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	<title>Quatrième de couv &#187; confrontation</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Proust, par le petit bout de la lorgnette</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2015 05:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Le prix Emmanuel-Roblès est un prix littéraire décerné chaque année à l&#8217;auteur d&#8217;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" rel="lightbox[3091]"><img class="alignleft size-full wp-image-3094 colorbox-3091" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" alt="PROUST TER" width="200" height="293" /></a>Le <strong>prix Emmanuel-Roblès</strong> est un prix littéraire décerné chaque année à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog.</p>
<p>Poursuivons avec le cinquième, <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Pierre-Yves Leprince</strong>. L&nbsp;&raquo;auteur, peintre et scénographe, a découvert <strong>Marcel Proust</strong> en 1960. Il n&rsquo;aura eu de cesse, dès lors, de vouloir faire partager sa passion des mots de ce dernier. Il produira ainsi plusieurs émissions de radio consacrées à l&rsquo;auteur, pour le centenaire de sa naissance, en 1971.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;</strong>, son premier roman, paru en 2014, il signe un roman policier, mais aussi un essai sur la création littéraire. Un véritable roman d&rsquo;admiration, en tout cas.</p>
<p>Pierre-Yves Leprince a reçu le prix <strong>Jacques de Fouchier de L&rsquo;Académie française</strong> pour ce livre.</p>
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<p class="font_8"> L&nbsp;&raquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;une rencontre. Nous sommes en 1986, <strong>Noël</strong> le narrateur presque centenaire, écrit un livre de souvenirs sur sa rencontre avec <strong>Marcel Proust, en 1906</strong>. L&rsquo;écrivain de <strong>La Recherche du temps perdu</strong>, encore en gestation, se console de la mort de sa mère dans un hôtel à Versailles.  Il a trente-cinq ans.</p>
<p class="font_8"><strong>Noël,</strong> lui, a dix-sept ans. Issu d&rsquo;un milieu plus que modeste, il est coursier et travaille aussi pour une agence de détectives. L&rsquo;écrivain ayant perdu son précieux carnet de notes, le jeune homme va le retrouver. S&rsquo;ensuit une relation de sincère amitié entre les deux hommes, malgré leurs différences.</p>
<p class="font_8">Par la suite, les deux hommes vont être confrontés, ensemble, à deux autres affaires, dont un crime. Au sein de l&rsquo;hôtel des Réservoirs, les rumeurs vont bon train&#8230;</p>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tandis que j&rsquo;observe mon professeur de maintien prendre une tranche de boeuf, apparue, cloche enlevée, dans le plat que lui tend le premier garçon, je me dis que, finalement, il est plus généreux que je ne pensais, m&rsquo;invitant publiquement à sa table en m&rsquo;enseignant les choses mine de rien avec bonté. J&rsquo;entendrai, plus tard, dire beaucoup de mal de lui, du fameux snobisme qui aurait obsédé sa vie, de son égoïsme, de sa méchanceté. Je sais bien qu&rsquo;une légende a toujours plus de force que la vérité mais, si la scène que je suis en train de décrire et d&rsquo;autres que je vais raconter pouvaient contribuer à contredire cette légende, j&rsquo;aurai eu raison de rédiger ces souvenirs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ces doutes inimaginables, une minute plus tôt, envers un homme que j&rsquo;admirais, que j&rsquo;aimais déjà comme un père spirituel (expression que je ne connaissais pas encore mais qui exprime exactement le sentiment que je ressentais), me firent mal. Il m&rsquo;était insupportable de le comparer aux messieurs dont il m&rsquo;avait conseillé de me méfier, ces messieurs que le Signor Minimo avait traités, la nuit dernière, tandis que je me réveillais dans le petit salon, de </em>travestiti,<em> voulant dire, sans doute, “invertis” plus que “travestis”. Devais-je soupçonner de ce vice, hautement reprouvé en public dnas son monde, d&rsquo;autant mieux pratiqué en secret, je le savais, celui dont j&rsquo;aurais tant voulu devenir l&rsquo;ami ? Devais-je me soupçonner moi-même d&rsquo;éprouver une affection suspecte ? Monsieur Proust me paraissait au-dessus des petitesses de la vie, je n&rsquo;avais pas l&rsquo;habitude de m&rsquo;interroger sur moi, j&rsquo;étais jeune, j&rsquo;avais faim, mes pensées changèrent de direction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 197 :</strong> &laquo;&nbsp;<em> “Vérités illuminantes” était une expression trop au-dessus de mon âge et de mon niveau pour que je pusse la comprendre, elle me frappa pourtant, je la retins, déjà retenu moi-même à cet homme par des liens que je ne pouvais ni définir, ni rompre. Je n&rsquo;étais pas son domestique, je ne serais sans doute jamais son ami tout à fait, je sentais que je lui serais fidèle quand même à jamais, quoi qu&rsquo;il fît. En cet après-midi de 1906, si mon Monsieur Proust est bien Marcel Proust, je suis devenu, comme tant d&rsquo;autres personne avant moi et après moi, esclave de sa parole illiminante, de ses yeux tristes et lumineux, de son sourire, de son esprit, de sa personne tout entière (je le suis toujours à la fin des années 80!).&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Une rencontre improbable entre un auteur précieux et colérique et un jeune homme qui a tout à découvrir, des enquêtes curieuses&#8230; Tous les élements d&rsquo;un bon roman, me direz-vous. En ce qui me concerne, ce n&rsquo;est pas le cas. Je n&rsquo;ai pas aimé ce livre que j&rsquo;ai trouvé bavard, redondant&#8230; et trop long. Peut-être que je n&rsquo;ai pas l&rsquo;heur d&rsquo;apprécier à sa juste valeur la magie proustienne des mots. Tant pis pour moi ! L&rsquo;auteur, c&rsquo;est sûr, lui livre là un fabuleux hommage. Trop ?</span></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;, Pierre-Yves Leprince, Gallimard.</strong> </em></p>
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		<title>Au temps béni des colonies&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/06/22/au-temps-beni-des-colonies/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Jun 2013 08:52:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et si je vous parlais d&#8217;un livre drôle, corrosif et assez  jubilatoire ? Son titre &#171;&#160;C&#8217;est fort la France!&#160;&#187;, de Paule Constant. &#160; Paule Constant occupe, depuis janvier dernier, le 4e couvert de l&#8217;Académie Goncourt. En 1989, elle obtient le prix de l&#8217;Académie française pour &#171;&#160;White Spirit&#160;&#187;, en 1998, cette auteure prolixe se voyait remettre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si je vous parlais d&rsquo;un livre drôle, corrosif et assez  jubilatoire ? Son titre <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France!&nbsp;&raquo;</strong>, de <a title="Découvrez des élements biographiques de l'auteure ici" href="http://www.academie-goncourt.fr/?membre=1357738222"><strong>Paule Constant</strong>. </a></p>
<div id="attachment_1706" style="width: 285px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAULE-CONSTANT-PHOTO.jpg" rel="lightbox[1691]"><img class="size-full wp-image-1706 colorbox-1691" alt="larepubliquedespyrenées.fr" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAULE-CONSTANT-PHOTO.jpg" width="275" height="183" /></a><p class="wp-caption-text">larepubliquedespyrenées.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Paule Constant</strong> occupe, depuis janvier dernier, le 4e couvert de l&rsquo;Académie Goncourt. En 1989, elle obtient le prix de l&rsquo;Académie française pour <strong>&laquo;&nbsp;White Spirit&nbsp;&raquo;</strong>, en 1998, cette auteure prolixe se voyait remettre le prix Goncourt pour <strong>&laquo;&nbsp;Confidence pour confidence&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France!&nbsp;&raquo;</strong>, elle nous plonge dans les années 50, au coeur de l&rsquo;Afrique, celle du Cameroun. Le pays vit sous colonisation française.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1691"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORT-LA-FRANCE.jpg" rel="lightbox[1691]"><img class="alignleft  wp-image-1699 colorbox-1691" style="margin: 10px" alt="FORT LA FRANCE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORT-LA-FRANCE.jpg" width="240" height="350" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une romancière qui reçoit une lettre lui reprochant de s&rsquo;être moquée, dans son dernier livre <strong>Ouregano</strong> des charmes de la vie coloniale et de ne pas avoir raconté les drames qui ont marqué <strong>Batouri, contrée située au nord du Cameroun, quelque trente ans plus tôt.</strong></p>
<p>Les deux femmes se rencontrent&#8230; et se reconnaissent. Quand la première était, âgée de six ans, la fille d&rsquo;un médecin expatrié au Cameroun, la seconde était la femme de l&rsquo;administrateur de la région en question.</p>
<p><strong>Construit comme un récit, ce roman alterne les souvenirs des deux personnages. Confronte leurs visions d&rsquo;une Afrique soumise. </strong></p>
<p><strong></strong>Madame Dubois, loin de ses bases normandes, s&rsquo;est accrochée des années durant à des rites surannés, loin d&rsquo;une métropole idéalisée.<strong> Ce qui fera dire à son maître d&rsquo;hôtel camerounais : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France !&nbsp;&raquo; en évoquant les vaches normandes&#8230;</strong></p>
<p>La narratrice, elle, a vécu une autre réalité, faite d&rsquo;épidémies, de manque de moyens et de difficultés à pouvoir véritablement lier contact avec la population locale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Découvrez ici une vidéo dans laquelle Paule Constant nous parle de son roman  :</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 65 :</strong><em> &laquo;&nbsp;En faisant connaissance, elle avait répondu avec une pointe de mystère qu&rsquo;elle vivait en Afrique. Ils s&rsquo;étaient permis, par-dessus sa tête, quelques considérations sur l&rsquo;argent que la République dilapidait outre-mer pour le seul bénéfice de potentats et de quelques fonctionnaires inutiles qui se servaient au passage. Ils n&rsquo;étaient pas pour la colonisation qui vole les ressources des Africains et dilapide celle des Français, ils étaient pour le développement agricole et industriel de la Normandie. Elle ne savait que répondre, c&rsquo;était la première fois qu&rsquo;on portait le soupçon sur quelque chose qu&rsquo;elle croyait aussi certain que la virginité de Marie, la résurrection des morts et Dieu en trois personnes, à savoir la mission civilisatrice de territoires sauvages que la France conduisait vers le progrès par l&rsquo;intermédiaire d&rsquo;agents dévoués comme son mari.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p><strong>Pages 82-83</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le temps d&rsquo;un cliché, j&rsquo;ai accepté de toucher, de tenir, d&rsquo;embrasser à peu près n&rsquo;importe quoi, comme si prise en photo j&rsquo;étais déjà sur la pellicule et que les écailles, les poils, le sang, les griffres ne m&rsquo;avaient ni touchée, ni éraflée, ni blessée. </em></p>
<p><em>Madame Dubois adoptait le même principe de surenchérissement, à ceci près que son objet était inversé. Mes parents apportaient à tous ceux qui étaient restés en France la preuve de leur aventureuse et splendide existence africaine, madame Dubois servait à ceux qui vivaient ici et n&rsquo;avaient jamais quitté Batouri la fantastique histoire de la France, entre utopie nationale et légende dorée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 156</strong> : <em>&laquo;&nbsp;S&rsquo;il y avait un point sur lequel mon père était en accord avec Alexandrou, c&rsquo;était la médiocre qualité du personnel administratif, médical et éducatif de la colonie. Il s&rsquo;excluait bien sûr. Comme s&rsquo;excluaient à tour de rôle tous les protagonistes de cette histoire. Si bien que chacun avait l&rsquo;impression d&rsquo;être environné d&rsquo;incapables qui venaient purger à Batouri la conséquence d&rsquo;un vice de forme. J&rsquo;ai souvent entendu dire que l&rsquo;échec de la colonisation tenait surtout à la médiocrité des colonisateurs et que l&rsquo;on envoyait pour représenter la France des jean-foutre dont les familles voulaient se débarrasser et des propres-à-rien que l&rsquo;administration la plus rancie ne trouvait plus à employer. </em></p>
<p><em>Il visait Dubois, surtout Dubois, qu&rsquo;il tenait pour un toquard, ridicule, malhonnête et alcoolique. Je ne l&rsquo;ai jamais entendu évoquer la maladie du Dubois, qu&rsquo;il avait diagnostiquée mais qu&rsquo;il s&rsquo;est entêté à ignorer jusqu&rsquo;à ce que mort s&rsquo;ensuive. Seulement son incapacité à prendre des décisions, sa collusion dans l&rsquo;affaire de la viande des lépreux, qui se réglait entre Alexandrou et Bodin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">En voilà un sujet de roman original : la colonisation et ses dommages collatéraux vus de l&rsquo;intérieur à travers les visions également déformées d&rsquo;une enfant devenue femme et d&rsquo;une femme devenue vieille dame. Trafics, petits arrangements avec la loi de la lointaine France&#8230; tout y passe. Le tout en faisant ( ou croyant faire) oeuvre de civilisation. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> L&rsquo;auteure a vécu  une grande partie de sa vie en Afrique, en Asie, en Amérique du sud. De quoi laisser des souvenirs mais si elle se défend ici d&rsquo;avoir raconté son enfance. Reste un roman drôle et piquant, corrosif et politiquement incorrect. Très agréable à lire.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est fort la France!&nbsp;&raquo;, de Paule Constant, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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