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	<title>Quatrième de couv &#187; écrivain</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Grandir et écrire dans la brume des polders&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 07:05:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&#8217;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de 545 romans. Contre 521 l&#8217;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires 385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5863" style="width: 410px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" rel="lightbox[5860]"><img class="wp-image-5863 size-full colorbox-5860" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" alt="35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0" width="400" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;illustration de couverture est une peinture de Natalie Levkovska</p></div>
<p><strong><span style="color: #ff6600"> </span></strong><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&rsquo;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de<strong> 545 romans</strong>. Contre 521 l&rsquo;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires <strong>385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits contre 153 l’an dernier</strong>.</p>
<p>Alors que les ventes de livres ont grimpé de 16,5% entre janvier et novembre 2021, cela fait d&rsquo;autant plus de livres à découvrir, d&rsquo;auteurs à suivre.</p>
<p>Quels noms ?</p>
<p>Pour cette rentrée littéraire, on va retrouver, entre autres, <strong>David Foenkinos</strong>, <strong>Karine Tuil</strong>, <strong>Philippe Besson</strong>, mais aussi <strong>Eric Vuillard</strong>, <strong>Nicolas Mathieu</strong>, <strong>Leïla Slimani</strong>, <strong>Constance Débré</strong>, <strong>Michel Houellebecq</strong>, <strong>Julia Deck</strong>, etc.</p>
<p>Du côté des primo-romanciers aussi, de jolies découvertes. Vous savez comme je chéris particulièrement ceux-là.</p>
<p>Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;un d&rsquo;eux que j&rsquo;inaugure cette série de posts pour vous présenter mes petites pépites.</p>
<p>Nous voilà donc dans l&rsquo;univers de <strong>Mario Alonso</strong>. Né quelque part en Espagne dans les années 60, <strong>Mario Alonso</strong> arrive en France et se destine à être handballeur professionnel. Il change bientôt d’avis et devient guitariste dans un groupe de New Wave, puis vendeur de manteaux de fourrures et photographe dans une agence publicitaire, avant de se tourner vers le livre, à cause des écrivains américains qui ont fini par le pervertir. Evidemment !<br />
Il publie en 2021 Lignes de flottaisons, un recueil d&rsquo;aphorismes rafraîchissants édité en Belgique par Le Cactus inébranlable. Un second opus est prévu en 2023.<br />
Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;auteur s’est fixé un nouvel objectif, écrire des romans paysages. Watergang est sa première vague, nous explique la maison d&rsquo;édition Le Tripode, qui le publie.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Watergang</em></strong>  qui désigne un  canal, un fossé en bordure d&rsquo;un polder ou d&rsquo;un chemin ?</p>
<p><span id="more-5860"></span></p>
<p><strong>Paul</strong> a douze ans et habite à Middelbourg, petit village perdu au milieu des polders. Il y vit avec sa mère, divorcée et contrainte de travailler dans un supermarché ( <strong>Julia</strong> qu&rsquo;il surnomme <strong>Super</strong>), et sa grande sœur <strong>Kim</strong> (qu&rsquo;il appelle aussi <strong>Birgit</strong>), pas encore tout à fait sortie de l’adolescence mais déjà enceinte. Son père est parti refaire sa vie de l’autre côté de la mer. Mais <strong>Paul</strong> n’est pas un garçon comme les autres. <strong>Paul</strong> voudrait être écrivain, dès qu&rsquo;il aura treize ans (il s&rsquo;appellera alors <strong>Jan De Vaart</strong>, ou pas). Il passe ses journées à courir le long des canaux, au bord de l’eau, et à remplir son carnet de notes farfelues sur tout ce qu’il voit. Watergang est son histoire, celle de ceux qu’il aime, et de ce village niché au bout du monde.</p>
<p>Watergang est un premier roman d’une grande douceur, teintée d’un humour étonnant. À travers le regard d’un enfant plongé dans une situation familiale à la fois difficile et tristement banale, c’est tout un univers qui s’éveille et se reconstruit, ravivant la beauté du monde. Chacun des personnages s&rsquo;exprime, raconte. Même le paysage s&rsquo;en mêle. Quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;action d&rsquo;un roman à venir. Ou un des carnets de <strong>Paul.</strong></p>
<p>Une écriture sensible qui laisse apparaître des images au fil de ce roman choral. C&rsquo;est beau, triste, banal ou poétique. Comme la vie. Celle d&rsquo;un adolescent qui a fait de son environnement proche et de l&rsquo;écriture des armes pour avancer.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 7 :</strong> Paul</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Courir c&rsquo;est l&rsquo;affaire de ma vie. Je cours d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre du watergang. Une fois sur la plage, je me mets à vibrer avec la ligne d&rsquo;horizon. Nous sommes comme deux câbles électriques qui se touchent. Je fais alors un rêve. Je suis à Buenos Aires. Bye-bye les polders. Adios Middelbourg. On m&rsquo;a fait venir pour parler de mon dernier livre. Je tombe amoureux de la langue et décide de me fixer dans la pampa. J&rsquo;achète un ranch et propose à ma soeur de me rejoindre. Je lui dis merde, quitte ce connard de Jeroen. Je le lui dis sur un ton désinvolte, en regardant mes chevaux, le téléphone collé à l&rsquo;oreille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 41 :</strong> Super</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis Super. J&rsquo;habite Middelbourg. Je travaille à la supérette. Mon fils ne m&rsquo;appelle plus Julia. Je crois que c&rsquo;est à cause de son père. Julia lui rappelle trop l&rsquo;Angleterre et la femme avec qui vit son père. Alors c&rsquo;est Super. Ce qui fait bien rire mon patron. Ma fille est enceinte, ce qui ne me fait pas rire du tout. Mais je ne vais pas pleurer non plus. Je n&rsquo;aime pas pleurer. Crier non plus. Je suis une femme sans histoires. Je n&rsquo;ai rien à dire en général. Je suis la mère de Paul et Paul peut me faire faire à peu près tout ce qu&rsquo;il veut. Il a le pouvoir d&rsquo;insister sans bouger la tête. Impossible de lui résister. Je fonds. Il faut dire qu&rsquo;il a les yeux de son père. Difficile de les regarder longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 119 :</strong> Carnet</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis comme tant d&rsquo;autres, excepté que je suis à Paul. Je ne suis pas unique, mais Paul l&rsquo;est. Je ne suis pas seul. Paul a d&rsquo;autres carnets. Certains sont remplis. D&rsquo;autres sont vierges, encore sous blister. Je suis le carnet en cours. Je suis mince, souple, noir. Je ressemble à Paul. Je tiens dans la main de Paul. Mes pages sont ivoire, sans lignes, sans carreaux. On peut dessiner, mais Paul ne dessine pas. Paul écrit. </em></p>
<p><em>Enfin, Paul prend des notes, plutôt. Des bouts de phrases qui sonnent comme des titres. Paul fait ceci, Paul fait cela. Paul et untel, untel et Paul. Et parfois des bouts de phrases sans Paul, comme des titres sans roman derrière. Des listes. Des listes de titres. Des combinaisons de mots qui pourraient en effet devenir des titres, ou tout autre chose, on ne sait pas encore, Paul ne dit rien à ce sujet. D&rsquo;ailleurs, Paul n&rsquo;écrit rien en couverture de ses carnets. Il n&rsquo;y inscrit pas la date. Pas d&rsquo;indice. Pas de signe, pas d&rsquo;en-tête. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Watergang, Mario Alonso, Le Tripode, 13€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Quand le KGB donnait le tempo&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 12:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&#8217;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&#8217;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" rel="lightbox[5261]"><img class="alignleft wp-image-5264 size-full colorbox-5261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" alt="livre-services-compertents" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&rsquo;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&rsquo;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le dernier roman d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, inspiré de la propre histoire de son père écrivain et dissident soviétique, <strong>André Siniavski.</strong></p>
<p>En septembre 1965, les hommes du KGB débarquent chez ses parents.<strong> Iegor</strong> est alors âgé de 9 mois. Grâce aux documents conservés, parmi lesquels le procès-verbal d&rsquo;interpellation, par ses parents &#8211; la famille a rejoint l&rsquo;Ouest et la France en 1973 &#8211; <strong>Iegor</strong>, ingénieur devenu écrivain sans que jamais son père ne le voie de ses yeux ( il décède en 1997, un an avant la sortie du premier roman d&rsquo;<strong>Iegor</strong> qui a pris le patronyme de sa femme, <strong>Gran</strong>) avait sous la main une matière formidable et les noms de tous ceux qui ont mis à mal la carrière de son père, le condamnant à plusieurs années de camp avec son ami poète <strong>Iouli Daniel.</strong></p>
<p><span id="more-5261"></span></p>
<p>Restait à la mettre en musique, à la faire vivre pour faire vivre à nouveau &laquo;&nbsp;ces personnages réels&nbsp;&raquo;. L&rsquo;auteur, qui signe là son quatorzième roman et le deuxième seulement consacré à l&rsquo;URSS et son histoire, décide alors de raconter l&rsquo;histoire de ses parents en se plaçant du côté<strong> &nbsp;&raquo; des services compétents&nbsp;&raquo;.</strong>.. qui ne sont pas toujours. Pour ces hommes, &nbsp;&raquo; les intellectuels sont des fanatiques&nbsp;&raquo;. Et de fait, des ennemis sans que l&rsquo;on sache toujours vraiment pourquoi&#8230;</p>
<p>Parmi eux, <strong>le lieutenant Ivanov</strong>, personnage central du livre. Le jeune lieutenant a d&rsquo;ailleurs fait carrière au sein du KGB, commandant en fin de carrière la 5e section, consacrée entièrement à la lutte contre la dissidence. En 1965, il est encore novice, perclus d&rsquo;idées préconçues, avec la doctrine du parti en bandoulière.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un morceau d&rsquo;histoire contemporaine qui se dessine sous nos yeux. <strong>Brejnev</strong> remplace <strong>Khrouchtchev</strong>, qui déjà avait amorcé le dégel post-stalinisme.</p>
<p>Avec, d&rsquo;un côté, des intellectuels dissidents et de l&rsquo;autre des exécutants, souvent aux prises avec des cas de conscience quand le Parti n&rsquo;a pas encore pris tout le temps de cerveau disponible. Au milieu, la mère d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, Maria <strong>Rozanova</strong>, qui ne rate jamais une occasion de rappeler aux zélés du KGB qu&rsquo;ils se trompent.</p>
<p>C&rsquo;est drôle, savoureux, sérieux et grotesque à la fois. Et tiré d&rsquo;une histoire familiale vécue, alors <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5261" /></p>
<p><strong> Iegor Gran raconte ici la génèse de ce roman très personnel, drôle et loufoque : </strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cLkaGYiguwA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En attendant son arrestation, Abram Tertz assiste à un séminaire soporifique au prestigieux IMLI, l&rsquo;Institut de la littérature mondiale, à Moscou. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout en faisant semblant d&rsquo;écouter l&rsquo;intervenante qui évoque le succès des auteurs soviétiques à l&rsquo;étranger, Cholokhov bla-bla-bla, le dangereux voyou compte les années de liberté miraculeuses. Cinq ans et deux mois depuis ses premiers envois en Occident. Deux ans et sept mois depuis </em>Esprit<em>. Et toujours rien, aucune convocation chez les services compétents. A croire qu&rsquo;il n&rsquo;a rien fait.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Loin de savourer un sentiment d&rsquo;impunité et de se pavaner dans l&rsquo;arrogance, Abram Tertz se liquéfie périodiquement dans une bouffée d&rsquo;angoisse. Pou lui, grand connaisseur de Dostoïevski, c&rsquo;est </em>Crime et châtiment<em> tous les jours.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il est lucide : il sait que l&rsquo;inéluctable lui pend au nez. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 : </strong><em> &laquo;&nbsp;Le lieutenant Ivanov se souvient de son stage à Sup de K. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>&nbsp;&raquo; Entraînez-vous à faire deux choses à la fois et à les faire parfaitement&nbsp;&raquo;, disait l&rsquo;instructeur, le redoutable major Kobel, dit &nbsp;&raquo; le chien-caméléon&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Suivre la cible ET choisir un livre en librairie; Faire la queue pour les bananes ET suivre la cible. Si vous ne savez pas quel livre vous cherchez, si vous ne faites que traîner dans la librairie, vous vous faites démasquer. Si vous ne savez pas combien il vous reste d&rsquo;argent pour vos bananes, vous vous faites démasquer. Vous devez en permanence être dans le rôle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 237 :</strong> [&#8230;] <em>&laquo;&nbsp;Comme beaucoup, il ne peut s&rsquo;empêcher de bien aimer Khrouch &#8211; ce sentiment s&rsquo;est démultiplié depuis le communiqué à la une de tous les journaux. Car il est connu que dans ce pays de malheur ce sont toujours les pires qui s&rsquo;enracient. Si Khrouch  a été viré, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;était pas si méchant ou tordu. Franc, sincère et naïf, ce Khrouch ! Et donc fragile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khrouch dont le diminutif sonne comme un nom de légume, en ce 14 octobre 1964, on le regrette déjà. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Malgré Pasternak, malgré la traque aux livres clandestins, malgré les &laquo;&nbsp;pédérastes&nbsp;&raquo;, Khrouch, c&rsquo;est de le souffle de la vie. La déstalinisation. Des millions de zeks rentrent à la maison. La fin de la peur bitumeuse, celle qui colle à l&rsquo;échine et vous suit partout, jour et nuit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khouch c&rsquo;est aussi l&rsquo;époque où Abram Tertz ne s&rsquo;est pas fait attraper. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et où il a rencontré la femme de sa vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un âge d&rsquo;or ! &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les services compétents&nbsp;&raquo;, Iegor Gran, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>A cette femme qu&#8217;il aimera toujours&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2020 09:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Rachid Benzine]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman ! Oui, je sais, vous allez me dire, &#171;&#160;elle va encore en faire des caisses&#8230;&#160;&#187;. Eh bien oui Sauf que ce premier roman a été écrit par un auteur déjà prolixe, auteur d&#8217;essais notamment. Sa pièce &#171;&#160;Lettres à Nour&#160;&#187; a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est islamologue, politologue, enseignant. Né [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ainsi-parlait-ma-mere_2188.jpg" rel="lightbox[5174]"><img class="alignleft size-full wp-image-5176 colorbox-5174" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ainsi-parlait-ma-mere_2188.jpg" alt="CVT_Ainsi-parlait-ma-mere_2188" width="250" height="356" /></a>Un premier roman ! Oui, je sais, vous allez me dire, &laquo;&nbsp;elle va encore en faire des caisses&#8230;&nbsp;&raquo;. Eh bien oui <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5174" /> Sauf que ce premier roman a été écrit par un auteur déjà prolixe, auteur d&rsquo;essais notamment. Sa pièce <strong>&laquo;&nbsp;Lettres à Nour&nbsp;&raquo;</strong> a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. <strong>Rachid Benzine</strong> est islamologue, politologue, enseignant.</p>
<p>Né en 1971, il est arrivé en France à l&rsquo;âge de 7 ans avec sa famille marocaine.</p>
<p>Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s&rsquo;attache à penser un islam en phase avec notre temps et s&rsquo;investit également dans le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, il nous plonge dans la vie d&rsquo;un quinquagénaire qui n&rsquo;a eu d&rsquo;autre choix que retourner vivre chez sa mère de 93 ans, pour l&rsquo;aider et la soutenir alors que ses forces s&rsquo;amenuisent. Ses quatre frères ont fait leur vie. lui, le benjamin, enseignant à l&rsquo;université catholique de Louvain, n&rsquo;a pas fondé de famille. Alors que la mémoire de sa mère commence à dérailler, il s&rsquo;installe. Quinze ans que cette étonnante cohabitation dure. Pour le meilleur.</p>
<p><span id="more-5174"></span></p>
<p>Chez sa mère, il se charge des courses, du ménage, de la toilette intime de sa mère aussi&#8230; Et lui lit, à chaque fois qu&rsquo;elle le lui demande,<strong> &laquo;&nbsp;La peau de chagrin&nbsp;&raquo; d&rsquo;Honoré de Balzac</strong>. Elle connaît désormais le roman par coeur, mais qu&rsquo;importe.  C&rsquo;est le lien qu&rsquo;ils tissent depuis des années.</p>
<p>Alors au fil des pages de ce court roman de 91 pages (lues d&rsquo;une traite tant j&rsquo;ai été touchée et emportée par l&rsquo;écriture), le narrateur nous emmène parmi les souvenirs de la famille, arrivée du Maroc en Belgique. Avec pudeur et justesse.</p>
<p>Il nous parle du père, mort alors qu&rsquo;il n&rsquo;était encore qu&rsquo;un enfant, il nous évoque sa mère, analphabète et dont, avec ses frères, il se moquait de l&rsquo;accent. Il nous parle de la passion de sa mère, qui fut toute sa vie femme de ménage, pour Sacha Distel, des astuces qu&rsquo;elle a toujours trouvé pour que ses cinq fils ne manquent jamais de rien. Des pages de sa vie manquent pourtant. Celle d&rsquo;avant le départ pour l&rsquo;Europe et la Belgique.</p>
<p>Au final, un court roman d&rsquo;une justesse incroyable. On rit, on pleure. Et on se dit qu&rsquo;elle a bien de la chance, cette nonagénaire à l&rsquo;accent incroyable d&rsquo;avoir un fils comme ça !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 27 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans les années 70, au terme de ses vingt premières années de travail, ma mère a pu nous acheter une télévision. Elle regardait souvent les mêmes feuilletons, cherchant à reproduire les intonations de voix et les expressions qu&rsquo;utilisaient les actrices qui l&rsquo;enthousiasmaient le plus. Ainsi, dans nos discussions, au milieu d&rsquo;une de ses phrases où se mêlaient maladroitement et sans aucune logique grammaticale berbère, français et arabe, nous n&rsquo;étions pas surpris de voir surgir un &nbsp;&raquo; tout à fait, très chère &nbsp;&raquo; ou un &laquo;&nbsp;mais je n&rsquo;en ferai rien, après vous &nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle utilisait parfois à bon escient mais fréquemment à contre-emploi, déclenchant invariablement nos éclats de rire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;occupe certes de ma mère &#8211; on me loue souvent pour ça. Mais me suis-je jamais vraiment intéressé à elle ? Je veille à ce qu&rsquo;elle ne manque de rien par devoir. Je l&rsquo;aime sincèrement. Mais la fracture culturelle que l&rsquo;école a établie entre mes frères et elle d&rsquo;un côté et moi de l&rsquo;autre me semble définitivement insurmontable. Les transfuges de classe ont toujours le cul entre deux chaises. Ce n&rsquo;est pas la position physique qui fait mal mais la douleur muette qui vous donne ce sentiment ineffaçable d&rsquo;être un traître à votre propre famille. A  celles  et ceux qui vous sont les plus chers. Et qu&rsquo;inconsciemment et patiemment vous avez appris à mépriser.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand elle regarde sa télé, ou quand elle dort, j&rsquo;observe son visage, intensément. Je refais le parcours de la moindre de ses rides, je redessine la forme de ses yeux, je remplis ma mémoire du moindre détail. Je ne veux pas penser à cet &laquo;&nbsp;après&nbsp;&raquo;. Au vide qui va planer dans la maison, au silence qui m&rsquo;attend. Peut-on survivre à celle qui a vous a donné la vie, qui vous a offert SA vie, veillant jusqu&rsquo;au vieil âge sur  votre bien-être, votre bonheur, soucieuse de  votre santé et de vos ennuis ? Sur quels genoux poserai-je ma tête embrumée ? Quelles mains tiendrai-je pour me réconforter ? Quels yeux pourront irradier l&rsquo;amour que seule une mère sait donner ?&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;, de Rachid Benzine, Seuil, 13€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>A ce fils qui aurait pu être là&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2019 07:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le tour de l'oie"]]></category>
		<category><![CDATA[auteur italien]]></category>
		<category><![CDATA[doutes]]></category>
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		<category><![CDATA[Erri De Luca]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[paternité fantasmée]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre imaginaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Une très très jolie découverte ! Je n&#8217;avais, jusque là, jamais ouvert un roman d&#8217;Erri De Luca. J&#8217;aurais dû… Ce livre arrivé à la rédaction s&#8217;est retrouvé sur mon bureau, pour ne plus me quitter. Ses cent soixante pages ont traversé, rempli ma petite personne. Avec poésie. Avec force aussi. &#160; Erri De Luca, écrivain, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4691" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ERI-DE-LUCA.jpg" rel="lightbox[4688]"><img class="wp-image-4691 size-medium colorbox-4688" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ERI-DE-LUCA-300x112.jpg" alt="ERI DE LUCA" width="300" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Erri de Luca, photo Omar Bai pour Nurphoto/AFP</p></div>
<p>Une très très jolie découverte ! Je n&rsquo;avais, jusque là, jamais ouvert un roman d&rsquo;<strong>Erri De Luca</strong>. J&rsquo;aurais dû…</p>
<p>Ce livre arrivé à la rédaction s&rsquo;est retrouvé sur mon bureau, pour ne plus me quitter. Ses cent soixante pages ont traversé, rempli ma petite personne. Avec poésie. Avec force aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4688"></span><br />
<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-Tour-de-lOie_5122.jpg" rel="lightbox[4688]"><img class="alignleft size-full wp-image-4690 colorbox-4688" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-Tour-de-lOie_5122.jpg" alt="CVT_Le-Tour-de-lOie_5122" width="195" height="306" /></a><strong>Erri De Luca</strong>, écrivain, poète et traducteur italien, est né à Naples en 1950. D&rsquo;origine bourgeoise, il est destiné à une carrière de diplomate. Une voie qu&rsquo;il ne suivra finalement pas, rompant au passage avec sa famille. En 1968, il rejoint la révolte ouvrière et intègre le mouvement d&rsquo;extrême gauche Lotta Continua, dont il deviendra même un des dirigeants. Puis deviendra anarchiste.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> multipliera les métiers manuels, en Italie, en France, en Afrique. D&rsquo;ouvrier à conducteur de camion, maçon aussi. Pendant la guerre de Yougoslavie, il s&rsquo;engage comme conducteur auprès d&rsquo;une association humanitaire, et convoie des camions de ravitaillement en Bosnie.</p>
<p>L&rsquo;écriture et l&rsquo;amour des livres, qui lui vient de son père, l&rsquo;ont toujours accompagné. Son premier livre, <strong>&laquo;&nbsp;Une fois, un jour&nbsp;&raquo;</strong> paraît en 1989. Il obtient le prix Femina en 2002 pour <strong>&laquo;&nbsp;Montedidio&nbsp;&raquo;</strong> et le Prix européen de littérature en 2013.</p>
<p>Passionné d&rsquo;alpinisme et d&rsquo;escalade, il a lit également quotidiennement la Bible, bien qu&rsquo;il se dise athée. De quoi d&rsquo;ailleurs alimenter nombre de ses livres.</p>
<p>En 2015, il est poursuivi en justice pour avoir incité au sabotage du chantier de construction de la ligne TGV Lyon-Turin.  Condamné puis relaxé, Erri de Luca se servira à nouveau de cette matière pour écrire.</p>
<p>Au final, son œuvre, riche ( une cinquantaine de romans, pas tous traduits en français ) et protéiforme, a accompagné notre histoire contemporaine.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son roman le plus intimiste et, le temps d&rsquo;une nuit orage, entretient une conversation intime avec le fils… qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais eu.</p>
<p>Le narrateur qui se définit comme<strong> &laquo;&nbsp;un rameau sans bourgeon&nbsp;&raquo; </strong>ou<strong> &laquo;&nbsp;un rocher qui ne fait pas de patelles&nbsp;&raquo;</strong>, à travers lequel on reconnait l&rsquo;auteur, va, à travers un dialogue évoquer sa vie, ses combats, sa famille, ses doutes, ses erreurs et son métier d&rsquo;écrivain.</p>
<p>Une paternité fantasmée qui se décline en partie sous forme de dialogue.</p>
<p>Le couvert est mis pour deux. Et le père putatif &laquo;&nbsp;se met à table&nbsp;&raquo; face à ce fils imaginaire âgé de 40 ans qui a aussi son histoire, ses échecs, ses rêves.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> revisite sa vie d&rsquo;homme et de romancier. Entre introspection, confession et confrontation. Et c&rsquo;est divinement bien écrit ! Un vrai régal. De quoi me donner envie de plonger dans l&rsquo;œuvre de cet auteur italien.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[…] Je parle tout seul ? J&rsquo;invente ta compagnie ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je l&rsquo;invente si fort que la réalité ne peut l&rsquo;égaler. Ta présence suffit ici et ce soir pour créer ma paternité. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les femmes que j&rsquo;ai tenues dans mes bras ont voulu un enfant, mais pas de moi. Je ne leur reproche rien ni à elles ni à la vie, j&rsquo;ai eu plus qu&rsquo;il n&rsquo;est juste, ce qui est déjà beaucoup en soi, car le juste, comme le nécessaire, manque à la plupart.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai eu les montagnes touchées de la pointe des pieds et des mains, leur immensité effleurée en surface. J&rsquo;ai eu les mots. Sans eux, je me cogne contre les murs. Je me cogne aussi avec eux mais les murs je les vois bien et je me prépare au choc.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris en italien, langue privée de mon père, plus que langue officielle de l&rsquo;Etat. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je lui dois l&rsquo;usage appris de sa voix, la scansion des syllabes différentes des syllabes locales, à prononcer sans cadence dialectale. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est lui qui a mis une barrière entre son italien paisible et le napolitain brûlant. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>On pouvait parler les deux mais sans les mélanger. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elles n&rsquo;ont pas été deux langues, mais deux usages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;écris dans l&rsquo;une et je me parle à moi-même dans l&rsquo;autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Avec le dialecte, je récite un poème, je dis un proverbe, je lance un mot d&rsquo;esprit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand je suis en colère contre moi, je m&rsquo;insulte en napolitain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En italien, je n&rsquo;ai pas envie de me disputer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En italien : j&rsquo;ajoute en, parce que je suis dedans, en locataire. C&rsquo;est ma résidence, j&rsquo;habite rue de la langue italienne, sans numéro.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 140 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Lecteur, écrivain, la différence est-elle si importante pour toi ? </strong></p>
<p style="text-align: left">Oui, car je suis heureux lorsqu&rsquo;une lecture m&rsquo;enthousiasme, alors qu&rsquo;un de mes écrits arrive tout au plus à me satisfaire. &laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;, Erri De Luca, Gallimard, 16€. Traduit de l&rsquo;italien par Danièle Valin.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Quand le diable sortit de la salle de bain"]]></category>
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		<category><![CDATA[Sophie Divry]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Olivier Adam ou l&#8217;art d&#8217;ausculter à la périphérie</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 06:50:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[classes moyennes]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[Les Lisières]]></category>
		<category><![CDATA[milieu social]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Adam]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[ruptures]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[trouver sa place]]></category>
		<category><![CDATA[V.]]></category>

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		<description><![CDATA[ Olivier Adam aura été le grand perdant des prix littéraires de cette année 2012 ! Annoncé dans la première sélection pour le prix Goncourt puis dans  plusieurs autres &#171;&#160;short-lists&#160;&#187;, il n&#8217;a finalement rien gagné. Qu&#8217;importe. L&#8217;auteur remporte les suffrages du public dans les librairies avec son dixième roman,  &#171;&#160;Les Lisières&#160;&#187;. Un long roman au fil [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Olivier Adam</strong> aura été le grand perdant des prix littéraires de cette année 2012 ! Annoncé dans la première sélection pour le prix Goncourt puis dans  plusieurs autres &laquo;&nbsp;short-lists&nbsp;&raquo;, il n&rsquo;a finalement rien gagné. Qu&rsquo;importe. L&rsquo;auteur remporte les suffrages du public dans les librairies avec son dixième roman,  <strong>&laquo;&nbsp;Les Lisières&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un long roman au fil duquel une question se pose :<strong> Que devient-on pour le monde dont on est issu quand on le quitte ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM2.jpg" rel="lightbox[1340]" title="OLIVIER ADAM"><img class="alignleft  wp-image-1348 colorbox-1340" style="margin: 10px;" title="OLIVIER ADAM" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM2-300x133.jpg" alt="" width="240" height="106" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> a 38 ans. Il a grandi en région parisienne et vit actuellement en Bretagne, à Saint-Malo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Je vais bien, ne t&rsquo;en fais pas&nbsp;&raquo;</strong> a été adapté pour le cinéma par<strong> Philippe Lioret</strong> (pour qui il a également signé le scénario de <strong>&laquo;&nbsp;Welcome&nbsp;&raquo;</strong>), tout comme <strong>&laquo;&nbsp;Poids léger&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Des vents contraires&nbsp;&raquo;</strong> (adapté par <strong>Jalil Lespert</strong>).  <strong></strong></p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> est également l&rsquo;auteur de<strong> &laquo;&nbsp;Passer l&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;</strong> (Goncourt de la nouvelle en 2004), <strong>&laquo;&nbsp;A l&rsquo;abri de rien&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Des vents contraires&nbsp;&raquo;</strong> et plus récemment <strong>&laquo;&nbsp;Le Coeur régulier&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><span id="more-1340"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LISIERES.jpg" rel="lightbox[1340]" title="LISIERES"><img class="alignleft  wp-image-1350 colorbox-1340" style="margin: 10px;" title="LISIERES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LISIERES-197x300.jpg" alt="" width="118" height="180" /></a> Dans ce nouveau roman, Olivier Adam nous parle d&rsquo;un autre lui. Un écrivain, <strong>Paul Steiner</strong>. Il a quitté sa banlieue, puis Paris avant de s&rsquo;installer à Saint-Malo. Là, il écrit, mais essaye surtout de se battre contre ses démons. Contre la Maladie, un mélange de folie et de dépression.</p>
<p><strong>Sarah</strong>, sa femme, l&rsquo;a quitté. Il a deux enfants, <strong>Manon et Clément</strong>. Entre névroses et alcool, il doit se rendre à V. , la ville où vivent toujours ses parents, en grande banlieue parisienne. La santé de sa mère vacille.</p>
<p>Pendant l&rsquo; hospitalisation de cette dernière, il passe une semaine avec son père. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;a pas passé un peu de temps là où il a grandi. De quoi plonger dans les souvenirs. De quoi marcher dans les pas d&rsquo;autrefois. Un peu contraint et forcé. Il retrouve d&rsquo;anciens camarades de lycée. Se plonge dans leurs quotidiens. Lui, a tout fait pour quitter cet univers qu&rsquo;il a toujours considéré comme étriqué.</p>
<p>Alors <strong>Paul Steiner</strong> nous parle. Beaucoup. Il raconte son histoire mais aussi celle des classes moyennes françaises. Celles qui vivent souvent à la périphérie, à la lisière des choses. Que ce soit géographiquement ou socialement. Ses parents se sont battus, en s&rsquo;oubliant eux-mêmes pour l&rsquo;avenir des deux frères. L&rsquo;aîné est vétérinaire, le second, écrivain. Ils ont réussi. Ont quitté cette banlieue et leur vie d&rsquo;avant.</p>
<p>Comme <strong>Annie Ernaux – </strong>auteure chérie par Quatrième de Couv – <strong>Olivier Adam</strong> connait ces <strong>sentiments paradoxaux</strong> entre la <strong>fidelité à son milieu d&rsquo;origine</strong> et le fait de s&rsquo;en être extrait, de l&rsquo;avoir voulu de toutes ses forces, mais de <strong>ne pas se sentir non plus à sa place dans un autre milieu</strong> qui pourtant, vous accueille de bon coeur. Pas simple, donc !</p>
<p><strong>Il s&rsquo;en explique dans l&rsquo;émission La Grande librairie, ici avec François Busnel.</strong></p>
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Irtv_Vmx0qw">http://www.youtube.com/watch?v=Irtv_Vmx0qw</a>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 35 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Depuis combien de temps n&rsquo;avais-je pas passé plus de trois ou quatre heures là-bas ? Quand nous venions, une fois par an, nous déjeunions puis laissions les enfants pour filer vers Paris rejoindre les amis que nous avions abandonnés en nous installant en Bretagne. Ou bien j&rsquo;avais mille rendez-vous, éditeurs, journalistes, réalisateurs de cinéma. [&#8230;] Sitôt un pied dans la maison j&rsquo;étouffais, je cherchais le moindre prétexte pour sortir. J&rsquo;avais l&rsquo;impression confuse que le passé allait me sauter la gorge, me mettre les menottes et m&rsquo;enfermer là pour toujours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 325</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il martelait que mes livres lui avaient fait du mal, beaucoup de mal. Non pas parce que j&rsquo;en étais l&rsquo;auteur mais du fait même de leur contenu. Mes livres et ceux de mes confrères n&rsquo;aidaient nullement les gens, au contraire, ils enfonçaient les plus fragiles, les plus inaptes, ils les confortaient dans leurs humeurs les plus noires, leur maintenaient la tête sous l&rsquo;eau, dans l&rsquo;étang poisseux de la dépression, la vase verdâtre de la mélancolie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 349</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Mon père ne m&rsquo;avait jamais aimé. Voilà ce qui me sautait soudain au visage, et cette révélation avait la force de l&rsquo;évidence, la texture inquestionnable d&rsquo;une lapalissade. Mon père ne m&rsquo;a jamais aimé. Voilà ce que j&rsquo;aurais dû dire à ce psy d&rsquo;opérette, pensais-je, avant de lui parler des bordures géographiques et sociales, et sans doute étaient-ce les mêmes, où j&rsquo;avais grandi. Mon père ne m&rsquo;a jamais aimé. Et j&rsquo;ai perdu mon frère au moment de naître au monde. Tout est là. Voilà à quoi je pensais en faisant de nouveau le trajet qui devait me mener des finistères où je vivais aux banlieues où j&rsquo;avais grandi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #0000ff; text-decoration: underline;">Mon avis</span></strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Tourments et désenchantements. Deux mots qui résument assez bien ce volumineux roman. Ceux d&rsquo;une génération, d&rsquo;une classe sociale qui croyait pouvoir faire mieux ou qui en a rêvé avant de se fondre dans le moule. Olivier Adam va au bout des choses quitte à faire mal à ceux qu&rsquo;il aime. Qu&rsquo;importe. Lui-même ne s&rsquo;est pas ménagé dans ce roman.  Il plonge le lecteur dans ses souvenirs, dans son présent. Les longueurs, les redites sont nombreuses – pour tout vous dire, je trouve ce roman un peu trop bavard à mon goût ( longueurs et redites) – mais le fond est riche et nous oblige à regarder ce que nous sommes devenus. Malgré nos contradictions. Bien vu !</span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Olivier Adam, &laquo;&nbsp;Les Lisières&nbsp;&raquo;, Flammarion, 21 euros.</strong></em></p>
</blockquote>
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