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	<title>Quatrième de couv &#187; ferme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Chercher son salut parmi les champs de tabac&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 10:29:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas Catherine Elaine Morgan, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&#8217;an dernier &#8211; &#160;&#187; Le sport des rois &#171;&#160;, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&#8217;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="alignleft size-full wp-image-5187 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" alt="TOUS LES VIVANTS OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas <strong>Catherine Elaine Morgan</strong>, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&rsquo;an dernier &#8211; <strong>&nbsp;&raquo; Le sport des rois &laquo;&nbsp;</strong>, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&rsquo;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman.</p>
<p>Celui-ci, <strong>&nbsp;&raquo; Tous les vivants &laquo;&nbsp;</strong>, c&rsquo;est le premier écrit. Il date d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. <strong>C.E. Morgan</strong> avait alors 34 ans.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule, ai-je lu dans des articles sur ce roman, dans les années 80. Au fil des pages, rien ne permet de le dater de manière précise. Là n&rsquo;est pas le sujet. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, ce qui compte ce sont les deux personnages et le décor. Nous sommes dans le Kentucky. A la campagne. Profonde. Ici, des champs de tabac à perte de vue. Ici, une ferme, isolée. A l&rsquo;intérieur, un couple qui apprend à se découvrir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5183"></span></p>
<p>Quelques mois seulement que <strong>Orren</strong> et <strong>Aloma</strong> se connaissent. Ils se sont rencontrés dans un établissement scolaire,  lors d&rsquo;une sortie. Il a conduit les élèves. Elle est professeure de piano. Elle a vingt ans et est orpheline. Lui, âgé de 23 ans, s&rsquo;est occupé de la ferme familiale avec son frère <strong>Cash</strong> et sa mère <strong>Emma</strong> depuis la mort de son père. Ils se trouvent, s&rsquo;apprivoisent. Mais tout va très vite. Alors que la mère et le frère d&rsquo;<strong>Orren</strong> meurent dans un accident de voiture, il demande à <strong>Aloma</strong> de venir s&rsquo;installer avec lui. La tâche est immense. Il y a les champs de tabac, la pluie qui ne vient pas et cette ferme qu&rsquo;il doit impérativement faire tourner pour vivre. Sauf que ces deux-là, dont les corps s&rsquo;attirent souvent brutalement, ne savent pas se parler, se comprendre encore.</p>
<div id="attachment_5186" style="width: 777px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="size-full wp-image-5186 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" alt="Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)" width="767" height="431" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)</p></div>
<p>Face à la brutalité impatiente d&rsquo;<strong>Orren</strong>, <strong>Aloma</strong> tente de temporiser. Elle s&rsquo;improvise femme au foyer, paysanne sans y parvenir vraiment. Les désillusions s&rsquo;accumulent pour la jeune femme naïve qui doit prendre ses marques dans une maison décrépie, remplie de souvenirs et de fantômes qui ne sont pas les siens.</p>
<p>Ce que veut <strong>Aloma</strong>, c&rsquo;est pouvoir continuer à jouer du piano. Coûte que coûte. Elle rejoint l&rsquo;église de la ville la plus proche. Propose ses services au révérend <strong>Bell Johnson</strong> qui n&rsquo;attendait plus rien. Son horizon s&rsquo;ouvre. Mais pas seulement. Tant de questionnements se multiplient aussi pour celle qui sera tour à tour tentatrice, indifférente, furieuse, désespérée, inquiète voire inquiétante.</p>
<p>Le roman ne dure que le temps d&rsquo;une saison. Mais quel spectacle ! Celui de la nature, celui des sentiments. On sent, on entend, on voit.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle descendit à tâtons les marches en bois et gagna les ombres du salon. Pourquoi tenait-il à vivre dans cette vieille maison plutôt que dans la neuve où il y avait de la lumière, du linoléum et l&rsquo;eau courante, elle ne comprenait pas. On aurait dit qu&rsquo;il voulait montrer au monde entier, un monde qu&rsquo;il ne regardait même pas, qu&rsquo;il était seul à présent, qu&rsquo;il était douloureux d&rsquo;être le dernier survivant, mais qu&rsquo;il réussirait à surmonter sa souffrance. Peut-être la surmonterait-il mieux si elle était plus grande, comme si se vautrer dans la douleur était le secret pour endurer la souffrance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;était pas uniquement la peur qu&rsquo;il découvre qu&rsquo;elle vivait avec Orren sans être mariée, il y avait autre chose, la sensation d&rsquo;une langue molle et inutile dans sa bouche quand elle était e face de lui. Elle se sentait presque intimidée par lui. En conséquence de quoi, elle savait qu&rsquo;il la pensait plus douce et plus accommodante qu&rsquo;elle n&rsquo;était en réalité ; pourtant, cela avait beau être faux &#8211; la vie avait été trop dure avec elle pour qu&rsquo;elle puisse se permettre d&rsquo;être douce -, elle se révélait incapable d&rsquo;y changer quoi que ce soit. Ou incapable d&rsquo;en avoir envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 139 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que tu crois ? lance-t-elle, trop acerbe. Ses joues s&rsquo;empourprèrent d&rsquo;une rougeur qui n&rsquo;échappa pas à l&rsquo;observation d&rsquo;Orren. Elle croisa les bras sur la poitrine et aspira une lèvre sous ses dents. ce n&rsquo;était pas sa faute si elle était née au milieu de nulle part et avait passé la plus grande partie de son enfance dans une pension au fin fond d&rsquo;un trou. Elle avait appris le piano. Et c&rsquo;était une chose qui resterait toujours hors de sa portée à lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sois pas désagréable, dit-il. Personne a dit que t&rsquo;en étais pas capable. Je demande, c&rsquo;est tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;, C.E. Morgan, Gallimard, 19€. Traduit par Mathilde Bach. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La maternité, mystérieuse aventure&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/28/la-maternite-mysterieuse-aventure/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Aug 2018 06:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un livre court au rythme haletant pour une histoire lourde. Avec &#171;&#160;Tombée des nues&#160;&#187;, Violaine Bérot, quinquagénaire installée dans les Pyrénées, propose un nouveau roman qui ne laisse pas indifférent. Impossible. A cause de son sujet, grave et mystérieux à la fois : le déni de grossesse. L&#8217;histoire, c&#8217;est donc celle de Baptiste et Marion [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOMBEE-DES-NUES.jpg" rel="lightbox[4351]"><img class="alignleft size-full wp-image-4353 colorbox-4351" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOMBEE-DES-NUES.jpg" alt="TOMBEE DES NUES" width="250" height="414" /></a></p>
<p style="text-align: left">Un livre court au rythme haletant pour une histoire lourde. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Tombée des nues&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Violaine Bérot,</strong> quinquagénaire installée dans les Pyrénées, propose un nouveau roman qui ne laisse pas indifférent. Impossible. A cause de son sujet, grave et mystérieux à la fois : le déni de grossesse.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle de <strong>Baptiste</strong> et <strong>Marion</strong> qui ont décidé de reprendre une ferme, dans la montagne, à la lisière d&rsquo;un village un peu paumé. Là, elle se charge d&rsquo;élever des chèvres quand lui fait pousser des légumes et bâtit leur foyer. Un vie simple.</p>
<p style="text-align: left">Jusqu&rsquo;à cette nuit du 29 février. Froide et enneigée. Là, dans la baignoire de la maisonnée, <strong>Marion</strong> met au monde une petite fille. Elle ne savait cependant pas qu&rsquo;elle était enceinte, qu&rsquo;un petit être se lovait dans son ventre. Un choc. Un traumatisme que le couple va devoir encaisser. Avec pour chacun d&rsquo;entre eux, une réaction différente. Quand <strong>Baptiste</strong>, qui n&rsquo;avait jamais voulu d&rsquo;enfant, savoure l&rsquo;arrivée inopinée de cette petite, <strong>Marion</strong> se calfeutre dans le silence, se terre dans son lit. Elle n&rsquo;avait rien demandé, rien vu. Rien ressenti. L&rsquo;acceptation va prendre du temps. Plusieurs jours.</p>
<p style="text-align: left">Sitôt la nouvelle sue au village – c&rsquo;est <strong>Dédé</strong>, le voisin qui les a conduits tous les trois à l&rsquo;hôpital – la communauté s&rsquo;organise. Il faut aménager la maison, tricoter de la layette, trouver un prénom à bébé&#8230; et s&rsquo;occuper du cheptel !</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4351"></span></p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, des chapitres très courts, sans majuscule ni ponctuation, qui donnent la parole à <strong>Marion</strong>, à <strong>Baptiste,</strong> à <strong>Tony</strong> son meilleur ami, à <strong>Dédé</strong> qui va prendre en charge les chèvres, à la mère de <strong>Marion</strong>, aux deux tenancières du café, à la femme du maire et institutrice retraitée qui suit toute cette agitation de sa fenêtre et à la sage-femme qui a accouché <strong>Marion</strong>. Elle sait ce qu&rsquo;endure la quadragénaire déboussolée. Et va l&nbsp;&raquo;accompagner.</p>
<p style="text-align: left">Un roman sensible, tout en nuances qui peut se lire de plusieurs manières. En suivant la chronologie du roman, page après page, en se concentrant sur les jours ( du mardi au vendredi) ou encore en suivant le déroulement de l&rsquo;histoire via le ressenti des sept personnages narrateurs, en suivant le numéro du chapitre suivant indiqué entre parenthèses. Une lecture balisée qui permet d&rsquo;aborder cette acceptation de diverses manières. Sans jugement.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong></p>
<p style="text-align: left">24<em>. &laquo;&nbsp;Cette mère avait donc accouché seule à son domicile, et ayant accouché n&rsquo;avait pas pris conscience de ce qui venait de se passer, elle est arrivée à l&rsquo;hôpital absolument mutique, le père l&rsquo;accompagnait, mais affolé, perdu, lui non plus n&rsquo;ayant pas compris, ils avaient été conduits jusqu&rsquo;aux urgences par une autre personne, et quand j&rsquo;ai accouru vers leur groupe ce deuxième homme m&rsquo;a attrapée par le poignet, il m&rsquo;a dit j&rsquo;ai le petit, je me souviens qu&rsquo;il a employé ce terme, le petit, il a ouvert sa veste et j&rsquo;ai vu la serviette, le bébé était emmailloté à l&rsquo;intérieur, tout le temps du trajet il était resté bien au chaud contre le torse de l&rsquo;homme, il faut que vous sachiez qu&rsquo;un enfant né dans de telles conditions est condamné si sa mère ne parvient pas à sortir rapidement de son apathie, ne perdez pas de vue que pour elle l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas un enfant [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 52-53 : </strong></p>
<p style="text-align: left">33.<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;aurais voulu sauter dans le vide mais chaque fois qu&rsquo;il le prononçait le mot m&rsquo;enfonçait plus profondément dans la terre bourbeuse, je voulais voler et je m&rsquo;engluais, la vase cherchait à me recouvrir, à m&rsquo;ensevelir, à se refermer sur moi, je luttais mais Baptiste parlait encore et plus il parlait plus je m&rsquo;affaiblissais, il répétait ce mot qui me noyait, je perdais pied, j&rsquo;étais une plaie béante qui n&rsquo;en finissait plus de se déchirer, j&rsquo;aurais voulu hurler, j&rsquo;aurais dû hurler, mais ma bouche était remplie de boue, Baptiste me tenait toujours dans ses bras et j&rsquo;aurais voulu ne plus l&rsquo;entendre, ne plus rien entendre, il répétait ce mot dans mes oreilles, il répétait toujours ce même mot, et je suppliais mes oreilles de s&rsquo;emplir elles aussi de boue plutôt que de l&rsquo;écouter, parce que ce mot non, je ne pouvais pas&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 142-143 : </strong></p>
<p style="text-align: left">115. <em>&laquo;&nbsp;Marion ne sortait de sa torpeur que pour s&rsquo;inquiéter de ses bêtes., j&rsquo;observais cette femme avec laquelle j&rsquo;avais choisi de vivre, je ne comprenais pas, je me disais mais quelle mère peut réagir ainsi, délaisser aussi radicalement son enfant, qu&rsquo;a-t-elle Marion de cassé, de brisé, de détruit, pourquoi refuse-t-elle d&rsquo;accepter ce bébé qui nous tombe du ciel, pourquoi ne réagit-elle pas comme moi, pourquoi ne l&rsquo;aime-t-elle pas passionnément, pourquoi n&rsquo;a-t-elle pas envie de se battre pour rattraper le retard, à moi elle n&rsquo;adressait plus la parole, seulement ce sourire permanent sur son visage, et jamais un geste pour le bébé, elle laissait tout se dérouler sans montrer aucun intérêt à rien, elle ne semblait absolument pas concernée par le quotidien de l&rsquo;enfant, elle nous regardait avec ce même air absent, ce même sourire immuable, et quand je m&rsquo;approchais du lit cela provoquait toujours chez elle cet instant de frayeur qui la poussait à s&rsquo;éloigner au maximum, je m&rsquo;allongeais et lui tournais immédiatement le dos, et son corps que je savais pourtant couché à quelques centimètres du mien me paraissait à des kilomètres&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tombée des nues&nbsp;&raquo;, Violaine Bérot, Buchet Chastel, 13 euros. </strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;, roman d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 07:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;. Bravo ! Soixante-quinze pages. Pas une de plus. Nicolas Clément signe avec &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;. Bravo !</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" rel="lightbox[2453]"><img class="alignleft size-full wp-image-2454 colorbox-2453" style="margin: 10px" alt="SAUF LES FLEURS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" width="250" height="323" /></a>Soixante-quinze pages. Pas une de plus. <strong>Nicolas Clément</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong> un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, met des mots sur des horreurs. Chaque mot compte. Et tous pèsent  lourd.</p>
<p>Ce roman fait partie de la sélection pour le<strong> prix Roblès 2104</strong>, qui sera décerné en juin, à Blois. Retrouvez la sélection<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/21/arden-ou-la-guerre-sur-un-air-doperette/">ici</a></strong>.</p>
<p>Un premier roman prometteur, écrit par cet agrégé de philosophie de 44 ans. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marthe</strong>, la narratrice. On suit la jeune fille puis la jeune femme de l&rsquo;âge de 12 ans à celui de 20 ans.</p>
<p>Dans une ferme isolée, il y a plusieurs décennies, elle vit avec son petit frère <strong>Léonce</strong>, sa mère <strong>Andrée</strong> et son père, violent et taiseux,<strong> Paul.</strong> <strong>Chez les Reynaud, on chérit les bêtes, mais on ne câline pas les êtres.</strong> Andrée meurt sous les coups de son mari bourreau. Marthe tente de s&rsquo;en sortir, fait des études, tombe amoureuse, s&rsquo;en va pour Baltimore, plonge dans les mots d&rsquo;Eschyle ( le plus ancien des trois tragiques grecs, auteur de 90 tragédies et de 20 drames satyriques) qu&rsquo;elle traduit&#8230; jusqu&rsquo;à la reconstitution. Jusqu&rsquo;à la violence qui remonte, l&rsquo;impossible pardon qui étouffe et la vengeance qui éclate. <strong>Alors Marthe raconte pour que Léonce puisse comprendre. Et avancer. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2453"></span></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Clément raconte la construction de son roman</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aide Maman à brosser les bêtes. Au village, ils croient que nous travaillons tristement, que l&rsquo;odeur nous punit ou que les sabots nous cabossent. Ils se trompent ; les bêtes nous sauvent. Notre famille a fondu depuis longtemps, mais elle existe encore en lettres, sur l&rsquo;étiquette du journal, le relevé des compteurs. Depuis des lustres, Papa ne prononce plus nos prénoms, se jette sur le verbe, phrases courtes sans adjectif, sans complément, seulement des ordres et des martinets. Dans mon dictionnaire, je cherche la langue de Papa, comment la déminer, où trouver la sonnette pour appeler. Mais la langue de Papa n&rsquo;existe qu&rsquo;à la ferme, hélas. Il nous conjugue et nous accorde comme il veut. Il est notre langue étrangère, un mot, un poing, puis retour à la ligne jusqu&rsquo;à la prochaine claque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Pour me rendre à Baltimore, partir d&rsquo;ici me coûtera un baccalauréat, un coeur, une vie dans l&rsquo;herbe sous des bêtes en collier dont le lait fut la chaleur de mes os et le souffle, l&rsquo;heure de mes siestes. Je ne redoute ni d&rsquo;être heureuse loin de la ferme, ni de bâtir sur une ville étrangère le sort sacré que le temps me doit. Ne plus scruter le visage de Maman pour voir passer la pilule ne me fait pas peur non plus, car ces pétales en miettes portent, à leur façon, le grand monde déçu que je chercher. Mais laisser mon frère seul avec notre histoire me terrifie et je m&rsquo;en veux de ne songer qu&rsquo;aux larmes claires venues des choses. Je voudrais tant me tromper d&rsquo;épaules. Le gris serait comme avant : la craie pour espérer, la terre pour recouvrir la craie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m&rsquo;interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j&rsquo;étais. Je voulais un professeur pour me surprendre. Je voulais des livres pour construire une cabane à la cime des arbres. Je voulais être un homme pour sentir ce que ça fait d&rsquo;être une histoire. Je n&rsquo;ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d&rsquo;avant. Je tombe rond ; mon compte est bon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai beaucoup aimé (vraiment beaucoup !) le style de Nicolas Clément. Cette langue simple mais qui fait mouche. Les images de Marthe, ses rêves aussi. Je reste admirative devant la concision et la force de ce roman court mais si puissant. Marthe avait les études, l&rsquo;amour et Eschyle pour s&rsquo;en sortir. Tous ses efforts sont anéantis en quelques minutes. Le destin de Marthe croise celui de la justice. Et les fleurs n&rsquo;y pourront rien. A lire absolument ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;, de Nicolas Clément, collection Qui vive chez Buchet-Chastel, 9€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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