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	<title>Quatrième de couv &#187; Felix</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au bord de la mère&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Aug 2018 07:40:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&#8217;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&#8217;été 2017 était sorti &#171;&#160;Souvenirs de la marée basse&#160;&#187;, de Chantal Thomas. Les critiques lues et entendues à l&#8217;époque donnaient envie. [&#8230;]]]></description>
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<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168.jpg" rel="lightbox[4327]"><img class="alignleft wp-image-4330 size-medium colorbox-4327" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168-204x300.jpg" alt="souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left">Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&rsquo;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&rsquo;été 2017 était sorti<strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Chantal Thomas.</strong> Les critiques lues et entendues à l&rsquo;époque donnaient envie. Ce n&rsquo;est pourtant qu&rsquo;en ce mois de juillet que j&rsquo;ai pris le temps de plonger dedans. Plonger, justement.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, <strong>Chantal Thomas</strong>, dont je n&rsquo;avais jusque-là jamais rien lu, puise dans son histoire familiale et personnelle pour brosser le portrait d&rsquo;une femme, sa mère, <strong>Jackie</strong>. Une femme particulière. Libre de ses mouvements. Restée enfant. Une nageuse hors-pair, insatiable, mais une femme demeurée fragile.</p>
<p style="text-align: left">Adolescente, <strong>Jackie</strong> s&rsquo;est baignée dans le grand canal du château de Versailles. Acte fondateur d&rsquo;une légende aquatique. C&rsquo;est en installant  à Arcachon avec ses parents <strong>Eugénie</strong> et <strong>Félix</strong> que <strong>Jackie</strong> vivra sa passion au quotidien. Des heures durant.</p>
<p style="text-align: left">Une passion et une gourmandise pour la liberté qu&rsquo;elle ne transmettra pas immédiatement à sa fille, <strong>Chantal</strong>, née d&rsquo;une union avec un dessinateur industriel aussi sportif que silencieux, mort prématurément à l&rsquo;âge de 43 ans.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4327"></span></p>
<p style="text-align: left"><strong>Chantal</strong> ne nage pas de manière académique. Elle le sait. Elle apprendra. A Arcachon, où elle grandit à côté d&rsquo;une mère absente à elle-même, elle fera partie des &laquo;&nbsp;enfants de la plage&nbsp;&raquo;, ceux qui, tout au long de l&rsquo;année, profitent de la mer et des jeux qui y sont associés. Avec<strong> Lucille</strong>, vacancière estivante, Chantal se souvient avoir fait de la ville aux quatre saisons un formidable terrain de jeu marin.</p>
<p style="text-align: left">Et raconte, au fil de petits chapitres vifs et à partir d&rsquo;un orage pendant un bain de mer à Nice, la relation compliquée qu&rsquo;elle a entretenue avec sa mère, <em>&laquo;&nbsp;femme oublieuse&nbsp;&raquo;</em> des histoires et des autres en général.</p>
<p style="text-align: left">De la région parisienne au bassin d&rsquo;Arcachon avant Menton puis Nice, la vie de <strong>Jackie</strong> se décline en longueurs et brasses. Loin des contingences matérielles assumées par ses parents, son mari et sa fille.</p>
<p style="text-align: left">Le roman d&rsquo;une relation mère-fille compliquée, les phases de distance et de fusion en alternance.</p>
<p style="text-align: left">Un roman qui s&rsquo;inscrit <em>&laquo;&nbsp;directement en continuité&nbsp;&raquo;</em> de précédents opus de l&rsquo;auteure, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de <strong>&laquo;&nbsp;La vie réelle des petites filles&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Cafés de la mémoire&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Un roman sensible et très finement écrit. Un vrai plaisir de lecture. Sur la plage&#8230; et ailleurs <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4327" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il fait chaud cet été à Charavines, tandis que la France depuis le 8 Mai célèbre la Libération, ou plus exactement panse ses plaies. Sur ce qui pouvait se passer dans le reste de la France, en Europe, dans le monde, elle n&rsquo;a jamais pu me dire un mot. Elle est aussi inarticulée sur le sujet et loin des événements que les poissons du lac. Elle est avec les tanches, les carpes et les truites dans leur avancée instinctive, leur sensation de profondeur et légèreté, leur vision aveugle, une algue frôlée, le clapotis d&rsquo;une barque, la tempête d&rsquo;un coup de rame. Elle nage avec les poissons; comme je nage avec elle. Jour après jour, elle s&rsquo;abandonne à l&rsquo;eau du lac et moi au liquide amniotique. J&rsquo;habite son rythme. Ensemble, nous flottons. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre dans cet épisode : elle est enceinte de moi, elle nage, elle rêve sur la couleur de mes yeux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine un épisode, plutôt une évocation. Et à la différence de ses séjours de vacances à Arcachon où il m&rsquo;est facile de l&rsquo;imaginer qui sort de l&rsquo;eau et court vers la serviette que lui tend sa mère, là, durant cet été où elle m&rsquo;attend, je n&rsquo;imagine personne sur la rive.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce matin – est-ce d&rsquo;avoir écrit la veille “jubilation en mode nageur ” et d&rsquo;avoir cherché des mots pour approcher la pleine euphorie de nager, comme on dit “la pleine mer ” ?  – mon bain est d&rsquo;un parfait bonheur. Je le sais dès le premier contact avec l&rsquo;eau, quand après avoir descendu la petite échelle métallique fixée dans les rochers, je marque un arrêt.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 161 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ses baisers, condensés d&rsquo;écrits dont elle économise ainsi la lente formulation, me semblent une forme de sténo. Ils me satisfont. Dans le jeu symétrique de nos envois, ils me permettent de rester, comme elle, à un niveau d&rsquo;échange facile, à perpétuer le registre d&rsquo;évitement grâce auquel l&rsquo;histoire bancale entre nous reste non dite, incertaine, susceptible de changements. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère est l&rsquo;anti-marquise de Sévigné, et c&rsquo;est tant mieux, me dis-je en extrayant de l&rsquo;étroite boîte à lettres métallique de mon immeuble sa dernière carte postale.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;, de Chantal Thomas, Seuil, 18 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme une errance radioactive&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Sep 2017 07:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?). Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4046 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" alt="OTSWALD" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?).</p>
<p>Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans cette avalanche de romans, français et étrangers, vous découvrirez, au fil des semaines, quelques-unes de ces nouveautés.</p>
<p><strong>Quelques chiffres pour commencer :</strong></p>
<p>&#8211; cette rentrée littéraire voit arriver <strong>581 romans et recueils de nouvelles</strong> de la mi-août à la fin du mois d&rsquo;octobre ( contre 560 en 2016).</p>
<p>&#8211; <strong>Côté français</strong> : 390 titres ( +6% par rapport à l&rsquo;an passé). Parmi eux, des premiers romans bien sûr : 81 contre 66 en 2016. De quoi faire de jolies découvertes !</p>
<p>-<strong> Côté étranger</strong> : 191 livres ( on en comptait cinq de plus en 2016).</p>
<div class="text-inner">  A noter que ce cru littéraire se veut particulièrement ancré dans le réel. Les questions sociétales s&rsquo;étalent au fil des pages. Et <strong><a title="Un article pour mieux appréhender cette manière de développer un sujet" href="https://www.actualitte.com/article/monde-edition/de-la-fiction-a-la-biographie-l-exofiction-un-genre-qui-brouille-les-pistes/66392">l&rsquo;exofiction</a></strong> nourrit toujours les auteurs.</div>
<p>Pour commencer cette revue (subjective et non-exhaustive), un premier roman. Oui, je sais, j&rsquo;ai toujours une bonne raison pour vous présenter un nouvel auteur, un nouvel univers. Celui de <strong>Thomas Flahaut</strong> nous est pour le moins contemporain. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> il nous plonge dans une catastrophe de type Tchernobyl, dans l&rsquo;Est de France après un accident nucléaire à la centrale de <strong>Fessenheim.</strong></p>
<div class="copy-paste-block">
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4051 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" alt="FESSENHEIM" width="960" height="638" /></a><strong>Fessenheim</strong> ? Rappelez-vous&#8230; Il s&rsquo;agit de la plus ancienne centrale nucléaire en exploitation en France. Depuis ce mois de juillet, elle est totalement à l&rsquo;arrêt.  Précisons que l’ensemble de <strong>Fessenheim</strong> doit fermer au moment de la mise en service du <strong>réacteur de nouvelle génération EPR de Flamanville</strong> (Manche), prévue en 2019, une perspective confirmée par le nouveau gouvernement français mais contestée par des élus régionaux et les syndicats d’EDF, comme nous l&rsquo;explique un article paru dans <em>Le Monde</em>, le 24 juillet (avec AFP).</p>
<p>Et l&rsquo;article de préciser :<em> &laquo;&nbsp;En 2016, la centrale de Fessenheim a produit 8,4 milliards de kWh, soit « environ 65 % de la consommation d’électricité alsacienne », selon des données fournies par EDF. Cet aspect est régulièrement mis en avant par les défenseurs de la centrale, qui mettent en garde contre une situation de pénurie énergétique en cas de fermeture définitive.</em></p>
<p><em>A l’inverse, les militants antinucléaires – vent debout depuis des décennies contre une centrale qu’ils considèrent comme vétuste et dangereuse – s’appuient sur les fréquents arrêts des réacteurs pour affirmer qu’une fermeture ne mettrait pas en danger l’approvisionnement énergétique de l’Est, ou de la France en général.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Dans ce premier roman , un accident intervient dans la centrale nucléaire de Fessenheim après un tremblement de terre.</strong> Pas de catastrophe. Du moins au départ. On se veut rassurant. Mais il y a cette noria de bus et de camions, ses villages et villes vidées, ses camps qui se remplissent finalement. <strong>Noël</strong> (le narrateur) et son frère <strong>Félix</strong>, enfants, jeunes adultes d&rsquo;un couple divorcé qui a connu le chômage et le déclassement ( la famille était alors installée à <strong>Belfort</strong>, la mère y est restée, le père, lui, s&rsquo;est installé à <strong>Ostwald</strong>), flottent entre les deux villes. L&rsquo;un est étudiant, l&rsquo;autre devrait commencer à travailler.</p>
<p>Ils comprennent que l&rsquo;heure est grave quand ils se retrouvent dans un de ces camps de réfugiés, improvisé dans la forêt. Mais ce qui s&rsquo;y passe choquent et dépassent les deux frères qui vont fuir, découvrir un monde au bord du chaos. Deux frères qui aiment d&rsquo;ailleurs la même jeune fille, <strong>Marie</strong>, qui continue de jouer avec leurs coeurs. <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> raconte cette errance dans un Grand Est imaginaire, si proche pourtant. Une écriture sèche, une originalité brillante.</p>
</div>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff0000">Premier roman</span></strong></p>
<p>Né en 1991, <strong>Thomas Flahaut</strong> a étudié le théâtre à Strasbourg, il rejoint ensuite la Suisse pour suivre un cursus en écriture littéraire. Diplômé de la Haute école des arts de Berne, il vit et travaille à Lausanne, où il a cofondé le collectif littéraire franco-suisse Hétérotrophes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Des cercles colorés se déploient comme des ondes autour de la centrale, à travers les forêts noires recouvrant les ballons vosgiens, les champs et les zones urbaines, plus claires. Un journaliste décode la signification des couleurs. Rouge : déjà évacué. Orange : à Paris, on y réfléchit. Jaune, couleur qui recouvre le territoire de Belfort : il n&rsquo;y a théoriquement rien à craindre. La prise régulière de pastilles d&rsquo;iode est tout de même nécessaire. La télévision et le monde bégaient. Et nous, nous les écoutons, nous les regardons bégayer. Tout le pays doit être comme nous. Les yeux vides, la bouche ouverte et les idées engourdies, figé dans l&rsquo;atmosphère de peur diffuse d&rsquo;avant les grandes paniques. Fixant silencieusement les lumières de la télévision qui colorent le brouillard des événements. Regardant, anxieux, si l&rsquo;endroit où l&rsquo;ont vit est plongé dans le rouge, l&rsquo;orange ou le jaune et soupirant, soulagé, si on se trouve assez loin du rouge. Après le jaune, c&rsquo;est le vert des forêts. S&rsquo;il y a un danger là, il est invisible, et c&rsquo;est au moins une consolation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;homme soupire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils ont foutu le feu parce qu&rsquo;ils voulaient partir, les soldats, et nous laisser là. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Une moue misérable tire les coins de sa bouche jusqu&rsquo;à la racine de son double menton. Les communes de Lingolsheim et d&rsquo;Ostwald sont voisines. La carte que j&rsquo;ai reconstituée à partir des rares informations distillées par le transistor de David ne disait rien de l&rsquo;ampleur de ce qui était en train de se passer. Depuis la centrale de Fessenheim, c&rsquo;est tout le pays qui se vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 151 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Attendre le matin, le ciel pâle, l&rsquo;heure de rentrer dans les pas des collégiens qui se rendent en cours, et traîner sa nausée de salles blanches et tristes en salles blanches et tristes. Tout ce qui s&rsquo;est passé les a fait disparaître, ces habitudes. Et je ne sais plus qu&rsquo;une chose, il y a Félix et moi, sans rien à nous dire, un silence imposé et hanté par une dernière chimère. La famille n&rsquo;existe plus vraiment, mais nous avançons ensemble. Nous traversons Strasbourg. Le ronronnement de la Golf accompagne notre errance. Le vent froisse et blanc et le bleu du drapeau grec, dans cette avenue des Vosges que nous empruntons encore dans une nouvelle révolution. Je me répète des mots et des histoires perdus dans la nuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;, Thomas Flahaut, Les Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Voyage au coeur des autres vies de Greta Wells</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/31/voyage-au-coeur-des-autres-vies-de-greta-wells/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2014 07:42:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Avoir le pouvoir d&#8217;influencer ses proches alors que vous vous promenez malgré vous dans le temps. Voilà un début d&#8217;histoire alléchant. Andrew Sean Greer, lui, en a fait un roman. L&#8217;une des jolies découvertes de la rentrée littéraire de janvier dernier. Avec &#171;&#160;Les vies parallèles de Greta Wells&#160;&#187;, il signe aux Editions de l&#8217;Olivier, un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Avoir le pouvoir d&rsquo;influencer ses proches alors que vous vous promenez malgré vous dans le temps. Voilà un début d&rsquo;histoire alléchant. <strong>Andrew Sean Greer,</strong> lui, en a fait un roman. L&rsquo;une des jolies découvertes de la rentrée littéraire de janvier dernier. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;</strong>, il signe aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>, un roman suprenant. Et plein d&rsquo;amour d&rsquo;une femme pour un homme, et aussi pour son frère. Au point de vouloir guider leurs vies&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0.jpg" rel="lightbox[2410]"><img class="alignleft  wp-image-2413 colorbox-2410" style="margin: 10px" alt="vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vies-paralleles-greta-wells-1475995-616x0.jpg" width="370" height="541" /></a></p>
<p>L&rsquo;auteur,<strong> Andrew Sean Greer</strong> est un homme de 45 ans qui vit à San Francisco. Il a commencé très tôt à écrire. Auteur de nouvelles, il est aussi romancier. Son roman<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;histoire d&rsquo;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 2009, l&rsquo;an fait plus particulièrement connaître.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle de <strong>Greta.</strong> Nous sommes en 1985, cette femme, photographe, vient de perdre <strong>Felix</strong> son frère jumeau, mort du sida. <strong>Greta</strong> se fait également quitter par son compagnon,<strong> Nathan.</strong> Elle sombre dans la dépression. Un traitement par électrochocs est alors en vogue. La jeune femme s&rsquo;y résout. Tant pis pour les effets secondaires !</p>
<p>Chez elle, ils seront étranges, dérangeants&#8230; et la feront voyager dans ses autres vies, en 1918 et en 1941. Des vies parallèles, les siennes. Dans lesquelles, elle retrouve son compagnon (devenu son mari. Si a une époque, c&rsquo;est lui qui la trompe, c&rsquo;est l&rsquo;inverse à une autre), son frère qui tente de vivre son homosexualité, et sa tante <strong>Ruth</strong> qui, en 1985, se fait la confidente ses histoires de <strong>Greta</strong> et de ses deux clones.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2410"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De séance en séance, les voyages entre 1918, 1941 et 1985 alimentent la vie de <strong>Greta</strong>. Elle tente de guider, d&rsquo;aiguiller ses proches puisqu&rsquo;elle connaît leurs vies parallèles, mais vit-on pareil au coeur des deux premières guerres mondiales comme au milieu des années 80 gangrénées déjà par une effroyable épidémie ? Et les deux autres<strong> Greta,</strong> celles de 1918 et de 1941, ne vont-elles pas chercher tout autant à interférer dans sa vie de 1985 lors de leurs pérégrinations temporelles ?</p>
<p>Un roman un peu déstabilisant au départ, mais auquel on devient vite addicte. Histoire de savoir dans laquelle de ses vies Greta est la plus épanouie&#8230; et la plus utile.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;1er novembre 1941</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quel curieux sommeil ! A mon réveil, un soleil étincelant. La lumière dansait joyeusement au plafond, le son des cloches refluait au loin. Dans la douceur des draps tièdes, je me sentais reposée comme si j&rsquo;avais dormi cent ans. Le murmure des voix, le bruit des pas, le craquement du plancher. C&rsquo;est l&rsquo;odeur qui m&rsquo;a alertée avant même que j&rsquo;ouvre les yeux. Finis, l&rsquo;éclairage au gaz, la suie et le purin, la cannelle et la violette. Place à la poussière et à l&rsquo;after-shave. Pourquoi de l&rsquo;after-shave ? Mes yeux découvraient un décor entièrement différent. Je n&rsquo;ai pu m&rsquo;empêcher de sourire. </em>Je ne suis pas de retour, pas encore,<em> ai-je pensé.</em> Je suis de nouveau ailleurs.<em> &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;7 novembre 1985</em></p>
<p style="text-align: left"><em>La lumière qui traversait les stores métalliques et projetait des rayures sur mon corps couché dans le lit aurait dû m&rsquo;alerter. Pourtant, je me suis réveillée ravie à la pensée des nouveaux miracles que m&rsquo;avait réservés le docteur Cerletti, allant même jusqu&rsquo;à appeler Nathan. Mais personne n&rsquo;est apparu. Le vent soufflait par la fenêtre à guillotine ouverte et faisait tinter les lamelles du store, un son que je ne connaissais que trop. J&rsquo;ai traversé la gaze des rêves, vu les trois photos abstraites dans leur cadre, les vêtements empilés sur la chaise, et j&rsquo;ai retrouvé mon ancienne vie prête à me faire la leçon pour avoir osé croire que l&rsquo;existence était perfectible. Qu&rsquo;elle pouvait se dérouler ailleurs qu&rsquo;ici et maintenant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 257 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;avais que trois mondes possibles, lequel était celui du bonheur ? Tout ce que je voulais, c&rsquo;était de l&rsquo;amour. Une chose simple, intemporelle. Quand les hommes cherchent l&rsquo;amour, ils chantent, ils sourient ou ils paient pour l&rsquo;obtenir. Et que font les femmes ? Elles choisissent. Et leur existence est frappée comme un médaillon de bronze. Alors, messieurs, dites-moi où et quand il a été facile d&rsquo;être une femme ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas sûr que la convulsiothérapie soit la meilleure des manières de guérir la dépression ! En suivant Greta dans ses pérégrinations, on se surprend à penser qu&rsquo;au-delà de la puissance de son pouvoir, ses voyages lui compliquent sérieusement les vies. Ici mariée et maman ; là seule et abandonnée ou encore amoureuse d&rsquo;un autre homme que son mari&#8230; Un roman qui permet aussi d&rsquo;appréhender le quotidien américain pendant les deux conflits mondiaux. Dans les années 80, plus de guerre mais un autre fléau, le sida. </span><span style="color: #0000ff">Un roman atypique. A découvrir&#8230; en étant concentré !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les vies parallèles de Greta Wells&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Andrew Sean Greer, Editions de l&rsquo;Olivier, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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