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	<title>Quatrième de couv &#187; corruption</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Beni ou la vengeance d&#8217;un ancien idéaliste</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/05/25/beni-ou-la-vengeance-dun-ancien-idealiste/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2021 12:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Sélection Roblès 2021 Vingt ans après son exil, Arben dit Beni, revient dans son pays natal, l&#8217;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017. Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"> </a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"><img class="alignleft size-full wp-image-5665 colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" alt="AIGLES ENDORMIS" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Vingt ans après son exil, <strong>Arben</strong> dit <strong>Beni</strong>, revient dans son pays natal, l&rsquo;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017.</p>
<p>Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la sélection du <strong>prix Roblès 2021</strong>.</p>
<p>Auteur et nouvelliste, <strong>Danü Danquigny</strong> est plutôt porté sur le roman noir et l&rsquo;anticipation. Originaire de Rennes, il est né à Montréal. Après des études de droit et de psychocriminologie, il a intégré la Police des frontières. Avant de devenir détective privé dans le Nord de la France puis de travailler dans le tourisme, à Paris. Il est, depuis la rentrée dernière, enseignant dans un collège rennais. <strong><em>&laquo;&nbsp;Les Aigles endormis&nbsp;&raquo;</em></strong> est son premier roman.</p>
<p>Armé de ses souvenirs et d&rsquo;un vieux Tokarev, <strong>Arben</strong> plonge dans ses souvenirs alors qu&rsquo;il vient de remettre les pieds en Albanie, vingt ans après avoir quitté ce pays, ancien régime communiste, qui s&rsquo;est métamorphosé en démocratie libérale à tendance oligarchique.<br />
Au fil des pages et des flash-backs, il retrouve un à un ses anciens amis : <strong>Mitri</strong>, <strong>Loni</strong>, <strong>Nesti</strong> et <strong>Alban</strong>.  Est-ce à cause d&rsquo;eux qu&rsquo;il a sombré ? Est-ce eux qui sont responsables de la mort de sa femme <strong>Rina, </strong>infirmière, qui rêvait de quitter le pays pour élever ses deux enfants en toute sécurité ? Il en est persuadé. Mais est-ce vraiment la vérité ?</p>
<p>Comment un jeune homme idéaliste et cultivé se transforme-t-il en malfrat ? Est-ce à cause de la chute du régime ou de lui-même ?</p>
<p>Au final, le destin de notre héros est aussi tragique que celui de son pays. Qui a sombré dans un libéralisme sans vergogne, dans la corruption la plus veule. Jusqu&rsquo;au trafic d&rsquo;êtres humains&#8230; <strong>Beni</strong> s&rsquo;enferme dans les pièges tendus. Pour préserver les siens. Et va jusqu&rsquo;à voler ses &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; pour faciliter son projet de départ. Jusqu&rsquo;au drame intime.</p>
<p>C&rsquo;est efficace. même si la fin me laisse perplexe. Et ça donne envie de se pencher un peu plus sur l&rsquo;histoire contemporaine de ce pays. La RTBF en a fait quelque chose de plutôt bien vu. <strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">Je le</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">partage ici. </a></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-5670 size-medium colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CARTE-ALBANIE-210x300.jpg" alt="CARTE ALBANIE" width="210" height="300" /></p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En l&rsquo;espace de quelques semaines, j&rsquo;avais vu mes parents disparaître et mes projets d&rsquo;avenir s&rsquo;effondrer. Je m&rsquo;étais imaginé intellectuel, peut-être voyageur, je me retrouvais ouvrier et orphelin. Et maintenant, ma famille bien intentionnée allait me marier à une inconnue. Parce que ça se faisait, que c&rsquo;était dans l&rsquo;ordre des choses, que ça avait toujours fonctionné de cette manière. Je contins l&rsquo;envie de briser ma chope de bière sur le viage rond de mon oncle, en hurlant, de lui bourrer le corps de coups de poing, d&rsquo;écraser du talon son conformisme comme on le fait d&rsquo;un vulgaire mégot de clope.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je crève de chaud dans mon smoking froissé et maculé de poussière. J&rsquo;aurais pu me préparer mieux. Prévoir des vêtements plus pratiques, peut-être un sac à dos, de meilleures chaussures. Mais j&rsquo;ai quitté le pays sans rien d&rsquo;autre que mes enfants et un paquet de pognon, et je reviens les mains vides, avec juste ce que je porte sur moi. Tout le reste, tout ce qui compte, se trouve ici. J&rsquo;ai couru après des chimères toute ma jeunesse et passé ma vie d&rsquo;homme à corriger le tir. Rina avait raison. Bien sûr. Si le destin ne m&rsquo;avait pas forcé la main, je ne serais jamais parti. Mes gosses auraient grandi dans ce foutoir. Fille et fils de criminel, on peut rêver d&rsquo;une meilleure entrée dans la vie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y eut d&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres Flora, des tas d&rsquo;autres gamines envoyées se flétrir les rêves sur le macadam de L&rsquo;Ouest. Les filles s&rsquo;avéraient être le produit idéal. Les hommes, dès qu&rsquo;ils le pouvaient, tentaient de gagner leur croûte de l&rsquo;autre côté des frontières. Le pays commençait à manquer d&rsquo;époux, et les jeunes femmes couraient le risque de devenir vieilles filles, surtout dans les campagnes. C&rsquo;est là qu&rsquo;on recrutait le plus. La fin d&rsquo;une époque, l&rsquo;ouverture aux modes extérieures, les vieux flippaient à l&rsquo;idée que les moeurs de leurs filles suivent celles des Occidentaux décadents. Pour éviter la honte de les voir devenir des traînées, il fallait absolument les marier. Alors apparurent des courtisans professionnels. Ils séduisaient filles et parents en quelques semaines et, au prétexte de vacances, d&rsquo;un voyage de noces ou d&rsquo;une visite de leur futur foyer, elles partaient. Une fois là-bas, elles rapportaient chaque jour, frais déduits, plus d&rsquo;une mois de salaire moyen d&rsquo;ici à des types du genre d&rsquo;Alban. Ou du mien. Je ne savais pas exactement combien il tirait du trafic, mais vu les enveloppes que je récupérais, ça chiffrait Pas de doute, on commençait à le comprendre, le système capitaliste. On disposait en quantité abondante d&rsquo;un produit qui payait pour se faire exploiter. Le rêve.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les aigles endormis&nbsp;&raquo;, Danü Danquigny, Série noire, Gallimard, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Petit Piment ou le destin empêché de Moïse&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/18/petit-piment-ou-le-destin-empeche-de-moise/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 08:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dix ans que je connais l&#8217;univers d&#8217;Alain Mabanckou, découvert avec &#171;&#160;Verre cassé&#160;&#187;. Nous étions en 2005. Depuis, l&#8217;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste. Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&#8217;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" rel="lightbox[3374]"><img class="alignleft size-full wp-image-3378 colorbox-3374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" alt="PIMENT OK" width="240" height="332" /></a>Dix ans que je connais l&rsquo;univers d&rsquo;<strong>Alain Mabanckou</strong>, découvert avec <strong>&laquo;&nbsp;Verre cassé&nbsp;&raquo;</strong>. Nous étions en 2005.</p>
<p style="text-align: left">Depuis, l&rsquo;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste.</p>
<p style="text-align: left">Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&rsquo;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint la France à 22 ans où il a achevé ses études, il vit aujourd&rsquo;hui en Californie et enseigne la littérature francophone) est l&rsquo;auteur d&rsquo;une douzaine de romans dont le dernier <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong> faisait partie de la sélection du prix Goncourt.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Alain Mabanckou</strong>, c&rsquo;est une parole gouailleuse et pétillante, c&rsquo;est une Afrique débrouillarde et solidaire. Drôle aussi. Un peu étrange souvent.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un jeune orphelin de Pointe-Noire.  Nous sommes dans les années 70. L&rsquo;indépendance est actée. La révolution socialiste est en marche.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3374"></span></p>
<p style="text-align: left">Depuis sa plus tendre enfance, <strong>Moïse</strong> vit un quotidien de privations et d&rsquo;injustice, placé sous l&rsquo;autorité de l&rsquo;impitoyable et corrompu <strong>Dieudonné Ngoulmoumako</strong>, toujours entouré de ses sbires, ses frères et autres cousins.  Seuls le prêtre <strong>Papa Moupelo</strong> et <strong>Sabine Niangui</strong>, la femme de ménage,  savent le réconforter. Et puis il y a son ami Bonaventure Kokolo. Moïse le protège, le défend. Mais partira sans lui&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Placé dans une institution religieuse à <strong>Loango</strong>, l&rsquo;adolescent de 13 ans voit la révolution socialiste arriver et tous ses repères changer. Loin de la violence gratuite, des affrontements entre ethnies, il prend la fuite. Rejoint des petits bandits puis <strong>Maman Fiat 500</strong> et ses dix &laquo;&nbsp;filles&nbsp;&raquo; zaïroises. <strong>Moïse</strong> s&rsquo;appelle désormais<strong> Petit Piment</strong>. Mais la folie le gagne, la désespérance aussi&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Lumières de Pointe-Noire&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Alain Mabanckou</strong> avait exploré l&rsquo;intérieur familial, il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong>, un roman &nbsp;&raquo; de l&rsquo;extérieur&nbsp;&raquo; comme il le dit. Une grande partie du livre se déroule en effet dans la rue.</p>
<p style="text-align: left">La langue de <strong>Mabanckou</strong> s&rsquo;affranchit des règles et son récit devient fable&#8230; Un roman initiatique dont je n&rsquo;ai cependant pas aimé la fin.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Nous nous alignions devant le drapeau rouge et écoutions ces discours si apprêtés et boursouflés que certains d&rsquo;entre nous souffraient le lendemain de céphalées. Comme à l&rsquo;époque de Papa Moupelo, nous employions dans notre sommeil les mêmes mots alambiqués que ces membres du Parti. Sauf que pour la première fois, même dans les songes où pourtant le rêveur pourrait soulever des montagnes, enjamber l&rsquo;Amazonie ou le fleuve Congo ou boire toute l&rsquo;eau de l&rsquo;océan Atlantique en quelques minutes chrono, il lui était impossible de prononcer d&rsquo;une seule traite le mot </em>apopathodiaphulatophobie<em>.&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après une année et demie à vivre sous la protection des jumeaux et à exécuter toutes sortes de besognes – voler des mobylettes ou des pneus de voitures, détrousser les Blancs du centre-ville, tendre des embuscades aux amoureux vers le pont des Martyrs pour leur piquer leur portefeuille, je me sentais de plus en plus comme leur adjoint. J&rsquo;étais fier de mon surnom de Petit Piment, car cela voulait dire qu&rsquo;ils reconnaissaient que je n&rsquo;étais pas un poltron. Beaucoup de notre bande croyaient à tort que je devais mon sobriquet au fait que je fourrais mon nez partout – on disait, pour me charrier, que j&rsquo;avais un groin – et que j&nbsp;&raquo;étais aussi excité qu&rsquo;un moustique d&rsquo;étang. En effet rien ne m&rsquo;échappait, j&rsquo;étais derrière chaque coup fourré des jumeaux, j&rsquo;en étais parfois l&rsquo;instigateur bénévole parce qu&rsquo;à la fin lorsqu&rsquo;ils se partageaient les dividendes je me retrouvais comme un chien qui s&rsquo;était débattu pour chasser et que les maîtres ne gratifiaient même pas d&rsquo;un petit os.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 209 : </strong> <em>&laquo;&nbsp;Je ne vis nulle part Maman Fiat 500 et ses filles. Je pris le bus du retour vers ma cabane que je considérais désormais comme le seul lien qui me restait avec cette petite famille qui était certainement en route vers le Zaïre. Je tournais en rond dans cette petite parcelle. Je ne savais plus que faire et ignorais jusqu&rsquo;à la notion du temps, et c&rsquo;est sans doute à partir de ce moment que j&rsquo;ai commencé à sentir des trous béants dans ma tête, à entendre comme des groupes de personnes qui couraient à l&rsquo;intérieur, les échos des voix qui parvenaient de maisons vides, des voix proches de celles de Bonaventure, de Papa Moupelo, de Sabine Niangui, des jumeaux, mais surtout celles de Maman Fiat 500 et ses dix filles. Puis, plus rien. Je ne me souvenais plus de rien, ni même de qui j&rsquo;étais.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<div class="txt_fiche">
<div class="rtejustify"><em><strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;, Alain Mabanckou, Seuil, 18,50€.</strong> </em></div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Système D et petits arrangements dans l&#8217;URSS des années 80&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/06/06/systeme-d-et-petits-arrangements-dans-lurss-des-annees-80/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 08:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une histoire de famille, encore une ! Ou plutôt une histoire de femme qui fait tout ce qu&#8217;elle croit bon et bien pour sa famille. Tel est le sujet du deuxième roman écrit par Alina Bronsky. La jeune femme de 34 ans, née en Russie, vit depuis l&#8217;âge de 13 ans en Allemagne. Lauréate de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une histoire de famille, encore une</strong> ! Ou plutôt une histoire de femme qui fait tout ce qu&rsquo;elle croit bon et bien pour sa famille. Tel est le sujet du deuxième roman écrit par <strong>Alina Bronsky</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BRONSKI.jpg" rel="lightbox[1059]" title="BRONSKI"><img class="alignleft  wp-image-1061 colorbox-1059" style="margin: 10px;" title="BRONSKI" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BRONSKI.jpg" alt="" width="119" height="151" /></a>La jeune femme de 34 ans, née en Russie, vit depuis l&rsquo;âge de 13 ans en Allemagne. Lauréate de plusieurs prix littéraires, <strong>Alina Bronsky</strong> a publié &laquo;&nbsp;<strong>Cuisine Tatare et descendance</strong>&nbsp;&raquo; chez Actes Sud. Comme son premier roman, celui-ci a été traduit en une dizaine de langues. <strong>Alina Bronsky</strong> est journaliste et vit à Francfort.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Rosalinda</strong>. Une belle femme, qui travaille dans une école d&rsquo;éducatrices dans la Russie des années 80. Une femme, mariée à <strong>Kalganov</strong>, qui a des fonctions dans le Parti. Une mère, celle de <strong>Sulfia</strong>, tombée enceinte par inadvertance. <strong>Rosalinda</strong> fait tout pour se débarrasser de l&rsquo;enfant. Une bouche de plus à nourrir, ce n&rsquo;est pas possible. Elle échoue cependant.</p>
<p>Elle va alors tout faire  pour éduquer au mieux, et à sa façon, la petite <strong>Aminat</strong>, prénom que portait l&rsquo;aïeule tatare de <strong>Rosalinda</strong>. Rappelons que<strong> les Tatars constituent un ancien peuple turc</strong> qui, au XIe siècle nomadisait entre la partie orientale et l&rsquo;actuel Kazakhstan.</p>
<p><span id="more-1059"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CUISINE-TATARE.jpg" rel="lightbox[1059]" title="CUISINE TATARE"><img class="alignleft  wp-image-1064 colorbox-1059" style="margin: 10px;" title="CUISINE TATARE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CUISINE-TATARE.jpg" alt="" width="50" height="95" /></a>Au fil des 331 pages, on suite donc<strong> Rosalinda, –</strong> c&rsquo;est elle la narratrice<strong> –,</strong> dans ses petits arrangements avec le système pour permettre à sa petite famille de s&rsquo;en sortir au mieux. L&rsquo;URSS des années 80, c&rsquo;est celle des privations, des pénuries, de l&rsquo;absence de soins adéquats et de la corruption. Partout. C&rsquo;est aussi le temps des appartements communs et des petits arrangements.</p>
<p>Alors <strong>Rosalinda</strong> use de ses charmes, de son intelligence et de la foi absolue qu&rsquo;elle a en elle pour faire face au quotidien. Quitte à phagocyter la vie privée de sa fille, à prendre les décisions à sa place en lui arrangeant des mariages qui se révèleront calamiteux, quitte à toujours croire faire au mieux pour sa petite-fille &#8230; et à, au final, faire partir tout son monde en Allemagne !</p>
<p>Mais<strong> Aminat</strong>, – le livre vit sur plusieurs décennies –,  finit par grandir et comprendre.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 25</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Ma petite-fille était une chanceuse. Elle n&rsquo;avait rien hérité de la mollesse et de la laideur de sa mère. Elle avait mes yeux en amande d&rsquo;un noir profond, de belles boucles brunes, un nez délicat et l&rsquo;air très intelligent. L&rsquo;intelligence, c&rsquo;est une chose qu&rsquo;on voit tout de suite, dès la naissance. Pour Sulfia, j&rsquo;avais aussi fait un pronostic sur-le-champ et je ne m&rsquo;étais pas trompée. Peut-être était-ce parce que Sulfia avait été conçue dans le lit conjugal, alors qu&rsquo;Aminat était le fruit d&rsquo;un rêve avec un inconnu. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Page 75</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Cinq jours plus tard, en rentrant à la maison, j&rsquo;ai trouvé sur le rebord de la fenêtre une lettre de mon mari. La lettre disait qu&rsquo;il aimait une autre femme et qu&rsquo;il partait vivre avec elle. Il me remerciait pour les années passées ensemble et de demandait de lui ficher la paix. </em></p>
<p><em>Rien d&rsquo;autre. </em></p>
<p><em>Il paraîtrait que certaines femmes, en apprenant ce genre de nouvelles, éclatent en sanglots. Leurs jambes se dérobent sous elles et elles s&rsquo;effondrent sur les carreaux noirs et blancs de la cuisine, obligeant les autres membres de la famille à les enjamber quand ils veulent accéder au réfrigérateur. Je n&rsquo;étais pas de celles-là&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 157</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Plus d&rsquo;une fois, j&rsquo;avais constaté que ce que je désirais ardemment se réalisait, signe que Dieu était à mes côtés. Il lui arrivait parfois même d&rsquo;aller un peu trop loin, sans soute parce que je n&rsquo;avais pas été assez précise dans la formulation de mes souhaits.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Au premier abord, ce livre peut agacer. Cette Rosalinda est en effet insupportable à décider de tout pour son mari, sa fille et sa petite-fille. Elle ne doute de rien. Est imbue de sa personne et saccage tout. Au fil des pages cependant, on finit par l&rsquo;adopter. Obligée de trouver des stratagèmes pour survivre, elle finit par devenir attachante malgré son amoralité. Elle veut le bien des siens. A sa manière. On rit même des petits arrangements qu&rsquo;elle met au point, des idées saugrenues qu&rsquo;elle peut avoir et des comportements abjectes qu&rsquo;elle a.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Imaginé en courts chapitres, ce roman est dynamique, drôle et grave à la fois, et nous donne une vision assez noire de la vie en URSS à cette époque-là. Rosalinda, elle, fait le choix de partir. Au final, était-ce vraiment le bon ? </span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Cuisine tatare et descendance&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Alina Bronsky, Actes Sud, 23€.<br />
</strong></em></p>
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