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	<title>Quatrième de couv &#187; apprentissage</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre ses deux Mamas, retrouver ses racines&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 07:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman qui nous emmène en Afrique ? Voilà au moins deux vraies bonnes raisons d&#8217;y plonger. J&#8217;ai un faible pour les premiers romans et j&#8217;ai arpenté le continent africain des années durant, alors&#8230; Avec Le duel des grands-mères, nous partons au Mali. A Bamako d&#8217;abord, puis au village. Nous suivons Hamet, qui pré-adolescent, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres.jpg" rel="lightbox[5937]"><img class="alignleft size-full wp-image-5939 colorbox-5937" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres.jpg" alt="FR-NR-24-4a-d3-13847076-1507-1-tsp20220120061201-Le-duel-des-grands-meres" width="274" height="369" /></a></p>
<p>Un premier roman qui nous emmène en Afrique ? Voilà au moins deux vraies bonnes raisons d&rsquo;y plonger. J&rsquo;ai un faible pour les premiers romans et j&rsquo;ai arpenté le continent africain des années durant, alors&#8230;</p>
<p>Avec <strong><em>Le duel des grands-mères</em></strong>, nous partons au Mali. A Bamako d&rsquo;abord, puis au village. Nous suivons <strong>Hamet</strong>, qui pré-adolescent, donne du fil à retordre à ses parents et plus précisément à sa mère, puisque son père travaille en France.</p>
<p><strong>Hamet</strong> est partagé, pour ne pas dire déchiré, entre deux visions. Sa mère, qui ne parle pas français, souhaite qu&rsquo;il suive un enseignement à la medersa, et reçoive ainsi un enseignement musulman. Son père, lui, ne croit qu&rsquo;en l&rsquo;école française laïque. C&rsquo;est là que <strong>Hamet</strong> étudie. Le jeune garçon, balloté entre trois langues (français, bambara et soninké) et autant de cultures, peine à trouver sa place. Les enfants de son âge pensent qu&rsquo;il se sent supérieur.</p>
<p>Chahuteur, turbulent, le voilà emmené au village, chez l&rsquo;une de ses grands-mères, <strong>Mama Hata. </strong>Il y découvre d&rsquo;autres moeurs, d&rsquo;autres traditions. Des secrets de famille&#8230; et finalement son autre grand-mère, <strong>Mama Cissé</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5937"></span></p>
<p>Autant de souvenirs que <strong>Diadié Dembélé</strong> (alias Tambamera) a puisé dans son enfance malienne. En 2008, il a accompagné sa mère au village où il est né, à Kodié, sur la frontière avec la Mauritanie.  Diplômé du Master de création littéraire de Paris VIII, <strong>Diadié Dembélé</strong> travaille en tant qu’interprète médico-social au sein d’une association d’aide aux migrants à Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil de ce roman, <strong>Hamet</strong> mélange les langues emmenant le lecteur dans un voyage totalement dépaysant. Une triple culture à laquelle <strong>Hamet</strong> tente de s&rsquo;adapter, tout en refusant de se laisser enfermer dans des traditions qui protègent sûrement, mais sclérosent assurément.</p>
<p>L&rsquo;écriture romanesque, doublée d&rsquo;une gymnastique linguistique, de ce roman en font un joli moment de lecture et rappelle que le brassage, le métissage sont une richesse. Ici comme ailleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Ce n&rsquo;était pas juste? Pourquoi a-t-elle fait ça ? </em>Walaye bilaye !<em> Si ça se trouve, M&rsquo;ma appartient à un groupe d&rsquo;auto-défense des mères &laquo;&nbsp;ne sachant ni lire, ni écrire&nbsp;&raquo;. Comme les sorcières, elles se réunissent toutes les fins d&rsquo;année pour décider de leur assaut. Les vendeuses de beignets sont les cerveaux des opérations. M&rsquo;ma appartient au corps d&rsquo;élite des mamans fouineuses. Elle traque le moindre papier qui traîne dans la maison : journaux, maquettes, cartons, livres, cahiers pour allumer leur feu de bois. Si ça se trouve, elle e un bunker quelque part sous la maison, où elle cache les cahiers avant de les exfiltrer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Tout le monde est admis. Les hommes sans titres forment le premier rang du cercle des affairés. Certains sont assis à même le sol, d&rsquo;autres sont debout et bras croisés. Les femmes les suivent. Nous nous faufilons entre les deux pour entendre et voir la palabre. L&rsquo;affaire est sérieuse. Très sérieuse ! L&rsquo;accusée est soupçonnée d&rsquo;avoir mis la chose dans la bouillie de son mari et de son beau-fils. Les raconteuses professionnelles, qui ont assisté aux premières heures de l&rsquo;histoire, se donnent des détails afin d&rsquo;être au point avant le début de la palabre. Des enfants pleurent, cherchant leurs mamans, ayant abandonné la maison, pressées par l&rsquo;urgence du colportage. Seydou et moi sommes noyés dans la masse. Quelques phrases s&rsquo;échappent du brouhaha et viennent à mes oreilles.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 182-183 :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;aime beaucoup Mama, très-très fort d&rsquo;ailleurs. Mais elle n&rsquo;est pas vraiment au clair avec moi. Alors là, sans compter les étoiles pour connaître leur nombre exact je peux déclarer universellement qu&rsquo;elle ne l&rsquo;a même jamais été. Elle avait peut-être à m&rsquo;éviter le pensionnat coranique de Touba. Mais elle avait contribué à mon expédition au village. Le genre de personne qui est à la fois avec les enterreurs du cadavre et avec les déterreurs du cadavre. Je me rappelle très bien la discussion qu&rsquo;elle eut au téléphone avec M&rsquo;ma. J&rsquo;étias là. J&rsquo;ai tout entendu. Enfin, j&rsquo;ai entendu ce que disait M&rsquo;ma, tenaillée entre son mari N&rsquo;pa et sa belle-mère Mama. Elle me défendit. Elle expliqua que ce qu&rsquo;on racontait à mon sujet n&rsquo;était pas vrai. Je n&rsquo;étais devenu ni un petit délinquant, ni un mécréant, ni même un Taboussi déraciné qui ne comprenait plus un mot de la langue de ses parents. J&rsquo;étais simplement un garçon zélé qui aimait montrer qu&rsquo;il parlait d&rsquo;autres langues et apprenait les sorcelleries (sciences) des Blancs.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le duel des grands-mères, Diadié Dembélé, JCLattès, 19€</strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Gil&#160;&#187; ou le roman d&#8217;une voix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2015 16:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&#8217;est encore plus vrai avec le nouveau roman de Célia Houdart qui signe là son quatrième opus depuis 2007. Avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, l&#8217;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de Gil de Andrade, que l&#8217;on rencontre alors qu&#8217;il a 18 ans, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" rel="lightbox[2947]"><img class="alignleft size-full wp-image-2950 colorbox-2947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" alt="Gil" width="300" height="462" /></a>Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&rsquo;est encore plus vrai avec le nouveau roman de <strong>Célia Houdart</strong> qui signe là son quatrième opus depuis 2007.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de <strong>Gil de Andrade</strong>, que l&rsquo;on rencontre alors qu&rsquo;il a 18 ans, son bac et son permis de conduire en poche. Le rêve de ce fils de postier d&rsquo;origine portugaise ? Entrer au Conservatoire.</p>
<p>Le jeune pianiste ne compte pas ses heures et ses gammes, encouragé par ses professeurs. Puis, c&rsquo;est la révélation. Sa voix est plus talentueuse encore que ses doigts. Lui, le jeune homme timide qui, toujours, a parlé si bas, va faire parler de lui partout. Un ténor est né. Sensible mais fragile, inquiet.</p>
<p>Son père <strong>Jorge</strong> le soutient. Sa mère aussi, à sa manière. Depuis plusieurs années déjà, <strong>Lucile</strong> est soignée dans une institution, en Suisse.</p>
<p>De répétition en représentation, le lecteur découvre les coulisses de l&rsquo;opéra et la carrière fulgurante de <strong>Gil.</strong> Un roman sensible. Pas réservé à l&rsquo;élite mélomane. D&rsquo;ailleurs, pour ne pas tomber dans ce type de piège, l&rsquo;auteure a sciemment inventé les oeuvres et leurs compositeurs. Histoire de mettre tout le monde à l&rsquo;aise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-2947"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans le TGV, Gil fut à nouveau envahi par la musique. Elle se jetait parfois sur lui comme une vague. Il n&rsquo;avait pas besoin de partition pour réentendre les notes du dernier morceau qu&rsquo;il avait travaillé. Il en jouait intérieurement des passages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se mit à pleuvoir. Gil était assis côté fenêtre, les mains posées sur ses cuisses. La tablette du siège était relevée. Une tension partant d&rsquo;une point situé entre ses omoplates parcourait ses bras, ses poignets, ses doigts, les os de son crâne. Il se mit à enfoncer les touches d&rsquo;un piano imaginaire. En face de lui, un homme lisait son journal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jorge se fit la réflexion que, malgré le bruit du passage des voitures et les conversations des clients aux tables voisines, il entendait parfaitement Gil. Il n&rsquo;avait plus comme autrefois à le faire répéter. A ce moment-là, il ne pensait pas particulièrement aux progrès de son fils chanteur, au développement de sa voix, qui augurait peut-être d&rsquo;une belle carrière. Non, il se réjouissait simplement de cette victoire sur ce qu&rsquo;il avait toujours considéré comme un handicap. Gil parlait trop bas. A la petite école et au collège, on le lui avait toujours signalé. Personne n&rsquo;entendait Gil. Même en tête-à-tête. Avec lui, il fallait toujours tendre un peu l&rsquo;oreille. Sans y attacher une importance excessive, Jorge s&rsquo;était toujours interrogé. Il ne comprenait pas. Il en avait même conçu une forme de culpabilité.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maintenant c&rsquo;était fini. Il s&rsquo;était déjà fait la réflexion un jour, à table, au mois d&rsquo;avril, lorsque Gil était venu le voir. Il n&rsquo;y avait plus de doute, il entendait tout ce que disait Gil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 156 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chez lui aussi, Gil passait des soirées entières à regarder la télévision. Dans ces moments-là, il ne pensait à rien. Il était habillé n&rsquo;importe comment, se nourrissait de chips au vinaigre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se laissait porter, plongeait dans une sorte de somnolence. Il comblait un grand vide central. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Octobre. Novembre. Plus de chant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Quel destin que celui de Gil ! On suit le personnage de ce court roman dans son parcours entre ombres et lumières, entre répétitions et représentations ratées. Un roman qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite. Et qu&rsquo;on referme avec, dans le creux de l&rsquo;oreille, une petite musique qui reste. Jolie découverte !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;, de Célia Houdart, POL, 12,50€.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>“Baumes” ou l&#8217;émancipation olfactive</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/12/23/baumes-ou-lemancipation-olfactive/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 14:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
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		<category><![CDATA[identité]]></category>
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		<category><![CDATA[père]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[univers olfactif]]></category>
		<category><![CDATA[Valentine Goby]]></category>

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		<description><![CDATA[Les odeurs marquent notre territoire, nous identifient aussi. Elles font partie de notre quotidien et de nos souvenirs, même les plus lointains. A travers sa collection Essences créée au printemps 2013, la maison d&#8217;édition Actes sud propose aux lecteurs de voyager à travers de multiples imaginaires, du récit au poème, de l&#8217;essai à la fiction. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les odeurs marquent notre territoire, nous identifient aussi. Elles font partie de notre quotidien et de nos souvenirs, même les plus lointains. A travers sa collection <strong>Essence</strong>s créée au printemps 2013, la maison d&rsquo;édition <strong>Actes sud</strong> propose aux lecteurs de voyager à travers de multiples imaginaires, du récit au poème, de l&rsquo;essai à la fiction.</p>
<p>Déjà sept livres ont été édités, dont <strong>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Valentine Goby</strong>, sorti en octobre. Un petit livre qui, si vous cherchez encore une jolie idée de cadeau pour les fêtes, sera du plus bel effet au pied du sapin.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BAUMES.jpg" rel="lightbox[2796]"><img class="alignleft wp-image-2802 size-full colorbox-2796" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BAUMES.jpg" alt="BAUMES" width="120" height="228" /></a></p>
<p>A 40 ans, <strong>Valentine Goby</strong> a déjà une vingtaine d&rsquo;ouvrages à son actif, dont plus de la moitié destinée à la jeunesse. Son premier roman, elle le publie en 2002. Elle devient enseignante en lettres et en théâtre métier qu&rsquo;elle exerce en collège durant huit années avant de se consacrer entièrement à l&rsquo;écriture, et à de multiples projets autour des livres.</p>
<p>Elle est actuellement maître de conférences à Sciences Po en littérature et ateliers d&rsquo;écriture, et administratrice de la Charte des auteurs et illustrateurs. en 2014, elle est couronné par le Prix des libraires pour son roman<strong> &laquo;&nbsp;Kinderzimmer&nbsp;&raquo;</strong>, également publié chez Actes Sud.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Valentine Goby</strong> aborde ouvertement le récit autobiographique. Elle nous emmène avec elle dans son enfance, à Grasse, paradis des odeurs. Son père y est parfumeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2796"></span></p>
<p>La petite Valentine mettra toute son énergie à chasser l&rsquo;odeur de son père le plus loin d&rsquo;elle. Il sature l&rsquo;espace. Le confisque. Au point même de déclencher des crises d&rsquo;asthme chez la petite fille. Son corps réagit. Sa vie durant, la jeune femme prendra de la distance avec l&rsquo;univers olfactif de ses origines pour se forger une propre identité, un chemin personnel.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Mon père a tout envahi&nbsp;&raquo;</strong>, confie l&rsquo;auteure qui a fini par choisir ses parfums. Elle continue aujourd&rsquo;hui de porter une fragrance que son père déteste. A travers l&rsquo;écriture, sensible, Valentine Goby traverse à nouveau son enfance.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le retour de mon père annonce le dîner. Ma mère sonne la petite cloche et j&rsquo;ouvre la porte de ma chambre, je descends l&rsquo;escalier marche à marche, j&rsquo;avance pieds nus sur les tomettes froides. Plus j&rsquo;approche de la cuisine plus l&rsquo;odeur d&rsquo;usine est massive, écrase la mienne, crème Nivéa/shampoing aux oeufs, la cuisine, c&rsquo;est l&rsquo;usine, l&rsquo;usine, c&rsquo;est mon père, on entre dans mon père pour le diner. On le trouve assis à table, le col de la chemise ouvert, il sourit dans l&rsquo;odeur d&rsquo;essence pure. Il ne s&rsquo;est pas changé. Il a passé huit heures dans l&rsquo;usine, l&rsquo;odeur des cuves est devenue son odeur, il ne la perçoit pas. J&rsquo;entre dans l&rsquo;odeur, je reçois le baiser de mon père en apnée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 28 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Mon corps s&rsquo;épuise à dire non, il refuse et refuse et chaque jour il perd la bataille. L&rsquo;asthme m&rsquo;étouffe certains soirs, à coup d&rsquo;inhalateur je tente de substituer des bouffées de cortisones aux nuées de particules qui voltigent en moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 56-57 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il hâte la fin de son repas, quitte la pièce, je suis désolé vraiment je ne supporte pas. Il aère la salle de bains après mon passage. Et il ose cette chose étrange : il me demande de changer de parfum. Comme on se rend service. Le mieux serait que tu changes de parfum. Voilà aussi simple que changer de sac à main ou de couleur de rouge à lèvres. Le parfum serait pur accessoire. Mon père dit ça ! Un parfum ça te signe, je le sais par mon histoire, par la nôtre, par mon père et par Jean-Baptiste Grenouille depuis mes treize ans. [&#8230;] Il est ahurissant ce retour vers l&rsquo;enfance, vers la toute-puissance paternelle, qui dicte, inconscient de l&rsquo;humiliation qu&rsquo;il inflige, et l&rsquo;air que tu respires et l&rsquo;odeur qui doit émaner de toi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une vraie découverte ! J&rsquo;ai adoré ce récit de 64 pages, écrit avec le coeur et une langue sensible. Une plongée fine dans une relation père-fille compliquée. A ne pas rater !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo; de Valentine Goby, collection Essences, Actes sud, 10€.</em> </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Céline Curiol,</strong> <strong>Anne-Marie Garat</strong>, <strong>Cécile Ladjali</strong>, <strong>Lyonel Trouillot</strong>, <strong>Véronique Bizot</strong> et <strong>Hélène Frappat</strong> sont les autres auteurs de la collection <strong>Essences</strong>.</p>
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		<title>Canada ou quatre vies brisées</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/02/canada-ou-quatre-vies-brisees/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/02/canada-ou-quatre-vies-brisees/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2013 10:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[Berner]]></category>
		<category><![CDATA[Bev]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Dell]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[jumeaux]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Montana]]></category>
		<category><![CDATA[Neeva]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Ford]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

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		<description><![CDATA[Il vient de remporter le prix Fémina étranger 2013. Lauréat de plusieurs prix littéraires prestigieux, Richard Ford était l&#8217;un des romanciers attendus de la rentrée littéraire. Avec &#171;&#160;Canada&#160;&#187;, il signe un (long) roman entre Etats-Unis et Canada. &#160; &#160; Déjà couvert de lauriers littéraires, Richard Ford est né à Jackson (Mississippi) en 1944. Il est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il vient de remporter le <strong>prix Fémina étranger 2013</strong>. Lauréat de plusieurs prix littéraires prestigieux, <strong>Richard Ford</strong> était l&rsquo;un des romanciers attendus de la rentrée littéraire. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Canada&nbsp;&raquo;</strong>, il signe un (long) roman entre Etats-Unis et Canada.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANADA.jpg" rel="lightbox[2214]"><img class="alignleft size-full wp-image-2218 colorbox-2214" style="margin: 10px" alt="CANADA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANADA.jpg" width="200" height="304" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Déjà couvert de lauriers littéraires,<strong> Richard Ford</strong> est né à Jackson (Mississippi) en 1944. Il e<strong>st l&rsquo;auteur de &laquo;&nbsp;Une saison ardente&nbsp;&raquo; (1991),</strong> &laquo;&nbsp;Un week-end dans le Michigan&nbsp;&raquo; (1999) et de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Etat des lieux&nbsp;&raquo;</strong> (2008). En 1996, il a reçu le PEN/Faulkner Award et le prix Pulitzer en 1996 pour<strong> &laquo;&nbsp;Indépendance&nbsp;&raquo;</strong>. Autant de livres que je n&rsquo;ai pas lus&#8230;</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Canada&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Richard Ford</strong> signe un roman que le narrateur, alors pagée de 63 ans nous raconte. Lui, c&rsquo;est <strong>Dell Parsons</strong>. Quand l&rsquo;histoire commence, il a quinze ans et une soeur jumelle, <strong>Berner</strong>. Avec ses parents, <strong>Bev et Neeva Parsons</strong>, il vit dans le Montana à<strong> Great Falls</strong>. Nous sommes dans les années 60.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2214"></span></p>
<p>Son père, <strong>Bev</strong>, est un ancien d&rsquo;Air Force qui essaye de trouver sa voie et de quoi faire vivre sa famille. Sans grand succès. Sa femme, <strong>Neeva</strong>, minuscule femme myope enseigne.</p>
<p>Un couple assez improbable qui va se lancer dans une histoire stupide et dérisoire : un braquage minable dans l&rsquo;Etat voisin du Dakota du nord. Rapidement, le couple est démasqué, écroué. Leurs jumeaux sont alors livrés à eux-mêmes, abandonnés.</p>
<p>Si <strong>Berner</strong> s&rsquo;en va de son côté, <strong>Dell, passionné d&rsquo;apiculture et qui veut retourner au lycée,</strong> rejoint le Canada selon le plan échafaudé par sa mère ( qui finira par se suicider), condamné à l&rsquo;exil par la faute de ses parents. Dans le <strong>Saskatchewan, au Canada, Dell va travailler pour le mystérieux Arthur Remlinger dans des conditions assez misérables. Et, à nouveau, sa vie va être bouleversée. A cause de meurtres et du passé de son hôte.<br />
</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Canada&nbsp;&raquo;</strong> nous parle de l&rsquo;enchaînement des destinées, de la fin de l&rsquo;innocence et de la jeunesse perdue, bien trop tôt. Et à jamais.  Le roman pose aussi la question de savoir ce qu&rsquo;est une vie normale. Et une vie heureuse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Malgré tout, leur bizarre disparité m&rsquo;apparait encore aujourd&rsquo;hui comme l&rsquo;une des raisons pour lesquelles ils ont mal fini : ils n&rsquo;allaient pas ensemble, c&rsquo;était un fait, ils n&rsquo;auraient jamais dû se marier ni rien, leurs chemins, auraient dû se séparer après leur première rencontre enflammée, au mépris des conséquences. Plus ils restaient ensemble, mieux ils se connaissaient, et mieux elle – en tout cas, réalisait leur erreur, alors avec le temps temps leur vie déviait de sa trajectoire, telle la démonstration laborieuse d&rsquo;un problème de mathématiques qui, entachée d&rsquo;une erreur de calcul au départ, vous éloigne ensuite inexorablement des données initiales cohérentes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 234</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Personne n&rsquo;est venu voir ce qui nous devenions ni nous chercher pour nous mettre en lieu sûr : voilà bien la mesure de notre insignifiance, et de la ville qu&rsquo;était Great Falls. Pas de Protection des mineurs, pas de police, pas de tuteurs pour nous prendre en charge. Personne n&rsquo;est venu fouiller la maison pendant que je m&rsquo;y trouvais. Et quand ça se passe de cette façon, que personne ne vous remarque, les gens et les choses s&rsquo;oublient vite, on se détache. Et c&rsquo;est ce qui est arrivé. Mon père se trompait souvent, mais pas sur Great Falls. Les gens ne voulaient rien savoir de nous. Ils étaient tout disposés à nous laisser disparaître si on en avait envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 451 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je leur dis que je suis un “conscrit canadien” et que le Canada m&rsquo;a sauvé d&rsquo;un sort pire que la mort – ils croient que je parle de l&rsquo;Amérique. Parfois ils me demandent par boutade si j&rsquo;ai changé de nom. Je leur assure qu&rsquo;il n&rsquo;en est rien. L&rsquo;usurpation d&rsquo;identité et les masques sont de grands thèmes de la littérature américaine. C&rsquo;est beaucoup moins vrai au Canada. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au bout d&rsquo;un moment, je cesse d&rsquo;aller dans leur sens. Le Canada ne m&rsquo;a pas sauvé ; je le leur dis seulement parce qu&rsquo;ils ont envie de le croire. Si mes parents n&rsquo;avaient pas fait ce qu&rsquo;ils ont fait, s&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas morts en tant que parents, ma soeur et moi aurions mené des vies américaines sans déviance et nous nous en serions très bien portés. Mais de leur écart est survenu le nôtre&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">475 pages ! Dont 200 consacrées à l&rsquo;histoire de Bev et de Neeva, deux personnages dont rien ne laissait présager qu&rsquo;ils deviendraient des braqueurs du dimanche ! Si long avant d&rsquo;entrer dans la vie de Dell, bouleversée, anéantie. Lui et sa soeur sont les héros d&rsquo;une histoire singulière, stupide. Des adolescents livrés à eux-mêmes. Confrontés à une vie qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas choisie. Bien écrit&#8230; mais si long ! Peut-être à cause des répétitions ? </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Canada&nbsp;&raquo;, de Richard Ford, Editions de l&rsquo;Olivier, 22,50€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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