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	<title>Quatrième de couv &#187; désillusions</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quadra sur le marché de l&#8217;amour et des désillusions&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 09:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Chloé Delaume est de retour ! Et à la lecture de son roman pop &#171;&#160;Le coeur synthétique&#160;&#187;, je me dis que c&#8217;est une très bonne nouvelle. Depuis plus de vingt ans, la quadragénaire écrit sous différentes formes et supports. Romans, poèmes, théâtre, fictions sonores construisent son œuvre qualifiée d’expérimentale. Elle se définit comme écrivaine, éditrice, performeuse et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COEUR.jpg" rel="lightbox[5442]"><img class="alignleft size-full wp-image-5444 colorbox-5442" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COEUR.jpg" alt="COEUR" width="409" height="600" /></a></p>
<p><strong>Chloé Delaume</strong> est de retour ! Et à la lecture de son roman pop <strong>&laquo;&nbsp;Le coeur synthétique&nbsp;&raquo;,</strong> je me dis que c&rsquo;est une très bonne nouvelle.</p>
<p>Depuis plus de vingt ans, la quadragénaire écrit sous différentes formes et supports. Romans, poèmes, théâtre, fictions sonores construisent son œuvre qualifiée d’expérimentale. Elle se définit comme écrivaine, éditrice, performeuse et musicienne.</p>
<p>Durant l&rsquo;été 2017, je l&rsquo;avais rencontrée dans le jardin de son compagnon d&rsquo;alors, <strong>Daniel Schneidermann</strong>, à Tours, pour évoquer son travail d&rsquo;écriture.</p>
<p>Vous pouvez retrouver l&rsquo;article <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/a-l-abri-des-vieilles-pierres-elle-fait-grandir-une-voix-bienveillante">ici</a>. </strong></p>
<p>En 2019, elle avait publié <strong>&laquo;&nbsp;Mes bien chères soeurs&nbsp;&raquo;</strong> aux éditions du Seuil, un manifeste où elle décrit le féminisme comme une chose ordinaire.</p>
<p>Cette autrice au parcours de vie tragique ( elle a 9 ans et demi quand son père tue sa mère avant de se suicider), s&rsquo;est inventée une identité grâce à «L&rsquo;Écume des jours», de Boris Vian, pour un nouveau prénom, un livre d&rsquo;Antonin Artaud, pour son nouveau patronyme. Et s&rsquo;est construit un univers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ?</p>
<p>C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Adélaïde</strong>, 46 ans. Elle vient de rompre. Elle travaille dans l&rsquo;édition. Et essaye de réinventer sa vie. Pas si simple. A cause de son âge, de ses attentes.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;</b>Alors qu’elle s’élance sur le marché de l’amour, elle découvre avec effroi qu’avoir quarante-six ans est un puissant facteur de décote à la bourse des sentiments. Obnubilée par l’idée de rencontrer un homme et de l’épouser au plus vite, elle culpabilise de ne pas gérer sa solitude comme une vraie féministe le devrait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5442"></span></p>
<p>Entourée de ses amies elles-mêmes empêtrées dans leur crise existentielle, elle tente d’apprivoiser le célibat, tout en effectuant au mieux son travail dans une grande maison d’édition. En seconde partie de vie, une femme seule fait ce qu’elle peut. Les statistiques tournent dans sa tête et ne parlent pas en sa faveur : « Il y a plus de femmes que d’hommes, et ils meurent en premier. »&nbsp;&raquo;, nous dit la quatrième de couv.</p>
<p>Au final,  un roman drôle, acide, caustique, poignant&#8230; et très bien écrit. Voici une comédie ( <strong>Chloé Delaume</strong> évoque même une parodie de &laquo;&nbsp;chick lit&nbsp;&raquo; ) sur le célibat et la solitude. Un roman qui parle des femmes, de la sororité aussi. Une thématique qui accompagne désormais l&rsquo;autrice. Le tout avec le milieu de l&rsquo;édition pour décor. Truculent. Et impitoyable.</p>
<p>Chaque chapitre est titré par une chanson française. L&rsquo;autrice voulait que &laquo;&nbsp;de la musicalité &nbsp;&raquo; dans son texte. &laquo;&nbsp;Je voulais que le lecteur ait de la musique dans la tête en le lisant&nbsp;&raquo;, expliquait-elle à <strong>Laure Adler</strong>, dans l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;heure bleue&nbsp;&raquo;, le 27 août, sur France Inter.</p>
<p>Pour accompagner la sortie du livre, il y aura d&rsquo;ailleurs un disque dont la sortie était prévue le 11 octobre prochain.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Adélaïde se plonge, se noie dans ses souvenirs. Adélaïde neuf fois a été amoureuse. Elle a cohabité avec six des élus, est restée très longtemps avec nombre d&rsquo;entre eux. Adélaïde calcule le temps passé en couple, de son premier petit ami à son dernier et unique mari. Elle obtient pour réel vingt-sept ans de sa vie. Et aussitôt ce chiffre ouvre sous ses pieds un abîme qui esquinte le plancher. Adélaïde répète neuf fois en pensant aux neuf vies du chat, capital soleil épuisé. Sur sa peau, plus jamais d&rsquo;amour, juste la caresse d&rsquo;une mélanome.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Adélaïde adore Noël, mais hélas elle est orpheline. Elle n&rsquo;a plus de couple, plus de famille, personne avec qui partager la dinde et ensuite ouvrir les cadeaux. Elle marche dans la rue et se dit : Mon coeur est un sac à sapin. Adélaïde adore Noël, elle en a connu des somptueux, grâce à ses ex et leur famille. Sauf avec Elias, il n&rsquo;avait plus que sa fille et avait toute fête en horreur. Adélaïde aurait aimé se rattraper cette année, un banquet surchargé et devant la cheminée des chaussettes débordantes. Pour la première fois de sa vie, elle n&rsquo;a nulle part où se greffer. Ses amies le vivent comme une corvée, mais sont toutes au chaud en famille. C&rsquo;est le 23 décembre, Adélaïde est seule et elle marche dans Paris pour faire semblant de vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est le coeur d&rsquo;Adélaïde, le héros de cette histoire. C&rsquo;est lui qui cogne et saigne, exige et se déploie. C&rsquo;est lui qui fait le deuil, englouti par le vide. C&rsquo;est lui qui seul s&rsquo;entête à battre toujours plus fort. Parfois il s&rsquo;imagine qu&rsquo;il n&rsquo;est plus fait de chair, mais de matériaux composites, de fibres synthétiques, l&rsquo;aorte ignifugée. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;automne dévore les crépuscule, Adélaïde enfin accepte son célibat. Elle se dit que c&rsquo;est une phase et qu&rsquo;elle doit l&rsquo;accueillir, qu&rsquo;à trop vouloir lutter son ego et son coeur finiront abîmés. Adélaïde est raisonnable, elle s&rsquo;incline, elle n&rsquo;a pas le choix. C&rsquo;est écrit dans les chiffres, bien plus de femmes que d&rsquo;hommes, elle ne peut se soustraire à la réalité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le coeur synthétique&nbsp;&raquo;, Chloé Delaume, Seuil, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Chercher son salut parmi les champs de tabac&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 10:29:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas Catherine Elaine Morgan, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&#8217;an dernier &#8211; &#160;&#187; Le sport des rois &#171;&#160;, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&#8217;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="alignleft size-full wp-image-5187 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" alt="TOUS LES VIVANTS OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas <strong>Catherine Elaine Morgan</strong>, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&rsquo;an dernier &#8211; <strong>&nbsp;&raquo; Le sport des rois &laquo;&nbsp;</strong>, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&rsquo;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman.</p>
<p>Celui-ci, <strong>&nbsp;&raquo; Tous les vivants &laquo;&nbsp;</strong>, c&rsquo;est le premier écrit. Il date d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. <strong>C.E. Morgan</strong> avait alors 34 ans.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule, ai-je lu dans des articles sur ce roman, dans les années 80. Au fil des pages, rien ne permet de le dater de manière précise. Là n&rsquo;est pas le sujet. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, ce qui compte ce sont les deux personnages et le décor. Nous sommes dans le Kentucky. A la campagne. Profonde. Ici, des champs de tabac à perte de vue. Ici, une ferme, isolée. A l&rsquo;intérieur, un couple qui apprend à se découvrir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5183"></span></p>
<p>Quelques mois seulement que <strong>Orren</strong> et <strong>Aloma</strong> se connaissent. Ils se sont rencontrés dans un établissement scolaire,  lors d&rsquo;une sortie. Il a conduit les élèves. Elle est professeure de piano. Elle a vingt ans et est orpheline. Lui, âgé de 23 ans, s&rsquo;est occupé de la ferme familiale avec son frère <strong>Cash</strong> et sa mère <strong>Emma</strong> depuis la mort de son père. Ils se trouvent, s&rsquo;apprivoisent. Mais tout va très vite. Alors que la mère et le frère d&rsquo;<strong>Orren</strong> meurent dans un accident de voiture, il demande à <strong>Aloma</strong> de venir s&rsquo;installer avec lui. La tâche est immense. Il y a les champs de tabac, la pluie qui ne vient pas et cette ferme qu&rsquo;il doit impérativement faire tourner pour vivre. Sauf que ces deux-là, dont les corps s&rsquo;attirent souvent brutalement, ne savent pas se parler, se comprendre encore.</p>
<div id="attachment_5186" style="width: 777px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="size-full wp-image-5186 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" alt="Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)" width="767" height="431" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)</p></div>
<p>Face à la brutalité impatiente d&rsquo;<strong>Orren</strong>, <strong>Aloma</strong> tente de temporiser. Elle s&rsquo;improvise femme au foyer, paysanne sans y parvenir vraiment. Les désillusions s&rsquo;accumulent pour la jeune femme naïve qui doit prendre ses marques dans une maison décrépie, remplie de souvenirs et de fantômes qui ne sont pas les siens.</p>
<p>Ce que veut <strong>Aloma</strong>, c&rsquo;est pouvoir continuer à jouer du piano. Coûte que coûte. Elle rejoint l&rsquo;église de la ville la plus proche. Propose ses services au révérend <strong>Bell Johnson</strong> qui n&rsquo;attendait plus rien. Son horizon s&rsquo;ouvre. Mais pas seulement. Tant de questionnements se multiplient aussi pour celle qui sera tour à tour tentatrice, indifférente, furieuse, désespérée, inquiète voire inquiétante.</p>
<p>Le roman ne dure que le temps d&rsquo;une saison. Mais quel spectacle ! Celui de la nature, celui des sentiments. On sent, on entend, on voit.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle descendit à tâtons les marches en bois et gagna les ombres du salon. Pourquoi tenait-il à vivre dans cette vieille maison plutôt que dans la neuve où il y avait de la lumière, du linoléum et l&rsquo;eau courante, elle ne comprenait pas. On aurait dit qu&rsquo;il voulait montrer au monde entier, un monde qu&rsquo;il ne regardait même pas, qu&rsquo;il était seul à présent, qu&rsquo;il était douloureux d&rsquo;être le dernier survivant, mais qu&rsquo;il réussirait à surmonter sa souffrance. Peut-être la surmonterait-il mieux si elle était plus grande, comme si se vautrer dans la douleur était le secret pour endurer la souffrance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;était pas uniquement la peur qu&rsquo;il découvre qu&rsquo;elle vivait avec Orren sans être mariée, il y avait autre chose, la sensation d&rsquo;une langue molle et inutile dans sa bouche quand elle était e face de lui. Elle se sentait presque intimidée par lui. En conséquence de quoi, elle savait qu&rsquo;il la pensait plus douce et plus accommodante qu&rsquo;elle n&rsquo;était en réalité ; pourtant, cela avait beau être faux &#8211; la vie avait été trop dure avec elle pour qu&rsquo;elle puisse se permettre d&rsquo;être douce -, elle se révélait incapable d&rsquo;y changer quoi que ce soit. Ou incapable d&rsquo;en avoir envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 139 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que tu crois ? lance-t-elle, trop acerbe. Ses joues s&rsquo;empourprèrent d&rsquo;une rougeur qui n&rsquo;échappa pas à l&rsquo;observation d&rsquo;Orren. Elle croisa les bras sur la poitrine et aspira une lèvre sous ses dents. ce n&rsquo;était pas sa faute si elle était née au milieu de nulle part et avait passé la plus grande partie de son enfance dans une pension au fin fond d&rsquo;un trou. Elle avait appris le piano. Et c&rsquo;était une chose qui resterait toujours hors de sa portée à lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sois pas désagréable, dit-il. Personne a dit que t&rsquo;en étais pas capable. Je demande, c&rsquo;est tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;, C.E. Morgan, Gallimard, 19€. Traduit par Mathilde Bach. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les copines et leurs rêves se débinent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/05/quand-les-copines-et-leurs-reves-se-debinent/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2020 08:18:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Pas vraiment ma cam&#8230; je le savais en ouvrant &#160;&#187; Nos espérances &#171;&#160;, nouveau roman d&#8217;Anna Hope, dont je n&#8217;avais rien lu jusque-là. Je vais mettre cela sous le compte du coronavirus, ça lui apprendra L&#8217;histoire ? Elle est contemporaine. Traverse les années 90 jusqu&#8217;aux années 2010 et nous parle des parcours de trois amies, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ESPERANCES-OK.jpg" rel="lightbox[5122]"><img class="alignleft size-full wp-image-5124 colorbox-5122" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ESPERANCES-OK.jpg" alt="ESPERANCES OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Pas vraiment ma cam&#8230; je le savais en ouvrant </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&nbsp;&raquo; Nos espérances &laquo;&nbsp;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, nouveau roman d&rsquo;</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Anna Hope</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, dont je n&rsquo;avais rien lu jusque-là. Je vais mettre cela sous le compte du coronavirus, ça lui apprendra <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5122" /></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;histoire ? Elle est contemporaine. Traverse les années 90 jusqu&rsquo;aux années 2010 et nous parle des parcours de trois amies, anglaises. Trois trajectoires, trois histoires qui s&rsquo;entremêlent. Entre petites trahisons, rancunes sévères et retrouvailles joyeuses.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Hannah, Cate </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">et</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Lissa</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> sont jeunes, impétueuses, inséparables. Dans le Londres des années 1990 en pleine mutation, elles vivent ensemble et partagent leurs points de vue sur l’art, l’activisme, l’amour et leur avenir, qu’elles envisagent avec gourmandise. Le vent de rébellion qui souffle sur le monde les inspire.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5122"></span></p>
<p><span style="color: #333333"> <span style="font-size: small"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><br />
Les années passent, et à trente-cinq ans, entre des carrières plus ou moins épanouissantes et des mariages chancelants, toutes trois sont insatisfaites et chacune convoite ce que les deux autres semblent posséder. Qu’est-il arrivé aux femmes qu’elles étaient supposées devenir?</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture&#8230;<br />
Au final, j&rsquo;ai bien eu du mal à me plonger dans les vies, les rêves avortés et les atermoiements de chacune de ces trois jeunes femmes. Il y a </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Lissa</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> la comédienne qui finira par séduire le mari de son amie </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Hannah</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, prête à tout pour devenir maman. Et puis </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cate</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, qui s&rsquo;interroge sur son rôle de maman débordée, sur sa sexualité aussi&#8230; </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Voilà. J&rsquo;ai résumé.  Un peu court, je sais. Lapidaire, assurément. Mais franchement, ça ne m&rsquo;a pas inspiré davantage. </span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle jette un coup d&rsquo;oeil réflexe à son portable. Toujours pas de nouvelles de la deuxième audition. Tchekhov. Ce qui en soi ne veut rien dire : on peut être heureusement surpris avoir avoir attendu des semaines entières, mais elle sent que l&rsquo;espoir entame sa lente décrue. Demain, si elle n&rsquo;a toujours pas eu de nouvelles, elle sera fébrile, d&rsquo;ici le week-end, dévastée et émotive, d&rsquo;ici le début de la semaine prochaine, sur la défensive&nbsp;&raquo;, rafistolée. Avec le temps, elle est devenue plus susceptible, pas moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Cate scrute le visage de son amie en quête de signes de stress mais n&rsquo;en voit aucun, elle a plutôt l&rsquo;impression que son regard ripe, comme si Hannah était recouverte d&rsquo;un enduit lisse et impénétrable, un visage de pierre sans aucune prise à laquelle se raccrocher, alors que Cate se sent poreuse. Plus que ça. C&rsquo;est comme s&rsquo;il y avait de grands trous béants en elle, à l&rsquo;intérieur desquels n&rsquo;importe qui pouvait jeter un oeil, fourrer le doigt et prononcer un jugement sur le bordel qui règne à l&rsquo;intérieur. Elle transpire, et Tom, qu&rsquo;elle sort de sa poussette, transpire aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 214 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;]Durant les jours qui suivent elle se sent glisser, comme si le bonheur était une danse dont elle aurait oublié les pas. Elle compte ses respirations. Elle compte ses atouts, essaie de rationaliser : pourquoi ce que font ses amies lui importe ? Pourquoi son bonheur devrait-il être indexé au leur ? Et pourtant c&rsquo;est le cas. Bizarrement, c&rsquo;est le cas : elle ne peut pas s&rsquo;empêcher de procéder à l&rsquo;inventaire de sa vie, l&rsquo;absence, à trente-trois ans, du moindre marqueur qui constitue une véritable vie d&rsquo;adulte. Elle commence à détester son boulot, prendre le métro tous les jours jusqu&rsquo;à Canary Wharf, participer, la corde au cou, à des réunions avec des banquiers qui pensent qu&rsquo;en vous consacrant une minute de leur temps ils changent le monde. Ce boulot avec lequel elle ne gagnera jamais assez pour s&rsquo;acheter une maison, s&rsquo;acheter de beaux habits.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nos espérances&nbsp;&raquo;, Anna Hope, Gallimard, traduit de l&rsquo;anglais par Elodie Leplat, 22€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2015 16:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alex Bleach]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. Vernon Subutex, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement. Une fois ses réserves financières épuisées, il n&#8217;a pas d&#8217;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="alignleft size-full wp-image-2865 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" alt="VERNON" width="280" height="408" /></a>Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. <strong>Vernon Subutex</strong>, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement.</p>
<p>Une fois ses réserves financières épuisées, il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le début de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, dont le premier opus <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, vient de sortir. Le tome 2 sortira en mars, le 3 à la rentrée.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> n&rsquo;avait plus publié de roman depuis <strong>&laquo;&nbsp;Apocalypse bébé&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010. Soit avant la création de ce blog. Des années pourtant que je suis cette auteure et réalisatrice atypique, rock and roll jusque dans ses virgules.</p>
<p>On citera entre autres : <strong>&laquo;&nbsp;Baise-moi&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Les jolies choses&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Teen spirit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Bye bye Blondie&nbsp;&raquo;</strong>&#8230;</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, elle nous raconte la France d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. A travers les rues de Paris dans lesquelles <strong>Vernon Subutex</strong> cherche un endroit où pouvoir dormir plusieurs nuits, c&rsquo;est à travers la société qu&rsquo;elle nous promène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une formidable galerie de portraits habite son roman, tant par les milieux dans lesquels ils évoluent que les opinions politiques qu&rsquo;ils véhiculent. Tableau, au vitriol, d&rsquo;une France qui va mal à travers les yeux d&rsquo;un quinqua désabusé. Dans le numéro des Inrocks du 7 au 13 janvier, l&rsquo;auteure âgée de 45 ans explique à propos de sa génération : <strong><em>&nbsp;&raquo; On a manqué d&rsquo;ambition, ou de croyance en nous-mêmes. Nous avons été un feu de paille&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p><span id="more-2863"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2876" style="width: 194px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="size-full wp-image-2876 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" alt="Virginie Despentes (photo Babelio)" width="184" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Virginie Despentes (photo Babelio)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous parle de désillusions, de dépressions, de course au fric et de misère, d&rsquo;overdose et de films porno&#8230; Une histoire d&rsquo;une descente aux enfers qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;une autre histoire, presque policière. L&rsquo;un des vieux amis de Vernon, – membre du même groupe de rock – <strong>Alex Bleach</strong> a fait fortune dans la variété. Avant de mourir d&rsquo;une overdose, il enregistre, devant Vernon qui ne l&rsquo;écoute pas, ses pensées, ses délires. Tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> chercher un toit pour la nuit, d&rsquo;autres, à ses trousses, veulent mettre la main sur les bandes.</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"> Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 73-74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La perspective de retrouver Vernon le réjouit. Vernon est fou de musique. Des mecs comme Xavier lui doivent beaucoup, il leur a fait découvrir tellement de choses.  Et il fait partie de ces rares personnes qu&rsquo;on quitte de meilleure humeur que quand on les a rencontrées. Ils ont en commun une série de souvenirs précieux, dont ils deviennent progressivement les derniers détenteurs. Des fêtes, des concerts, des festivals, des galères aussi. Toute cette époque où on se prenait moins la tête : les problèmes se réglaient tous à base de claques. Vernon a fait partie de cette vie-là, il est garant de ce que Xavier, dans sa jeunesse, n&rsquo;était pas un gars compliqué : le premier qui s&rsquo;avisait de le regarder de travers perdait deux dents. Ensuite, une bière au comptoir suffisait à remettre les compteurs à zéro, et tout le monde était satisfait. C&rsquo;était une autre époque, c&rsquo;était un autre milieu. Tout cela est derrière lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Finir sa semaine de boulot et faire son ménage et ses courses. Regarder les prix des choses pour savoir si on peut se les payer. Kiko ne le ferait pas, il braquerait des banques il se tirerait une balle il trouverait une solution. Il le ne supporterait pas. S&rsquo;ils le font c&rsquo;est qu&rsquo;ils le méritent. Des mecs comme lui ne tiendraient pas le coup. Qu&rsquo;est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas ce qu&rsquo;on leur laisse. Les mecs comme lui ne se comportent jamais en esclaves. Il est debout, quoi qu&rsquo;il arrive – plutôt crever que s&rsquo;agenouiller.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 393 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Le jour s&rsquo;est levé sans qu&rsquo;il se souvienne s&rsquo;être endormi. Il a pourtant rêvé que Robert Johnson s&rsquo;était assis sur le banc d&rsquo;en face, il avait joué de l&rsquo;harmonica. Vernon ne reconnait pas la rue où il s&rsquo;est écroulé, quand il cherche à s&rsquo;asseoir son corps n&rsquo;obéit pas correctement, il s&rsquo;affale sur le dos et tourne doucement la tête. La pluie a cédé à un froid lame de rasoir mais il a dû choper la fièvre, sous la morsure du froid sa peau le brûle littéralement. Une pensée lucide le taraude : depuis combien de temps n&rsquo;a-t-il rien mangé ? Si seulement il pouvait s&rsquo;éteindre, comme ça, dans l&rsquo;heure – il imagine la flamme d&rsquo;une bougie qui vacille puis faiblit et la mèche noire, une rien de rouge et puis plus rien. Mais on ne meurt pas de désespoir, en tout cas pas si facilement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Virginie Despentes est de retour ! Enfin ! Si son propos est moins cru, moins &laquo;&nbsp;border-line&nbsp;&raquo; que par le passé, son regard sur notre société qui va (ou pas) est toujours aussi aiguisé. Percutant. Elle nous parle d&rsquo;elle, de ses anciennes vies et de nous aussi. Un roman qui nous mène de personnages en situations, sans perdre de vue Vernon Subutex, son fil rouge. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le ton et le style de l&rsquo;auteure font mouche. Elle triture les mots, leur donne du rythme. Et une énergie folle. Vivement le tome suivant !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;, de Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong> </em></p>
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