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	<title>Quatrième de couv &#187; Hector</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>De l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, prendre du champ&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jan 2019 12:49:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160;  Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que Sylvie Vickery décide de faire, en suivant Hector, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&#8217;est de [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK.jpg" rel="lightbox[4472]"><img class="alignleft wp-image-4475 size-medium colorbox-4472" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK-204x300.jpg" alt="DESARTHE OK" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left"> Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que <strong>Sylvie Vickery</strong> décide de faire, en suivant <strong>Hector</strong>, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&rsquo;est de là qu&rsquo;ils vivront, à distance donc, les attentats du 13 novembre. Dans une indifférence polie.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est également en Amérique que <strong>Sylvie</strong> va découvrir la vie adultérine de son mari, et le rôle que joue son fils unique –un adolescent si différent des autres – aux côtés de ses camarades. <strong>Lester</strong> se fait appeler <strong>Absalom Absalom</strong>, est une émule de Saint-Augustin et prend des airs de gourou.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Sylvie</strong>, elle, qui s&rsquo;est toujours évertuée depuis sa rencontre et son mariage avec <strong>Hector</strong>, à la non-action et &nbsp;&raquo; à n&rsquo;être rien &nbsp;&raquo; comme elle dit, poursuit, avec lucidité mais en silence, l&rsquo;introspection familiale. Loin de ses répères. Jusqu&rsquo;au scandale. Jusqu&rsquo;au retour.</p>
<p style="text-align: left">Elle ne maîtrise pas bien la langue, ni les codes. Trop cultivée, trop libre de tout aussi.</p>
<p style="text-align: left">Première fois que j&rsquo;ouvre un roman d&rsquo;<strong>Agnès Desarthe</strong>, lauréate en 1996 du prix du Livre Inter pour <strong>&laquo;&nbsp;Un secret sans importance&nbsp;&raquo;</strong> et auteure de nombreux romans remarqués (<strong>&laquo;&nbsp;Dans la nuit brune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Une partie de chasse&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Ce coeur changeant&nbsp;&raquo;</strong>). J&rsquo;ai été un peu déçue par ce roman qui, je trouve, survole plusieurs sujets sans les approfondir cependant. Dommage. Beau portrait de femme cependant.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-4472"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Les auteurs s&rsquo;accordent à déclarer que les parents, et en particulier les mères, s&rsquo;y prennent mal. Elle a décidé de ne pas s&rsquo;y prendre. Elle a renoncé tôt et tient le cap. Le dogme du non-agir, encore lui. Elle a plus ou moins décidé d&rsquo;être la grand-mère de son fils. L&rsquo;idée n&rsquo;est pas venue d&rsquo;elle, mais d&rsquo;une femme dans le bus. Lester devait avoir trois ans. Ils se tenaient la main, Sylvie et lui, à bord du 75. &laquo;&nbsp;Dis donc, mon bonhomme, avait lancé la dame en se penchant vers Lester, tu en as de la chance d&rsquo;avoir une mamie aussi jeune.&nbsp;&raquo; Sylvie avait pesé le pour et le contre : une vieille mère, une jeune mamie. Lester n&rsquo;avait pas protesté. Il n&rsquo;avait pas tenté de rétablir la vérité. Toujours poli, si incroyablement poli. Sylvie avait pensé que lui aussi, peut-être, préférait qu&rsquo;il en soit ainsi. En vadrouille avec sa très jeune grand-mère.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vieux ? Jamais Hector n&rsquo;a employé ce mot pour parler de lui, et encore moins pour parler de Sylvie. Il la taquine en l&rsquo;appelant &laquo;&nbsp;ma petite&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;mon bébé&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;elle lui arrive au milieu de la poitrine, et elle aime ça. Elle aime être sa petite, son bébé, cela lui permet de voyager à travers les âges, d&rsquo;échapper aux classifications. Elle peut être à la fois la grand-mère de son propre fils et le bébé de son mari. Elle ne s&rsquo;est jamais sentie femme mûre, femme-femme. Elle a toujours eu l&rsquo;impression d&rsquo;être soit beaucoup plus jeune, soit beaucoup plus âgée. Le compte réel des années n&rsquo;a aucune réalité pour elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 259 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Durant les premiers temps de sa double passion, Hector s&rsquo;était soupçonné d&rsquo;aménager le réel à sa guise, de se persuader lui-même que sa conduite sur le nouveau continent n&rsquo;avait pas d&rsquo;impact sur l&rsquo;existence qu&rsquo;il avait bâtie sur l&rsquo;ancien. Ses trahisons étaient sans conséquence et ne blessaient personne, se disait-il, constatant jour après jour que rien ne modifiait ses relations avec Sylvie. Il n&rsquo;était ni plus gentil avec elle, ni plus impatient qu&rsquo;avant. Il ne se montrait pas plus tendre, ni moins présent. Elle le faisait rire et l&rsquo;impressionnait comme toujours depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait rencontrée. Elle lui mettait les nerfs en vrille et le fatiguait comme elle l&rsquo;avait toujours fait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La chance de leur vie&nbsp;&raquo;, Agnès Desarthe, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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