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	<title>Quatrième de couv &#187; animaux</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A la vie, à la mort malgré le chaos</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 12:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&#8217;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&#8217;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&#8217;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" rel="lightbox[6520]"><img class="alignleft size-full wp-image-6522 colorbox-6520" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" alt="Tu la retrouveras" width="546" height="799" /></a></p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&rsquo;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&rsquo;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&rsquo;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide des Tutsis.</p>
<p>Bref, chaque nouveau roman de cet ancien reporter de guerre est pour moi un réel plaisir de découverte. Et, évidemment, de lecture. C&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Tu la retrouveras</em></strong>, sorti à la fin de cet été.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous entraîne à Budapest en 1944. Nous sommes dans un zoo, en partie détruit. Et pour cause. La ville est assiégée par les soldats nazis. A l&rsquo;extérieur, des régiments de l&rsquo;Armée rouge attendent de faire tomber la ville.</p>
<p>Cet hiver 1944-1945 est terriblement froid. Il est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des plus vigoureux du 20e siècle.</p>
<h4 style="text-align: center">à la vie, à la mort</h4>
<p>Là, dans le zoo où les animaux encore présents vivent en liberté, deux fillettes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. C&rsquo;est là qu&rsquo;elles se sont refugiées. Qu&rsquo;elles apprennent à se connaître et qu&rsquo;elles vont devenir les meilleures amies du monde. Il y a <strong>Sheindel</strong>, enfant juive dont les parents ont été tués. Il y a <strong>Izeta</strong>, enfant tzigane qui s&rsquo;est retrouvée seule après la mort de ses parents, arrêtés.</p>
<p>Là, dans cette enclave un peu protégée, elles organisent leur quotidien, entourées de hyènes, d&rsquo;une mère orang-outan et de dromadaires.</p>
<p>Pour les aider, <strong>Dumitru</strong>. Le lieutenant vétérinaire moldave passe régulièrement. Et les aide quand il le peut.</p>
<p>Mais le destin s&rsquo;acharne et <strong>Sheindel</strong> et <strong>Izeta</strong> vont être séparées. S&rsquo;ouvre alors la deuxième partie du livre, 40 ans plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6520"></span></p>
<p><strong>Sheindel</strong> est devenue zoologue. Elle a retrouvé <strong>Dumitru</strong>, avec qui elle échange des lettres. Mais qu&rsquo;est devenue <strong>Izeta</strong> ? Un journaliste, Frédéric, se mêle de la quête. Jusqu&rsquo;à Sarajevo.</p>
<p>Tout au long du roman, le Danube sert de fil. De la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale jusqu&rsquo;à celle qui a déchiré les Balkans. Un territoire que <strong>Jean Hatzfeld</strong> connait particulièrement. L&rsquo;auteur a choisi d&rsquo;écrire sur un siège car il sait que dans cette situation <em>&laquo;&nbsp;les gens se comportent différemment&nbsp;&raquo;</em>. Il a installé son histoire dans un zoo car il <em>&laquo;&nbsp;aime les animaux&nbsp;&raquo;</em> et a choisi de les faire cohabiter avec les deux fillettes. Un roman qui parle du mal, mais aussi d&rsquo;espoir. Malgré tout. Un roman sombre et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  &#8211; Attrapés ensemble, égorgés ensemble. D&rsquo;abord elle. C&rsquo;est pire aussi de voire l&rsquo;autre mourir au couteau. Ma mère était maigre er forte, très courageuse. Jamais peur. Elle nous disait : Nous, les Tziganes, on ne veut de nous nulle part, nous pouvons aller partout. Sauf dans les lieux maudits. Dans le camion, elle n&rsquo;a montré aucune tristesse, à cause de nous, je sais. Elle a parlé de choses sans importance, personne ne l&rsquo;écoutait, sauf nous. Avant, les gens venaient la chercher pour accorder leur piano dans les villes où on allait. Elle gagnait plus d&rsquo;argent que tout le monde. Les routes étaient si longues, elle chantait, elle dansait. Je n&rsquo;arrive pas à croire que je ne l&rsquo;entendrai plus jamais. Même pour une petite chanson&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aimer si fort des êtres aussi détestés, pour des gamines, c&rsquo;est extraordinaire. Même si elles ne s&rsquo;en rendent pas compte, elles le sentent&#8230; Cet amour, je le dois à Izeta. Izeta divise le monde entre ceux qu&rsquo;on aime et ceux qui ne vous aiment pas, et à la première seconde elle a accueilli les hyènes en amie, comme des êtres pris dans la même débâcle que nus, avec qui nous allions faire. Sa famille les aimait. </em>Eh&rsquo;ad. Nem mikh tsurik di lib gehat ones !<em> &#8211; ramène-moi ceux que j&rsquo;ai aimés ! C&rsquo;est du yiddish. Je n&rsquo;ai jamais tant prié&#8230; L&rsquo;autre jour, je remarque deux raies de poils noirs sur l&rsquo;une des hyènes, elles forment un Y sur son poitrail. Je l&rsquo;interpelle : Toi, tu es la petite-fille d&rsquo;Andronica qui avait le même Y.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Etait-ce un temps long ? Long n&rsquo;est pas le mot s&rsquo;agissant de l&rsquo;impression des Bosniens qui luttaient pour ne pas tout perdre et des journalistes pris dans un tourbillon d&rsquo;histoires de guerre, qui les uns comme les autres ne se relâchent jamais assez pour prendre du recul et penser aux jours qui passaient. De la même façon que Dumitru dit de ses champs de bataille du Dniepr et de la plaine hongroise, de ce temps enfui : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est après que le temps s&rsquo;allonge brutalement, la désolation s&rsquo;impose, si soudaine que cela déboussole. Après, quand ça devrait finir mais que tout commence en réalité parce qu&rsquo;on prend conscience seulement alors de tous ceux et de tout ce qu&rsquo;on a perdus.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Tu la retrouveras, Jean Hatzfeld, Gallimard, 19,50 euros</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Dans l&#8217;intimité de la Veuve de Meudon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/19/dans-lintimite-de-la-veuve-de-meudon/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 07:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  &#160; C&#8217;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&#8217;ici le mois d&#8217;octobre, ce sont 521 livres qui vont être publiés parmi lesquels 379 romans français et 75 premiers romans. &#171;&#160;La dame couchée&#160;&#187; en fait partie. J&#8217;ai savouré ce texte écrit par Sandra Vanbremeersch. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" rel="lightbox[5727]"><img class="alignleft size-full wp-image-5728 colorbox-5727" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" alt="DAME COUCHEE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&rsquo;ici le mois d&rsquo;octobre, <strong>ce sont 521 livres</strong> qui vont être publiés parmi lesquels 3<strong>79 romans français et 75 premiers romans.</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La dame couchée&nbsp;&raquo;</strong> en fait partie. J&rsquo;ai savouré ce texte écrit par <strong>Sandra Vanbremeersch</strong>. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle développe son univers artistique.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? Elle est singulière. Pour le moins.</p>
<p>De 2000 à 2019, une jeune femme, l&rsquo;auteure en l&rsquo;occurrence,  a été l’assistante de vie d’une vieille dame tout sauf ordinaire, recluse dans sa propriété pavillonnaire de la ville de Meudon : <strong>Lucette Destouches,</strong> veuve de <strong>Louis Ferdinand Céline.</strong><br />
Voici le récit de ces années passées dans un monde à l’écart du monde, véritable plongée dans l’intimité de cette future centenaire dont la santé va déclinant, rythmée par le ballet des visites régulières des amis et de la faune gravitant autour de <strong>la Veuve</strong>, jusqu’aux animaux de compagnie, autres bestioles et spectres peuplant la mythique maison.</p>
<p><strong>Lucette Destouches</strong>, née <strong>Lucie Almansor</strong>, est morte dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre  2019 à l’âge de 107 ans.  Elle avait rencontré l&rsquo;auteur de <strong><em>Mort à crédit</em></strong> en 1936.</p>
<p>C’est dans une école de danse que la jeune femme de 23 ans est repérée par <strong>Louis-Ferdinand Destouches</strong>, un médecin généraliste de dix-huit ans plus âgé qui, fasciné par les danseuses, a obtenu l’autorisation d’assister à quelques cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5727"></span></p>
<p><strong>Après la mort de l’écrivain, le 1<sup>er</sup> juillet 1961,</strong> une nouvelle vie commence pour celle dont le veuvage sera plus long que le mariage. Unique ayant droit d’une œuvre aussi profuse que sulfureuse, <strong>Lucette Destouches</strong> en sera la parfaite gardienne du temple comme <strong><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/11/08/lucette-destouches-veuve-de-celine-est-morte_6018517_3382.html">l&rsquo;écrit le journaliste Thomas Wieder pour Le Monde dans cet article paru le 8 novembre 2019</a>.</strong><br />
Un premier roman écrit au cordeau, qui brosse le portrait tout en nuances de la femme d’un célèbre écrivain et restitue avec élégance et maestria un climat très singulier. Un vrai régal !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;effacement, je ne pouvais l&rsquo;anticiper. Ça, pour moi, c&rsquo;était dans les livres ou dans les films, mais la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie soumise et le pouvoir de ceux qui soumettent je ne les connaissais pas. L&rsquo;intello voulait mener son enquête de terrain et l&rsquo;artiste éprouver la pure expérience de rentrer dans l&rsquo;opportunité fantasque qui se présentait là. Un coup de dés. En décidant de servir l&rsquo;extraordinaire ordinaire des &laquo;&nbsp;gens du dessus&nbsp;&raquo;, je ferais comme Alice, j&rsquo;irais visiter mon monde à l&rsquo;envers. J&rsquo;allais devenir boniche de moi-même ! J&rsquo;allais m&rsquo;auto-employer. Luxe, hérésie, fantaisie ou défi, le sort en était jeté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;escalier s&rsquo;agace et grince, il en rajoute, peu coutumier de cette déferlante de petits pas secs. C&rsquo;est qu&rsquo;il est habitué à nos sauts de biche, nos quatre-à-quatre au moindre appel, aux pas nonchalants de l&rsquo;Avocat, à ceux discrets ou enjoués des visiteurs. Et avant, aux papattes des chiens et des chats qui faisaient de cette maison une maison verticale, aux tintements feutrés des coussinets, et avant&#8230; avant il goûtait le pas léger de la danseuse Légèrement chaotique, scandé comme du jazz, dissonant comme une faille dans le rythme. Et puis surtout il connaissait les caresses de la peau, de la peau des pieds nus de Madame D. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
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<div>
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<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Avec le temps qui passe, la maison peu à peu s&rsquo;est recroquevillée. Tout a fini d&rsquo;être aspiré du jardin vers SA chambre, vers ELLE. En vingt années, j&rsquo;ai vu la Dame engloutir les choses comme les gens, et jusqu&rsquo;à sa demeure. De la végétation du jardin qui se faufile partout gagnant chaque jour en souplesse, aux êtres grouillant comme des vermines, jusqu&rsquo;à l&rsquo;agitation de la maison, la Veuve de Meudon a tout fait converger vers sa personne dans une dévorante nécessité aussi magistrale qu&rsquo;inspirée.&nbsp;&raquo; </em></div>
</blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><em><strong>La dame couchée, Sandra Vanbremeersch, Seuil, 17,50€</strong></em></div>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tout foutre en l&#8217;air&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/16/tout-foutre-en-lair/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Nov 2017 08:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Un premier roman, ça faisait longtemps, non ? Je sais, c&#8217;est un peu ma marotte ! Cette fois, je vous entraine dans l&#8217;univers imaginé par Paul-Bernard Moracchini, un trentenaire qui se partage entre Nice, La Corse et bientôt Paris, nous explique sa maison d&#8217;édition, Buchet Chastel. Après un parcours scientifique bien rempli, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ffff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-fuite.jpg" rel="lightbox[4081]"><img class="alignleft size-full wp-image-4083 colorbox-4081" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-fuite.jpg" alt="la fuite" width="250" height="414" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman, ça faisait longtemps, non ? Je sais, c&rsquo;est un peu ma marotte ! Cette fois, je vous entraine dans l&rsquo;univers imaginé par<strong> Paul-Bernard Moracchini</strong>, un trentenaire qui se partage entre Nice, La Corse et bientôt Paris, nous explique sa maison d&rsquo;édition, <strong>Buchet Chastel</strong>.</p>
<p>Après un parcours scientifique bien rempli, ce dernier a choisi de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture et la composition. Musicien professionnel (guitariste, chanteur et harmoniciste) au sein de plusieurs formations, <strong>Paul-Bernard Moracchini</strong> n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;écrire depuis qu&rsquo;en 2015, il a été été lauréat du Prix Jeune écrivain.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La fuite&nbsp;&raquo;</strong> est donc son premier roman. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un homme et d&rsquo;une fuite. Devenu prisonnier d&rsquo;une société, d&rsquo;un mode de vie qu&rsquo;il a fini par mépriser, un homme, jeune, s&rsquo;en va. Comme ça. Quitte la ville, sa vie pour s&rsquo;enfoncer dans la forêt. Sans que l&rsquo;on sache précisément où. Seul un chien, <strong>Lione</strong>, l&rsquo;accompagnera dans sa quête d&rsquo;autre chose.</p>
<p>Un roman ramassé, qui laisse entendre une petite musique un peu désespérée. Une errance onirique, parfois poétique, mais avec, toujours, un fusil à la main.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ancien petit garçon qui avait grandi à la campagne avant de devoir rejoindre la ville pour raisons de santé, retourne alors à son animalité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 29 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On la croirait remontée des profondeurs abyssales, puis abandonnée au soleil d&rsquo;une terrasse d&rsquo;été. Le jabot de murène craquelle sur toute sa surface. Mon regard le parcourt de bas en haut pour se figer sur une bouche fripée comme un derrière de chien et peinturlurée d&rsquo;une rouge sang de boeuf. Comme je la regarde avec insistance, la triste vamp s&rsquo;esclaffe. Spectacle d&rsquo;épouvante. Elle me ramène soudain à tout ce que je voudrais laisser derrière moi. Son masque pittoresque des campagnes a pu me tromper un moment, mais elle est en réalité aussi insupportable que les hommes de la ville, que les hommes du train ou ceux de la gare. Plus je fuis et plus j&rsquo;ai besoin de fuir plus loin encore. Mon seuil de tolérance envers mes semblables est au plus bas. Il ne s&rsquo;agit plus de quitter le quotidien morne d&rsquo;un carcan social, c&rsquo;est au-delà&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Plusieurs semaines passèrent. La peau tannée du sanglier était posée sur ma couche et, après chaque repas, je m&rsquo;étendais sur le lit tandis que mes orteils se perdaient entre les soies et les poils longs de la hure. Alors j&rsquo; m&rsquo;égarais à la fantaisie d&rsquo;une sieste. C&rsquo;était devenu une habitude, un caprice modeste, mais confortable. D&rsquo;ailleurs, j&rsquo;avais à présent tout le confort nécessaire, ou peut-être avais-je sans le savoir revu à la baisse ma notion du confort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La rencontre avec Camille devait être aussi fade et superficielle qu&rsquo;une de nos présentations PowerPoint puisque je ne m&rsquo;en souviens que de manière très vague. Suite à une romance à distance de quelques mois, ma femme obtint sa mutation pour venir s&rsquo;installer dans ma toute nouvelle acquisition : un petit pavillon de banlieue. la maison était accompagnée d&rsquo;un crédit dont le nombre d&rsquo;années dépassait celui de mes anniversaires, ainsi que d&rsquo;un chien dont la race ne soupçonnait même pas la notion de chasse. Mais je portais le masque aveuglément et avais alors la conviction profonde que tout cela me plaisait et même me correspondait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La fuite&nbsp;&raquo;, Paul-Bernard Moracchini, Buchet Chastel, 14€.</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>La &#171;&#160;middle-class&#160;&#187; américaine à la loupe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 08:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le Japon, cap sur l&#8217;Amérique ! Celle de Russell Banks en prime. Celle d&#8217;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&#8217;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&#8217;échec, des histoires ratées. Avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" rel="lightbox[2979]"><img class="alignleft size-full wp-image-2980 colorbox-2979" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" alt="CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819" width="256" height="450" /></a>Après le Japon, cap sur l&rsquo;Amérique ! Celle de <strong>Russell Banks</strong> en prime. Celle d&rsquo;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&rsquo;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&rsquo;échec, des histoires ratées.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur américain dont l&rsquo;oeuvre est traduite dans vingt langues, nous évoque en douze nouvelles la &laquo;&nbsp;middle-class&nbsp;&raquo; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de New-York à Miami.</p>
<p>Né en 1940, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Russell_Banks"><strong>Russell Banks</strong></a>, est  l’un des écrivains majeurs de sa génération. <strong>Président du Parlement international des Ecrivains,</strong> il est également membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters.</p>
<h4 style="text-align: center">Familles éclatées</h4>
<p>Treize ans que cet auteur n&rsquo;avait pas publié de recueil de nouvelles. Pour lui, l&rsquo;exercice est très différent de l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman. Il compare ce dernier à<strong> &laquo;&nbsp;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, celle de la nouvelle s&rsquo;apparentant à une<strong> &laquo;&nbsp;liaison&nbsp;&raquo;. &nbsp;&raquo; C&rsquo;est bref, intense, il faut se concentrer&nbsp;&raquo;, expliquait-il cet hiver à l&rsquo;antenne de France Culture.</strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà happés dans douze histoires. Douze destins. Douze histoires avec cependant la même toile de fond : un contexte compliqué, une famille éclatée, des difficultés matérielles ou morales&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"> Les histoires sont donc multiples. Ici un ancien Marine arrêté par ses propres fils après avoir braqué une banque, là, la mort d&rsquo;un chien qui achève de distendre les liens entre un père et ses filles après le divorce, ou encore une femme, noire, enfermée malgré elle dans le parking d&rsquo;une concession automobile sur lequel un pitbull monte la garde&#8230;  Sans oublier l&rsquo;histoire de cet artiste reconnu enfin par un prix international ou encore celle d&rsquo;Isabel, qui vient de perdre son mari et qui entend s&rsquo;installer définitivement à Miami, loin des montagnes et du froid.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : &nbsp;&raquo; Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Personne, évidemment, n&rsquo;a reproché à Sarge d&rsquo;avoir rejeté la garde alternée et d&rsquo;avoir du même coup brisé notre famille. En tout cas, pas consciemment. En réalité, à cette époque où la famille commençait à se défaire, aucun d&rsquo;entre nous ne soupçonnait à quel point nous dépendions de Sarge pour continuer à ne pas voir la fragilité,l&rsquo;impermanence même de notre famille. Aucun d&rsquo;entre nous ne savait qu&rsquo;elle nous aidait à différer l&rsquo;éclatement de notre colère, à repousser notre besoin de coupable, à qui reprocher la séparation et le divorce, la destruction de l&rsquo;unité familiale, la perte de notre innocence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68</strong> : &laquo;&nbsp;Transplantation&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Quand il vous arrive un truc épouvantable et que c&rsquo;est votre faute, bon sang, on n&rsquo;en fait pas son deuil, se dit-il. Ce qui s&rsquo;est passé, c&rsquo;est à vous de vivre avec. Il avait traversé seul ses trois crises cardiaques, une opération à coeur ouvert pour un pontage coronarien et, un an plus tard, la détérioration du coeur même. Et maintenant la transplantation. Tout cela, d&rsquo;une certaine manière, résultait du fait qu&rsquo;il avait détruit la seule chose vraiment bien qui lui soit arrivée, son mariage avec Janice. Ni les crises cardiaques, ni le pontage ni la transplantation n&rsquo;auraient eu lieu, pensait-il, s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu le divorce. C&rsquo;était une superstition, il le savait, mais il ne pouvait s&rsquo;en défaire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong> &laquo;&nbsp;Les Outer Banks&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La quincaillerie ne lui avait pas manqué une seule fois, de même que la banque n&rsquo;avait jamais manqué à Alice. Ils avaient attendu la retraite avec impatience, et une fois qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient atteinte, elle leur avait bien plu, tel un lieu de vacances où ils auraient décidé de séjourner toute l&rsquo;année. N&rsquo;ayant pas d&rsquo;enfants ni de petits-enfants ni d&rsquo;autres parents proches, ils étaient aussi libres que des oiseaux. Des “oiseaux des neiges”, comme on les avait appelés e, Floride et là-bas en Arizona. Quand ils étaient partis de chez eux, leur chienne Rosie était déjà vieille – dix ans ou peut-être onze, il n&rsquo;était pas sûr du chiffre. Il l&rsquo;avait trouvée à la fourrière, mais, bon sang, il n&rsquo;avait pas imaginé qu&rsquo;elle allait mourir comme ça&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Des années que je n&rsquo;avais plongé dans un ouvrage de Russell Banks ! J&rsquo;en ai lu un bon paquet et ai retrouvé avec plaisir l&rsquo;écriture et les histoires de cet auteur américain en prise avec les classes moyennes et pauvres de son pays. Un régal que ce recueil de nouvelles ! Russell Banks excelle à nous emmener dès la première page dans une histoire simple et compliquée à la fois. Pleine d&rsquo;empathie pour des hommes et des femmes souvent empêtrés dans leurs soucis, leur solitude, leur ras-le-bol. Un bon moyen, pour ceux qui ne l&rsquo;ont encore jamais lu, de découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;, Russell Banks, Actes sud, 22€. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Nouvelles traduites de l&rsquo;américain par Pierre Furlan.</em></strong></p>
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		<title>L&#8217;homme est un animal comme les autres&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 20:05:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[En juin, elle a remporté le Prix du Livre Inter. Olivia Rosenthal signe chez Verticales un livre pas banal : &#160;&#187; Que font les rennes après Noël ?&#160;&#187; Une question qui tient le lecteur en haleine au fil des 210 pages construites de façon originale. En effet, l&#8217;auteure, – ici, je me donne le droit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4293.jpg" rel="lightbox[235]" title="IMG_4293"><img class="alignleft size-medium wp-image-239 colorbox-235" style="margin: 10px;" title="IMG_4293" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4293-225x300.jpg" alt="" width="135" height="180" /></a>En juin, elle a remporté le Prix du Livre Inter. Olivia Rosenthal signe chez Verticales un livre pas banal : &nbsp;&raquo; Que font les rennes après Noël ?&nbsp;&raquo; Une question qui tient le lecteur en haleine au fil des 210 pages construites de façon originale.<span id="more-235"></span> En effet, l&rsquo;auteure, – ici, je me donne le droit de féminiser les mots ! –, alterne deux histoires, deux  points de vue au fil des paragraphes. Dans l&rsquo;un, elle nous décrit de chapitre en chapitre  les conditions de vie de nos amies les bêtes, qu&rsquo;elles soient sauvages ou domestiquées. Dans l&rsquo;autre, elle nous raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un bébé, d&rsquo;une fillette, d&rsquo;une jeune fille puis d&rsquo;une femme. Qui se cherche. Longtemps. Et finit par se trouver. Enfin.</p>
<p>Entre les deux trames, Olivia Rosenthal établit des parallèles qui surprennent, dérangent ou trouvent de vrais échos en nous. C&rsquo;est selon. &nbsp;&raquo; Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vois émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen&nbsp;&raquo;, explique l&rsquo;auteure en quatrième de couverture. Une quête menée tout au long du livre. Comment s&rsquo;émanciper ? Et de quoi ? de qui ?</p>
<p>Petit extrait ( page 178) : &nbsp;&raquo; Les locaux de stabulation des porcs doivent être construits de manière à permettre à chaque porc de s&rsquo;allonger, de se reposer et de se lever sans difficulté, de disposer d&rsquo;une place propre pour se reposer et de voir d&rsquo;autres porcs.</p>
<p>Votre insertion dans la vie professionnelle se fait sans difficulté. Vous commencez à envisager ce vers quoi vous vous dirigez. Vous avez peur d&rsquo;être immobilisée mais vous avez peur aussi de changer. Vous vous sentez prisonnière. Vous en parlez à votre époux, il vous approuve. Et comme vous êtes bien élevée, vous continuez. &nbsp;&raquo;</p>
<p>A travers les portraits de plusieurs professionnels qui travaillent avec les animaux ( dans un zoo, dans un abattoir, dans une boucherie, dans un laboratoire) et ce fil rouge qu&rsquo;est l&rsquo;apprentissage de la vie par une jeune fille, Olivia Rosenthal en dit finalement long sur notre société. Ses travers. Et sa &laquo;&nbsp;bienpensance&nbsp;&raquo; qui justifie tout. Ou presque. Un livre qui peut déconcerter cependant par la forme adoptée.</p>
<p>Et au fait, que font les rennes après Noël ? Lisez le livre !</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Que font les rennes après Noël ?&nbsp;&raquo;, Olivia Rosenthal, Verticales, 16,90€.</em></p>
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