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	<title>Quatrième de couv &#187; banlieue</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Sous la dalle, la colère gronde&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 08:15:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 Cette rentrée littéraire serait-elle celle de la sobriété ? Toute relative, cependant. En effet, le rendez-vous des auteurs et des maisons d&#8217;édition (en quête des prix de l&#8217;automne) est, pour la première fois depuis 20 ans, sous la barre des 500 romans publiés, 490 plus exactement (345 titres français et 145 étrangers). Une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEUX-SECONDES.jpg" rel="lightbox[6067]"><img class="alignleft size-full wp-image-6072 colorbox-6067" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEUX-SECONDES.jpg" alt="DEUX SECONDES" width="195" height="285" /></a>Cette rentrée littéraire serait-elle celle de la sobriété ? Toute relative, cependant. En effet, le rendez-vous des auteurs et des maisons d&rsquo;édition (en quête des prix de l&rsquo;automne) est, <strong>pour la première fois depuis 20 ans, sous la barre des 500 romans publiés, 490 plus exactement (345 titres français et 145 étrangers). Une baisse de 6% par rapport à l&rsquo;année dernière.</strong> Deux raisons sont avancées : la hausse du prix du papier et les incertitudes liées au rapprochement entre Editis et Hachette.</p>
<p><strong>Le nombre de premiers romans, lu, est en hausse</strong>. Vous savez, depuis plus de 10 ans que ce blog existe, à quel point je les aime ceux-là, premiers jets d&rsquo;auteurs (es) en devenir qui nous parlent d&rsquo;eux, de nous, des autres.</p>
<p><em><strong>Deux secondes d&rsquo;air qui brûle</strong></em> ne fait pas exception. <strong>Diaty Diallo</strong>, l&rsquo;auteure, a grandi entre les Yvelines et la Seine-Saint-Denis, où elle vit toujours. Depuis l&rsquo;adolescence, elle pratique différentes formes d&rsquo;écriture (blog, fanzines, chansons, et désormais son premier roman).</p>
<p>Un roman court, dense, incandescent. L&rsquo;histoire, c&rsquo;est celle d&rsquo;une bande de potes. Il y a<strong> Astor</strong> (le narrateur, jeune adulte féru de botanique), mais aussi <strong>Chérif</strong>, <strong>Issa</strong>, <strong>Demba</strong>, <strong>Nil</strong> et les autres. Leur terrain de jeu ? La dalle en bas de chez eux. Mais aussi le parking, la friche, les toits et le quartier tout entier qu&rsquo;ils habitent, dans la banlieue de Paname. Au milieu du décor, une pyramide qui, sans &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; la fin, fait partie des personnages.</p>
<p>Un quartier où chacun est dans son rôle. Et où le quotidien n&rsquo;est plus rose ni plus noir qu&rsquo;ailleurs. Entre les béton et les odeurs du parking, la vie s&rsquo;organise.</p>
<p>Un soir d&rsquo;été cependant, le 16 juillet, en marge d&rsquo;une énième interpellation, l&rsquo;un des amis d&rsquo;<strong>Astor</strong>, l&rsquo;un des frères de <strong>Chérif</strong>, se fait tuer par des policiers. Alors les jeunes s&rsquo;organisent, ensemble. Un soulèvement se prépare. Méthodique. Inattendu.</p>
<p>Un roman où la langue et le rythme claquent. Les rêves, eux, n&rsquo;ont plus assez de place. Reste la réalité. Froide. Et un peu d&rsquo;amour dans les yeux d&rsquo;<strong>Aïssa</strong>.</p>
<p><span id="more-6067"></span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left">Pour découvrir les premières pages :</p>
<p style="text-align: left"><a href="https://fr.calameo.com/read/005979625fcc1f517f4d1?authid=orLmn213UMp4">https://fr.calameo.com/read/005979625fcc1f517f4d1?authid=orLmn213UMp4</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est l&rsquo;odeur de la part qu&rsquo;on nous laisse. Des mètres de trottoir, quelques bancs, des triangles d&rsquo;herbe, des bouts de bois morts qu&rsquo;on transforme en braise pour cuire la viande. Le moindre coffre de voiture est possible sound system. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>On est débrouillards. On est joyeux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais nos réjouissances n&rsquo;en sont pas pour tout le monde. Il y en a qui ne nous voient que comme les rejetons braillards d&rsquo;ascendants qui avaient au moins la délicatesse de la fermer. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;on fait ça, parler fort, mais on est quand même loin de passer toutes nos nuits à beugler sous des fenêtres. On a juste besoin d&rsquo;agitation, un peu. Attiser des feux, se raconter des trucs pour passer les jours qui rallongent et même ceux qui raccourcissent en fait et puis danser parfois.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pas grand-chose en somme. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chérif et Issa répondent aux premières questions, pacifiques. J&rsquo;ai réussi mes partiels, c&rsquo;est ça qu&rsquo;on fête, dit Chérif, on fait juste barbecue tranquille, on sait que c&rsquo;est pas autorisé mais on a essayé de pas être dangereux, de déranger personne, vous voyez bien  même on éteint le son si vous voulez. Il pourrait dire ce qu&rsquo;il veut, ce soir-là ce n&rsquo;est pas tout à fait pareil. Plus encore que d&rsquo;ordinaire, le processus semble avoir été écrit  à l&rsquo;avance, à l&rsquo;image d&rsquo;un scénario. Ses rôles assignés, d&rsquo;adjuvants, d&rsquo;antogonistes ; son élément perturbateur aussi et probablement quelques péripéties ; mais avec une fin en queue de poisson. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sans aucune annonce, les réverbères et la pyramide s&rsquo;éteignent et plongent la place dans la pénombre. Seules les guirlandes continuent de clignoter. Les conversations se sont évanouies. L&rsquo;espace d&rsquo;un instant, en fermant les yeux, la place semble avoir été désertée par la foule. Mais, plongées dans une semi-obscurité, les mines sont simplement concentrées, dirigées vers l&rsquo;enfièvrement qui se profile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il y a quelque chose à calmer ce soir. Ensemble. Quelque chose de dure qu&rsquo;il faut soulager à défaut de guérir. Ensemble.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Deux secondes d&rsquo;air qui brûle, Diaty Diallo, Seuil., 17,50€.</em></strong></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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		</item>
		<item>
		<title>Fatima ou le choix de ne pas choisir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/10/01/fatima-ou-le-choix-de-ne-pas-choisir/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 06:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de Fatima Daas est un concentré d&#8217;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent. Les éditions Noir sur Blanc signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" rel="lightbox[5392]"><img class="alignleft size-full wp-image-5394 colorbox-5392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" alt="PETITE DERNIERE" width="250" height="391" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de <strong>Fatima Daas</strong> est un concentré d&rsquo;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent.</p>
<p><strong>Les éditions Noir sur Blanc</strong> signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction qui pulse comme un rap.</p>
<p><strong>Fatima Daas</strong> a 29 ans. Elle a grandi à Clichy-sous-Bois, entourée d&rsquo;une famille nombreuse. Au collège, elle se rebelle, revendique le droit d’exprimer ses idées et écrit ses premiers textes. Elle se définit comme une féministe intersectionnelle.</p>
<p>La quatrième de couverture de <strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière &laquo;&nbsp;</strong> vous donne une idée. Percutante.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je m’appelle <strong>Fatima Daas</strong>. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. </em><em>Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-5392"></span></p>
<p>Un monologue qui nous parle de famille, de religion, de société et de la place qu&rsquo;on est censé y trouver. Ou pas.  Pas simple en effet quand on est une jeune femme homosexuelle issue d&rsquo;une famille algérienne dans laquelle le poids de la religion et des traditions est réel.</p>
<p>Dans la vraie vie, l&rsquo;autrice de ce roman qui sonne comme dans du slam ( pour rappeler que son héroïne souffre d&rsquo;asthme depuis l&rsquo;enfance), dont les chapitres constituent une mélopée, a 25 ans. Et s&rsquo;appelle autrement. Une mise à distance qu&rsquo;elle estime salutaire.<strong><em> &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;avais pas envie de raconter une histoire vraie, même si c&rsquo;est une histoire qui m&rsquo;est proche, mais qui serait aussi universelle. L&rsquo;amour, la famille, le genre, la sexualité, la religion, les quartiers populaires, on est tou.tes traversé.es par ces sujets-là&nbsp;&raquo;</em></strong>, expliquait-elle dans <strong>Les Inrocks</strong> du 19 août.</p>
<p><strong>Défendue par Virginie Despentes, celle-ci dit de la jeune autrice  à travers un blurb (*) élogieux: </strong></p>
<p><em>« Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini. Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>(*) Terme rendu célèbre en 1907 par l&rsquo;humoriste et artiste américain Gelett Burgess. A l&rsquo;origine le mot raillait les éloges emphatiques figurant sur la couverture des livres. Aujourd&rsquo;hui, on parle d&rsquo;une courte description d’un livre, film, oeuvre musicale, etc. écrite et utilisée à desfins promotionnelles. Bref, un synonyme de Quatrième de couv !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 26 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas, mais je suis née dans les Yvelines. </em></p>
<p><em>Quand j&rsquo;ai huit ans, nous quittons le 78 pour le 93. Nous quittons Saint-Germain-en-Laye pour emménager dans une ville de musulmans : Clichy-sous-Bois. </em></p>
<p><em>En dehors de ma famille, à Clichy-sous-Bois, les personnes avec qui je grandis, le voisinage, les amies, les camarades de classe sont presque tous des musulmans. Alors, je n&rsquo;ai pas de mal à être une &laquo;&nbsp;musulmane&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><em>A huit ans je pense que :</em></p>
<p><em>Tout Maghrébin est musulman. </em></p>
<p><em>Les musulmans sont  ceux qui ne mangent pas de porc et font le ramadan. </em></p>
<p><em>Jeûner, c&rsquo;est se mettre à la place des personnes qui n&rsquo;ont pas de quoi manger. </em></p>
<p><em>Les musulmans ne boivent pas. </em></p>
<p><em>Les Maghrébins se marient, ils ont des enfants, puis des petits-enfants. </em></p>
<p><em>Je suis à l&rsquo;école élémentaire lorsque je fais le ramadan pour la première fois. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas. </em></p>
<p><em>Mes parents sont musulmans, mais je ne me souviens pas d&rsquo;avoir reçu des enseignements religieux particuliers durant mon enfance. </em></p>
<p><em>Je n&rsquo;ai fréquenté aucune mosquée, mes parents ne nous ont pas fait de cours à domicile, seulement quelques prêches occasionnels à l&rsquo;âge adulte. </em></p>
<p><em>Ces prêches, quand ils avaient lieu, étaient gouvernés par mon père. </em></p>
<p><em>Ahmed. </em></p>
<p><em>Nous sommes dans le salon, mes soeurs et moi, assises en rond autour d&rsquo;une table avec une nappe à fleurs. </em></p>
<p><em>Là, mon père s&rsquo;installe en face de nous, il pose son café sur la table et s&rsquo;enfonce dans son fauteuil préféré. Il choisit un sujet, il dit</em> Bissmillah<em>. </em></p>
<p><em>Après ça, il fait entendre à chacune d&rsquo;entre nous ce qu&rsquo;il lui manque pour être une meilleure musulmane. </em></p>
<p><em>Ces moments ne sont pas destinés à accroître notre savoir en islam. </em></p>
<p><em>Ce que mon père dit, nous le savons déjà. </em></p>
<p><em>Je crois que rien n&rsquo;a été dit dans ma famille. </em></p>
<p><em>Le silence est le moyen de communication le moins codé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 145 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima. </em></p>
<p><em>Je regrette qu&rsquo;on ne m&rsquo;ait pas appris à aimer. </em></p>
<p><em>Un jeudi après-midi, j&rsquo;insulte ma professeure de mathématiques, madame Relca. </em></p>
<p><em>Je sens une chaleur sur ma nuque. </em></p>
<p><em>Mes mains sont moites. </em></p>
<p><em>Elle ne dit rien.</em></p>
<p><em>Elle est là, devant moi, debout, comme un panneau stop. </em></p>
<p><em>Elle range ses affaires. </em></p>
<p><em>Une main sur son sac, prête à partir. </em></p>
<p><em>Et moi, je suis là, face à elle. </em></p>
<p><em>Impuissante. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai l&rsquo;impression de me faire ridiculiser. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;ignorance est le pire des mépris. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em>En deux minutes, cette phrase avait pris tout son sens.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière&nbsp;&raquo;, Fatima Daas, les Editions Noir sur Blanc, 16 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre vides et manques, la petite barbare&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 08:52:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de &#171;&#160;La petite barbare&#160;&#187;, véritable pépite d&#8217;Astrid Manfredi, qui signe là un premier roman uppercut. Créatrice du blog de chroniques littéraires Laisse parler les filles, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" rel="lightbox[3284]"><img class="alignleft size-full wp-image-3286 colorbox-3284" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" alt="BARBARE OK" width="368" height="499" /></a><span style="color: #ff6600"> Rentrée littéraire</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff6600"> <span style="color: #000000">Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de <strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, véritable pépite d&rsquo;<strong>Astrid Manfredi</strong>, qui signe là un premier roman uppercut. </span></span></p>
<p style="text-align: left">Créatrice du blog de chroniques littéraires <em>Laisse parler les filles, </em><strong>Astrid Manfredi </strong> intervient ponctuellement pour le <em>Huffington Post,</em> toujours autour de la littérature.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une jeune femme de 23 ans  à la beauté incendiaire. Elle achève sa peine de prison. Elle a passé plusieurs années derrière les barreaux pour ne pas avoir dénoncer des actes de torture et un meurtre, pour avoir cautionné des actes barbares.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, c&rsquo;est elle-même qui nous raconte son histoire. Faite de riens et de manques. Alors elle compense. Mise sur son corps pour s&rsquo;offrir toujours mieux que le quotidien minable et tellement étriqué de ses parents. Quitte à aller trop loin. Quitte à ne plus rien respecter. Même pas elle.</p>
<p style="text-align: left">Avec <strong>Esba</strong>, elle monte des coups, dévalise de jeunes et moins jeunes bourgeois qui s&rsquo;encanaillent. Jusqu&rsquo;au drame. On y devine, en filigrane, l&rsquo;<strong>affaire Ilan Halimi</strong>. Et celle de l&rsquo;allumeuse. Jusqu&rsquo;en prison, la jeune femme usera de ses charmes vénéneux pour gagner un peu de liberté. Tragique.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-3284"></span></p>
<p style="text-align: left">Seule les livres l&rsquo;apaise. Seuls les mots de <strong>Marguerite Duras</strong> et plus précisément ceux de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amant&nbsp;&raquo;</strong> lui font envisager autre chose. Loin de la noirceur de sa réalité.</p>
<p>Sur le site <a href="http://www.babelio.com/auteur/Astrid-Manfredi/354019"><strong>Babelio</strong>,</a> <strong>Astrid Manfredi </strong> explique quelles étaient ses inspirations.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il y a eu plusieurs points d’orgue. D’une part cette jeune fille, Emma, qui a servi d’appât dans le gang des barbares puis séduit le directeur de prison lors de son incarcération. D’autre part l’affaire Valérie Subra, dans les années 80, qui répondaient au même processus : obtenir ce qu’elle voulait coûte que coûte, et sous emprise. J’ai aussi pensé au cinéma de Larry Clark et à la crudité poétique de sa caméra lorsqu’il filme une jeunesse qui a perdu le cap, et qui pourtant n’est pas toujours issue de milieux défavorisés. Mais oui, le fait divers reste une excellente chair à fiction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse "><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est le récit cru et cash d&rsquo;un chaos social et intérieur. De la banlieue aux Champs-Elysées, il n&rsquo;y a que trois stations de RER. Le rêve est à portée de main. Il va cependant virer au cauchemar.</p>
<p class=" itw_reponse "><strong>Ici, Astrid Manfredi explique la génèse de son premier roman</strong></p>
<p class=" itw_reponse "><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x339jni" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis sortie de l&rsquo;isolement. Comprenez : ils vont me libérer sous peu, je suis trop jeune pour racornir en prison, il semblerait. Ce n&rsquo;est pas mon dirlo – celui de la prison –  qui me dira le contraire. En attendant, c&rsquo;est lui qui paye l&rsquo;addition. Bien fait. Il faut toujours payer pour ses faiblesses. La vie c&rsquo;est du bluff, mieux vaut garder les lunettes noires et ne rien laisser voir.</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em> Je suis revenue en cellule avec les filles pour les six derniers mois de taule qui me restent à faire. J&rsquo;ai appris ça l&rsquo;autre jour : la fin de mon incarcération, de mon lavage de cerveau pour mauvaise conduite. La famille de la victime est scandalisée. Pas moi. J&rsquo;ai juste vu. Et encore, vu, c&rsquo;est vite dit. Je m&rsquo;en allais faire du shopping, j&rsquo;achetais des valises entières de trucs vaporeux à faire triquer David Beckham puis je rentrais et je voyais l&rsquo;autre supplicié qui implorait la clémence sur sa chaise. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il pouvait chlinguer. Après son regard de poney fou j&rsquo;allais gerber. Peur de la peur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 82</strong> : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti à la rue, à la vie, aux arbres et aux tours qui nous encerclaient. J&rsquo;ai laissé un mec crever tout seul dans l&rsquo;abattoir de béton au nom de rien. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Esba, mon Esba à la peau de toujours, jamais je ne t&rsquo;en voudrai, je connais les sédiments de ta douleur et les belles couleurs qui s&rsquo;y sont déposées avant que tu te transformes en super-héros du néant. Je connais tes chansons, ta voix chaude et embrumée venue d&rsquo;ailleurs. Ta voix oubliée de tous. Je connais ta main dans la mienne et ta révérence de marabout devant ma beauté. Je t&rsquo;absous à tout jamais. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Puis le bourge est mort. Plus rien, plus un souffle n&rsquo;est sorti de lui. Pantin désarticulé aux membres fracassés et soumis, un sourire de joker pour la récompense. Le festin était terminé. Il gisait là, devant nous, incroyablement humain, incroyablement seul. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai pleuré sur mes escarpins et les sirènes ont retenti. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Il faut toujours payer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J moins quatre. Je l&rsquo;écris à la craie sur le mur en vrac de la cellule. Les filles applaudissent et me déboitent l&rsquo;épaule à force de paluches d&rsquo;encouragement. Encore un J moins qui viendra rejoindre une cohorte de J moins maladroits et fiévreux que d&rsquo;autres évadées avant moi ont espérés dans une tension qui te tord les boyaux. Ca chamboule grave, j&rsquo;ai presque peur. Peur de ne plus savoir marcher sur les trottoirs, de ne plus savoir lire l&rsquo;heure, de me tromper de direction dans le métro, d&rsquo;être gauche et ringarde parmi les minettes à la mode si minces. J&rsquo;ai eu mon heure de gloire, elle est passée et je ne la regrette pas. Je l&rsquo;ai dépensée jusqu&rsquo;à la lie, plus une seconde de disponible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left">Un premier roman réussi. Une histoire forte dont on dévore chaque page.</p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;, Astrid Manfredi, Belfond, 15€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Pas d&#8217;été à Louveplaine&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/09/pas-dete-a-louveplaine/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Dec 2013 08:33:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&#8217;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de Cloé Korman a provoqué chez moi. Avec &#171;&#160;Les Saisons de Louveplaine&#160;&#187;, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite. Cloé Korman est née [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2237 colorbox-2234" style="margin: 10px" alt="cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" width="174" height="256" /></a></p>
<p>Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&rsquo;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de <strong>Cloé Korman</strong> a provoqué chez moi. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite.</p>
<p><strong>Cloé Korman</strong> est née en 1983 à Paris. Elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l&rsquo;histoire des arts et du cinéma. Son premier roman, &laquo;&nbsp;<strong>Les Hommes-couleurs</strong>&nbsp;&raquo; (Seuil, 2010) avait été récompensé par le prix du <strong>livre Inter</strong> et le <strong>prix Valéry Larbaud</strong>.Le thème lui avait été inspiré par ses voyages dans l&rsquo;Ouest des Etats-Unis quand elle vivait à New-York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2241 colorbox-2234" alt="Les-hommes-couleurs-150x150" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Dans ce premier roman déjà, le thème de l&rsquo;immigration était creusé par la jeune femme. Un couple, employé d&rsquo;une multinationale, dirige les travaux d&rsquo;un tunnel destiné à livrer du pétrole mexicain vers les USA, au mépris des lois du pays.</p>
<p>Le tunnel devient la voie de passage des émigrants mexicains. Le couple se retrouve, au fil des années, complice de ces passages clandestins, car le tunnel est long à percer. Ce qui permet à l&rsquo;opération de durer c&rsquo;est que le responsable du chantier au sein de la multinationale à New-York est un amateur et un trafiquant d&rsquo;objets archéologiques que les ouvriers découvrent (et se mettent même à fabriquer).</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo; </strong> est disponible en format poche.</p>
<p><span id="more-2234"></span></p>
<p>Quid des <strong>&laquo;&nbsp;Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong> ? Voilà une histoire unique. Celle de<strong> Nour</strong>. La jeune femme, Algérienne, n&rsquo;a plus de nouvelle de son mari et père de sa fille.<strong> Hassan</strong> vit en France, à <strong>Louveplaine</strong>, ville imaginaire que l&rsquo;auteure a installée en <strong>Seine-Saint-Denis, entre une forêt et une autoroute. Louveplaine</strong>, c&rsquo;est la banlieue sans relief ni mémoire.</p>
<p>Là,<strong> Nour </strong>débarque un jour de septembre dans un appartement vide. Elle se met en quête de son mari qui, elle l&rsquo;apprend vite, vivait grâce à l&rsquo;économie parallèle. Le menuisier parti faire fortune en France vend de la drogue et se lance dans les combats de chiens clandestins. De quoi attiser la jalousie. Il en mourra&#8230;</p>
<p><strong>Nour,</strong> dont l&rsquo;histoire est d&rsquo;abord racontée au lecteur par l&rsquo;une de ses amies d&rsquo;enfance puis par le policier<strong> Biniam</strong>, met tout en branle pour comprendre, savoir. Quitte à devenir délinquante elle-même.</p>
<p>Avec <strong>Sonny</strong>, un jeune garçon d&rsquo;origine malienne, elle arpente la cité, le béton froid. Ensemble, au fil des saisons et des mois qui ponctuent les chapitres, ils oublient leurs solitudes, leurs peurs et leurs rêves trop grands pour eux. <strong>Sonny, le si ténébreux et si humain pourtant, </strong>s&rsquo;impose à elle. Tantôt aidant, tantôt menaçant. Il sait mais distille les informations au compte-gouttes.</p>
<p>Dans un décor qui déconstruit – la tour Aragon va être rasée – entre le lycée, l&rsquo;hôpital,  l&rsquo;esplanade et les tours, c&rsquo;est toute une communauté qui essayé de vivre. Ensemble. Malgré la violence, celle des hommes, des enfants&#8230; et celle des animaux qu&rsquo;on fait se battre dans les caves&#8230;</p>
<p><strong>Quand Sonny (grièvement touché) et Nour (indemne) sont renversés par une voiture de police, les jeunes font s&rsquo;embraser la ville. L&rsquo;auteure a situé son roman en 2005. Comme un écho aux émeutes qui, à l&rsquo;époque, enflammaient Clichy-sous-Bois.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand elle me passe ses coups de fil étranges, que je comprends de moins en moins, j&rsquo;imagine Nour penchée dans cet appartement à deux mille kilomètres de nous, dans cette ville où elle est seule. Peut-être a-t-elle choisi de dormir et de rêver avec d&rsquo;autant d&rsquo;obstination pour réussira conserver l&rsquo;image de son mari, comprendre qui il était avant qu&rsquo;il parte tenter le coup en France. Depuis trois ans, il n&rsquo;était jamais là qu&rsquo;en été, un mois à aider Amine à la station-service et avec elle pendant les jours de congé, à faire quelques balades dans les alentours. Le reste de l&rsquo;année il envoyait un peu d&rsquo;argent. Qui était Hassan avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;efface en perdant l&rsquo;appétit, le sommeil ? Qui, avant qu&rsquo;il ne se perde dans Louveplaine ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Quand ils gagnèrent la porte, Néfi se rua sur le tas de vêtements qu&rsquo;ils apercevaient tout à l&rsquo;heure depuis le palier. Sonny eut le plus grand mal à la faire reculer et Nour dut s&rsquo;appuyer contre le mur pour retenir un haut-le-coeur. Ce n&rsquo;étaient pas les ordures qui s&rsquo;exhalaient depuis tout à l&rsquo;heure à travers le couloir, mais ce tas de lambeaux : les chiens. Ils étaient trois, liquidés par les combats, qu&rsquo;on avait jetés là. On n&rsquo;avait pas prévu d&rsquo;autre endroit où mettre les vaincus. La pile de chair, de fourrure collée, de dents et d&rsquo;os à vif se confondait entièrement dans cette puanteur, pourtant quand elle eut dépassé cet obstacle, une image s&rsquo;imprima en elle aussi nettement qu&rsquo;une morsure – le tosa qui était au sommet de la pile, qui devait être le dernier perdant. Il avait eu la patte arrachée lors de son duel.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 296-297 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Rendre visite à ce garçon qui l&rsquo;avait presque tuée, dans un lieu qui lui soulevait le coeur, ne semblait pas propice à sa guérison. Après l&rsquo;accident, elle n&rsquo;était restée que vingt-quatre heures et au lieu de mettre ce séjour derrière elle, elle revenait. C&rsquo;était étrange : chaque jour elle se disait que sa balade matinale aurait pour but la boulangerie, le square des Cosmonautes, le centre de l&rsquo;église Saint-Marthe, mais il n&rsquo;en était rien, elle aboutissait à chaque fois dans cette chambre, où elle ne pouvait rien faire d&rsquo;autre qu&rsquo;entrer, s&rsquo;asseoir et constater son impuissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un portrait de femme, celui d&rsquo;une cité, d&rsquo;une communauté. Cloé Korman signe un roman puissant sur les arrivants, à la différence du précédent qui évoquait le destin de ceux qui veulent partir. Là, à Louveplaine, une cité qui ressemble à La Courneuve où l&rsquo;auteure a animé un atelier d&rsquo;écriture dans un établissement scolaire, la violence est partout. La poésie aussi. Dans certaines scènes, dans les descriptions de la ville. Mais aussi, et surtout, dans la langue, les dialogues, le style de la romancière. Loin des poncifs sur la banlieue morose, Cloé Korman réussit le tour de force de nous plonger dans un roman aux accents chevaleresques. Là, dans le décor gris, des vies se tiennent chaud. Nour en sort grandie et libre.</span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;avais beaucoup aimé <strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo;</strong>, cette fois encore Cloé Korman signe un roman atypique, poétique. Bien mené. Et terriblement bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;, Cloé Korman, Seuil, 21€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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