier<strong> le père Calève</strong>, son voisin&#8230; qui prennent la parole et racontent l&rsquo;histoire de cette femme qui marche. Inlassablement. Dans la lande, sur le bord de mer. Elle marche des heures durant. Ressasse ses amours fanées, ses retrouvailles magnifiques et douloureuses à la fois avec Simon, son ami, son amour, devenu pharmacien, maire de la commune et&#8230; marié.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre.jpg" rel="lightbox[703]" title="paysage livre"><img class="alignleft  wp-image-707 colorbox-703" style="margin: 10px;" title="paysage livre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/paysage-livre-273x300.jpg" alt="" width="164" height="180" /></a></p>
<p>Qu&rsquo;il pleuve, qu&rsquo;il neige, qu&rsquo;il vente ou qu&rsquo;il fasse soleil, <strong>Claire</strong> marche. Une façon d&rsquo;oublier. de fuir. Mais comment arriver à oublier la mort de son père et de sa petite soeur, Léna, dans un accident de la route dont elle et son frère <strong>Paul</strong> sortiront indemnes. Comment oublier, deux jours plus tard, le suicide de leur mère qui avait annoncé à leur père sa volonté de le quitter ? Comment grandir avec ce petit frère, <strong>Paul</strong>, qu&rsquo;elle ne retrouve que l&rsquo;été et quelques week-ends quand il sort de son pensionnat pour orphelins tandis qu&rsquo;elle vit chez l&rsquo;étouffante tante Guite ?</p>
<p><strong>Claire</strong> fait avec tout ça. Et appelle régulièrement son frère au secours. Et <strong>Paul</strong> vient. Le courtier en céréales, homosexuel, va d&rsquo;ailleurs s&rsquo;installer avec sa soeur dans cette ancienne ferme dont Madame Ladon a fait don à<strong> Claire</strong>.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est cette<strong> relation soeur-frère</strong>, si unique, si étrange, que décrit <strong>Pascal Quignard</strong>. Une solidarité qui s&rsquo;exerce sans jugement, sans contrepartie. Pas sans questionnement.</p>
<p>Celle aussi, tout aussi mystérieuse qui unit Claire à ce territoire que l&rsquo;auteur nous décrit dans les moindres détails. Et enfin, celle qui lie Claire à Simon. Jusque dans la mort.</p>
<p><strong>Page 108</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Elle a vendu la petite villa très chic qu&rsquo;elle possédait à Versailles. Elle en a retiré plus d&rsquo;argent qu&rsquo;elle n&rsquo;en avait besoin pour vivre. Il faut dire que son nouveau mode de vie en Bretagne requérait extrêmement peu d&rsquo;argent. Elle passait son temps à faire des marches à pied. Elle était toujours dehors. Pas un livre. Pas un disque. Pas un journal. Pas un magazine. Jamais de viande rouge ni d&rsquo;épicerie de luxe. Presque pas de vêtements. Beaucoup de Camel, de Chesterfield sans filtre, de Peter Stuyvesant, de Rothmans bleues, beaucoup de vin, beaucoup de légumes, beaucoup d&rsquo;huile d&rsquo;olive [&#8230;] Telle était ma soeur. Plus elle vieillisait et moins je la comprenais. Plus elle vivait dehors, en plein air, au-dessus de la mer, et plus elle était facile à vivre.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Page 111</strong> :  &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>Je veux dire par là que ma soeur n&rsquo;a jamais été “amoureuse” de Simon Quelen. On ne peut même pas dire qu&rsquo;elle ait eu des “sentiments” pour Simon Quelen.  Je pense qu&rsquo;elle ne l&rsquo;étreignit pas beaucoup plus que quelques fois durant toute sa vie mais elle l&rsquo;aima plus de soixante ans. Ce fut un lien absolu. Elle l&rsquo;épia chaque jour durant les dernières années de sa vie. Elle le contempla chaque jour jusqu&rsquo;à sa mort terrible. Elle assista à cette mort – et elle en fut même, je crois, terriblement heureuse.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et son frère, Paul, de poursuivre, page 138 : &laquo;&nbsp;<em>Tant qu&rsquo;il vécut, elle souffrit. Je n&rsquo;aurais jamais pu croire qu&rsquo;on puisse souffrir aussi continûment et aussi longtemps. Quand il fut mort, elle fut heureuse. Miraculeusement, si je puis dire, la souffrance s&rsquo;en est allée quand la présence du corps de celui qu&rsquo;elle aimait s&rsquo;en est allée elle aussi. En tout cas, sa souffrance s&rsquo;arrêta quand elle se transforma en deuil. C&rsquo;était presque merveilleux de la voir triste, simplement triste, après tant d&rsquo;années de souffrance. Le corps est incroyablement solide.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Bref, une histoire forte que résume bien Jean, prêtre, compagnon de Paul, <strong>page 185</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>J&rsquo;aimais Paul et j&rsquo;admirais le couple que le frère et la soeur formaient. J&rsquo;étais émerveillé devant la solidité du lien qui les unissait. Rien de ce que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre pouvait faire n&rsquo;était capable d&rsquo;altérer l&rsquo;affection qu&rsquo;ils se portaient. Rien de ce qu&rsquo;ils avaient pu connaître au cours de leurs métiers, mariages, démissions, divorces, ni le frère ni la soeur ne voulaient l&rsquo;examiner. Et surtout, en aucun cas ils n&rsquo;auraient voulu le juger. <strong>Ce n&rsquo;était pas de l&rsquo;amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. Ce n&rsquo;était pas non plus une espèce de pardon automatique. C&rsquo;était une solidarité mystérieuse</strong>.</em>[&#8230;] <em>De l&rsquo;autre, ils acceptaient tout, même ce qu&rsquo;ils ne comprenaient pas.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Au fil des mois, des saisons et de ses tourments intérieurs, Claire va marcher toujours plus. Même avant que le soleil ne se lève. Jean, toujours, s&rsquo;interroge. Page 194 : <em>&laquo;&nbsp;Marcher fraie quelque chose dans le lieu, fore quelque chose dans le temps. Elle parlait à voix basse dans les ajoncs. La soeur de Paul passait pour un peu folle. A la vérité elle méditait. Je pense que la soeur aînée de l&rsquo;homme que j&rsquo;aimais cherchait à comprendre quelque chose qui était tout à fait inaccessible  à son frère&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="colorbox-link" style="color: #0000ff;">Au final, voilà un livre fort, sensible et qui nous en dit long sur la relation qui, parfois, lie un frère et une soeur. Le style est élégant, vif. Les descriptions, nombreuses ( voire trop diront certains!) font du décor l&rsquo;un des personnages principaux et incontournables de ce roman. A lire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Les solidarités mystérieuses&nbsp;&raquo;, de Pascal Quignard, Gallimard, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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