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	<title>Quatrième de couv &#187; auteur</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Prix Roblès 2013  : &#171;&#160;La plume de l&#8217;ours&#160;&#187; de Carole Allamand</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 19:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Duval]]></category>
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		<category><![CDATA[génie littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[La plume de l'ours]]></category>
		<category><![CDATA[polar biographique]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus que quelques jours à patienter pour connaître le lauréat du prix Roblès 2013 ! C&#8217;est en effet, ce vendredi 7 juin, que les comités de lecture de cette nouvelle édition devront rendre public leur choix parmi les six auteurs de premiers romans sélectionnés. Le prix sera décerné en présence de membres de l&#8217;Académie Goncourt. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Plus que quelques jours à patienter pour connaître le lauréat du<strong> prix Roblès 2013</strong> !</p>
<p>C&rsquo;est en effet,<strong> ce vendredi 7 juin</strong>, que les comités de lecture de cette nouvelle édition devront rendre public leur choix parmi les six auteurs de premiers romans sélectionnés.<strong> <a title="L'article de la NR relatant le Roblès 2013" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/05/25/Six-romans-pour-voyager-1479344">Le prix</a></strong> sera décerné en présence de membres de l&rsquo;<strong>Académie Goncourt</strong>.</p>
<p>Pas question de vous dévoiler ici le choix fait par le comité de lecture auquel j&rsquo;appartiens. Motus !</p>
<p>Il me reste cependant à présenter le dernier des six romans lus à cette occasion.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLUME-OURS.jpg" rel="lightbox[1747]"><img class="alignleft  wp-image-1752 colorbox-1747" style="margin: 10px" alt="PLUME OURS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLUME-OURS.jpg" width="56" height="90" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&rsquo;ai donc achevé cette nouvelle expérience du <strong>prix Roblès</strong> en ouvrant <strong>&laquo;&nbsp;La plume de l&rsquo;ours&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Carole Allamand</strong>. Un livre dont j&rsquo;ai peiné à comprendre le cheminement, je dois bien l&rsquo;avouer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1747"></span></p>
<p>Née à Genève en 1967,<strong> Carole Allamand</strong> réside depuis 1993 aux États-Unis. Ardente avocate des ours, auteur d’un livre sur <strong>Marguerite Yourcenar</strong> et de nombreux articles sur des écrivains français et américains, elle enseigne la littérature contemporaine dans une grande université de la côte est.</p>
<p>Des éléments biographiques qui font écho au personnage principal du roman, <strong>Carole Courvoisie</strong>r. Etudiante suisse, celle-ci est récipiendaire d&rsquo;une bourse pour, aux Etats-Unis, trouver des éléments permettant de comprendre la <strong>&laquo;&nbsp;rupture duvalienne&nbsp;&raquo;, du nom de cet auteur suisse romand, Camille Duval,</strong> qui après un roman sulfureux s&rsquo;est enfui avec sa fille aux Etats-Unis. Il se fait oublier puis revient dans l&rsquo;actualité littéraire dix ans plus tard&#8230; avant de mourir mystérieusement au milieu des années 70, en Alaska.</p>
<p>Depuis, les biographes et autres chercheurs se disputent les raisons de cette révolution duvalienne. Comment devient-on un génie ? Voilà la question à laquelle<strong> Carole Courvoisier</strong> va s&rsquo;atteler au début des années 2000.</p>
<p><strong>Et c&rsquo;est elle, au fil d&rsquo;un road-movie qui conduit le lecteur de Manhattan à l&rsquo;Alaska en passant par le Vermont, l&rsquo;Utah et le Kentucky, qui va découvrir la vérité sur Camille Duval, personnage également imaginé par l&rsquo;auteure.</strong></p>
<p>Rencontres, échanges de courrier, Carole mène une enquête auprès de la fille de l&rsquo;écrivain, <strong>Sylvie</strong>, auprès de son infirmière également,<strong> Lily.</strong></p>
<p>Aux côtés de Carole, <strong>Jasper</strong>, un jeune vétéran d&rsquo;Irak qui disparaît cependant après les événements du 11 septembre 2001. Sa mère <strong>Marie-Claude</strong>, son père, son frère sont également des personnages prégnants dans ce roman tous comme les collègues de celle qui deviendra professeure (comme l&rsquo;auteure d&rsquo;ailleurs). Impossible de ne pas citer<strong> l&rsquo;ourse, Camille</strong>, qui joue un rôle essentiel (si,si) dans ce roman que certains ont qualifié de <strong>polar biographique.</strong></p>
<p><strong>Lors du salon du Livre 2013, l&rsquo;auteure Carole Allamand raconte son premier roman dans une vidéo</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/m50t62WaSpc?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 49 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[ &#8230;] Au fond, Sylvie Duval était flattée qu&rsquo;on s&rsquo;intéresse pour une fois aux versants moins glorieux d&rsquo;un génie qui s&rsquo;était révélé être un père de second ordre. Il n&rsquo;était pas suffisant au panégyrique de repousser dans l&rsquo;ombre l&rsquo;entourage des grands hommes, il fallait encore lui donner tort, prêter à M.Kafka père ou à Mme Simenon le coeur de pierre contre lequel l&rsquo;auteur aurait aiguisé sa plume. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 322</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Lily avait-elle été, après tout et même si le mot faisait sourire, la muse du vieil Helvète ? Etait-elle à l&rsquo;origine de cette nouvelle voix, qui avait incité le romancier à sortir de sa réserve métaphorique, à déployer ses phrases comme les pygargues leurs ailes au-dessus de la baie de Jamestown ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 329 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se garda en revanche d&rsquo;évoquer une expérience commencée il y a une quinzaine de jours. Sentant que Camille aimait qu&rsquo;on lui parle, mais ayant épuisé le stock de phrases bébêtes réservées aux animaux de compagnie, elle s&rsquo;était décidée à lui faire la lecture. Vers 16 heures, lorsqu&rsquo;elle calait sur la rédaction de sa biographie, elle remplissait un sac à dos de pommes et de livres choisis dans la bibliothèque de Lily, et enfourchait lé vélo pour se rendre au refuge. Doug Fern laissait la clé sur le cadenas qui fermait l&rsquo;enclos, les grosses pattes de Camille ne possédant pas la dextérité nécessaire pour l&rsquo;ouvrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ma dernière rencontre avec l&rsquo;un des six premiers romans de la sélection Roblès n&rsquo;aura pas été la plus enthousiasmante, pas la plus intéressante non plus. Je pense avoir lu trop de polars pour apprécier la trame de l&rsquo;histoire. Non, je n&rsquo;ai pas trouvé cela truculent, ludique et palpitant.  On avance dans la lecture sans savoir où l&rsquo;auteure veut nous emmener. D&rsquo;habitude, c&rsquo;est plutôt bon signe. Pas cette fois. Dommage. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La plume de l&rsquo;ours&nbsp;&raquo;, Carole Allamand, Stock (La forêt), 21,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Beckett, la vie et les abeilles</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/26/beckett-la-vie-et-les-abeilles-2/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/26/beckett-la-vie-et-les-abeilles-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 17:55:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Page]]></category>
		<category><![CDATA[postérité]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Roman Samuel Beckett]]></category>

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		<description><![CDATA[En ces temps de vacances hivernales, quoi de mieux que de plonger dans un livre&#8230; quand on ne dévale pas les pentes ? Pour vous réchauffer et faire travailler vos zygomatiques, voici un court roman (87 pages seulement !) à dévorer en attendant le goûter. Martin Page est en effet de retour avec &#171;&#160;L&#8217;apiculture selon [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/19/beckett-la-vie-et-les-abeilles/c_lapiculture-selon-samuel-beckett_8435/" rel="attachment wp-att-1478"><img class="alignleft  wp-image-1478 colorbox-1481" style="margin: 10px" alt="C_Lapiculture-selon-Samuel-Beckett_8435" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Lapiculture-selon-Samuel-Beckett_8435.jpeg" width="120" height="171" /></a></p>
<p>En ces temps de vacances hivernales, quoi de mieux que de plonger dans un livre&#8230; quand on ne dévale pas les pentes ? Pour vous réchauffer et faire travailler vos zygomatiques, voici un court roman (87 pages seulement !) à dévorer en attendant le goûter.</p>
<p><strong>Martin Page</strong> est en effet de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;apiculture selon Samuel Beckett&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>Martin Page</strong>, c&rsquo;est cet auteur inclassable, même pas quadragénaire dont le premier roman, sorti en 2001, s&rsquo;intitulait <strong>&nbsp;&raquo; Comme je suis devenu stupide&nbsp;&raquo;</strong>. Tout un programme ! Et un univers qui posait ses bases.</p>
<p>D&rsquo;autres titres ont suivi comme <strong>&laquo;&nbsp;Une parfaite journée parfaite&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;De la pluie&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Peut-être une histoire d&rsquo;amour&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique&nbsp;&raquo;</strong>, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1481"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quand il n&rsquo;écrit pas de romans, <strong>Martin Page</strong> bâtit des histoires pour le jeune public, écrit de la bande dessinée et fait aussi de la vidéo tout en alimentant son blog intitulé Pit Agarnem ( anagramme de Martin Page), que vous pouvez découvrir<a title="Découvrez le blog de l'auteur et de son double..." href="http://www.pitagarmen.com/"> ici</a>.  Il s&rsquo;agit d&rsquo;un laboratoire collaboratif. L&rsquo;été dernier, un roman a d&rsquo;ailleurs été publié sous le nom de Pit Agarnem dont on apprend qu&rsquo;il est né d&rsquo;un père américain d&rsquo;origine finlandaise et d&rsquo;une mère française !</p>
<p>Quid de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;apiculture selon Samuel Beckett&nbsp;&raquo;</strong> ? Un été à Paris, un doctorant en anthropologie est chargé par <a title="Découvrez l'oeuvre et la vie de Beckett " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Beckett"><strong>Samuel Beckett </strong></a>, prix Nobel de littérature en 1969 pour ceux qui auraient oublier, de classer ses archives. La rencontre lui semble si improbable qu’il en tient le journal afin de ne rien oublier. Le Beckett extravagant qu’il décrit est bien loin de l’homme austère qu’il imaginait. Et nous suivons la relation entre les deux hommes du 28 juin au 19 octobre 1985.</p>
<p>Ce récit est une réflexion sur l’image de l’écrivain, sa mémoire, l’utilisation de son oeuvre. C&rsquo;est aussi un roman fantaisiste qu&rsquo;on dévore et dans lequel on apprend que Beckett est un amateur de chocolat chaud à la garde-robe extravagante, un joueur de bowling et un apiculteur passionné.</p>
<p> Bref, une fiction rigolote qui prend à rebrousse-poil l&rsquo;image officielle d&rsquo;un Samule Beckett qui, au soir de sa vie, fuyait une vie sociale futile. Dans le livre, il invente des archives personnelles, histoire de brouiller un peu plus les pistes. Quand un metteur en scène suédois veut faire jouer &laquo;&nbsp;En attendant Godot&nbsp;&raquo; par des détenus, le voilà prêt à inventer de nouveaux personnages pour que tous puissent jouer&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 19 et 20 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“Ils veulent des archives ? Alors je vais leur en fabriquer”. Un sourire est apparu sur ces lèvres.  C&rsquo;est ainsi que Samuel Beckett m&rsquo;a enrôlé dans sa fabrication d&rsquo;archives. C&rsquo;était une farce, j&rsquo;étais payé pour y participer et je côtoyais un grand écrivain. Que demander de plus ? Mon statut d&rsquo;anthropologue me rapprochait des chercheurs qui collectaient tous les documents possibles le concernant. Mais j&rsquo;allais jouer contre mon camp et j&rsquo;en étais heureux. Je me retrouvais du côté du spécimen, un spécimen rétif et malin qui était actif face aux constructions que l&rsquo;on ferait de lui dans le futur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 61-62 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme nous passions devant un Monoprix, Beckett s&rsquo;est arrêté. Il est entré dans le magasin. Je l&rsquo;ai suivi. Il a pris un chariot et a dit “un supermarché c&rsquo;est plein de morts, mais c&rsquo;est plus coloré et plus beau qu&rsquo;un cimetière. Il faudrait coller de petites étiquettes sur les produits, avec le nom des morts”. Il n&rsquo;avait pas d&rsquo;étiquettes sous la main, alors il a sorti un stylo de sa poche. Il a écrit </em>Baudelaire<em> sur une conserve de raviolis, </em>Cortazar<em> sur une boîte de céréales, </em>Jean du Chas<em> sur une banane, </em>Durkheim<em> sur un mot de mouchoirs, </em>Maurice Leblanc<em> sur un flacon de shampoing, </em>Simone de Beauvoir<em> sur une bouteille de lait, </em>Saint-Saëns<em> sur un melon, </em>Man Ray<em> sur un paquet de café. Je ne sais pas ce que Beckett voulait exprimer par là. Peut-être était-ce une manière de réintégrer les morts dans notre quotidien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il faut abandonner l&rsquo;idée d&rsquo;être compris et bien lu. Le malentendu est la règle. Si on peut vivre en partie grâce à ce malentendu, alors tant mieux. C&rsquo;est la paradoxale félicité des artistes.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"> <strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Martin Page est capable d&rsquo;inventer des histoires insensées et de nous les raconter avec aplomb et réalisme. On le suit sans broncher. Avec une certaine délectation. J&rsquo;avais lu ses premiers romans avant de m&rsquo;éloigner de son univers. J&nbsp;&raquo;y suis revenue conquise et amusée par sa façon de dire, d&rsquo;écrire.  Une façon aussi de casser les mythes et les images policées.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;apiculture selon Samuel Beckett&nbsp;&raquo;, de Martin Page, Editions de l&rsquo;Olivier, 12€.</strong> </em></p>
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