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	<title>Quatrième de couv &#187; frères</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Duel fratricide au nom d&#8217;un idéal</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2017 08:29:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman, ça vous dit ? Moi, je ne m&#8217;en lasse pas. Alors je vous propose de découvrir celui de Marie Barthelet, &#171;&#160;Celui-là est mon frère&#160;&#187;, publié chez Buchet-Chastel, maison d&#8217;édition décidément bien inspirée ! Ce que je sais de l&#8217;auteure ? Elle a 27 ans. Marie Barthelet est animatrice du patrimoine et responsable [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un premier roman, ça vous dit ? Moi, je ne m&rsquo;en lasse pas. Alors je vous propose de découvrir celui de <strong>Marie Barthelet</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Celui-là est mon frère&nbsp;&raquo;</strong>, publié chez<strong> Buchet-Chastel</strong>, maison d&rsquo;édition décidément bien inspirée !</p>
<p>Ce que je sais de l&rsquo;auteure ? Elle a 27 ans. <strong>Marie Barthelet</strong> est animatrice du patrimoine et responsable du musée de la Charité-sur-Loire, dans la Nièvre.</p>
<p>La jeune femme a procédé à une réécriture de récit de l&rsquo;Exode dans ce roman à la langue très inspirée.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRERE-ROMAN.jpg" rel="lightbox[3829]"><img class="alignleft size-full wp-image-3834 colorbox-3829" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRERE-ROMAN.jpg" alt="FRERE ROMAN" width="105" height="175" /></a>Pas de prénom, pas de pays désigné, pas d&rsquo;époque non plus mais un drame qui se joue. Au départ, deux frères de coeur inséparables. Les deux enfants, le fils du dirigeant et celui qui deviendra son frère, ont grandi ensemble. Un argument politique. Les années passent. Ils sont promis à une avenir politique ensemble, à la tête du pays. Malgré leurs différences. Ataviques.</p>
<p>Celles-ci éclateront au grand jour après que le fils adopté a tué un policier. Il s&rsquo;enfuit. Et le voilà de retour.  Il est désormais le porte-drapeau de la minorité, humiliée, dont il est issu. Celui avec qui il partageait tout dirige à présent le pays. Entre souvenirs et choix politiques, tandis que le pays se retrouve la proie de calamités inexpliquées, deux destins se croisent, racontés uniquement du point de vue du chef d&rsquo;Etat.</p>
<p>Dix ans ont passé. Le frère est devenu l&rsquo;Ennemi. Peut-on tout sacrifier à la raison d&rsquo;Etat ? Et si son affection était devenue mortelle ? A la manière d&rsquo;un conte, la jeune auteure livre une histoire universelle et singulière à la fois.</p>
<p><span id="more-3829"></span></p>
<p>Un formidable roman, lu d&rsquo;une traite. Extrêmement prometteur.</p>
<p><strong>Ici, l&rsquo;auteure nous parle de son premier roman</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 47 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tu as taillé dans le vif. Dahoum, d&rsquo;ordinaire stoïque, n&rsquo;a pu s&rsquo;empêcher de te dévisager. Ce n&rsquo;était pas la première fois qu&rsquo;il entendait ce genre de discours, mais énoncé sur ce ton, avec des phrases pelées jusqu&rsquo;au noyau, des mots choisis pour leur clarté abrupte&#8230; Jetées aux ordures, tes façons de diplomate ! De fait, tu ne demandais rien, tu ne proposais rien, ne me priais pas, tu martelais des “Nous voulons”, des “Nous réclamons” et des “Nous exigeons” autant qu&rsquo;il en fallait, des fois que je serais imbécile. J&rsquo;ai songé : le “nous” d&rsquo;hier, c&rsquo;était toi et moi; aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est toi et eux seuls. </em></p>
<p style="text-align: left">Eux.<em> La triste minorité de mon pays. Je comprenais que des années durant tu avais partagé leurs maux, bu leur aigreur, mangé leur colère. Que tu avais fréquenté leurs meneurs et que, les balayant de ta superbe, tu t&rsquo;étais emparé de la Révolte. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Ta présence donnait sens aux pires calamités. Tu soutenais que ces fléaux qui accablaient mon peuple et mon pays – autrefois ton peuple, autrefois ton pays –, que ces fléaux étaient mérités. Parce que les inégalités de traitement entre les tiens et les miens ne me révulsaient pas. Parce que je tolérais qu&rsquo;elles subsistent. Parce que je ne faisais rien pour changer l&rsquo;Histoire et la Loi. Parce que j&rsquo;étais à la fois obtus et sans scrupules, autoritaire et permissif, lâche et opiniâtre, parce que en somme j&rsquo;étais un tyran. L&rsquo;Histoire punit les tyrans. Et avant de les punir en personne, elle sape les fondements de leur toute-puissance. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Que disais-tu ? “Je t&rsquo;avais averti”. Tu restais neutre, correct. Mais au fond, depuis le début, tu me sermonnais. Et s&rsquo;il y a une chose que je déteste, c&rsquo;est que l&rsquo;on me fasse la morale&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 113-114:</strong><em>&laquo;&nbsp;Et cela a commencé à transparaître. Wadjat, Dahoum, Shemset l&rsquo;ont remarqué. Il n&rsquo;est plus comme avant. Il ne sait plus choisir. Il a peur. Tout le monde au palais le susurre. Mes conseillers proches, mes collaborateurs : tous ont noté que je ne me comportais pas comme d&rsquo;habitude. Dès le début, ma permissivité à ton endroit les a outrés. Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;attendais ? Les fléaux qui ravageaient notre pays étaient une chose. Masi toi, on pouvait t&rsquo;écraser. Ce serait toujours ça de pris, une épine tirée du pied. Toi, l&rsquo;icône rebelle ! Toi, l&rsquo;incarnation du mauvais sort ! Qui savait si, en te supprimant, on n&rsquo;en finirait pas avec la fatalité ? N&rsquo;était-il pas possible de commanditer ton meurtre ? De te jeter en prison avec tes amis fauteurs de troubles, d&rsquo;au moins vous raccompagner à la frontière&#8230; ? A quoi pouvais-je bien penser ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Celui-là est mon frère&nbsp;&raquo;, Marie Barthelet, Buchet Chastel, 14€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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