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	<title>Quatrième de couv &#187; colère</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Après la tragédie, le retour de l&#8217;ostracisée&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:41:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Véronique Ovaldé est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé Le sommeil des poissons. Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&#8217;écrivaine se fera remarquer dans l&#8217;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" rel="lightbox[6267]"><img class="alignleft size-full wp-image-6269 colorbox-6267" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" alt="9782080285935" width="293" height="456" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong> est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé <em><strong>Le sommeil des poissons</strong></em>.</p>
<p>Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&rsquo;écrivaine se fera remarquer dans l&rsquo;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le grand prix des lectrices de <em>Elle</em> pour <strong><em>Ce que je sais de Vera Candida,</em></strong> son septième roman.</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong>, également éditrice, écrit aussi pour la littérature jeunesse.</p>
<h3 style="text-align: center">Drame un soir de carnaval</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce 29e opus intitulé <strong><em>Fille en colère sur un banc de pierre</em></strong> ? Elle nous mène sur l&rsquo;île d&rsquo;Iazza, au large de Palerme. C&rsquo;est là que vivent les <strong>Salvatore</strong> : un père tyrannique et ombrageux,<strong> Salvatore</strong> ; une mère effacée, <strong>Sylvia</strong> et leurs quatre filles qui, toutes, portent le prénom d&rsquo;une héroïne d&rsquo;opéra, la passion de leur père. Il y a donc <strong>Violetta</strong> la reine, <strong>Gilda</strong> la pragmatique, <strong>Aïda</strong> la préférée et <strong>Mimi</strong> le colibri.</p>
<p>Les deux plus petites, <strong>Aïda</strong> et <strong>Mimi</strong>, sont inséparables. Tandis que le père aime à créer des différences entre ses filles. Un soir de carnaval, <strong>Mimi</strong>, qui n&rsquo;a encore que 6 ans, disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. <strong>Aïda</strong> l&rsquo;accompagnait. Leur père va la considérer comme responsable. Au point qu&rsquo;<strong>Aïda</strong> finira par quitter l&rsquo;île pour vivre à Palerme. Elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une adolescente.  Elle a été ostracisée. Et s&rsquo;est construit une vie. Entre petits boulots, ouvrages de vulgarisation scientifique et rencontres fugaces.</p>
<p>Quinze ans se sont écoulés quand l&rsquo;une de ses soeurs l&rsquo;appelle. Leur père vient de mourir. <strong>Aïda</strong> décide de rejoindre la maison familiale et ses souvenirs. Elle en profitera pour se décharger de la culpabilité qui pesait sur elle depuis si longtemps. A tort. Grâce à Pippo, leur camarade un peu étrange. Aïda, c&rsquo;est elle la jeune fille en colère sur un banc de pierre&#8230;</p>
<p><span id="more-6267"></span></p>
<p>Au final, une tragédie familiale dans laquelle l&rsquo;auteure explore les passions humaines dans un écosystème qui a sa préférence, celui d&rsquo;une île. Un huis clos sous le soleil méditerranéen. Entre jalousie, culpabilité, vengeance, ruse, renoncement, envie&#8230;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé </strong>ausculte au plus près les relations intrafamiliales au fil du temps. Et s&rsquo;autorise, au fil des pages, un pas de côté. Une mise à distance moqueuse pour aussi se dire que tout cela nous parle.</p>
<p>Un régal de lecture. Vraiment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aïda reste seule, elle est au milieu du désert, celui où soufflent des rafales malodorantes et où ricochent les ossements de ceux qu&rsquo;on a enterrés à la va-vite. Tout ce qui se passe ici lui paraît étrange et familier. Mais plus facile à supporter qu&rsquo;elle ne l&rsquo;imaginait. Elle se souvient qu&rsquo;en frappant, il y a quinze ans, chez la logeuse du 22 via Brunaccini à Palerme, elle avait eu l&rsquo;impression de demander l&rsquo;asile politique. C&rsquo;est quelque chose à ne surtout pas perdre de vue. Elle a tout à coup peur d&rsquo;être prise dans une sorte de sommeil amnésique. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Violetta, à l&rsquo;époque, appelait Leonardo dès qu&rsquo;elle le pouvait (malgré l&rsquo;absence de téléphone dans la maison-du-bas &#8211; Aïda voyait d&rsquo;ici sa soeur aînée, coincée dans la cabine téléphonique devant la mairie : plastique chaud, impatience et sueur aigre), et elle s&rsquo;inquiétait de sentir son amoureux distant, elle disait qu&rsquo;elle allait venir le chercher à Palerme, Retourne auprès de Violetta, disait Aïda après avoir couché avec Leonardo, moi je ne refoutrai plus jamais les pieds dans cette putain de famille, mais toit, tu n&rsquo;as rien à faire ici, nous n&rsquo;aspirons pas aux mêmes choses Leonardo, et il ne pouvait s&rsquo;empêcher de la trouver légèrement condescendante alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;était juste qu&rsquo;elle se sentait prise entre l&rsquo;arbre et l&rsquo;écorce. Et c&rsquo;est de nouveau le cas quinze ans après, de retour sur l&rsquo;île.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Plus que tout peut-être, ce fut la déception de ne plus jamais sentir sa main dans celle du Père qui la désempara. C&rsquo;est un détail, certes, en comparaison de la dureté dont il fit preuve à son égard. Mais Aïda aurait tout donné, vingt ans de sa vie par exemple, ses yeux ou la vie de ses deux autres soeurs, pour revenir quelques jours plus tôt, rembobiner et reprendre les choses où elles auraient pu être reprises sans danger. Mais elle pouvait bien promettre tout ce qu&rsquo;elle voulait, il ne fut remarqué aucun saut temporel à Iazza. Le monde continua son cours indifférent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Fille en colère sur un banc en pierre, Véronique Ovaldé, Flammarion, 21€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les autres, cet enfer !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2019 12:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Julia Deck a l&#8217;art de dénoncer, avec humour et ironie, les travers de notre époque. Elle s&#8217;y emploie une fois encore dans son quatrième roman &#171;&#160;Propriété privée&#160;&#187;, paru il y a quelques semaines.  Une auteure quadragénaire dont j&#8217;avais découvert la plume et la verve à travers son premier roman &#171;&#160;Viviane Elisabeth Fauville&#160;&#187;, très bonne impression confirmée à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="western"><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="western"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre_moyen_9782707345783.jpg" rel="lightbox[4844]"><img class="alignleft size-full wp-image-4845 colorbox-4844" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre_moyen_9782707345783.jpg" alt="livre_moyen_9782707345783" width="178" height="245" /></a>Julia Deck</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> a l&rsquo;art de dénoncer, avec humour et ironie, les travers de notre époque. Elle s&rsquo;y emploie une fois encore dans son quatrième roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Propriété privée&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, paru il y a quelques semaines. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Une auteure quadragénaire dont j&rsquo;avais découvert la plume et la verve à travers son premier roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/">&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;</a>, </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">très bonne impression confirmée à la lecture du </span></span></span><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;. </b></span></span></span></a></strong></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Signe des temps, nous voilà à l&rsquo;orée d&rsquo;une nouvelle vie pour </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Eva</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Charles Caradec</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">. Les deux quinquagénaires parisiens ont décidé de quitter la capitale pour un écoquartier de l&rsquo;autre côté du périphérique. Elle est urbaniste, un peu perchée. Il était enseignant mais surtout dépressif depuis plusieurs décennies. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Le couple saute le pas et achète une maison, sur plan. Un ensemble de huit habitations, un groupe fermé de huit familles, issues des classes moyennes supérieures. Ambiance &laquo;&nbsp;Wisteria Lane&nbsp;&raquo;, vous voyez ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Vous avez là </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Eva</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Charles</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> donc, mais aussi </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Arnaud</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Annabelle Lecocq</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Benani</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Lemoine</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Taupin</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">&#8230; </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Avec, rapidement, un chat rouquin retrouvé mort, après avoir été torturé&#8230; Raconté comme cela, vous allez me dire : &laquo;&nbsp;Bof&nbsp;&raquo;. Vous auriez tort. Je ne veux pas &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; toute l&rsquo;intrigue qui, d&rsquo;une comédie acide va se transformer en polar foutraque. </span></span></span></p>
<p class="western"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Julia Deck</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, invitée de l&rsquo;émission </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>La Grande librairie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> nous raconte :</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julia Deck</strong>, invitée de l&rsquo;émission La Grande librairie nous raconte :</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/5NQlGlxaGkE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 39 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> [&#8230;]</span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> Un second rire très net s&rsquo;est fait entendre. J&rsquo;ai regardé autour de moi. Il n&rsquo;y avait  personne d&rsquo;autre dans la pièce. Mais la lucarne était demeurée entrouverte, à quelques mètres de la salle de bains mitoyenne. Mon coeur s&rsquo;est rétracté d&rsquo;horreur. J&rsquo;ai compris que je n&rsquo;avais plus le droit de crier, qu&rsquo;il faudrait ravaler ma rage jusque dans notre abri le plus intime, parce que rien de ce qui se déroulerait ici ne demeurerait caché. Surtout j&rsquo;ai compris que j&rsquo;allais mordre la poussière.&nbsp;&raquo; </span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 54 :</b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> &laquo;&nbsp;Je t&rsquo;ai tout de suite dit que ce serait une erreur de tuer le chat. En général parce que nous ne sommes pas des personnes qui s&rsquo;en prennent aux animaux, et en particulier parce que nous sommes encore moins de celles qui clouent leurs dépouilles aux portes du voisinage en signe de mécontentement.</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 148 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Je ne vais pas te mentir. Chaque fois que je t&rsquo;ai vu au parloir, tu m&rsquo;as fait peur. Evidemment, le décor n&rsquo;aidait pas, un bloc sale inventé par un architecte scélérat, aux vitre scarifiées par des centaines d&rsquo;ongles acharnés, suintant l&rsquo;haleine de toutes les bouches qui s&rsquo;étaient tendues en vain l&rsquo;une vers l&rsquo;autre pour ne rencontrer qu&rsquo;un mur de glace. Et ce policier statufié dans l&rsquo;angle, qui gagnait son salaire en rayant de sa conscience tout sentiment humain pendant ses heures de service – j&rsquo;espérais que son épouse le martyrisait qu&rsquo;il possédait trois enfants en bas âge et un crédit jusqu&rsquo;au cou.&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Propriété privée&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Editions de Minuit, 16€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;amour comme un ouragan&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 08:11:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[passion]]></category>
		<category><![CDATA[passion amoureuse]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Delabroy-Allard]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, Pauline Delabroy-Allard, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, <strong>Pauline Delabroy-Allard</strong>, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" rel="lightbox[4521]"><img class="alignleft size-full wp-image-4523 colorbox-4521" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" alt="Ca-raconte-Sarah" width="340" height="340" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de lettres, séparée, une petite fille de 4 ans et en pleine période &laquo;&nbsp;de latence&nbsp;&raquo; dans sa vie. A un dîner de réveillon, <strong>Sarah</strong> fait son entrée. Dans un tourbillon.</p>
<p>Violoniste concertiste, <strong>Sarah</strong> voyage de concert en concert. Elle est mal fagotée, parle mal, s&rsquo;enflamme, puis se fâche, se frappe. Rapidement, <strong>Sarah</strong> et la narratrice deviendront inséparables. Amies, puis amantes. Une découverte pour l&rsquo;une comme pour l&rsquo;autre. Et le début d&rsquo;une passion. Qui, apprend-on dès les premières pages du roman, finira mal. Par la mort de <strong>Sarah.</strong></p>
<p><span id="more-4521"></span></p>
<p>La narratrice nous emmène dans son histoire, celle de <strong>Sarah</strong>. Au fil des pages se décline l&rsquo;urgence amoureuse qui les lie. Jusqu&rsquo;à ce que la narratrice n&rsquo;en puisse plus. L&rsquo;abandonne. Se sauve, folle de chagrin, à Trieste en Italie alors que <strong>Sarah</strong> meurt d&rsquo;un cancer.</p>
<p>Cette fuite marque la deuxième partie de ce premier roman inspiré. Le rythme des phrases courtes, saccadées, s&rsquo;allonge. C&rsquo;est le temps du récit après celui de l&rsquo;obsession, du ressassement.</p>
<p>Mais <strong>Sarah</strong> est toujours là, à  toutes les pages.  Car ce roman, <strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/1NnYRD33TOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center">Extraits</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Elle insiste pour partir en vacances avec ma fille et moi. Elle ne sait pas que je préférerais partir seule, que je suis épuisée par cette histoire, par sa présence dans ma vie. Dans le train de nuit, elle occupe la couchette en face de la mienne  les couchettes du haut. Elle laisse sa loupiote allumée. Lorsque l&rsquo;enfant s&rsquo;endort, juste en dessous, sur une des couchettes du milieu, elle baisse lentement le drap de la SNCF le long de son corps, elle me regarde dans les yeux, et elle se caresse lentement les seins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136:</strong><em>&laquo;&nbsp;Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle me rendait folle. Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle ne voulait plus m&rsquo;aimer. Je ne sais plus. Un blanc, dans mon esprit. Je ne sais ce qui s&rsquo;est passé. Nous avions fait l&rsquo;amour, ça, d&rsquo;accord. Et après ? Est-ce qu&rsquo;elle est vraiment morte, au moins ? Je ne sais plus. J&rsquo;ai tout oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 158 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>Je fais ça depuis quelques jours, le même trajet, la même attente, là-bas, au milieu des herbes folles et jaunies, assise sur le petit banc bleu. Je fais ça depuis une semaine, peut-être,je ne sais pas, je ne sais plus. Je n&rsquo;ai pas de calendrier, pas de montre. Je suis un passager clandestin.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;, Pauline Delabroy-Allard, Les Editions de Minuit, 15 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Une si longue mue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 06:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Une chance folle"]]></category>
		<category><![CDATA[accident domestique]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Godard]]></category>
		<category><![CDATA[brûlure]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
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		<category><![CDATA[Editions de Minuit]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<category><![CDATA[souffrance]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir Anne Godard et son nouveau roman &#171;&#160;Une chance folle&#160;&#187;, publié aux Editions de Minuit. Ce professeur d&#8217;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" rel="lightbox[4057]"><img class="alignleft size-full wp-image-4058 colorbox-4057" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" alt="Une chance folle" width="178" height="245" /></a></p>
<p>On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir <strong>Anne Godard</strong> et son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;</strong>, publié aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Ce professeur d&rsquo;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Sologne. Partagée entre Paris (pour les cours) et les bords de Loire, <strong>Anne Godard</strong> écrit depuis très longtemps, comme elle me l&rsquo;a expliqué lors de l&rsquo;interview publiée dans la série estivale de La Nouvelle République édition Indre-et-Loire <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2017/07/25/Anne-Godard-Ecrire-m-est-par-moments-necessaire-a-d-autres-impossible-3176105">Plumes d&rsquo;ici</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4057"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Ecrire m&rsquo;est par moments nécessaire, par moments impossible, c&rsquo;est une expérience très intense, absorbante et dangereuse d&rsquo;une certaine manière, car ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à frôler des états qui sont difficiles, où l&rsquo;on peut se perdre, en étant au plus près des sensations où le physique et le psychique se confondent&nbsp;&raquo;, m&rsquo;expliquait-elle lors de l&rsquo;interview.</p>
<p>Une explication qui prend tout son sens après la lecture de <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;.</strong> Lauréat du Grand Prix RTL-LIre pour son premier roman &laquo;&nbsp;Inconsolable&nbsp;&raquo;, <strong>Anne Godard</strong> signe un roman court, ramassé, dense et violent.</p>
<p>Une violence latente. A cause du huis clos qu&rsquo;il installe entre une jeune femme et sa mère dont le père et le frère sont exclus. Tout comme le bébé, une petite fille, qui ne survivra pas.</p>
<p>Un voyage dans le temps. Douloureux. Et pour cause. <strong>Magda</strong> a été gravement brûlée lorsqu&rsquo;elle avait quelques mois. Elle ne s&rsquo;en souvient, mais sa mère a scrupuleusement tout noté dans un carnet. Des pansements aux cures, des opérations de greffe aux rendez-vous chez les spécialistes. Comme pour se justifier. Ou arrêter de culpabiliser. Elle tient le beau rôle. Celui de l&rsquo;abnégation.</p>
<p><strong>Magda</strong> devrait se dire qu&rsquo;elle a de la chance, sa mère ne l&rsquo;a pas lâchée&#8230;</p>
<p>Sauf que<strong> Magda,</strong> bébé ébouillanté, n&rsquo;a pas accès à ses propres souvenirs. Elle se raconte son histoire par l&rsquo;entremise de sa mère. Il est temps qu&rsquo;elle s&rsquo;affranchisse. Qu&rsquo;elle se libère&#8230; Et qu&rsquo;elle change de peau.</p>
<p>Au fil des pages, <strong>Anne Godard</strong> donne à lire une terrible description de la douleur. Qu&rsquo;elle soit physique ou psychique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne peux pas la voir en entier, même dans un miroir, et souvent ce sont les autres qui me la rappellent. Une hésitation, un clignement des yeux, l&rsquo;adaptation du regard à quelque chose d&rsquo;inattendu, la surprise aussitôt surmontée d&rsquo;une couleur un peu différente, d&rsquo;un repli qui n&rsquo;aurait pas dû être, cela suffit. Je sais ce qu&rsquo;ils ont vu, je sais qu&rsquo;ils n&rsquo;osent plus regarder, je sens leur gêne ou leur curiosité, et pendant un instant, je sens que je pourrais les tuer, pendant un instant je les hais, sans limite, par réflexe, comme on retire sa main d&rsquo;une surface qu&rsquo;on ne savait pas brûlante, avant même d&rsquo;y penser, et sitôt qu&rsquo;on y pense, c&rsquo;est fini, je n&rsquo;ai plus peur et je peux cesser de vouloir tuer comme je cesse d&rsquo;essayer de me défendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je deviens sage comme une image, sage et soumise comme l&rsquo;image que je vois dans les yeux de ma mère. De toutes mes forces, j&rsquo;essaie de ressembler à cette image dont ma mère veut s&rsquo;occuper. Je me laisse faire et je la laisse me faire ce qu&rsquo;elle veut. Je suis prête à tout et, du moment que je me tais, elle semble contente d&rsquo;avoir mon corps pour se soigner. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A ces filles qui se disent mes amies, je ne confie rien de ce qui m&rsquo;importe. C&rsquo;est une habitude prise depuis longtemps. Je n&rsquo;ai jamais pu parler de la cicatrice sans susciter tout à la fois des haut-le-coeur, sincères ou joués, et des manifestations de pitié. Je ne serai la pauvre de personne. Elles ne comprendraient pas si je leur disais que le pire de tout ce qui m&rsquo;est jamais arrivé, c&rsquo;est leur pitié qui m&rsquo;abaisse et me ravale à une chose informe et sans volonté, une sorte de larve débusquée qui se tortille en agonisant, nue, hors de son nid, une larve répugnante, mais désarmée, qu&rsquo;on écrase pour l&rsquo;achever.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;, Anne Godard, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Tranches de vie&#8230; pendant la catastrophe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2014 06:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
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		<category><![CDATA[haine]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&#8217;opère donc. Et comme je suis Laurent Mauvignier depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus &#171;&#160;Autour du monde&#160;&#187;, paru au début du mois de septembre aux Editions de Minuit. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&rsquo;opère donc. Et comme je suis <strong>Laurent Mauvignier</strong> depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus <strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;</strong>, paru au début du mois de septembre aux <strong>Editions de Minuit</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" rel="lightbox[2655]"><img class="alignleft size-full wp-image-2661 colorbox-2655" style="margin: 10px" alt="mauvignierautourdumonde" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" width="297" height="400" /></a>L&rsquo;histoire ? Elle est plurielle. Et planétaire. Nous sommes le 11 mars 2011. Au large des côtes de l&rsquo;île de Hoshu, au Japon, un terrible tsunami se forme après un séisme d&rsquo;une magnitude de 9,0. Un cataclysme qui fera 20.000 morts et des milliers de blessés. Une partie du pays est entièrement ravagée. Et ailleurs ? A travers son roman, <strong>Laurent Mauvignier</strong> nous livre des tranches de vie.</p>
<p>On y croise <strong>Guillermo</strong>, le Mexicain, tombé amoureux d&rsquo;une Japonaise alors que la catastrophe s&rsquo;annonce. Eux, vivront le tsunami dans leur chair. Ce qui ne sera pas le cas des autres personnages de ce roman choral. <strong>Frantz</strong>, employé de banque suisse désabusé et cynique qui cherche l&rsquo;amour et sauve un homme ; <strong>Taha</strong> et <strong>Yasemin</strong>, deux athlètes turcs en croisière ; <strong>Salma</strong> et <strong>Luli</strong>, qui débarquent à Jérusalem avec des objectifs bien différents&#8230; Puis on plonge dans les histoires de <strong>Syafiq</strong> et <strong>Stas</strong>, deux hommes amoureux au destin contrarié ; celle de <strong>Monsieur Arroyo</strong>, cet employé d&rsquo;hôtel philippin aux prises avec une femme qui s&rsquo;ennuie, celle, tragique, de<strong> Juan</strong> et <strong>Paula</strong> dont le bateau est arraisonné par des pirates dans le golfe d&rsquo;Aden&#8230;</p>
<p><span id="more-2655"></span></p>
<p>Au total, quatorze histoires qui se succèdent. Quatorze vies qui se brisent ou se transforment tandis qu&rsquo;au Japon, par écrans interposés, tout s&rsquo;effondre en direct. Si l&rsquo;homme ne peut rien contre la Nature quand elle décide de gronder, <strong>Laurent Mauvignier</strong> met ici l&rsquo;homme au coeur des histoires. En fonction de ses choix, il avancera. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Un calme harassé et vibrant, mais vibrant cette fois de son silence et du poids de son répit. La vie semble refluer et regagner le silence de la terre. 14 heures 46 minutes et 44 secondes, heure locale, quand ça a commencé. Plus de deux minutes et quelques poignées de secondes jetées dans le tremblement fou. Ca a duré deux minutes, sauf qu&rsquo;en réalité, à partir de ce moment-là, les minutes ne veulent plus rien dire. On ne peut plus rien séparer. On ne peut plus rien compter, décompter, recompter, car les corps tremblent et résonnent encore pendant des minutes très longues, exagérément étirées, les tremblements des êtres pendant des minutes encore – le coeur soulevé,  les bras chauffés à blanc et et l&rsquo;alcool bouillonnant dans la tête, comme une mitraille. Yûko veut se relever. Elle essaie. Ses jambes tremblent. Elle n&rsquo;a plus de force en elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 217 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il a fait pour que ses enfants se démènent pour faire le contraire de ce qu&rsquo;il avait voulu pour eux ? Owen s&rsquo;était entiché de cette Afrique maudite et sale, le cauchemar de ma mère et mon cauchemar à moi aussi, avait pensé Peter. Mon fils s&rsquo;est entiché de ce que je n&rsquo;aime pas et ces cons d&rsquo;humanitaires qui vous attendent en bas de chez vous à quatre ou cinq dans des imperméables ou des blousons orange ou bleu électrique, très voyants, pour vous faire signer des pétitions ou vous réclamer une adhésion de soutien. Et sa fille, maintenant, prête à se faire trouer la peau pour une photo qu&rsquo;on survole d&rsquo;un oeil distrait le matin en buvant son thé avant d&rsquo;aller travailler et de l&rsquo;oublier dans la foulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 302-303 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Les gestes, les mots, le voyage de A à Z. Tout décortiquer. Comme un chirurgien ou un maniaque dans ces films que Jaycee n&rsquo;a jamais supportés. Prendre les souvenirs un à un. Au couteau, les dépecer. La lame fine et sans remords pour les étudier et les comprendre. Ce moment qu&rsquo;il voulait trouver et fixer une bonne fois pour toutes. Mais c&rsquo;était un fantasme – un fantasme dont il a besoin encore maintenant pour se rassurer et s&rsquo;inventer un point d&rsquo;origine, quand l&rsquo;origine se dilue dans mille faits et gestes. Est-ce que ça veut dire que ça n&rsquo;aurait pas pu être autrement ? Est-ce que ça veut dire qu&rsquo;elle était condamné depuis le début ? Depuis toujours ? Non. Rien de tout ça. Il aurait suffi d&rsquo;être plus attentif. Il n&rsquo;est rien arrivé pendant tout ce temps où ils ont été si bien, comme dans le parc à tigres, par exemple, oui, là, ils s&rsquo;étaient dit que c&rsquo;était une usine à touristes et qu&rsquo;il ne faudrait pas cautionner ça, mais c&rsquo;était bien de photographier Jaycee en train de caresser les tigres, comme si c&rsquo;était de grosses peluches, en se disant que c&rsquo;était dégueulasse de le faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un livre choral qui nous parle de nous, des autres. Un livre qui nous explique que, quelque que soit l&rsquo;endroit du monde dans lequel on se trouve, les attentes, les choix, les désirs sont les mêmes. Rester à trouver les moyens de les mettre en branle. Cette fois encore, les mots de Laurent Mauvignier sont justes, ciselés, parfois pointus. Mon seul bémol concerne la construction du roman. Qui peut (un peu)  lasser.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;, de Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 19,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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