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	<title>Quatrième de couv &#187; chaos familial</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La famille, c&#8217;est comme dans la jungle&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 14:36:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Le temps passé à lire un roman a-t-il à voir avec ses qualités ? Quand vous n&#8217;arrivez pas à lâcher un livre, c&#8217;est un signe, non ? La preuve avec &#171;&#160;Vie animale&#171;&#160;, premier roman de Justin Torres, auteur américain qui signe là son premier roman. Je l&#8217;ai lu d&#8217;une traite, sous le soleil breton [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-ANIMALE.jpg" rel="lightbox[1039]" title="VIE ANIMALE"><img class="alignleft  wp-image-1045 colorbox-1039" style="margin: 10px;" title="VIE ANIMALE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-ANIMALE.jpg" alt="" width="81" height="119" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le temps passé à lire un roman a-t-il à voir avec ses qualités ? Quand vous n&rsquo;arrivez pas à lâcher un livre, c&rsquo;est un signe, non ?</p>
<p>La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Vie animale</strong>&laquo;&nbsp;, premier roman de<strong> Justin Torres</strong>, auteur américain qui signe là son premier roman. Je l&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite, sous le soleil breton ( si, si, j&rsquo;en vois déjà qui ricanent ).</p>
<p><strong>Justin Torres</strong>, qui a publié des textes dans la revue <em>Granta</em> et le <em>New Yorker</em> a été, avec ce roman, la révélation de la rentrée littéraire de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. Né en 1981, le jeune auteur a eu une enfance passablement malmenée. Peut-être une piste pour comprendre son premier roman&#8230;</p>
<p><span id="more-1039"></span></p>
<p>Le livre, de 140 pages, est constitué de chapitres courts, comme autant d&rsquo;uppercuts. Autant d&rsquo;histoires, comme des nouvelles en quelque sorte, qui racontent l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille en vrac. Une famille composée d&rsquo;une <strong>mère blanche</strong>,<strong> Ma</strong>, et d&rsquo;un<strong> père porto-ricain</strong>, <strong>Paps</strong> ainsi que de trois enfants métis : <strong>Manny</strong>, 10 ans, <strong>Joel</strong>, 8 ans et <strong>le narrateur</strong>, tout juste âgé de 7 ans. Les parents, tous deux adolescents quand ils se sont rencontrés, se sont mariés au Texas avant de s&rsquo;installer dans ce quartier bigarré de New-York.</p>
<p><strong> Leur vie, c&rsquo;est Brooklyn, les problèmes d&rsquo;argent, la violence, le frigo pas toujours plein, les coups qui pleuvent</strong>. Dans cet univers, celui d&rsquo;une famille pauvre et marginale à la dérive, les trois fils sont liés comme les doigts de la main, multipliant les bêtises plus ou moins graves. D&rsquo;ailleurs, il faut attendre la dernière partie du livre pour que le narrateur use du &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo;. Jusque-là, il disait &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;. Mais il grandit, et ses &laquo;&nbsp;différences&nbsp;&raquo; vont le mettre à part. Définitivement.</p>
<p>Les trois pré-adolescents sont brutaux mais rigolards. Quand le père danse, ils l&rsquo;imitent. Quand leur mère dort, ils apprennent à vivre dans le silence. S&rsquo;adaptent tout le temps. Toujours à l&rsquo;affût. Comme des animaux. Mais il y a beaucoup d&rsquo;amour entre eux et leurs parents. Malgré tout.</p>
<p>Au fil des pages, le quotidien d&rsquo;une famille donc. Comme filmé au plus près. Si le Septième art a fait de la caméra au poing un genre à part entière, <strong>Justin Torres</strong> a opté pour une écriture &nbsp;&raquo; stylo au poing&nbsp;&raquo;.  Au plus près de ses personnages fracassés.</p>
<p><strong>Découvrez l&rsquo;auteur dans une vidéo.</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 12-13</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Toujours plus, on cherchait toujours plus avec avidité. Mais à certains moments, des moments tranquilles, quand notre mère dormait, quand elle n&rsquo;avait pas dormi depuis deux jours et que tout bruit, tout craquement dans l&rsquo;escalier, toute porte qui claque, tout rire étouffé, toute voix, risquait de la réveiller, ces matins d&rsquo;un calme cristallin, quand on voulait la protéger, cette oie égarée qui trébuchait, qui s&rsquo;épanchait sans cesse, avec ses maux de dos, ses maux de tête et son allure fatiguée, tellement fatiguée, cette créature déracinée de Brooklyn, cette grande gueule qui larmoyait dès qu&rsquo;elle nous disait qu&rsquo;elle nous aimait, avec son amour compliqué, exigeant, sa chaleur [&#8230;]&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 85</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] La conversation s&rsquo;est tarie, et il y a eu des silences comme si chacun de nous se détachait des autres; peut-être qu&rsquo;on pensait à manger, qu&rsquo;on cherchait à savoir si on avait peur, et si oui, de quoi, mais peut-être aussi qu&rsquo;on pensait à Paps. Ma a essayé de continuer à parler, de maintenir tout ça – le silence, la faim, la pensée de Paps – à distance, mais elle ne savait plus quoi dire. </em></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Bon, elle a fini par lancer, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>Et elle a attendu. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;On peut rentrer à la maison, mais on n&rsquo;est pas obligés. On n&rsquo;est pas obligés de rentrer. On peut partir pour toujours. C&rsquo;est possible. Mais vous devez me dire ce que je dois faire.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><em>Personne n&rsquo;a rien dit, j&rsquo;ai essayé d&rsquo;écouter des bruits lointains et de deviner ce que c&rsquo;était – des animaux, des satellites. Les bruits proches, c&rsquo;était plus facile ; Ma qui butait sur les mots, qui avait un chat dans la gorge, et la respiration tendue de mes frères. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Mon Dieu, a soufflé Ma. Dites quelque chose ! Vous croyez que c&rsquo;est facile ?</em></p>
<p><em>- Quelque chose&nbsp;&raquo;, a répété Joel, et Manny a tendu le bras pour le frapper. </em></p>
<p><em>Ma a mis la clé sur le contact et a démarré. On a repris le même chemin en sens inverse, et pour finir, on s&rsquo;est garés dans l&rsquo;allée de la maison. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pages 99 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il m&rsquo;a pris le menton et a tourné mon visage vers lui. &laquo;&nbsp;Mais maintenant, je sais que Dieu a semé du propre dans le sale. Toi, Joel et moi, on est juste une poignée de graines que Dieu a jetées dans la boue et le crottin de cheval. On est tout seuls. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em>Il a passé un bras et une jambe autour de moi et il est resté silencieux quelques instants; j&rsquo;ai dérivé dans le sommeil. Au bout d&rsquo;un moment, Manny a recommencé, il se parlait à lui-même, il complotait, il disait : &nbsp;&raquo; Ce qu&rsquo;il faut faire, c&rsquo;est trouver un moyen d&rsquo;inverser la gravité pour tomber vers le ciel et traverser les nuages jusqu&rsquo;au paradis. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Voilà un premier roman assurément prometteur ! L&rsquo;histoire, pas gaie il faut bien le dire, vous prend pour ne plus vous lâcher. Jusqu&rsquo;à la fin. Ce roman n&rsquo;est pas conventionnel dans sa forme ( des chapitres qui vivent indépendamment) ni dans son fond. Submergés par les vicissitudes de la vie, les personnages tentent de surnager. En vain.  Reste l&rsquo;amour. Leur seule arme. Même s&rsquo;ils s&rsquo;aiment mal. A lire absolument.</span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Vie animale&nbsp;&raquo;, de Justin Torres, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong></em></p>
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