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	<title>Quatrième de couv &#187; Autriche</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187; de Raphaël Jerusalmy</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 19:39:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le Roblès 2013 ? Je viens de finir &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187;, de Raphaël Jerusalmy. Encore une bonne surprise. &#160; Raphaël Jerusalmy, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le <strong><a title="Découvrez ici la sélection 2013" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/#more-1486">Roblès 2013</a> </strong>? Je viens de finir <strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Raphaël Jerusalmy</strong>. Encore une bonne surprise.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1665 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="MOZART" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" width="72" height="137" /></a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1664 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="AVT_Raphael-Jerusalmy_3045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" width="120" height="160" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Raphaël Jerusalmy</strong>, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a fait une carrière au sein des services de renseignements militaires israéliens. Aujourd&rsquo;hui, il est marchand de livres anciens en Israël.</p>
<p>Pour<strong> &laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Raphaël Jerusalmy</strong> a obtenu le Prix littéraire de l&rsquo;Ecole normale supérieure de Cachan 2013.</p>
<p><span id="more-1661"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce court romande 149 pages publié chez <strong>Actes Sud</strong> ? <strong>C&rsquo;est celle de Otto. J.Steiner. Critique musical installé à Salzbourg, en Autriche, Otto est vieux et malade. Il vit dans un sanatorium. Nous sommes au lendemain de l&rsquo;Anschluss, à l&rsquo;été 1939.</strong></p>
<p><strong>Otto</strong> est juif, seul, tuberculeux. Il tient un journal qu&rsquo;il espère pouvoir remettre à son fils, parti. Il n&rsquo;aime que la musique et tente de s&rsquo;y réfugier alors que la guerre, les privations et la culture hitlérienne s&rsquo;installent.</p>
<p>De juillet 1939 à août 1940, d&rsquo;un festival de musique dédié à Mozart à un autre, nous suivons la vie d&rsquo;Otto qui, bien que malade, veut rester debout. Digne. Patiemment, ce dernier va d&rsquo;ailleurs orchestrer la vengeance de la musique contre l&rsquo;Histoire. Avec plus ou moins de succès tandis que son quotidien se dégrade. Faim, froid, trahisons et autres petites lâchetés.</p>
<p>Pour aller plus loin, voici l&rsquo;article consacré à un documentaire diffusé sur France 5. On y parle de résistance à l&rsquo;opéra Garnier. Le lien est <a href="http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-15-2013/articles/p-17892-Un-air-de-resistance-a-l-Opera.htm">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 46-47 :</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Lundi 29 janvier 1940</p>
<p><em>Cloué au lit depuis hier. Le gardien de nuit m&rsquo;a ramassé dans la cour. Tout gelé. Samedi a été très dur. Dès le réveil, j&rsquo;ai senti que ça n&rsquo;allait pas. Gorge sèche, grelottements, maux de poitrine, de dos, crampes, nausée. Je n&rsquo;ai rien voulu dire. De dessous les draps, j&rsquo;ai vu les autres comme dans un brouillard. On aurait dit des ombres chinoises. Je n&rsquo;arrivais plus à respirer, comme quelqu&rsquo;un qui se noie. Günter m&rsquo;a apporté de l&rsquo;eau. De l&rsquo;eau, à un noyé ?  </em></p>
<p><em>La nuit, encore pire. Poussée de fièvre, diarrhée. Honte. Colère. Lorsque les autres se sont enfin endormis, je me suis traîné jusqu&rsquo;à la cour et je me suis étendu dans la neige. J&rsquo;ai regardé les branches des arbres, le ciel d&rsquo;où tombait un rayon de lune. </em></p>
<p><em>Ce suicide, ça m&rsquo;a fait du bien&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 53 </strong><em><strong>:</strong> &laquo;&nbsp;Je comprends le désarroi de Hans. Cette ingérence des nazis dans le programme du </em>Festspiele<em> est inadmissible. Révoltante. Faire du festival un vulgaire outil de propagande, un amusement troupier, c&rsquo;est un comble. Prendre Mozart en otage. L&rsquo;avilir ainsi. N&rsquo;y a-t-il donc personne pour empêcher un tel outrage ? </em></p>
<p><em>Cette fois-ci, ils dépassent les bornes ! On ne peut tout de même pas les laisser faire une chose pareille. Sans s&rsquo;insurger, sans réagir. Il faut mettre fin à cette mascarade. A tout prix. Il faut sauver Mozart ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Pages 102-103 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce matin, Stephan nous a annoncé que l&rsquo;enquête était terminée et que nous pouvions descendre à la cantine. Tout le monde cherchait à savoir ce qui s&rsquo;était passé. L&rsquo;intendant est entré, suivi du personnel. Il nous a informés que le docteur Müller avait été arrêté sur dénonciation du précédent concierge. Pour trafic de drogue. Müller revendait nos médicaments à une bande de malfrats. Au marché noir. Nous étions traités à l&rsquo;aspirine, en cachet ou en poudre, et au paracétamol dilué dans de l&rsquo;eau, pour les piqûres. D&rsquo;où la statistique. </em></p>
<p><em>Dans l&rsquo;armoire de pharmacie, il n&rsquo;y avait rien que des concoctions improvisées. Du sucre, des farines, des sirops de fruits, des colorants de teinturerie. Et même de la térébenthine. Rien qui puisse nous guérir. Ni tuer Hitler. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un texte ironique et cruel. Un régal que ce premier roman qui nous entraîne dans la vie de ce critique tuberculeux qui se lance dans un attentat musical. Le texte, sous forme de journal, se lit d&rsquo;une traite. Pas question pour lui que les marches militaires remplacent l&rsquo;oeuvre de Mozar ! Otto se bat contre plus fort que lui avec sa seule passion comme arme. L&rsquo;humour est grinçant, la gravité, elle, se fait malicieuse. A découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;, de Raphaël Jerusalmy, Actes Sud, 17,10€.</strong> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand Régis Jauffret raconte “le petit peuple de la cave”&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 17:43:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un auteur doit-il s&#8217;inspirer de la réalité ? Y plonger tout entier ou doit-il se contenter de la fiction ? Vaste question que pose le nouveau roman de Régis Jauffret, &#171;&#160;Claustria&#171;&#160;, un titre construit autour des mots Claustration et Austria ( Autriche, en anglais). Un roman comme on en lit que très peu. Un roman [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JAUFFRET-PHOTO.jpg" rel="lightbox[813]" title="JAUFFRET PHOTO"><img class="alignleft  wp-image-822 colorbox-813" style="margin: 10px;" title="JAUFFRET PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JAUFFRET-PHOTO-300x256.jpg" alt="" width="180" height="154" /></a>Un auteur doit-il s&rsquo;inspirer de la réalité ? Y plonger tout entier ou doit-il se contenter de la fiction ? Vaste question que pose le nouveau roman de <a title="sa page Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Jauffret">Régis Jauffret</a>, &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&laquo;&nbsp;, un titre construit autour des mots Claustration et Austria ( Autriche, en anglais).</p>
<p>Un roman comme on en lit que très peu. Un roman monstre, un livre événement qui a marqué la rentrée littéraire de janvier, opposant une fois encore, les pro et les anti-Jauffret.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-813"></span></p>
<p>En 2010 déjà, l&rsquo;auteur avait plongé dans l&rsquo;affaire <strong>Stern</strong> pour en  écrire une libre évocation, avec  &laquo;&nbsp;<strong>Sévère</strong>&laquo;&nbsp;. Un roman qui a nourri la polémique, l&rsquo;auteur ayant été, jusqu&rsquo;à très récemment, poursuivi en justice par la famille du banquier suisse qui a finalement retiré sa plainte. Souvenez-vous :</p>
<p>Le 28 février 2005,<strong> Edouard Stern</strong>, banquier suisse, est assassiné par sa maîtresse, Cécile Brossard, lors d&rsquo;ébats sadomasochistes. S&rsquo;ensuivit un procès retentissant qui fouilla dans les détails les plus intimes la vie deux deux protagonistes.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CLAUSTRIA.jpg" rel="lightbox[813]" title="CLAUSTRIA"><img class="alignleft  wp-image-820 colorbox-813" style="margin: 10px;" title="CLAUSTRIA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CLAUSTRIA.jpg" alt="" width="104" height="159" /></a>Une nouvelle fois, Régis Jauffret, qui aime à plonger dans plume dans le réel dans ce qu&rsquo;il a de plus glauque, s&rsquo;est inspiré d&rsquo;un fait-divers tragique. Sordide.</p>
<p>En avril 2008 en effet, la ville autrichienne d&rsquo;<strong>Amstetten</strong> devient le centre du monde. Et pour cause. Pendant vingt-quatre ans, un homme a retenu sa fille contre son gré dans une cave aménagée sous la maison familiale. Là, il lui a fait sept enfants. L&rsquo;un d&rsquo;eux mourra. Et trois rejoindront la famille d&rsquo;en-haut. A chaque fois, l&rsquo;homme explique à sa femme qu&rsquo;il vient de retrouver l&rsquo;enfant sur le palier, laissé là par sa mère enrôlée depuis plusieurs années dans une secte. Des mensonges dont la mère s&rsquo;est toujours contentés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Elisabeth Fritzl</strong> a, des années durant, été le jouet sexuel de son père, <strong>Josef Fritzl</strong>. Au total, 8.516 jours passés dans le sous-sol, entre privations de soins, d&rsquo;eau et d&rsquo;électricité avec trois de ses enfants. A eux quatre, ils constituent <strong>&laquo;&nbsp;le petit peuple de la cave&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Il a fallu que l&rsquo;un d&rsquo;eux, l&rsquo;aînée, soit transporté à l&rsquo;hôpital pour que la vérité éclate enfin. Comment un homme peut-il en arriver à une telle monstruosité ?</p>
<div id="attachment_827" style="width: 87px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Fritzl.jpg" rel="lightbox[813]" title="220px-Fritzl"><img class=" wp-image-827   colorbox-813" style="margin: 10px;" title="220px-Fritzl" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Fritzl-215x300.jpg" alt="" width="77" height="108" /></a><p class="wp-caption-text">Josef Fritzl</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Josef Fritzl,</strong>  – le personnage du livre porte d&rsquo;ailleurs ce prénom et ce nom –, a été  condamné en mars 2009 par la justice autrichienne à la prison à vie et à l&rsquo;internement psychiatrique pour séquestration, viols, meurtre.</p>
<p>A l&rsquo;époque, les médias se sont emparés de cette affaire extraordinaire pour le coup. Lire ici, par exemple<a title="lire l'article" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20080505.OBS2717/josef-fritzl-avait-prevu-le-cachot-des-1978.html ">, un article du Nouvel Obs</a>, daté du 23 juin 2008.</p>
<p>Reste ce roman. Puissant. Pour l&rsquo;écrire, l&rsquo;auteur s&rsquo;est rendu sur place. A puisé dans la réalité du dossier et dans celle du procès expédié en trois jours pour écrire cette terrible histoire à laquelle il a ajouté de la fiction. Car, comme il l&rsquo;explique dans cette vidéo <a href="http://www.dailymotion.com/video/xo9mx0_regis-jauffret-lecture-de-claustria_creation" target="_blank">Régis Jauffret : lecture de Claustria</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/laregledujeu" target="_blank">laregledujeu</a></em>, la fiction fait partie de son métier, de sa fonction.</p>
<p>Du fait-divers, Régis Jauffret réinvente le mythe de la caverne. Là, sous la maison, une mère et ses enfants ne découvriront la réalité du monde qu&rsquo;à travers un poste de télévision.</p>
<p>Si<strong> Fritzl</strong> a gardé son nom, c&rsquo;est le seul. Dans &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&laquo;&nbsp;, <strong>Elisabeth</strong> se prénomme <strong>Angelika</strong>. Tous les autres prénoms ont également été modifiés.</p>
<p>Au fil du roman, des allers et retours entre l&rsquo;enfance d&rsquo;<strong>Angelika</strong>, la jeunesse de son père, les jours horribles passés dans la cave, l&rsquo;enquête menée par<strong> Jauffret</strong>, celle de la police, le relation établie entre<strong> Fritzl</strong> et son avocat <strong>Gretel</strong>, et la sortie des survivants s&rsquo;enchaînent. Tissant une trame dans laquelle on se laisse prendre. Jusqu&rsquo;à la fin.</p>
<p><strong>Josef Fritzl,</strong> ingénieur en béton<strong>,</strong> est ainsi décrit comme un violeur impénitent, un fils indigne ( il a laissé mourir sa mère) et un mari violent.  Son rôle de père, il s&rsquo;en charge à coups de gifles et d&rsquo;humiliation.</p>
<p><strong> Page 70</strong>, <strong>Régis Jauffret</strong>, qui se met en scène, vient de découvrir des photos en rapport avec l&rsquo;affaire Fritzl : <em>&laquo;&nbsp;&#8211; J&rsquo;arrive à m&rsquo;imaginer assassiné, mutile, torturé. Je n&rsquo;arrive pas à m&rsquo;imaginer vingt-quatre années dans un trou. Essayez, vous n&rsquo;y arriverez pas non plus. Vous parviendrez à une semaine, peut-être à quatre. La nuit suivante, vous aurez peur de vous endormir. Si parfois le sommeil était une trappe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 118</strong> :<em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;etait en 1994, la veille de Noël. Elle était enceinte de cinq mois des jumeaux. Fritzl n&rsquo;était pas réapparu depuis qu&rsquo;il avait remonté Sophie, le troisième enfant de l&rsquo;inceste. La cave connaissait la famine depuis plusieurs jours. [&#8230;] Il lui restait du Théralène, elle en distribuait matin et soir une cuillerée aux enfants. Ils dormaient vingt heures par jour. Entre les sommes, ils étaient trop abrutis pour ressentir la faim.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Dès l&rsquo;âge de 11-12 ans, Angelika est violée par son père. Sa mère reste silencieuse et aveugle. <strong>&laquo;&nbsp;Le petit peuple de la cave&nbsp;&raquo;</strong> n&rsquo;aura jamais aucune réalité pour elle. Elle élève les enfants de sa fille, – le savait-elle quand même ? L&rsquo;auteur en est persuadé –, comme elle a élevé les siens. Sans amour ni tendresse. Et dans la crainte du patriarche, toujours.</p>
<p><strong>Page 228</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Angelika vivrait là en ermite. Elle ne verrait jamais que lui. Les hormones la tracassant, elle serait bien obligée d&rsquo;éprouver du désir pour lui. Un inceste naturel, remontant jusqu&rsquo;à l&rsquo;origine biblique de l&rsquo;humanité. Les enfants d&rsquo;Adam et Eve s&rsquo;accouplant à tire-larigot dans le louable but de propager l&rsquo;espèce. C&rsquo;était la première fois que l&rsquo;idée de fonder une famille avec Angelika avait germé dans son esprit. Une seconde famille plus sienne encore que la première car issue de l&rsquo;union d&rsquo;un géniteur et de la chair de sa chair. Une descendance sans une goutte de sang mêlé</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&nbsp;&raquo; est l&rsquo;un des romans les plus puissants lus depuis longtemps ! L&rsquo;histoire, quand elle faisait la Une des journaux et des télés était déjà incroyable en soi. La transposer dans un roman donne encore plus de poids à ce qu&rsquo;elle veut nous dire d&rsquo;un pays, d&rsquo;une époque, d&rsquo;une famille et d&rsquo;un homme. </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Régis Jauffret</strong> signe</span> <span style="color: #0000ff;">là une oeuvre majeure. Son style irradie le roman. Un livre monstre comme je le disais d&rsquo;emblée. A ne peut-être pas mettre entre toutes les mains.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Claustria&nbsp;&raquo;, de Régis Jauffret, Seuil, 21,90€.</strong></em></p>
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