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	<title>Quatrième de couv &#187; cruauté</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Pearl ou la vie immobile&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 09:17:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Encore un bon conseil de ma libraire bretonne  ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&#8217;est pas le roman le plus drôle de l&#8217;année, ni le plus léger. Loin de là ! Jennifer Clement (auteure de &#171;&#160;Prières pour celles qui furent volées&#160;&#187; notamment), que je ne connaissais [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" rel="lightbox[4461]"><img class="alignleft size-full wp-image-4463 colorbox-4461" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" alt="BALLES PERDUES" width="300" height="456" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encore un bon conseil de ma<a href="https://www.facebook.com/pages/category/Bookstore/LIBRAIRIE-LES-MOTS-VOYAGEURS-113472432004467/"> libraire bretonne </a> ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&rsquo;est pas le roman le plus drôle de l&rsquo;année, ni le plus léger. Loin de là !</p>
<p><strong>Jennifer Clement </strong>(auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Prières pour celles qui furent volées&nbsp;&raquo;</strong> notamment), que je ne connaissais pas jusque-là, est poète, biographe et romancière. Elle a grandi dans le Connecticut. La quinquagénaire vit désormais à Mexico.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p><strong>Margot</strong> a 17 ans et un nourrisson sous les bras quand elle quitte sa famille et la vie cossue aux bonnes manières dans laquelle elle a toujours vécu. Elle s&rsquo;installera dans sa voiture, une Mercury dont elle fera un nid douillet pour elle et sa fille. Une solution qui se voulait temporaire. Elle durera quatorze ans&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4461"></span></p>
<p><strong>Pearl</strong>, à la peau si blanche, va donc grandir sur un parking&#8230; à proximité de caravanes habitées par d&rsquo;autres éclopés de la vie. C&rsquo;est elle qui nous raconte son histoire. Sans mièvrerie. Officiellement, elle n&rsquo;existe pas. Pas de papiers, personne pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elle quand le pire arrive.</p>
<p>Elle va à l&rsquo;école, sa mère, elle, travaille comme femme de ménage. Elles dînent dans des assiettes en porcelaine de Limoges – vestiges d&rsquo;une vie révolue – chantent des chansons d&rsquo;amour, mais dorment dans une voiture qui ne bouge plus depuis des années&#8230;</p>
<p>Une vie difficile mais remplie de poésie&#8230; et de bonnes manières, même à proximité d&rsquo;alligators. <strong>Pearl</strong> et son amie <strong>Avril May, </strong>elles, multiplient les bêtises. Pour tuer le temps.</p>
<p>Tout bascule cependant quand <strong>Eli</strong> entre en scène. Le Texan, amateur d&rsquo;armes à feu et impliqué dans un trafic avec le <strong>pasteur Rex</strong>, va se rapprocher de <strong>Margot</strong>, proie si fragile. Petit à petit, il prendra de la place dans la Mercury.</p>
<p><strong>Pearl, </strong>devenue adolescente,<strong> </strong>s&rsquo;éloigne. Elle sent le danger. Et se réfugie souvent dans la caravane d&rsquo;un couple de Mexicains pas vraiment honnêtes non plus. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est, au coeur de la Floride, l&rsquo;Amérique des petites gens qui se dessine. Ceux qu&rsquo;on ne voit plus. C&rsquo;est l&rsquo;économie de la débrouille aussi, le quotidien teinté de violence (celle des armes, omniprésentes et de la société de consommation), et la religion pour continuer de croire à autre chose&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Moi ? J&rsquo;ai été élevée dans une voiture. Et quand on vit dans une voiture, on ne s&rsquo;inquiète pas des orages et des éclairs. On a peur des camions d la fourrière qui pourraient venir vous enlever. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère et moi nous avons emménagé dans une Mercury quand elle avait dix-sept ans et que j&rsquo;étais un nourrisson. Du coup, notre voiture, garée au bord d&rsquo;un parking pour caravanes au milieu de la Floride, est le seul chez-moi que j&rsquo;ai jamais connu. Nous vivions une existence au jour le jour, un peu comme ces jeux où il fallait relier des points et des chiffres pour faire un dessin, on ne pensait pas trop à l&rsquo;avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma mère était si gentille qu&rsquo;elle l&rsquo;était trop. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Selon l&rsquo;avis de certains, quelqu&rsquo;un d&rsquo;aussi gentil aurait mérité qu&rsquo;on l&rsquo;enferme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne me disait jamais non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle aimait à dire : Je suis comme deux cents grammes de sucre en poudre, si on a besoin de douceur, on peut me demander à toute heure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle était vraiment deux cents grammes de sucre en poudre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais la douceur est toujours à la recherche du Grand Méchant Loup. Et le Grand Méchant Loup repère toujours Mademoiselle Douceur au milieu de n&rsquo;importe quelle foule. Comme deux aimants qui s&rsquo;attirent. Monsieur Grand Méchant Loup était le réfrigérateur et Mademoiselle Douceur était le petit aimant &laquo;&nbsp;Florida loves Oranges&nbsp;&raquo; collé sur la porte. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a invité Eli Redmond dans notre voiture.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je sais que le coeur empathique de ma mère s&rsquo;est embrasé quand il a commencé à tirer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait qu&rsquo;il avait traversé les Etats-Unis en stop, de la Californie jusqu&rsquo;à la Floride, pour savoir si l&rsquo;amour existait en Amérique.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A l&rsquo;intérieur de son corps, ma mère était capable de voir des trains électriques, des bonbons d&rsquo;Halloween et des pistolets en plastique, et même une carabine à air comprimé pour tuer les oiseaux.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle sentait les coups de soleil sur ses épaules.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait que ce jeune homme avait juste besoin d&rsquo;amour. Il avait besoin qu&rsquo;une fille le prenne par la main et l&rsquo;attire dans son lit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;amour n&rsquo;existait pas en Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a marché vers le revolver qui tirait sur elle, comme si elle entrait dans la pluie d&rsquo;un arroseur automatique, par un jour chaud de juillet, en Floride. Mouille-moi, mouille-moi, tue-moi, tue-moi, mouille-moi, tue-moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Balles perdues&nbsp;&raquo;, Jennifer Clement, Flammarion, 20 €. Traduction de Patricia Reznikov. </em></strong></p>
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		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187; de Raphaël Jerusalmy</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/29/prix-robles-2013-sauver-mozart-de-raphael-jerusalmy/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 19:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[sanatorium]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le Roblès 2013 ? Je viens de finir &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187;, de Raphaël Jerusalmy. Encore une bonne surprise. &#160; Raphaël Jerusalmy, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le <strong><a title="Découvrez ici la sélection 2013" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/#more-1486">Roblès 2013</a> </strong>? Je viens de finir <strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Raphaël Jerusalmy</strong>. Encore une bonne surprise.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1665 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="MOZART" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" width="72" height="137" /></a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1664 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="AVT_Raphael-Jerusalmy_3045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" width="120" height="160" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Raphaël Jerusalmy</strong>, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a fait une carrière au sein des services de renseignements militaires israéliens. Aujourd&rsquo;hui, il est marchand de livres anciens en Israël.</p>
<p>Pour<strong> &laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Raphaël Jerusalmy</strong> a obtenu le Prix littéraire de l&rsquo;Ecole normale supérieure de Cachan 2013.</p>
<p><span id="more-1661"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce court romande 149 pages publié chez <strong>Actes Sud</strong> ? <strong>C&rsquo;est celle de Otto. J.Steiner. Critique musical installé à Salzbourg, en Autriche, Otto est vieux et malade. Il vit dans un sanatorium. Nous sommes au lendemain de l&rsquo;Anschluss, à l&rsquo;été 1939.</strong></p>
<p><strong>Otto</strong> est juif, seul, tuberculeux. Il tient un journal qu&rsquo;il espère pouvoir remettre à son fils, parti. Il n&rsquo;aime que la musique et tente de s&rsquo;y réfugier alors que la guerre, les privations et la culture hitlérienne s&rsquo;installent.</p>
<p>De juillet 1939 à août 1940, d&rsquo;un festival de musique dédié à Mozart à un autre, nous suivons la vie d&rsquo;Otto qui, bien que malade, veut rester debout. Digne. Patiemment, ce dernier va d&rsquo;ailleurs orchestrer la vengeance de la musique contre l&rsquo;Histoire. Avec plus ou moins de succès tandis que son quotidien se dégrade. Faim, froid, trahisons et autres petites lâchetés.</p>
<p>Pour aller plus loin, voici l&rsquo;article consacré à un documentaire diffusé sur France 5. On y parle de résistance à l&rsquo;opéra Garnier. Le lien est <a href="http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-15-2013/articles/p-17892-Un-air-de-resistance-a-l-Opera.htm">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 46-47 :</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Lundi 29 janvier 1940</p>
<p><em>Cloué au lit depuis hier. Le gardien de nuit m&rsquo;a ramassé dans la cour. Tout gelé. Samedi a été très dur. Dès le réveil, j&rsquo;ai senti que ça n&rsquo;allait pas. Gorge sèche, grelottements, maux de poitrine, de dos, crampes, nausée. Je n&rsquo;ai rien voulu dire. De dessous les draps, j&rsquo;ai vu les autres comme dans un brouillard. On aurait dit des ombres chinoises. Je n&rsquo;arrivais plus à respirer, comme quelqu&rsquo;un qui se noie. Günter m&rsquo;a apporté de l&rsquo;eau. De l&rsquo;eau, à un noyé ?  </em></p>
<p><em>La nuit, encore pire. Poussée de fièvre, diarrhée. Honte. Colère. Lorsque les autres se sont enfin endormis, je me suis traîné jusqu&rsquo;à la cour et je me suis étendu dans la neige. J&rsquo;ai regardé les branches des arbres, le ciel d&rsquo;où tombait un rayon de lune. </em></p>
<p><em>Ce suicide, ça m&rsquo;a fait du bien&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 53 </strong><em><strong>:</strong> &laquo;&nbsp;Je comprends le désarroi de Hans. Cette ingérence des nazis dans le programme du </em>Festspiele<em> est inadmissible. Révoltante. Faire du festival un vulgaire outil de propagande, un amusement troupier, c&rsquo;est un comble. Prendre Mozart en otage. L&rsquo;avilir ainsi. N&rsquo;y a-t-il donc personne pour empêcher un tel outrage ? </em></p>
<p><em>Cette fois-ci, ils dépassent les bornes ! On ne peut tout de même pas les laisser faire une chose pareille. Sans s&rsquo;insurger, sans réagir. Il faut mettre fin à cette mascarade. A tout prix. Il faut sauver Mozart ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Pages 102-103 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce matin, Stephan nous a annoncé que l&rsquo;enquête était terminée et que nous pouvions descendre à la cantine. Tout le monde cherchait à savoir ce qui s&rsquo;était passé. L&rsquo;intendant est entré, suivi du personnel. Il nous a informés que le docteur Müller avait été arrêté sur dénonciation du précédent concierge. Pour trafic de drogue. Müller revendait nos médicaments à une bande de malfrats. Au marché noir. Nous étions traités à l&rsquo;aspirine, en cachet ou en poudre, et au paracétamol dilué dans de l&rsquo;eau, pour les piqûres. D&rsquo;où la statistique. </em></p>
<p><em>Dans l&rsquo;armoire de pharmacie, il n&rsquo;y avait rien que des concoctions improvisées. Du sucre, des farines, des sirops de fruits, des colorants de teinturerie. Et même de la térébenthine. Rien qui puisse nous guérir. Ni tuer Hitler. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un texte ironique et cruel. Un régal que ce premier roman qui nous entraîne dans la vie de ce critique tuberculeux qui se lance dans un attentat musical. Le texte, sous forme de journal, se lit d&rsquo;une traite. Pas question pour lui que les marches militaires remplacent l&rsquo;oeuvre de Mozar ! Otto se bat contre plus fort que lui avec sa seule passion comme arme. L&rsquo;humour est grinçant, la gravité, elle, se fait malicieuse. A découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;, de Raphaël Jerusalmy, Actes Sud, 17,10€.</strong> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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