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	<title>Quatrième de couv &#187; Deuxième Guerre mondiale</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Françoise Frenkel ou la mémoire sauvegardée</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 07:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une claque. Et une découverte marquante. C&#8217;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&#8217;ai entendu parler de ce récit, &#171;&#160;Rien où poser sa tête&#160;&#187;, réédité à l&#8217;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier. Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" rel="lightbox[3639]"><img class="alignleft size-full wp-image-3644 colorbox-3639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" alt="FRENKEL" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Une claque. Et une découverte marquante. C&rsquo;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&rsquo;ai entendu parler de ce récit, <strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;</strong>, réédité à l&rsquo;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier.</p>
<p>Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième Guerre mondiale, dans le quotidien de la France occupée, celle qui ne veut pas des Juifs&#8230;</p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, née <strong>Frymeta Idesa Frenkel,</strong> voit le jour en Pologne, en 1889, dans la région de Lodz.</p>
<p>Elle bénéficiera d&rsquo;une éducation bourgeoise, poursuivra des études en Pologne puis en France et en Allemagne. En 1921, avec son mari <strong>Simon Raichenstein</strong> (dont il n&rsquo;est fait aucune mention dans ce récit. Il a quitté l&rsquo;Allemagne dès 1933. Arrêté lors d&rsquo;une rafle en 1942, il mourra un mois plus tard à Auschwitz), elle créé une librairie française au coeur de Berlin.  Un endroit couru par les auteurs, des intellectuels. De Colette à Gide, de Maurois à Barbusse.  Un lieu, unique alors, qui vaudra à <strong>Françoise Frenkel</strong> une lettre de Daladier, alors président du Conseil pour &laquo;&nbsp;services réels &nbsp;&raquo; rendus &nbsp;&raquo; pour la diffusion du livre français à l&rsquo;étranger&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-3639"></span></p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, elle, ne quittera le Reich qu&rsquo;en 1939, car il ne lui est absolument plus possible d&rsquo;y vivre compte tenu des conditions de vie imposées aux Juifs. De plus, la France vient de déclarer la guerre à l&rsquo;Allemagne. Elle transite alors par Paris, puis passera des mois et des années à fuir à travers le sud-est de la France ( Vichy, Avignon, Nice, puis Annecy&#8230; ) notamment avant de pouvoir, en juin 1943, enfin, passer en Suisse. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle commencera à écrire ses souvenirs.</p>
<p>Au fil des pages, sans jamais verser de larme ni tomber dans l&rsquo;atermoiement, sans céder à la haine ni à la colère, <strong>Françoise Frenkel</strong> raconte. Explique. Met en avant la formidable solidarité dont elle a bénéficié (le soutien indéfectible du couple Marius par exemple), sans omettre les petites lâchetés et autres trahisons dont cette intellectuelle a été victime dans une France divisée. Un livre rempli de gratitude.</p>
<p>Ce récit, publié en 1945, à Genève. Il y a cinq ans, il resurgit dans un pile de livres à Emmaüs, à Nice, où <strong>Françoise Frenkel</strong> a vécu jusqu&rsquo;à sa mort, en 1975. Le livre est alors réédité, agrémenté aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une préface de <strong>Patrick Modiano</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais toujours là. Je sentais que, s&rsquo;il l&rsquo;eût fallu, j&rsquo;aurais défendu chaque volume de toutes mes forces, de ma vie même, non seulement par attachement à ma librairie, mais surtout par un immense dégoût de l&rsquo;existence et de l&rsquo;humanité, par une nostalgie infinie de la mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Assise sur les marches de mon magasin, j&rsquo;attendais&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les incendies grésillaient et les pompiers travaillaient toujours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les trottoirs et la chaussée étaient recouverts d&rsquo;objets les plus disparates. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je profitai du répit que l&rsquo;occupation italienne offrait à tous pour mettre mes affaires en ordre. J&rsquo;allai, comme tout le monde, faire renouveler mon permis de séjour ainsi que mes cartes d&rsquo;identité et de ravitaillement. Au commissariat de police et à la préfecture, j&rsquo;eus la prudence de ne pas donner ma véritable adresse : j&rsquo;indiquai celle de l&rsquo;hôtel qui m&rsquo;avait hébergée précédemment. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pouvant de nouveau circuler, je faisais en hâte mes préparatifs de départ. Rien ne m&rsquo;obligeait plus à vivre chez les deux tricoteuses de Cimiez. Aussi allai-je m&rsquo;installer dans une villa, tout au fond d&rsquo;un jardin abandonné, chez une Parisienne septuagénaire que je connaissais déjà depuis deux ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En prévision des persécutions futures, que je considérais comme inévitables, j&rsquo;entourais de mille précautions mes allées et venues, cherchant à ne pas être vue, à n&rsquo;éveiller aucune attention. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je restai un moment près de l&rsquo;entrée, adossée au mur. Ma tête était lourde et vide à la fois. J&rsquo;examinai la salle. Deux fenêtres grillées éclairaient des murs blancs. Des bancs et trois grandes tables meublaient la pièce. En face de la porte, une autre, moins grande, portait l&rsquo;inscription faite au crayon : Cabinets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dès que la geôlière eut disparu, les prisonnières se levèrent de partout, nous entourèrent et nous assaillirent de questions. Quelles étaient les nouvelles de la guerre ? Les persécutions avaient-elles augmenté ou diminué d&rsquo;intensité ? D&rsquo;où venions-nous ? Comment s&rsquo;était opérée notre arrestations ? Dans quelle localité avait-elle eu lieu ? Et ainsi de suite&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;, Françoise Frenkel, L&rsquo;arbalète Gallimard, 16,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Quand la guerre force le destin&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/23/quand-la-guerre-force-le-destin/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2016 07:35:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016 On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour le prix Roblès. En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec &#171;&#160;Today we live&#160;&#187; écrit par Emmanuelle Pirotte, scénariste de métier. Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" rel="lightbox[3569]"><img class="alignleft size-full wp-image-3577 colorbox-3569" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" alt="TODAY" width="195" height="307" /></a>On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour<strong> le prix Roblès.</strong> En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec <strong>&laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;</strong> écrit par <strong>Emmanuelle Pirotte</strong>, scénariste de métier.</p>
<p>Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, au coeur de la Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes en décembre 1944, en pleine contre-offensive allemande dans les Ardennes belges.</p>
<p>Une petite fille juive, que tous appellent <strong>Renée</strong> est confiée à deux soldats qui se disent américains. Il n&rsquo;en est rien. Les deux hommes sont Allemands, infiltrés. <strong>Mathias</strong> abat son camarade et s&rsquo;enfuit avec la fillette de sept ans. Pour faire quoi ? Pour aller où ? La guerre les rattrape et la forêt, un temps un abri, ne l&rsquo;est plus.</p>
<p>De cette rencontre improbable, de cette cavale épique et de cette amitié étrange, <strong>Mathias</strong> et <strong>Renée</strong> font faire le socle de leur histoire. Un roman bien mené. Qui tient en haleine. Personne n&rsquo;y est tout à fait bon ou méchant. Les circonstances sont exceptionnelles, les hommes et les femmes s&rsquo;adaptent. Et s&rsquo;arrangent pour survivre.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Today we live<em>&laquo;&nbsp;</em> </strong>a reçu le Prix Edmée de La Rochefoucauld 2016.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mathias était un maillon de cette machine de destruction. Il était un des membres de l&rsquo;ogre affamé. Mais cela ne l&rsquo;empêchait pas de dormir. Il avait pris ce que le système avait de meilleur à lui offrir, en sachant exactement dans quelle merde il mettait les pieds. Et personne ne l&rsquo;avait obligé à participer à la danse, il s&rsquo;était invité tout seul.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Depuis quelques mois, la grande fête macabre virait au pathétique. La guerre était perdue et on faisait semblant que c&rsquo;était tout le contraire. Cette opération Greif était du plus parfait ridicule : quelques pauvres types à peine sortis du ventre de leur mère, braillant l&rsquo;anglais comme une fermière de Souabe, aussi convaincants en fils de l&rsquo;Oncle Sam que Goebbels en danseur de claquettes. Même les déguisements étaient lamentables  : pleins d&rsquo;à-peu-près et d&rsquo;inexactitudes, comme des costumes de fête d&rsquo;école pour pauvres. Mais enfin, Mathias avait accepté, ainsi que trois ou quatre des meilleurs de la bande au Balafré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Trappeur dans les forêts du nord de la baie James au milieu des années 1930, Mathias avait vécu seul, côtoyant les Indiens de loin, pour les besoins de la traite. Et puis un jour, son canoë s&rsquo;était retourné dans les rapides d&rsquo;Avoine de la rivière Rupert. Chihchuchimâsh l&rsquo;avait trouvé, agonisant sur une plaque de pierre en bordure de la rivière. C&rsquo;était le chien de Mathias qui avait attiré la vieille femme jusqu&rsquo;à lui. Mathias avait le crâne fracassé, mais il s&rsquo;en était remis, après une forte fièvre qui avait duré une semaine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias marcha ainsi longtemps, visité par de brèves et puissantes fulgurances, venues du Canada. Malgré son état de confusion, de profonde incertitude, il savait une chose : la forêt lui avait terriblement manqué. Une vraie forêt. C&rsquo;était la première fois depuis cinq ans qu&rsquo;il y vivait plus de quelques heures d&rsquo;affilée. Ses entraînements chez les Brandebourgeois comportaient des parcours dans les bois, et ses missions d&rsquo;infiltration parmi les résistants du Vercors l&rsquo;avaient amené à vivre dans la nature, mais il s&rsquo;apercevait à présent à quel point ces moments avaient été trop rares.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 180-181 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“La plupart de tes copains préfèrent se faire buter plutôt que donner des infos. Qu&rsquo;est-ce que tu veux ? ”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias se figea à la question de Pike. Que voulait-il ? Il se sentait épuisé comme jamais il ne l&rsquo;avait été. Il en avait par-dessus le képi. Cette guerre avait cessé de l&rsquo;amuser depuis sa dernière infiltration dans la Résistance française, quand il avait dû abattre trois adolescents, deux garçons de dis-sept ans et une fille de dix-huit, sur la place d&rsquo;un village. Il leur avait tiré dans le dos alors qu&rsquo;ils s&rsquo;enfuyaient, sous les yeux de la mère des garçons, une femme d&rsquo;un courage exceptionnel qui l&rsquo;avait hébergé, nourri pendant des semaines. Ce jour-là, il s&rsquo;était dit qu&rsquo;il lui était à peu près égal de vivre ou de mourir. Seulement on ne meurt pas si facilement quand on est une bête de guerre surentrainée. C&rsquo;est plus fort que soi. Renée était venue tout chambouler. De nouveau, il avait en envie de vivre, pour elle, et pour lui. Pour lui avec elle. Il voulait vivre. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il dit à Pike. Celui-ci eut un sourire désolé, parce que ce n&rsquo;était pas ce qui était prévu. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Pirotte, au Cherche Midi, 16,50€. </strong> </em></p>
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		</item>
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		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187; de Raphaël Jerusalmy</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/29/prix-robles-2013-sauver-mozart-de-raphael-jerusalmy/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 19:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le Roblès 2013 ? Je viens de finir &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187;, de Raphaël Jerusalmy. Encore une bonne surprise. &#160; Raphaël Jerusalmy, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le <strong><a title="Découvrez ici la sélection 2013" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/#more-1486">Roblès 2013</a> </strong>? Je viens de finir <strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Raphaël Jerusalmy</strong>. Encore une bonne surprise.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1665 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="MOZART" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" width="72" height="137" /></a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1664 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="AVT_Raphael-Jerusalmy_3045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" width="120" height="160" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Raphaël Jerusalmy</strong>, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a fait une carrière au sein des services de renseignements militaires israéliens. Aujourd&rsquo;hui, il est marchand de livres anciens en Israël.</p>
<p>Pour<strong> &laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Raphaël Jerusalmy</strong> a obtenu le Prix littéraire de l&rsquo;Ecole normale supérieure de Cachan 2013.</p>
<p><span id="more-1661"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce court romande 149 pages publié chez <strong>Actes Sud</strong> ? <strong>C&rsquo;est celle de Otto. J.Steiner. Critique musical installé à Salzbourg, en Autriche, Otto est vieux et malade. Il vit dans un sanatorium. Nous sommes au lendemain de l&rsquo;Anschluss, à l&rsquo;été 1939.</strong></p>
<p><strong>Otto</strong> est juif, seul, tuberculeux. Il tient un journal qu&rsquo;il espère pouvoir remettre à son fils, parti. Il n&rsquo;aime que la musique et tente de s&rsquo;y réfugier alors que la guerre, les privations et la culture hitlérienne s&rsquo;installent.</p>
<p>De juillet 1939 à août 1940, d&rsquo;un festival de musique dédié à Mozart à un autre, nous suivons la vie d&rsquo;Otto qui, bien que malade, veut rester debout. Digne. Patiemment, ce dernier va d&rsquo;ailleurs orchestrer la vengeance de la musique contre l&rsquo;Histoire. Avec plus ou moins de succès tandis que son quotidien se dégrade. Faim, froid, trahisons et autres petites lâchetés.</p>
<p>Pour aller plus loin, voici l&rsquo;article consacré à un documentaire diffusé sur France 5. On y parle de résistance à l&rsquo;opéra Garnier. Le lien est <a href="http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-15-2013/articles/p-17892-Un-air-de-resistance-a-l-Opera.htm">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 46-47 :</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Lundi 29 janvier 1940</p>
<p><em>Cloué au lit depuis hier. Le gardien de nuit m&rsquo;a ramassé dans la cour. Tout gelé. Samedi a été très dur. Dès le réveil, j&rsquo;ai senti que ça n&rsquo;allait pas. Gorge sèche, grelottements, maux de poitrine, de dos, crampes, nausée. Je n&rsquo;ai rien voulu dire. De dessous les draps, j&rsquo;ai vu les autres comme dans un brouillard. On aurait dit des ombres chinoises. Je n&rsquo;arrivais plus à respirer, comme quelqu&rsquo;un qui se noie. Günter m&rsquo;a apporté de l&rsquo;eau. De l&rsquo;eau, à un noyé ?  </em></p>
<p><em>La nuit, encore pire. Poussée de fièvre, diarrhée. Honte. Colère. Lorsque les autres se sont enfin endormis, je me suis traîné jusqu&rsquo;à la cour et je me suis étendu dans la neige. J&rsquo;ai regardé les branches des arbres, le ciel d&rsquo;où tombait un rayon de lune. </em></p>
<p><em>Ce suicide, ça m&rsquo;a fait du bien&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 53 </strong><em><strong>:</strong> &laquo;&nbsp;Je comprends le désarroi de Hans. Cette ingérence des nazis dans le programme du </em>Festspiele<em> est inadmissible. Révoltante. Faire du festival un vulgaire outil de propagande, un amusement troupier, c&rsquo;est un comble. Prendre Mozart en otage. L&rsquo;avilir ainsi. N&rsquo;y a-t-il donc personne pour empêcher un tel outrage ? </em></p>
<p><em>Cette fois-ci, ils dépassent les bornes ! On ne peut tout de même pas les laisser faire une chose pareille. Sans s&rsquo;insurger, sans réagir. Il faut mettre fin à cette mascarade. A tout prix. Il faut sauver Mozart ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Pages 102-103 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce matin, Stephan nous a annoncé que l&rsquo;enquête était terminée et que nous pouvions descendre à la cantine. Tout le monde cherchait à savoir ce qui s&rsquo;était passé. L&rsquo;intendant est entré, suivi du personnel. Il nous a informés que le docteur Müller avait été arrêté sur dénonciation du précédent concierge. Pour trafic de drogue. Müller revendait nos médicaments à une bande de malfrats. Au marché noir. Nous étions traités à l&rsquo;aspirine, en cachet ou en poudre, et au paracétamol dilué dans de l&rsquo;eau, pour les piqûres. D&rsquo;où la statistique. </em></p>
<p><em>Dans l&rsquo;armoire de pharmacie, il n&rsquo;y avait rien que des concoctions improvisées. Du sucre, des farines, des sirops de fruits, des colorants de teinturerie. Et même de la térébenthine. Rien qui puisse nous guérir. Ni tuer Hitler. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un texte ironique et cruel. Un régal que ce premier roman qui nous entraîne dans la vie de ce critique tuberculeux qui se lance dans un attentat musical. Le texte, sous forme de journal, se lit d&rsquo;une traite. Pas question pour lui que les marches militaires remplacent l&rsquo;oeuvre de Mozar ! Otto se bat contre plus fort que lui avec sa seule passion comme arme. L&rsquo;humour est grinçant, la gravité, elle, se fait malicieuse. A découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;, de Raphaël Jerusalmy, Actes Sud, 17,10€.</strong> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Destins entravés de jeunes Japonaises&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/25/destins-entraves-de-jeunes-japonaises/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/25/destins-entraves-de-jeunes-japonaises/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2012 09:32:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[acclimation]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire des Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>

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		<description><![CDATA[On poursuit notre découverte de quelques-uns des livres de cette rentrée littéraire. Voyage de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique cette fois avec le nouveau roman de l&#8217;américaine d&#8217;origine japonaise Julie Otsuka. Avec &#171;&#160;Certaines n&#8217;avaient jamais vu la mer&#160;&#187;, elle signe un deuxième roman étonnant et qui dévoile un pan méconnu de l&#8217;histoire des Etats-Unis. Julie Otsuka, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On poursuit notre découverte de quelques-uns des livres de cette rentrée littéraire. Voyage de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique cette fois avec le nouveau roman de l&rsquo;américaine d&rsquo;origine japonaise <strong>Julie Otsuka</strong>. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Certaines n&rsquo;avaient jamais vu la mer&nbsp;&raquo;</strong>, elle signe un deuxième roman étonnant et qui dévoile un pan méconnu de l&rsquo;histoire des Etats-Unis.</p>
<div id="attachment_1231" style="width: 129px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Julie_Otsuka.jpg" rel="lightbox[1221]" title="Julie_Otsuka"><img class=" wp-image-1231  colorbox-1221" style="margin: 10px;" title="Julie_Otsuka" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Julie_Otsuka-199x300.jpg" alt="" width="119" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Robert Bessoir</p></div>
<p><strong>Julie Otsuka</strong>, est née en 1962, sur la Côte ouest, où vivait une grosse communauté japonaise. Après avoir étudié les beaux-arts, elle devient peintre. La trentaine venue, elle décide de se consacrer à l&rsquo;écriture. Avec succès.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSUKA-OK.jpg" rel="lightbox[1221]" title="OTSUKA OK"><img class="alignleft  wp-image-1225 colorbox-1221" style="margin: 10px;" title="OTSUKA OK" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSUKA-OK-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a></p>
<p>Remarquée dès son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Quand l&rsquo;empereur était un dieu&nbsp;&raquo;, paru en 2002</strong> ( elle y raconte une histoire inspirée de celle de son grand-père, suspecté de trahison après l&rsquo;attaque de Pearl Harbor en 1941 et interné dans un camp de l&rsquo;Utah pendant trois ans). Elle a obtenu le PEN/Faulkner Award for Fiction pour <strong>&laquo;&nbsp;Certaines n&rsquo;avaient jamais vu la mer&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1221"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de ces femmes qui,<strong> dans les années 1900</strong>, ont quitté leur pays, le Japon, pour rejoindre un compatriote vivant aux Etats-Unis, l&rsquo;épouser et l&rsquo;aider au travail des champs en Californie, du côté de San Francisco. Des jeunes filles, parfois des adolescentes qui ont découvert<strong> leur futur mari par une lettre et à travers cliché jauni</strong>. Elles croient leur futur époux commerçant ou entrepreneur :<strong> ils sont travailleurs agricoles.<br />
</strong></p>
<p><strong>Une vie de labeur et de frustations, loin de leurs familles.</strong>  Ces femmes vont travailler, enfanter. Un fossé va progressivement se creuser avec leurs enfants, nés en Amérique.</p>
<p>Une vie bouleversée ensuite par<strong> l&rsquo;attaque de la base américaine de Pearl Harbor en décembre 1941</strong>. Dès lors, les migrants japonais et les Américains d&rsquo;origine nippone deviennent suspects. <strong>Cent vint mille d&rsquo;entre eux seront même internés</strong>, enfermés dans des camps pour travailler la terre de l&rsquo;Utah, du Nevada&#8230;</p>
<p>Pour raconter l&rsquo;histoire de ces femmes, l&rsquo;auteure a fait le choix de la première personne du pluriel.<strong> Un &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo; qui donne toute sa force au roman.</strong> Un &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;, à l&rsquo;image d&rsquo;un choeur antique, qu&rsquo;elle décline au fil des chapitres qui raconte le voyage, l&rsquo;arrivée, l&rsquo;installation, mais aussi la cohabitation avec  ces Américains – ces Blancs qui sont aussi les chefs –, la naissance des enfants et la façon de vivre si différente puis les arrestations&#8230;</p>
<p> <strong>L&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;humeur vagabonde&nbsp;&raquo;, sur France-Inter, a invité l&rsquo;auteure. Ecoutez l&rsquo;émission ici. </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong> <a href="http://www.franceinter.fr/emission-l-humeur-vagabonde-julie-otsuka">http://www.franceinter.fr/emission-l-humeur-vagabonde-julie-otsuka</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 15 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Sur le bateau, chaque nuit nous nous pressions dans le lit les unes des autres et passions des heures à discuter du continent inconnu où nous nous rendions. Les gens là-bas, disait-on, ne se nourrissaient que de viande et leur corps était couvert de poils ( nous étions bouddhistes pour la plupart donc nous ne mangions pas de viande et n&rsquo;avions des poils qu&rsquo;aux endroits appropriés). Les arbres étaient énormes. Les plaines, immenses. Les femmes, bruyantes et grandes – une bonne tête de plus, avions-nous appris, que les plus grands de nos hommes. Leur langue était dix fois plus compliquée que la nôtre et les coutumes incroyablement étranges. les livres se lisaient de la fin vers le début et on utilisait du savon au bain. On se mouchait dans des morceaux de tissu crasseux que l&rsquo;on repliait ensuite pour les ranger dans une poche, afin de les utiliser encore et encore. Le contraire du blanc n&rsquo;était pas le rouge mais le noir. Qu&rsquo;allions-nous devenir, nous demandions-nous, dans un pays aussi différent ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 39</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ils admiraient nos dos robustes et nos mains agiles. Notre endurance. Notre discipline. Nos dispositions dociles. Notre capacité peu commune à supporter la chaleur, qui l&rsquo;été dans les champs de melons de Brawley pouvait frôler les cinquante degrés. Ils disaient que notre petite taille était idéale pour les travaux nécessitant de se courber jusqu&rsquo;à terre. Où qu&rsquo;ils nous assignent, ils étaient contents. Nous possédions toutes les vertus des Chinois – travailleurs, patients, d&rsquo;une indéfectible politesse –, mais sans leurs vices – nous n&rsquo;étions ni joueurs, ni opiomanes, nous ne nous battions pas et nous ne crachions jamais. Nous étions plus rapides que les Philippins et moins arrogants que les hindous. Plus disciplinés que les Coréens. Moins tapageurs que les Mexicains. Nous revenions moins cher à nourrir que les migrants d&rsquo;Oklahoma et d&rsquo;Arkansas, qu&rsquo;ils soient ou non de couleur. </em>Un Japonais peut vivre avec une cuillerée de riz par jour.<em> Nous étions la meilleure race de travailleurs qu&rsquo;ils aient jamais employée au cours de leur vie. </em>Ces gens-là arrivent, et on n&rsquo;a pas du tout besoin de s&rsquo;en occuper<em>&laquo;&nbsp;.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 85</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Nous les reconnaissions à peine. Ils étaient plus grands que nous, plus massifs. Bruyants au-delà de toute mesure. Je me sens comme une cane qui a couvé les oeufs d&rsquo;une oie. Ils préféraient leur propre compagnie à la nôtre et feignaient de ne pas comprendre un traître mot de ce que nous disions. Nos filles marchaient à grands pas, à l&rsquo;américaine, elles se déplaçaient avec une hâte dépourvue de dignité. Elles portaient leurs vêtements trop lâches. Roulaient des hanches comme des juments. Jacassaient comme des coolies dès qu&rsquo;elles rentraient de l&rsquo;école en disant tout ce qui leur passait par la tête.</em> Mrs Dempsey à l&rsquo;oreille pliée.<em> Nos fils devenaient énormes. Ils insistaient pour manger des oeufs au bacon tous les matins au petit-déjeuner à la place de la soupe à la pâte de haricot. Ils refusaient d&rsquo;utiliser des baguettes. Buvaient des litres et des litres de lait. Inondaient leur riz de ketchup. Ils parlaient un anglais parfait, comme à la radio, et chaque fois qu&rsquo;ils nous voyaient nous incliner devant le die</em>u<em> de la cuisine en frappant dans nos mains, ils roulaient des yeux et nous lançaient  : “ Maman, pitié ! ”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Etonnant roman que celui de Julie Otsuka ! On y découvre un volet de l&rsquo;histoire américaine, tombé dans l&rsquo;oubli. On y rencontre des femmes flouées sur leur avenir, obligées de vivre dans l&rsquo;ombre de l&rsquo;ogre Amérique auprès d&rsquo;un homme qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas choisi. Le &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;, collectif et puissant, est une idée lumineuse. Un roman très émouvant, passionnant. A lire absolument !</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Certaines n&rsquo;avaient jamais vue la mer&nbsp;&raquo;, de Julie Otsuka, Phébus, 143 pages, 15€.</strong></em></p>
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