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	<title>Quatrième de couv &#187; différences</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Il faut beaucoup aimer les hommes, nous dit-elle&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 08:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&#8217;un d&#8217;entre eux, &#171;&#160;Il faut beaucoup aimer les hommes&#160;&#187;, de Marie Darrieussecq m&#8217;a beaucoup plu. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline"><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></span></strong></p>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, <strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Marie Darrieussecq</strong> m&rsquo;a beaucoup plu. Je vous raconte ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Darrieussecq,</strong> tout d&rsquo;abord. L&rsquo;auteure d&rsquo;origine basque, quadragénaire, a publié son premier roman en 1996, après de brillantes études de lettres. Il s&rsquo;agit de<strong> &laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong> qui, à l&rsquo;époque, avait fait beaucoup parler de lui. Depuis, d&rsquo;autres ont suivi. Et <strong>Marie Darrieussecq</strong> est devenue psychanalyste.</p>
<div id="attachment_1891" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="size-full wp-image-1891 colorbox-1889" alt="Editions P.O.L." src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" width="120" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Editions P.O.L.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le nom de <strong>Marie Darrieussecq</strong> est associé à celui de l&rsquo;auteure <strong>Marie NDiaye</strong> et à celui de <strong>Camille Laurens</strong> dans des péripéties littéraires en 1998 et en 2007 pour la seconde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1889"></span></p>
<p>Au fil de sa bibliographie, des thèmes sont récurrents : la disparition, l&rsquo;absence mais aussi l&rsquo;identité et l&rsquo;appartenance. L&rsquo;auteure se plait également à écrire sur les transformations traumatiques, le dépassement des limites physiques et psychologiques.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="alignleft size-full wp-image-1895 colorbox-1889" style="margin: 10px" alt="livre-il-faut-beaucoup-aimer" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" width="120" height="176" /></a>Dans<strong> &laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Solange</strong>, qui était déjà le prénom de son héroïne dans<strong> &laquo;&nbsp;Clèves&nbsp;&raquo;</strong>, son roman précédent, rencontre un homme. Il est Noir. C&rsquo;est le coup de foudre.  Tous les deux sont acteurs, vivent aux Etats-Unis. Et lui veut réaliser un film. En Afrique. Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être Noir ? Et l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est comment ?</p>
<p>Solange s&rsquo;interroge, tente de s&rsquo;intéresser tandis que<strong> Kouhouesso</strong> travaille d&rsquo;arrache-pied pour tourner un film adapté d<strong>’&nbsp;&raquo;Au cœur des ténèbres&nbsp;&raquo;</strong> de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu’au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».</p>
<p>Le couple mixte est confronté aux clichés, à une vision fausse qui se porte sur eux. Lui, se doit de jouer l&rsquo;homme noir. Elle doit se comporter comme une femme. Mais plus. Mais les histoires d&rsquo;amour finissent mal, en général, non ?</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 95</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Elle était née où elle était née, dans la peau qui était la sienne, entourée des mots qui l&rsquo;entouraient. Elle découvrait ça, que sur les Noirs, ce n&rsquo;est pas exactement que les Blancs n&rsquo;ont rien à dire (ils n&rsquo;arrêtent pas, ils n&rsquo;arrêtaient depuis qu&rsquo;elle était petite) ; non, c&rsquo;est que les Noirs, les Blancs, n&rsquo;ont rien à dire aux Noirs. Même répéter, ils ne peuvent pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 172 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle reprit pourtant : “Brice lui-même ne parlait jamais de sa couleur.” Il coupa : “Ce que tu réclames, c&rsquo;est un certificat. Un certificat de non-racisme. Aussi bien tu ne couches avec moi que pour l&rsquo;obtenir.”</em></p>
<p><em>Elle secoua la tête avec une énergie de cheval, de cheval blessé. Elle murmura le mot</em> paranoïa.</p>
<p><em>Il pressa ses paumes contre ses yeux, puis les ouvrit en signe d&rsquo;apaisement. “Toutes ces employées charmantes, elle me font penser à ces Américaines qui se précipitent pour me dire bonjour et au revoir et faire croire qu&rsquo;elles sont </em>color blind<em>, aveugles à la couleur. Elles tiennent à leur certificat. Ecoute. Tu n&rsquo;es pas ce genre de petit modèle. Mais si tu n&rsquo;as pas vu la couleur de Brice, ça ne prouve rien d&rsquo;autre que ton refoulement. </em></p>
<p><em>Le salaud avait fait lui aussi une psychanalyse. Jungienne, lui avait-il dit. A Palo Alto, aller et retour deux fois par semaine en coupé Mercedes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 223-224 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dans la pirogue, elle avait très chaud. La pagaie plongeait dans le fleuve comme dans de l&rsquo;huile, les oiseaux mêmes se taisaient. Cette chaleur, c&rsquo;était stupide ; elle ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;ouvrir la bouche, mais l&rsquo;air du dehors était beaucoup plus chaud que l&rsquo;intérieur du corps. Kouhouesso fermait les yeux façon persiennes et et le piroguier, torse nu, ne cessait de s&rsquo;asperger. Il pagayait la chaleur, il touillait le fleuve et le ciel, il se diluait dans les mirages. Le plat de l&rsquo;eau était parcouru d&rsquo;ondes qui portaient des voix, des chocs, d&rsquo;étranges bruits sans source. Les vibrations entraient dans le corps de Solange. Elle avait des visions de la maison de Malibu, l&rsquo;ombre méditerranéenne, la salle de bains aux carreaux blancs, la mer qui brassait la chaleur. C&rsquo;était hier, c&rsquo;était avant. Elle aurait aimé contempler la forêt, avoir la sagesse des peintres et des écologistes ; mais cette Afrique verte et orange qui tremblotait n&rsquo;était qu&rsquo;un problème de plus. Aucun de ces arbres n&rsquo;expliquait Kouhouesso. Ils ne lui opposaient qu&rsquo;une autre énigme, impénétrable, dangereuse, un règne non humain, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une puissance ailleurs réduite à la sciure.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une histoire d&rsquo;amour comme au cinéma&#8230; et dans le milieu du cinéma. Marie Darrieusecq veut ici tordre le coup aux clichés sur les femmes et les Noirs en les poussant à l&rsquo;outrance. Une manière de mieux dénoncer ? Peut-être. Le livre, agréable à lire, nous plonge dans le monde artificiel du cinéma et de ses ego surdimensionnés. Tout est apparence. Sauf la couleur de la peau.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;, de Marie Darrieussecq, P.O.L, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
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		<title>Ce frère pas comme les autres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2013 11:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&#8217;un de mes coups de coeur de l&#8217;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&#8217;heure de la pause. Il est signé par Florence Seyvos. Son titre ? &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;, paru aux Editions de l&#8217;Olivier. Un livre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&rsquo;un de mes coups de coeur de l&rsquo;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&rsquo;heure de la pause. Il est signé par <strong>Florence Seyvos.</strong> Son titre ? <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Un livre tout en sensibilité qui a d&rsquo;ailleurs ravi le public et nombre de critiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" rel="lightbox[1923]"><img class="alignleft  wp-image-1933 colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="C_Le-Garcon-incassable_1393" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" width="120" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Florence Seyvos est née à Lyon en 1967 et vit  à Paris. A 20 ans, elle remporte le premier prix d&rsquo;un concours de nouvelles, puis publie son premier roman pour la jeunesse intitulé<strong> &laquo;&nbsp;Comme au cinéma&nbsp;&raquo;</strong> chez Gallimard. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Apparitions&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux Editions de l&rsquo;Olivier, elle obtient le <strong>prix Goncourt du premier roman</strong> et le prix Littéraire de France Télévision. Elle est également l&rsquo;auteure de<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;Abandon&nbsp;&raquo;. Florence Seyvos</strong> est également scénariste. Elle a ainsi écrit plusieurs films avec<strong> Noémie Lvovsky </strong>dont<strong> &laquo;&nbsp;Camille redouble&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1923"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1939" style="width: 272px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" rel="lightbox[1923]"><img class=" wp-image-1939  colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="Buster-Keaton-photo-9872" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" width="262" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Buster Keaton</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? C&rsquo;est celle d<strong>&lsquo;Henri</strong>. Un enfant handicapé raconté par celle qui devient sa soeur après l&rsquo;union de leurs parents. Une narratrice qui établit un parallèle entre ce jeune garçon prognathe, squelettique et équipé d&rsquo;une mentonnière et L&rsquo;homme qui ne rit jamais, le comédien<strong> Buster Keaton.</strong> Et pour cause.</p>
<p>Si <strong>Henri</strong> ne peut évoluer normalement, coincé dans son corps de guingois,<strong> Buster Keaton</strong>, lui, a fait de ses chutes et autres cascades sa marque de fabrique. Une histoire née alors qu&rsquo;il est encore qu&rsquo;un enfant, quand son père comédien de music-hall le lance sans ménagement à travers la scène, pendant les spectacles.</p>
<p>Comédien burlesque,<strong> Buster Keaton</strong> se lance dans le cinéma en 1917. Un cinéma muet dans lequel <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme qui ne rit jamais&nbsp;&raquo;</strong>, par opposition à <strong>Charlie Chaplin</strong>, excellera des années durant. Il sera également réalisateur.</p>
<p>A la fin des années 30, sa carrière décline. Il est devenu alcoolique et sa carrière souffre du passage au cinéma parlant. Il recevra cependant un Oscar pour l&rsquo;ensemble de sa filmographie et entre dans la légende du cinéma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roman raconte ses deux destins de garçons cassables sans jamais les faire se croiser cependant.  Quand l&rsquo;un chute dans la maison ou la rue, l&rsquo;autre vole sur un plateau de tournage.</p>
<p>La narratrice, qui au début du livre est d&rsquo;ailleurs venue sur les traces de <strong>Buster Keaton</strong> aux Etats-Unis, ne juge ni l&rsquo;histoire de son frère<strong> Henri</strong> ni celle de l&rsquo;acteur. Elle met en lumière le destin de gens différents, d&rsquo;enfants qui jamais ne grandiront comme les autres. Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? Juste les regarder vivre et les accompagner semble-t-elle nous dire.</p>
<p>Pourtant, l&rsquo;un comme l&rsquo;autre ont eu un père qui voulait les changer, les voir évoluer. L&rsquo;un vers la normalité, l&rsquo;autre vers le succès et la notoriété.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 50</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Buster voit sa mère jouer du saxophone, son père faire des acrobaties très drôles avec une table, et il n&rsquo;a qu&rsquo;une envie : s&rsquo;amuser avec eux. Régulièrement, il fait irruption sur scène en pleine représentation et ses parents sont obligés d&rsquo;interrompre le spectacle pour le ramener en coulisses. [&#8230;] Son premier rôle est celui d&rsquo;une chose. Joe, son père, considère cette chose, la soulève d&rsquo;une main pour mieux l&rsquo;examiner, puis la laisse retomber par terre. La chose ne bronche pas. Alors Joe attrape de nouveau la chose et la jette dans le décor.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 96 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il lui est même arrivé parfois de voir sa mauvaise appréciation d&rsquo;une situation redressée par une gifle. Aussi se méfie-t-il comme de la peste de nos tristes nouvelles, de nos accidents et de nos chagrins. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais ce jour-là, son père est mort, et c&rsquo;est cette nouvelle que ma mère est venue lui annoncer. Les mots ont traversé la chambre. Henri a légèrement sursauté. </em></p>
<p><em>- Hé bien, dit-il, je n&rsquo;aimerais pas être à sa place. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai peur qu&rsquo;on le brutalise, par exemple qui quelqu&rsquo;un lui adresse la parole et qu&rsquo;Henri l&rsquo;ignore, comme il le faut souvent. Quand il prend le train seul, j&rsquo;ai peur que le train reste bloqué en rase campagne. Ou pire, que le train reste bloqué dans une ville. J&rsquo;ai peur que son téléphone soit à court de batterie. Que personne ne vienne le chercher sur le quai de la gare. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon frère, toi qui peines à enjamber une flaque d&rsquo;eau, toi pour qui le monde est aussi peu lisible que ce plan que tu tiens à la main, que ferais-tu si tu te perdais encore ? Et que ferais-tu si c&rsquo;était la guerre ? C&rsquo;est idiot, si c&rsquo;était la guerre, nous serions tous perdus, apeurés, sans doute aurais-tu moins peut que nous. Toi qui reçois les mauvaises nouvelles comme de la pluie sur tes chaussures, les brimades comme une rafale de vent sur ton visage. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais le chagrin, Henri, où le mets-tu ? Tes yeux ne pleurent jamais. La tristesse semble ricocher sur toi. Je sais qu&rsquo;elle entre pourtant, filtrée par ta vision du monde. Alors, dans quel recoin de toi-même l&rsquo;enfermes-tu ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman sensible et drôle qui nous explique que la différence est aussi une richesse et que chaque parcours est unique. Un roman délicieux, très bien écrit et qu&rsquo;on ne lâche plus avant d&rsquo;être arrivé à la dernière page. Pour moi, une très jolie découverte. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;, de Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 16€.</strong></em></p>
</blockquote>
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