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	<title>Quatrième de couv &#187; débrouille</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Mademoiselle fait des siennes&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2014 15:59:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore. Autant de titres, d&#8217;auteurs et d&#8217;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&#8217;en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" rel="lightbox[2598]"><img class="alignleft  wp-image-2602 colorbox-2598" style="margin: 10px" alt="TRIANGLE D'OR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" width="384" height="524" /></a>Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore.</p>
<p>Autant de titres, d&rsquo;auteurs et d&rsquo;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&rsquo;en faire ce que vous voulez.</p>
<p>Premier arrêt. Commençons par le deuxième roman de <strong>Julia Deck</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;</strong>.  Un auteur dont j&rsquo;avais beaucoup aimé le<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"> premier roman</a></strong>, sélectionné d&rsquo;ailleurs pour le <strong>prix Roblès 2013. </strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ?  C&rsquo;est celle de Mademoiselle. Elle ne veut plus travailler. Mademoiselle est criblée de dettes. La vie serait tellement plus simple sous une nouvelle identité.</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne, elle emprunte celle de la romancière <strong>Bérénice Beaurivage</strong>, change de ville et rencontre <strong>l&rsquo;Inspecteur</strong>, dont elle tombe aussitôt amoureuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est sans compter la journaliste <strong>Blandine Lenoir</strong>, éprise du même homme et résolue à la confondre. Bientôt le soupçon gagne sur tous les côtés du triangle que forment ces trois-là, parfaitement équilatéral.</p>
<p>Du Havre à Marseille en passant par Saint-Nazaire, <strong>Bérénice</strong>, qui n&rsquo;est plus toute jeune, s&rsquo;invente une vie. Et décide d&rsquo;opter pour la carrière de romancière. Quitte à se perdre. Et à s&rsquo;y perdre. Le triangle d&rsquo;hiver, appelé également Triangle des nuits d&rsquo;hiver, est un astérisme à cheval sur l&rsquo;équateur céleste, formé par 3 des étoiles les plus brillantes visibles dans l&rsquo;hémisphère nord surtout pendant l&rsquo;hiver. Un triangle remarquablement équilatéral. Dans le roman cependant, il va prendre une bien curieuse forme&#8230; au fil des mensonges et des questions.</p>
<p>Au fil des pages ( pleines d&rsquo;humour et écrites d&rsquo;un style tonique), on suit donc le personnage qui a décidé de ne pas payer ses dettes, de ne pas travailler. Reste donc à trouver celui qui lui permettra d&rsquo;avoir un toit, de quoi manger&#8230; Indolente, dotée d&rsquo;une force d&rsquo;inertie étonnante, Mademoiselle (ça fait très actrice de cinéma capricieuse!) va ainsi profiter de la situation&#8230; avant d&rsquo;être démasquée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Bérénice Beaurivage.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle farfouille dans son fourbi, exhume un carnet décoré d&rsquo;étoiles en strass. De fines lignes bleutées attendent de guider l&rsquo;écriture à travers les pages, et par prudence elle l&rsquo;ouvre à la troisième, ayant observé qu&rsquo;il est souvent préférable de ne pas commencer par le début. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après quoi il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à. Mâchouiller le bout de son stylo, lever les yeux au plafond, ébaucher un bout d&rsquo;idée, le transcrire avant de s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;il est trop bête. Rayer trois mots, recommencer. Refaire du thé, repasser devant le paquebot qui obstrue toujours son champ visuel, libérer son esprit des pensées parasites, récrire trois mots en se disant Après tout, il s&rsquo;agit d&rsquo;avancer, je corrigerai plus tard. Relire ces trois mots, les barrer avec force, la page se déchire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 78-79 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle est toujours en retard au dîner. S&rsquo;étant extraite du queen-size, elle retourne avenue de la Vera-Cryz, rêvant si bien à la vie qu&rsquo;elle pourrait mener dans l&rsquo;une des ses villas qu&rsquo;il lui semble parfois la posséder vraiment. Puis elle circule dans les zones avoisinantes, s&rsquo;éloignant chaque jour un peu plus du centre, où quelques petits délits perpétrés au début de son séjour lui font craindre d&rsquo;avoir été repérée par les commerçants. Elle explore les faubourgs, les bistrots où elle fait les poches des clients, les magasins de prêt-à-porter périphériques bradant des stocks qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pris la peine d&rsquo;amarrer à des antivols. De temps à autre, elle est bien obligée de visiter la réserve du H&amp;M pour se procurer certains articles, elle se présente après les livraisons et fait le nécessaire pour obtenir ce dont elle a besoin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Par la fenêtre du compartiment, la campagne s&rsquo;est seulement interrompue lors de brefs arrêts en gare de Rouen, Yvetot puis Bréauté-Beuzeville. Le nom de ces localités était inscrit en capitales blanches sur des panneaux bleu nuit, et sous eux les voyageurs se hâtaient vers le dehors, impatients de gagner les quartiers obscurs au-delà des frontières illuminées de la station. Le soupçon lui était alors venu que ces gares étaient des leurres, et tous les passagers sur le quai des figurants prêts à sauter, une fois le train reparti, dans la première rame en sens inverse, qu&rsquo;ils avaient été recrutés pour la maintenir dans l&rsquo;illusion de ces villes, la bercer dans le mirage de leur existence alors que somme toute rien n&rsquo;avait été prouvé, qu&rsquo;aucune rue ne s&rsquo;étendait peut-être au-delà du décor ferroviaire et que ce théâtre n&rsquo;avait été inventé que pour l&rsquo;induire en erreur, dans le cadre d&rsquo;un vaste plan tenu secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le premier roman de Julia Deck était déjà une petite révélation ! Une sorte de polar mâtiné de psychanalyse. Cette fois, voilà un triangle amoureux bancal sur fond de crise sociale et d&rsquo;indolence revendiquée. A nouveau, le style de Julia Deck fait mouche. Riche, tonique et plein d&rsquo;humour. A suivre. Définitivement. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;, de Julia Deck, Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Système D et petits arrangements dans l&#8217;URSS des années 80&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 08:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Une histoire de famille, encore une ! Ou plutôt une histoire de femme qui fait tout ce qu&#8217;elle croit bon et bien pour sa famille. Tel est le sujet du deuxième roman écrit par Alina Bronsky. La jeune femme de 34 ans, née en Russie, vit depuis l&#8217;âge de 13 ans en Allemagne. Lauréate de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une histoire de famille, encore une</strong> ! Ou plutôt une histoire de femme qui fait tout ce qu&rsquo;elle croit bon et bien pour sa famille. Tel est le sujet du deuxième roman écrit par <strong>Alina Bronsky</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BRONSKI.jpg" rel="lightbox[1059]" title="BRONSKI"><img class="alignleft  wp-image-1061 colorbox-1059" style="margin: 10px;" title="BRONSKI" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BRONSKI.jpg" alt="" width="119" height="151" /></a>La jeune femme de 34 ans, née en Russie, vit depuis l&rsquo;âge de 13 ans en Allemagne. Lauréate de plusieurs prix littéraires, <strong>Alina Bronsky</strong> a publié &laquo;&nbsp;<strong>Cuisine Tatare et descendance</strong>&nbsp;&raquo; chez Actes Sud. Comme son premier roman, celui-ci a été traduit en une dizaine de langues. <strong>Alina Bronsky</strong> est journaliste et vit à Francfort.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Rosalinda</strong>. Une belle femme, qui travaille dans une école d&rsquo;éducatrices dans la Russie des années 80. Une femme, mariée à <strong>Kalganov</strong>, qui a des fonctions dans le Parti. Une mère, celle de <strong>Sulfia</strong>, tombée enceinte par inadvertance. <strong>Rosalinda</strong> fait tout pour se débarrasser de l&rsquo;enfant. Une bouche de plus à nourrir, ce n&rsquo;est pas possible. Elle échoue cependant.</p>
<p>Elle va alors tout faire  pour éduquer au mieux, et à sa façon, la petite <strong>Aminat</strong>, prénom que portait l&rsquo;aïeule tatare de <strong>Rosalinda</strong>. Rappelons que<strong> les Tatars constituent un ancien peuple turc</strong> qui, au XIe siècle nomadisait entre la partie orientale et l&rsquo;actuel Kazakhstan.</p>
<p><span id="more-1059"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CUISINE-TATARE.jpg" rel="lightbox[1059]" title="CUISINE TATARE"><img class="alignleft  wp-image-1064 colorbox-1059" style="margin: 10px;" title="CUISINE TATARE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CUISINE-TATARE.jpg" alt="" width="50" height="95" /></a>Au fil des 331 pages, on suite donc<strong> Rosalinda, –</strong> c&rsquo;est elle la narratrice<strong> –,</strong> dans ses petits arrangements avec le système pour permettre à sa petite famille de s&rsquo;en sortir au mieux. L&rsquo;URSS des années 80, c&rsquo;est celle des privations, des pénuries, de l&rsquo;absence de soins adéquats et de la corruption. Partout. C&rsquo;est aussi le temps des appartements communs et des petits arrangements.</p>
<p>Alors <strong>Rosalinda</strong> use de ses charmes, de son intelligence et de la foi absolue qu&rsquo;elle a en elle pour faire face au quotidien. Quitte à phagocyter la vie privée de sa fille, à prendre les décisions à sa place en lui arrangeant des mariages qui se révèleront calamiteux, quitte à toujours croire faire au mieux pour sa petite-fille &#8230; et à, au final, faire partir tout son monde en Allemagne !</p>
<p>Mais<strong> Aminat</strong>, – le livre vit sur plusieurs décennies –,  finit par grandir et comprendre.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 25</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Ma petite-fille était une chanceuse. Elle n&rsquo;avait rien hérité de la mollesse et de la laideur de sa mère. Elle avait mes yeux en amande d&rsquo;un noir profond, de belles boucles brunes, un nez délicat et l&rsquo;air très intelligent. L&rsquo;intelligence, c&rsquo;est une chose qu&rsquo;on voit tout de suite, dès la naissance. Pour Sulfia, j&rsquo;avais aussi fait un pronostic sur-le-champ et je ne m&rsquo;étais pas trompée. Peut-être était-ce parce que Sulfia avait été conçue dans le lit conjugal, alors qu&rsquo;Aminat était le fruit d&rsquo;un rêve avec un inconnu. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Page 75</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Cinq jours plus tard, en rentrant à la maison, j&rsquo;ai trouvé sur le rebord de la fenêtre une lettre de mon mari. La lettre disait qu&rsquo;il aimait une autre femme et qu&rsquo;il partait vivre avec elle. Il me remerciait pour les années passées ensemble et de demandait de lui ficher la paix. </em></p>
<p><em>Rien d&rsquo;autre. </em></p>
<p><em>Il paraîtrait que certaines femmes, en apprenant ce genre de nouvelles, éclatent en sanglots. Leurs jambes se dérobent sous elles et elles s&rsquo;effondrent sur les carreaux noirs et blancs de la cuisine, obligeant les autres membres de la famille à les enjamber quand ils veulent accéder au réfrigérateur. Je n&rsquo;étais pas de celles-là&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 157</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Plus d&rsquo;une fois, j&rsquo;avais constaté que ce que je désirais ardemment se réalisait, signe que Dieu était à mes côtés. Il lui arrivait parfois même d&rsquo;aller un peu trop loin, sans soute parce que je n&rsquo;avais pas été assez précise dans la formulation de mes souhaits.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Au premier abord, ce livre peut agacer. Cette Rosalinda est en effet insupportable à décider de tout pour son mari, sa fille et sa petite-fille. Elle ne doute de rien. Est imbue de sa personne et saccage tout. Au fil des pages cependant, on finit par l&rsquo;adopter. Obligée de trouver des stratagèmes pour survivre, elle finit par devenir attachante malgré son amoralité. Elle veut le bien des siens. A sa manière. On rit même des petits arrangements qu&rsquo;elle met au point, des idées saugrenues qu&rsquo;elle peut avoir et des comportements abjectes qu&rsquo;elle a.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Imaginé en courts chapitres, ce roman est dynamique, drôle et grave à la fois, et nous donne une vision assez noire de la vie en URSS à cette époque-là. Rosalinda, elle, fait le choix de partir. Au final, était-ce vraiment le bon ? </span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Cuisine tatare et descendance&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Alina Bronsky, Actes Sud, 23€.<br />
</strong></em></p>
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