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	<title>Quatrième de couv &#187; danger</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>&#171;&#160;Arden&#160;&#187; ou la guerre sur un air d&#8217;opérette</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2014 10:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Le rendez-vous littéraire du printemps en Loir-et-Cher est de retour ! Le prix Emmanuel-Roblès sera remis le 13 juin prochain, à Blois. Cette année encore, avec plusieurs de mes collègues des rédactions du Loir-et-Cher, nous allons nous plonger dans la sélection pour élire le premier roman qui, le plus, mérite nos [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Le rendez-vous littéraire du printemps en Loir-et-Cher est de retour ! <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2014/03/15/Robles-2014-a-vos-livres-1831385">Le prix Emmanuel-Roblès sera remis le 13 juin prochain</a>, à Blois.</strong> Cette année encore, avec plusieurs de mes collègues des rédactions du Loir-et-Cher, nous allons nous plonger dans la sélection pour élire le premier roman qui, le plus, mérite nos encouragements.</p>
<p><strong>Quid de la sélection 2014 ?</strong></p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong></em>, Nicolas Clément, éditions Buchet Chastel</p>
<p>&gt;<em><strong> &laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo;</strong></em>, Slobodan Despot, Gallimard</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;Là où la terre est rouge&nbsp;&raquo;</strong></em>, Thomas Dietrich, Albin Michel</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;En finir avec Eddy Bellegueule&nbsp;&raquo;</strong></em>, Edouard Louis, Seuil</p>
<p>&gt; <em><strong>&laquo;&nbsp;La fabrique du monde&nbsp;&raquo;</strong></em>, Sophie Van Der Linden, Buchet Chastel</p>
<p>&gt;<em><strong> &laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;</strong></em>, Frédéric Verger, Gallimard</p>
<p>Le premier roman d&rsquo;<strong>Edouard Louis</strong> existe déjà sur ce blog, vous le trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/">ici. </a></strong>Passons donc à un autre roman retenu, <strong>&laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Frédéric Verger</strong>. Ce roman, le premier écrit par cet agrégé de lettres, professeur dans un lycée de région parisienne, a remporté le <strong>Goncourt du 1er roman 2014</strong>. Une consolation pour avoir été écarté, in fine au douzième tour, du prix Goncourt ? Allez savoir. L&rsquo;auteur a, depuis, également remporté, le prix Thyde Monnier et le prix Mémoire Albert-Cohen.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arden-de-frederic-verger-68105_w1000.jpg" rel="lightbox[2438]"><img class="alignleft  wp-image-2442 colorbox-2438" style="margin: 10px" alt="-arden-de-frederic-verger-68105_w1000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arden-de-frederic-verger-68105_w1000.jpg" width="413" height="614" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est touffue. Et s&rsquo;étend sur 477 pages denses. Nous sommes en Marsovie, un royaume imaginaire. Nous sommes pendant la Deuxième Guerre mondiale. Déjà en 1944. <strong>A Arden, aux portes de la forêt, Alexandre de Rocoule tient un hôtel de luxe. A la ville, son ami Salomon Lengyel, un tailleur veuf de confession juive, survit dans sa petite boutique. Ensemble, les deux hommes écrivent des opérettes depuis 1917 sans jamais pourtant se mettre d&rsquo;accord sur les scènes finales. Leurs oeuvres demeurent inachevées&#8230;<br />
</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de ces deux hommes, mais aussi de la femme du premier, de la fille du second dont Alexandre de Roucoule tombe amoureux, de musiciens perdus, d&rsquo;officiers allemands, etc.</p>
<p>Deux univers se télescopent. Celui, léger, des opérettes et des musiques légères. Et l&rsquo;autre, qui a fait monter l&rsquo;antisémitisme et se rapprocher la guerre. Entre eux, une étrange histoire de feuilleton radiophonique pour mieux cacher, espèrent-ils, la belle Esther, son père et des musiciens en fuite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2438"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong><em> &laquo;&nbsp;</em>A La princesse aux trois manies<em>, il manquait un ou deux airs marquants, l&rsquo;intrigue secondaire de </em>La fausse noyée<em> n&rsquo;était encore qu&rsquo;imparfaitement tricotée, la fin de</em> Loth s&rsquo;amuse<em> demeurait incertaine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et au lieu d&rsquo;en prendre une à bras-le-corps pour l&rsquo;achever une fois pour toutes, ils ne pouvaient s&rsquo;empêcher de rêver – mon oncle allongé sur le tapis de son bureau, Salomon sur une minuscule sofa vert – au canevas d&rsquo;un nouvel ouvrage avant de se relever soudain pour en dresser le plan général, arpentant la pièce à grandes enjambées sans se voir ni se heurter, à la manière des chauve-souris. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais cette oeuvre nouvelle finissait tôt ou tard comme les autres, semblable à ces villégiatures dont on a élevé rapidement les murs mais qu&rsquo;on ne peut finir. On les voit du chemin, qui commencent à se délabrer, mausolées d&rsquo;espérance devant lesquels les propriétaires préfèrent ne plus repasser alors qu&rsquo;ils avaient choisi de les édifier à l&rsquo;endroit le plus charmant de leur promenade favorite. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A combien de silhouettes cocasses ou pathétiques, encore mouvantes dans ces ruines d&rsquo;ouvrages jamais terminés, n&rsquo;osaient-ils plus repenser ! Parfois, au détour d&rsquo;une rêverie, il leur semblait tout à coup entendre une voix plaintive qu&rsquo;ils s&rsquo;efforçaient de chasser, craignant de se rappeler l&rsquo;enthousiasme qui les avait saisis jadis, et s&rsquo;était enfui Dieu sait où.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 144-145</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Cette intervention accabla la population. S&rsquo;évanouissait le rêve que nourrissaient les Marsoviens depuis quelques mois : celui d&rsquo;une entente secrète entre le roi et les Russes, un petit tour de passe-passe Hohenzollern. Mais maintenant il apparaissait clairement que la principauté serait défendue par les Allemands et les que les horreurs de la guerre viendraient se vautrer dans les draps blancs de Marsovie. Alors, en plus de la peur, parfois même davantage qu&rsquo;elle, beaucoup de Marsoviens éprouvaient un sentiment de rage et d&rsquo;humiliation comparable à celui d&rsquo;un homme qu&rsquo;on force à endosser un costume grotesque et trop large pour lui, et des larmes de fureur leur montaient aux yeux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 373 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme ils ne savaient pas trop s&rsquo;ils pleuraient de joie ou de terreur, ils s&rsquo;entre-regardaient pour en avoir le coeur net. En voyant leurs têtes ils riaient de plus belle. Côte à côte au milieu de la table, seuls les deux frères Abramowicz conservaient le plus grand calme : Elie, les yeux levés, avait toujours sur les lèvres son petit sourire mystérieux ; Louchka, la tempe posée sur le poing, paraissait juger avec une lucidité professionnelle son interprétation. Salomon ne pouvait s&rsquo;empêcher de trouver l&rsquo;ensemble plutôt entraînant mais cette impression ne le rassurait pas : tantôt il se disait que ce charme n&rsquo;existait que pour lui et mon oncle, le parfum éventé d&rsquo;un pot-pourri de leurs vies. Tantôt l&rsquo;aspect comique, et même bouffon, de la pièce, ses accents klezmers, lui semblaient la fanfare-prélude d&rsquo;une marche au sacrifice. Au fur et à mesure que le père se recroquevillait dans son fauteuil, le sourire s&rsquo;épanouissait sur le visage de la fille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce roman, je l&rsquo;avais reçu lors de la rentrée littéraire de septembre dernier. Je l&rsquo;avais commencé avant d&rsquo;abandonner. Retenu pour le prix Roblès, j&rsquo;ai repris mon courage à deux mains et je suis allée jusqu&rsquo;à la dernière page. Sans plaisir cependant. Les descriptions sont si longues et si nombreuses que l&rsquo;intrigue en pâtit. Et j&rsquo;avoue ne pas être entrée dans l&rsquo;histoire. Dommage car Frédéric Verger a véritablement une belle plume. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Arden&nbsp;&raquo;, de Frédéric Verger, Gallimard, 21,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>S&#8217;abandonner à vivre en 19 leçons</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2014 07:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&#8217;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&#8217;Atlantique, cet art tombe en désuétude. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&rsquo;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&rsquo;Atlantique, cet art tombe en désuétude. Dommage.</p>
<p>Histoire de vous donner goût à ces histoires courtes, je vous invite à plonger dans le recueil de nouvelles de <strong>Sylvain Tesson</strong>, le voyageur écrivain. Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> dix-neuf nouvelles d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs qui nous parlent de la vie, du destin qu&rsquo;on ne contrôle pas.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" rel="lightbox[2397]"><img class="alignleft  wp-image-2400 colorbox-2397" style="margin: 10px" alt="TESSON Sylvain COUV S'abandonner à vivre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" width="419" height="614" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sylvain Tesson</strong> ? Un aventurier qui découvre l’aventure en Islande puis à Bornéo au début des années 90. Ensuite, étudiant, il boucle un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. D&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres découvertes suivront. Auteur d&rsquo;articles, présentateur d&rsquo;émission, Sylvain Tesson a donné également de très nombreuses conférences.  En 2010, il  choisit de passer six mois au bord du Lac Baïkal en Russie pour vivre au plus près de la nature et dans la solitude, il en écrira, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les forêts de Sibérie&nbsp;&raquo;, </strong>qui obtiendra d&rsquo;ailleurs le prix Médicis Essai en 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil de ces dix-neuf histoires ? La vie. Et l&rsquo;auteur d&rsquo;expliquer, dans sa quatrième de couverture : <strong><em>&nbsp;&raquo; Devant les coups du sort il n&rsquo;y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l&rsquo;ont fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s&rsquo;abandonne à vivre. C&rsquo;est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p><span id="more-2397"></span></p>
<p>Pas question donc de vous raconter chacune de ces nouvelles par le menu. Vous y plongerez plus volontiers.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 (La gouttière)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ce trimestre-là, le sort nous avait souri. Le docteur suivait une formation pour décrocher un diplôme de médecine tropicale. Toutes les deux semaines, il s&rsquo;absentait trois jours pour des séminaires dans un Novotel périphérique où l&rsquo;on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres et où ses professeurs l&rsquo;initiaient aux mystères de la bilharziose et des cycles de reproduction de la mouche filaire. Il partait le jeudi, j&rsquo;arrivais sur ses pas, il rentrait le dimanche, juste après mon départ. Rien de sordide dans cette valse, j&rsquo;étais organisé comme un amant suisse et Marianne avait le coeur compartimenté, les cloisons de la conscience parfaitement étanches. L&rsquo;essentiel dans une double vie, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne soit jamais trois à la vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 141 (L&rsquo;ermite)</strong> :<em> &laquo;&nbsp;S&rsquo;accouder au bastingage d&rsquo;un bateau est aussi agréable que se tenir au comptoir d&rsquo;un bistro, les yeux sur les taches rondes laissées par les verres. La Lena coupait la taïga. Il restait deux mille kilomètres jusqu&rsquo; à la mer des Laptev. Le navire, un bateau à vapeur de l&rsquo;époque brejnévienne, marchait à huit noeuds. Les Russes le mettaient en service pendant la saison d&rsquo;été. Ces hommes avaient supporté le communisme pendant soixante-dix ans et continuaient à entretenir des machines hors d&rsquo;âge. Les Russes n&rsquo;ont aucun respect pour leur propre existence mais un sens pathologique de la conservation des objets.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201-202 ( Le train)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Tout ce qui bouleverse la vie advient fortuitement. Le destin ressemble à ces seaux d&rsquo;eau posés en équilibre sur la tranche des portes. On entre dans la pièce, on est trempé. Ainsi va l&rsquo;existence. J&rsquo;ai été initié à la vérité du “pofigisme” le soir où je m&rsquo;y attendais le moins. </em></p>
<p style="text-align: left">Pofigisme<em> n&rsquo;a pas de traduction en français. Ce mot russe désigne une attitude face à l&rsquo;absurdité du monde et l&rsquo;imprévisibilité des événements. Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qu&rsquo;il advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l&rsquo;inéluctabilité des choses, ne comprennent pas qu&rsquo;on s&rsquo;agite dans l&rsquo;existence. Pour eux, lutter à la manière des moucherons piégés dans une toile d&rsquo;argiope est une erreur, pire, le signe de la vulgarité. Ils accueillent les oscillations du destin sans chercher à en entraver l&rsquo;élan. Ils s&rsquo;abandonnent à vivre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les Russes sont tous atteints à des degrés divers par cette torpeur métaphysique. Les Européens de l&rsquo;Ouest, eux, ont oublié ce qu&rsquo;ils doivent au stoïcisme, à Marc Aurèle, à Epictète. Ils méprisent ce penchant à l&rsquo;inertie. Ils lui donnent le nom de fatalisme, font la moue devant la passivité slave et repartent vaquer à leurs occupations, les manches retroussées et les sourcils froncés. L&rsquo;Europe de Schengen est peuplée de hamsters affairés qui, dans leur cage de plastique tournant sur elle-même, ont oublié les vertus de l&rsquo;acceptation du sort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un réjouissant recueil de nouvelles ! Je ne connaissais pas Sylvain Tesson. Je découvre une très jolie plume, je voyage sans lâcher mon livre et découvre qu&rsquo;il ne sert à rien de lutter contre le sort. Une jolie découverte en somme. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo; (nouvelles), Sylvain Tesson, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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