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	<title>Quatrième de couv &#187; avocat</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre les zones grises, prendre la bonne décision&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 08:03:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 Karine Tuil s&#8217;empare au plus près de l&#8217;actualité dans son douzième roman, La décision. L&#8217;auteure de Les choses humaines, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&#8217;une société après un viol, elle nous emmène dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" rel="lightbox[5887]"><img class="alignleft size-full wp-image-5889 colorbox-5887" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" alt="CVT_La-decision_5727" width="185" height="272" /></a></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><strong>Karine Tuil</strong> s&rsquo;empare au plus près de l&rsquo;actualité dans son douzième roman, <strong><em>La décision</em></strong>. L&rsquo;auteure de <em><strong>Les choses humaines</strong></em>, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&rsquo;une société après un viol, elle nous emmène dans le bureau de la coordinatrice du pôle d&rsquo;instruction antiterroriste. C&rsquo;est là qu&rsquo;<strong>Alma Revel</strong>, quinquagénaire empêtrée dans une vie conjugale qui ne la satisfait plus, traite des dossiers tout simplement inflammables.</p>
<p>Dans son bureau se succèdent des hommes et quelques femmes qui ont fait des choix. Radicaux. A elle et son équipe de se dépatouiller avec l&rsquo;horreur, d&rsquo;évaluer les responsabilités et les implications, de déjouer les stratégies autour de la <strong>taqiya</strong>, ce concept de la religion musulmane recommandant la prudence au fidèle en l&rsquo;invitant à dissimuler sa croyance en cas de danger. Rien n&rsquo;est épargné Alma, pas même les menaces de mort.</p>
<p>Tout compte pour étayer la prise de décision. Jusqu&rsquo;à l&rsquo;intuition.  Et si elle s&rsquo;avère finalement mauvaise ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5887"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Nous sommes en mai 2016. Dans une aile ultrasécurisée du palais de justice, la juge <strong>Alma Revel</strong> doit se prononcer sur le sort d&rsquo;<strong>Abdeljalil</strong>, un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. Est-il réellement repenti et risque-t-il de se radicaliser en prison si la justice décide de l&rsquo;y laisser ou cache-t-il son jihadisme ? Tandis que sa haine de la France transpire de tous ses mots ?</p>
<p>Au fil des pages, des extraits des interrogatoires donnent des pistes. Ou pas.</p>
<p>À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée depuis plus de vingt ans à un écrivain à succès sur le déclin, <strong>Alma</strong> entretient une liaison avec l’avocat <strong>Emmanuel Forest</strong> qui représente le mis en examen. Comment conjuguer le tout ? Auprès de ses collègues ? De sa famille ? De son conscience professionnelle tandis que tout se délite ?</p>
<p>Au fil des page, un roman intense, dense et très bien documenté. Pour l&rsquo;écrire au plus près de la réalité, <strong>Karine Tuil</strong> a rencontré des juges d&rsquo;instruction, des enquêteurs, un président de cour d&rsquo;assises et un avocat de jihadistes.</p>
<p>Dans <em><strong>La décision</strong> </em>aussi, tandis que se mélange le professionnel et le privé pour le pire et le meilleur, la notion d&rsquo;origine transparaît. Aucun des protagonistes n&rsquo;échappe à ses origines en regard de sa foi. Son mari s&rsquo;enfonce dans un judaïsme radical alors que leur fille aînée envisage d&rsquo;épouser un musulman. Dans le bureau du juge <strong>Revel</strong>, d&rsquo;autres sont prêts à tout au nom d&rsquo;Allah&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant tout le voyage, je conservais mon téléphone dans la main. Je regardais le paysage se déployer à travers la vitre, les champs de tournesol qui se dressaient, tantôt pleins et ouverts, tantôt repliés sur eux-mêmes, brûlés, éteints – juste métaphore d&rsquo;une vie qui alternait les cycles avec une régularité tragique. Je rêvais de fuite et de grands espaces. Je me sentais asphyxiée par un quotidien sur lequel je n&rsquo;avais plus la moindre maîtrise. Mon couple me paraissait factice, je pensais de plus en plus à la séparation, mais divorcer, pour une femme qui n&rsquo;avait pu affronter la férocité de son univers professionnel qu&rsquo;on conservant une stabilité affective, c&rsquo;était une décision qui ébranlait tout un mécanisme de confiance interne. J&rsquo;avais peur de prendre la mauvaise décision.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 192 : &laquo;&nbsp;</strong><em>– Tu prends des risques insensés, a-t-elle continué. Nous sommes proches je me permets de te le dire, on a tous compris que tu avais une liaison avec Emmanuel Forest, c&rsquo;est ta vie privée, tu fais ce que tu veux, Alma, mais il passe trop de temps dans ton bureau, ça fait deux fois cette semaine que tu nous l&rsquo;imposes à déjeuner, ce n&rsquo;est pas sain, ce n&rsquo;est pas assez étanche, on ne doit pas avoir de liens trop étroits avec les avocats qui travaillent sur nos dossiers, fais attention, les gens commencent à parler, je ne veux pas que tu aies de problèmes et je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;en avoir non plus. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je l&rsquo;écoutais tout en sachant qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait aucune influence sur moi, que rien ne me ferait plus renoncer à ma relation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 204 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La suite, en dépit des craintes, c&rsquo;est une logique de libération. La famille d&rsquo;Abdeljalil a été interrogée, elle est rassurante. La mère affirme qu&rsquo;elle peut accueillir son fils. Elle a une Freebox qui permet l&rsquo;installation du système de surveillance. Il y a donc des garanties éducatives, un socle. Le cadre familial est structurant. Abdeljalil a exprimé ses regrets à plusieurs reprises. L&rsquo;enquête de personnalité révèle des difficultés rencontrées au cours de l&rsquo;adolescence, des idées suicidaires, mais elle le décrit peu influençable et soucieux d&rsquo;engager des démarches de réinsertion. Un psychiatre et un psychologue l&rsquo;ont aussi examiné récemment : il est calme, cohérent, déterminé à mener une vie sans histoires.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La décision, Karine Tuil, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au nom d&#8217;un prophète qu&#8217;elle ne connait pas&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/12/24/au-nom-dun-prophete-quelle-ne-connait-pas/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/12/24/au-nom-dun-prophete-quelle-ne-connait-pas/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2019 08:56:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Abel Quentin]]></category>
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		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[Jenny Marchand]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[radicalisation]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Un premier roman, c&#8217;est même pour le le lecteur et la lectrice une aventure en soi. Je ne me lasse pas de ces moments durant lesquels on découvre un(e) auteur(e), son univers, ce que ses mots veulent nous dire. Je me répète sûrement, mais quel pied ! En général. C&#8217;est encore le cas avec &#171;&#160;Soeur&#160;&#187;, premier roman [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Soeur_7448.jpg" rel="lightbox[4947]"><img class="alignleft size-full wp-image-4964 colorbox-4947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Soeur_7448.jpg" alt="CVT_Soeur_7448" width="200" height="272" /></a>Un premier roman, c&rsquo;est même pour le le lecteur et la lectrice une aventure en soi. Je ne me lasse pas de ces moments durant lesquels on découvre un(e) auteur(e), son univers, ce que ses mots veulent nous dire. Je me répète sûrement, mais quel pied ! En général. C&rsquo;est encore le cas avec <strong><b>&laquo;&nbsp;Soeur&nbsp;&raquo;,</b></strong> premier roman conseillé par une libraire tourangelle.</p>
<p>Avec <strong><b>&laquo;&nbsp;Soeur&nbsp;&raquo;</b></strong>, <strong><b>Abel Quentin</b></strong> signe un premier roman qui nous parle de notre époque. Et pour cause. On suit une jeune fille sans histoire qui se convertit, qui devient djihadiste. Une obsession pour cette adolescente mal dans sa peau et timide. Elle va aller jusqu&rsquo;à y perdre ses repères et sa vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4947"></span></p>
<p>Un sujet que l&rsquo;auteur connait bien. Avocat pénaliste, à Paris, <strong><b>Abel Quentin</b></strong>, par ailleurs passionné de littérature, est &laquo;&nbsp;habitué à représenter des jeunes gens radicalisés&nbsp;&raquo;. Dont des mineurs.</p>
<p>Il nous livre ici un portrait glaçant d&rsquo;une vie qui bascule. <strong><b>Jenny Marchand</b></strong>, 15 ans, était jusque là une jeune fille sans histoire et sans ambition. Ombrageuse même. Harry Potter et Kurt Cobain, chacun dans leur genre, balisaient sa vie d&rsquo;enfant unique, entre une mère socialo-écolo et un père un brin réac.</p>
<p>Une déception amoureuse accélère sa mutation, sa transformation. Elle intègre un groupe de filles et de Sucy-en-Loire, petite ville perdue de la Nièvre. Se met à porter le voile. Au sein de cette bande de filles, elle se prend à rêver. Djihadiste ?  <strong><b>Dounia</b></strong> l&rsquo;encourage, l&rsquo;entraîne, l&rsquo;embrigade. <strong><b>Jenny</b></strong> devient <strong><b>Chafia</b></strong> alors qu&rsquo;au sommet de l&rsquo;Etat l&rsquo;approche des élections présidentielles affûte les ego.</p>
<p>On suit la jeune fille au fil des chapitres et de sa transformation, mélange de sous-culture et de références sacrées mal digérées. <strong><b>Jenny-Chafia</b></strong> devient musulmane pour de mauvaises raisons, mal-entourée.</p>
<p>Une mécanique implacable pour une trajectoire singulière. Et une fin tragique.</p>
<p>Un premier roman au sujet fascinant, et traité par un auteur qui sait de quoi il parle. Passionnant !</p>
<p><strong> </strong><strong><b>Abel Quentin parle de son roman et ce qu&rsquo;il voulait raconter à travers son premier roman :</b></strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/aqxEGzpDMuY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 87:</b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Après l&rsquo;humiliation, le long calvaire. Deux journées entières à décortiquer, avec une maniaquerie masochiste, chaque seconde de cette danse atroce. Jenny s&rsquo;enivre du constat de ce malheur si parfait : ce baiser refusé vient parachever une vie d&rsquo;échec, passée dans la contemplation muette du bonheur des autres. &laquo;&nbsp;Ce sera toujours ainsi&nbsp;&raquo;, pense-t-elle. La spirale dépressive, lentement, se let en branle. Les mauvaises pensées s&rsquo;enfoncent, comme une vrille, dans ses tempes.&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 133 :</b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> &laquo;&nbsp;Jenny s&rsquo;initie, pendant deux mois, à la haine. Dounia la guide dans le dédale baroque des sites djihadistes, elle lui donne les trucs et les astuces, les clefs et les sésames. Elle apprend vite : son intelligence fruste est un terreau favorable à l&rsquo;islam hardcore professé par les ultras de l&rsquo;Etat islamique. Les éructations d&rsquo;Omar le Malien ou les visions eschatologiques du site Ansar Al-Haqq infusent lentement mais sûrement, se faufilant entre ses objections. Elle lit tout, avec l&rsquo;avidité des néophytes, avec plaisir même, ce n&rsquo;est pas tellement moins divertissant que </span></span></span></em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Harry Potter</span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">.&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 213 : </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>&laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;est rien passé. </i></span></span></span></p></blockquote>
<blockquote><p><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&nbsp;&raquo; Chafia renfonce l&rsquo;arme entre les pans de la doudoune. &laquo;&nbsp;Tu peut tout Allah akhbar&nbsp;&raquo; siffle-t-elle, estomaquée par cette démonstration de force. On peut dire qu&rsquo;Il n&rsquo;a pas fait défaut sur ce coup-là. Cette histoire de voile invisible, à la sourate dix-sept, est un truc de malade. Elle a retenu sans effort ce verset qui trouve chez elle un écho singulier : le voile invisible ressemble furieusement à la cape d&rsquo;invisibilité que Harry Potter enfile dans La Chambre des secrets. Chafia n&rsquo;envisage pas une seule seconde que cette correspondance soit le fruit du hasard et préfère y voir la preuve d&rsquo;un dialogue mystérieux, une intertextualité défiant l&rsquo;espace-temps, l&rsquo;esprit de Poudlard fécondant le livre sacré qui traversait de son souffle épique la saga de J.K.Rowling.&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p></blockquote>
<p><em><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Soeur&nbsp;&raquo;, Abel Quentin, Les éditions de l&rsquo;Observatoire, 19€.</b></span></span></span></strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vivre autrement dans l&#8217;Afrique du Sud post-apartheid</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/17/vivre-autrement-dans-lafrique-du-sud-post-apartheid/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Jan 2014 13:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nelson Mandela a rejoint la terre de ses ancêtres. De quoi attirer ma curiosité sur l&#8217;Afrique du Sud d&#8217;aujourd&#8217;hui. Celle de l&#8217;après-apartheid. Pour me guider, j&#8217;ai choisi de suivre l&#8217;auteure Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature en 1991. Cette femme a longtemps été proche de l&#8216;ANC de Nelson Mandela. Elle a combattu l&#8217;apartheid à travers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nelson Mandela</strong> a rejoint la terre de ses ancêtres. De quoi attirer ma curiosité sur <strong>l&rsquo;Afrique du Sud</strong> d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Celle de l&rsquo;après-apartheid. Pour me guider, j&rsquo;ai choisi de suivre l&rsquo;auteure <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nadine_Gordimer">Nadine Gordimer</a></strong>, prix Nobel de littérature en 1991. Cette femme a longtemps été proche de l<strong>&lsquo;ANC</strong> de Nelson Mandela. Elle a combattu l&rsquo;apartheid à travers la littérature notamment.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GORDIMER.jpg" rel="lightbox[2284]"><img class="alignleft size-full wp-image-2286 colorbox-2284" style="margin: 10px" alt="GORDIMER" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GORDIMER.jpg" width="138" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans son treizième roman ( elle est également l&rsquo;auteure de 200 nouvelles et de plusieurs recueils d&rsquo;essais et de textes critiques),<strong> &laquo;&nbsp;Vivre à présent&nbsp;&raquo;</strong>, dont la traduction est sorti fin 2013 chez Grasset, elle nous plonge dans la vie du pays après 1994. Après la fin de l&rsquo;apartheid&#8230; et l&rsquo;apparition d&rsquo;une autre ségrégation, sociale cette fois.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Steve</strong> et de <strong>Jabulile</strong>. Nous sommes au début des années 2000. Lui est Blanc, mi-juif mi-chrétien. Elle est zouloue, noire de peau. Ils se sont connus du fait de leur appartenance à l<strong>&lsquo;Umkhonto</strong>, le bras armé de l&rsquo;<strong>ANC</strong>. Lui, chimiste de formation, a mis ses connaissances au service de la lutte armée. Elle, sera emprisonnée. Ils se marient alors que les lois racistes le leur interdit. Puis il y a 1994, les élections, l&rsquo;arrivée de Mandela à la tête de l&rsquo;Etat&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2284"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2292" style="width: 142px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Nadine_Gordimer.jpg" rel="lightbox[2284]"><img class=" wp-image-2292  colorbox-2284" style="margin: 10px" alt="Nadine Gordimer, prix Nobel de Littérature 1991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Nadine_Gordimer.jpg" width="132" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Nadine Gordimer, prix Nobel de Littérature 1991</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Installés dans un quartier de la banlieue de  Johannesburg, ils se construisent une nouvelle vie. Elle, enseignante, devient avocate. Lui, employé dans une entreprise de peintures industrielles sera professeur à l&rsquo;Université. Ils élèvent deux enfants, voient régulièrement d&rsquo;autres vétérans, se lient d&rsquo;amitié avec leurs voisins homosexuels sortis eux aussi, enfin, de l&rsquo;illégalité. Mais comment vivre normalement, dans une société intégrée et normée quand on a, des années durant, vécu la lutte et la clandestinité ?</p>
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<p>Les différences sociales entre Noirs et Blancs désormais égaux les empêchent de vivre pleinement au coeur de la nation Arc-en-ciel. Faut-il, comme le prépare <strong>Steve</strong>, émigrer en Australie ? Faut-il continuer à se battre ? Faut-il accepter ? Se conformer à de nouvelles règles ? <strong>Steve</strong> et <strong>Jabu</strong> se confrontent à leur histoire personnelle, à celle de leur couple, mixte tandis que leur pays s&rsquo;invente un avenir. A la tête du pays pourtant, les idéaux ont laissé la place à de petits arrangements avec la morale&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Incrédulité, stupéfaction. Collision du coeur en surégime – son père était un tel homme, si différent de tous les autres dans sa manière d&rsquo;aborder les ambiguïtés et contradictions intimes qui pour les autres se résumaient à blanc ou noir. Le remarquable proviseur ; le Doyen. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Une sorte de foi chrétienne dans le fait que Zuma, cet homme qui sourit sur ses dents du bonheur, doit être sauvé, au sens de l&rsquo;église. Ce qu&rsquo;ils appellent une âme égarée. Une image dévoyée, prête à la rédemption ? Un Doyen pouvait croire en cela. Mais elle, c&rsquo;est depuis toujours sa – quoi – sa honte, son regret, sa culpabilité, elle qui a appartenu à la congrégation du Doyen dès qu&rsquo;elle a eu l&rsquo;âge d&rsquo;aller à l&rsquo;église sur le dos de sa mère, et croit toujours en ce premier des révolutionnaires, le Seigneur Jésus, et en le Père ultime, Dieu, de ne jamais s&rsquo;en être remis à Lui lorsqu&rsquo;elle se trouvait en détention ou dans les campements de brousse, il y avait cette autre fois, l&rsquo;unique, la Liberté. Elle ne parvient pas à comprendre : Zuma est-il destiné à être sauvé ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 255-256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il va chercher le formulaire, le déploie sous leurs yeux. “C&rsquo;était donc pour ça, ce que nous avons fait – la Lutte. Camarades&#8230; De simples clones réincarnés des patrons de l&rsquo;apartheid. Notre “renaissance”. Le corruption liée aux contrats d&rsquo;armement, où en est cette jolie procédure dans tes tribunaux, sans cesse renvoyée aux calendes grecques – le cloaque méthodiste n&rsquo;est qu&rsquo;une des nombreuses décharges où échouent les noirs dont personne ne veut, dont personne ne sait quoi faire – “droits”, ce mot bien trop pompeux pour s&rsquo;appliquer aux réfugiés – les bidonvilles là où notre peuple est censé à présent posséder quatre murs et un toit, et ils vivent encore dans cette merde, je pourrais en parler des heures, et c&rsquo;est tout ce que nous faisons, nous autres, les camarades. Je travaille à l&rsquo;université, là où se joue le changement, les écoles n&rsquo;ont même pas d&rsquo;enseignants qualifiés – ni de toilettes – les enfants viennent apprendre sans rien dans l&rsquo;estomac.”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 381 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Les camarades ; sur le point de voter. Chacun le voit dans l&rsquo;aspect familier des autres – syur la fidélité au parti, celui de Mandela, qui a apporté la liberté, l&rsquo;emportera-t-elle. Ce qui veut dire : Zuma. Pour répondre à l&rsquo;impératif : le pouvoir au parti.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Des histoires de corruption concernant ses pairs sont en train d&rsquo;être exhumées, des lambeaux d&rsquo;histoire sales ; qui a révélé des informations touchant à la surêté de l&rsquo;Etat en échange de quelle somme.”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Zuma est le parti désormais. Si sa moitié auto-amputée représente l&rsquo;autre alternative – et pour les camarades, il n&rsquo;y en a pas de troisième –, Terror Lekota a-t-il emporté dans sa poche l&rsquo;esprit du parti, l&rsquo;a-t-il sauvé. Pour le garder en vie : un déplacement du vote fidèle. Ce qui veut dire Lekota.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>La décision que les camarades vont devoir prendre s&rsquo;impose comme un état en quelque sorte commun, plutôt qu&rsquo;elle n&rsquo;exclut les deux personnes qui parmi eux ont fait le choix de laisser derrière eux l&rsquo;obligation – non, de renoncer à leur droit de naissance de voter pour les dirigeants, quelle que soit leur vraie nature et la réalité de leur engagement à défendre la justice, qui se cachent derrière les slogans des contes de fées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman puissant. Drôle et âpre à la fois. Un roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui nous parle d&rsquo;engagement, de lutte,  de conscience politique et de la difficulté à faire vivre ses idées quand tout, semble-t-il,  est devenu normal. Un roman d&rsquo;engagement et de portraits en creux qui nous montre la difficulté à vivre ensemble, tous différents. Un roman d&rsquo;espoir aussi. Bref, une très jolie découverte. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vivre à présent&nbsp;&raquo;, de Nadine Gordimer, Grasset ( traduit de l&rsquo;anglais par David Fauquemberg), 22€.</strong></em></p>
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