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	<title>Quatrième de couv &#187; amour</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Jeanne et Nathan, héros sous cocaïne&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Clément Camar-Mercier est auteur, traducteur et dramaturge. Il est notamment spécialiste du théâtre élisabéthain et plus particulièrement de William Shakespeare, dont il entreprend une nouvelle traduction de l’œuvre intégrale. Installé en Loir-et-Cher depuis une douzaine d&#8217;années, près de Vendôme, Clément Camar-Mercier a fait de l&#8217;écriture de ce premier roman une absolue nécessité. Il signe avec Le roman de Jeanne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span class="s1"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JEANNE-ET-NATHAN.jpg" rel="lightbox[6438]"><img class="alignleft wp-image-6439 size-medium colorbox-6438" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JEANNE-ET-NATHAN-181x300.jpg" alt="JEANNE ET NATHAN" width="181" height="300" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="s1"><strong>Clément Camar-Mercier</strong> est auteur, traducteur et dramaturge. Il est notamment spécialiste du théâtre élisabéthain et plus particulièrement de William Shakespeare, dont il entreprend une nouvelle traduction de l’œuvre intégrale.</span></p>
<p><span class="s1">Installé en Loir-et-Cher depuis une douzaine d&rsquo;années, près de Vendôme, <strong>Clément Camar-Mercier</strong> a fait de l&rsquo;écriture de ce premier roman une absolue nécessité. Il signe avec <em>Le roman de Jeanne et Nathan</em>, une fable contemporaine autour de l&rsquo;addiction.  Quelle que soit sa forme.</span></p>
<p>Il me l&rsquo;a raconté l&rsquo;été dernier,<strong> <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/vendome/le-roman-de-jeanne-et-nathan-quand-clement-camar-mercier-signe-un-explo">alors que je l&rsquo;interviewais.</a></strong></p>
<p>C&rsquo;est donc <em>&nbsp;&raquo; l&rsquo;histoire d&rsquo;un professeur d&rsquo;université toxicomane qui tomba fol amoureux d&rsquo;une actrice pornographique elle aussi toxicomane. Et inversement&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<h4 style="text-align: center">Epique et utopique</h4>
<p>L&rsquo;histoire de Jeanne de Nathan qui se rencontrent en plein confinement dans une clinique de désintoxication, à quelques encablures de Paris, où ils vivent tous les deux. Qui tombent amoureux. Qui décident de créer une société différente, solidaire et qui s&rsquo;installent dans la campagne loir-et-chérienne pour le prouver. Jusqu&rsquo;à ce que tout dérape. Définitivement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman trash qui clashe fort, qui emmène le lecteur dans des univers interlopes ou très chics. Selon le moment. Les chapitres s&rsquo;enchainent comme un compte à rebours vers une fin tragique. Désespérée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le public était divisé en trois catégories : les vieux pervers, les jeunes ados et les aspirantes actrices. Celles-ci, Jeanne n&rsquo;avait pas du tout envie de leur dire de fuir ; la pornographie l&rsquo;avait libérée ; on ne l&rsquo;avait jamais contrainte ; elle ne pouvait pas mentir. Elle en rêvait, le réalisa, en était heureuse, comblée. On ne l&rsquo;emmerdait plus. Elle était fière, en tant que femme, dans ce milieu, où elle chérissait son indépendance et son statut de star. Jeanne garda pour elle ses petits doutes, ses regrets et cette légère impression d&rsquo;en avoir fait le tour. Ce genre d&rsquo;émancipation, vantée partout aujourd&rsquo;hui, et à laquelle elle avait cru, ne se révélait peut-être pas une émancipation très constructive. Voire pas une émancipation du tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 62-63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Avant que sa mère ne décède, il ressentait de la jalousie pour les gens en deuil, nombre de ses amis étaient déjà orphelins, comme par hasard. Il voulait être un mec au parcours tortueux, difficile, un écorché, celui qui avait de vraies raisons de rester malheureux, celui que la vie n&rsquo;avait pas épargné. A la place, il n&rsquo;épargnait rien à la vie. Et puis sa mère y passa et rien ne changea. Cette pensée mortuaire, il l&rsquo;eut en traversant le pont Charles-de-Gaulle, cinq heures plus tôt que Jeanne.  Nathan dévia vers Bastille, juste à côté de la morgue. Plusieurs cadavres étaient en train d&rsquo;être déchargés à l&rsquo;Institut médico-légal. En les voyant, il envisagea pour la première fois la possibilité de se faire soigner. Il devait bien exister des lieux pour des gens comme lui ; si jamais, cela aurait quand même une drôle d&rsquo;allure. De toute façon, ça serait toujours mieux que l&rsquo;Université française.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 183-184 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Malgré la drogue, on peut dire qu&rsquo;il avait tout réussi au sens usuellement répandu du terme. On dit </em>défoncé<em> quand votre conscience est altérée par une substance prohibée. L&rsquo;alcool ou les médicaments n&rsquo;ont pas le droit à ce mot, car l&rsquo;hypocrisie n&rsquo;a pas de limites quand il est question de morale. Ce n&rsquo;est pas un joli mot, </em>défoncé,<em> pourtant c&rsquo;est celui qui sonne le plus juste. Il avait peut-être choisi la drogue par facilité. Elle l&rsquo;aidait à voir le monde de manière plus claire, plus pertinente et il préférait la pertinence au bonheur, ou à la santé d&rsquo;ailleurs. Il était jeune et beau, c&rsquo;était suffisant. Vous n&rsquo;avez jamais remarqué qu&rsquo;il se droguait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le roman de Jeanne et Nathan, Clément Camar-Mercier, Actes Sud, 22,50 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Contempler la déconfiture&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/28/contempler-la-deconfiture/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&#8217;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&#8217;un primo-romancier, d&#8217;arpenter son univers et de se laisser embarquer ! C&#8217;est encore le cas avec Prélude à son absence de Robin Josserand. L&#8217;histoire ? Le narrateur, Robin, trente ans, travaille dans une bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit Sven, il est subjugué. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" rel="lightbox[6536]"><img class="alignleft size-full wp-image-6538 colorbox-6536" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" alt="D23664" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&rsquo;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&rsquo;un primo-romancier, d&rsquo;arpenter son univers et de se laisser embarquer !</p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <em><strong>Prélude à son absence</strong></em> de <strong>Robin Josserand</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le narrateur, <strong>Robin</strong>, trente ans, travaille dans une <span class="details">bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit <strong>Sven</strong>, il est subjugué. Ce jeune homme qui fait la manche assis par terre, le visage livide et émacié, lui fait penser à un jeune Glenn Gould fatigué. Ou à un animal sauvage.</span></p>
<p><span class="details">Le lendemain, <strong>Sven</strong> n’est plus là, laissant le narrateur mélancolique. Il réapparaîtra, disparaîtra de nouveau, acceptera l’hospitalité, pour fuir encore… Dans ce jeu de la séduction, c’est <strong>Sven</strong> qui mène la danse tandis que le narrateur s&rsquo;est lancé dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman qui n&rsquo;aboutit pas.</span></p>
<p><span class="details">Lorsqu’ils partent enfin ensemble à Groix, cela semble inespéré. L’île sera-t-elle le lieu du rapprochement des corps ? Ou <strong>Sven</strong> n&rsquo;est-il pas devenu trop encombrant ?<br />
Voici un premier roman cru et romantique, sombre et lumineux. Avec des phrases sans gras. </span></p>
<p><strong>Robin Josserand</strong> a grandi en Bourgogne, au Creusot. Avant de partir vivre à Lyon. Où il  deviendra bibliothécaire. Il a écrit un essai, des articles. Avant de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture.</p>
<p>Il écrit actuellement un livre sur Mireille Mallet, son arrière-grand-mère, déportée à Ravensbrück, tout en menant des entretiens avec le fils de celle-ci, son grand-père.</p>
<p>Le trentenaire s&rsquo;entoure d&rsquo;images inspirantes pour écrire (La résurrection de Lazare du Caravage, les fleurs de Twombly, les portraits d&rsquo;Eugène Leroy et de Stéphane Mandelbaum).</p>
<p><span id="more-6536"></span></p>
<p>Dans une interview accordée au blog Hans et Sandor, <strong>Robin Josserand</strong> explique qu&rsquo;il s&rsquo;est mis à écrire ce premier roman alors qu&rsquo;il débutait une analyse et que sa vie volait en éclats. Pour l&rsquo;inspirer : un jeune homme croisé dans la rue, et un autre qui est venu l&rsquo;aborder alors qu&rsquo;il sortait de sa première séance avec son analyste. Il s&rsquo;appelait Sven&#8230; S&rsquo;y ajoutera un séjour sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;île noire&nbsp;&raquo;.</p>
<h4 style="text-align: center">&laquo;&nbsp;Je voulais écrire un roman sur deux hommes qui ne peuvent pas s&rsquo;aimer et qui s&rsquo;ennuient&nbsp;&raquo;</h4>
<p><strong>Robin Josserand</strong>, qui prend à son compte les codes de l&rsquo;autofiction, estime qu&rsquo;écrire consiste <em>&laquo;&nbsp;à pousser le curseur du réel&nbsp;&raquo;.</em> Il y a donc un peu de lui dans le vécu du narrateur. Jusqu&rsquo;à quel point ? En tout cas, on plonge avec lui dans cette histoire d&rsquo;amour mal engagée. Qui ne peut que mal se terminer&#8230;</p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 58 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Trois jours passent, sans lui. Je retourne au travail, le chef s&rsquo;inquiète de mon état, de mes absences, et puis, sous son air magnanime, formule des réprimandes. J&rsquo;écoute en silence, hésite à rétorquer que l&rsquo;attente d&rsquo;un jeune SDF dont j&rsquo;ai aperçu le cul sous un caleçon abîmé me foudroie, et qu&rsquo;à ma place, d&rsquo;autres n&rsquo;auraient pas attendu pour se foutre en l&rsquo;air. J&rsquo;écope d&rsquo;une entrevue à venir avec un plus grand et notable responsable. Les soirées sont enfin écourtées par le Mogadon que Luc dépose tous les dimanches soir dans ma boîte à lettres &#8211; médicament accompagné de cartes postales sur lesquelles il griffonne des haïkus censés en décrire les effets, punaisés à côté du Caravage. Je découvre par ailleurs, en fixant l&rsquo;image, les os sous Lazare s&rsquo;éveillant, que je n&rsquo;avais encore jamais vus. Je ne m&rsquo;attarde pas sur ce présage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Si l&rsquo;écriture est une réaction à l&rsquo;intolérable de l&rsquo;absence, alors je vais beaucoup écrire. Le départ du garçon, malgré ses promesses de retrouvailles, me foudroie. Je m&rsquo;étends de tout mon long dans une mélancolie tragique et insupportable ; ayant connu son étreinte, j&rsquo;éprouve cette folie qu&rsquo;est l&rsquo;angoisse de ne plus jamais être touché. Mais à côtoyer cette mélancolie, puisqu&rsquo;elle est là et qu&rsquo;il faut bien faire avec, j&rsquo;en viens à souhaiter qu&rsquo;elle ne s&rsquo;atténue pas, je la veux éternelle, comme une tristesse adolescente, à en perdre la raison.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pourquoi écrire ce livre ? Comment, surtout ne pas être à la bonne distance ? Comme un texte à rebours, j&rsquo;expose cette rencontre telle que l&rsquo;on s&rsquo;éprenait d&rsquo;un jeune homme il y a trente ans. Je n&rsquo;ai pas le recul critique, je ne commente pas, je n&rsquo;en ai ni le courage ni le talent, j&rsquo;énonce des poncifs homosexuels éculés, des provocations futiles. Sven a raison, je ne suis pas écrivain, je fais semblant : un mendiant, ça épate, ça provoque, ça ne saisit rien du monde ni de l&rsquo;époque, c&rsquo;est à peine de la littérature. Mais je crois qu&rsquo;il faut tout de même écrire avec la verve de l&rsquo;adolescence, seulement nous raconter nous, Sven et moi, le tragique de cette histoire, mon désir sale, ambigu, mauvais. Il faut enfin écrire la grâce de cet amour dont il ne veut pas et qui l&rsquo;encombre. Voici mon projet littéraire : je ne veux produire, toujours, que des oeuvres naïves et dérisoires, des oeuvres de jeunesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Prélude à son absence, Robin Josserand, Mercure de France, 17,50 euros.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Après la tragédie, le retour de l&#8217;ostracisée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/04/16/apres-la-tragedie-le-retour-de-lostracisee/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:41:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Véronique Ovaldé est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé Le sommeil des poissons. Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&#8217;écrivaine se fera remarquer dans l&#8217;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" rel="lightbox[6267]"><img class="alignleft size-full wp-image-6269 colorbox-6267" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" alt="9782080285935" width="293" height="456" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong> est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé <em><strong>Le sommeil des poissons</strong></em>.</p>
<p>Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&rsquo;écrivaine se fera remarquer dans l&rsquo;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le grand prix des lectrices de <em>Elle</em> pour <strong><em>Ce que je sais de Vera Candida,</em></strong> son septième roman.</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong>, également éditrice, écrit aussi pour la littérature jeunesse.</p>
<h3 style="text-align: center">Drame un soir de carnaval</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce 29e opus intitulé <strong><em>Fille en colère sur un banc de pierre</em></strong> ? Elle nous mène sur l&rsquo;île d&rsquo;Iazza, au large de Palerme. C&rsquo;est là que vivent les <strong>Salvatore</strong> : un père tyrannique et ombrageux,<strong> Salvatore</strong> ; une mère effacée, <strong>Sylvia</strong> et leurs quatre filles qui, toutes, portent le prénom d&rsquo;une héroïne d&rsquo;opéra, la passion de leur père. Il y a donc <strong>Violetta</strong> la reine, <strong>Gilda</strong> la pragmatique, <strong>Aïda</strong> la préférée et <strong>Mimi</strong> le colibri.</p>
<p>Les deux plus petites, <strong>Aïda</strong> et <strong>Mimi</strong>, sont inséparables. Tandis que le père aime à créer des différences entre ses filles. Un soir de carnaval, <strong>Mimi</strong>, qui n&rsquo;a encore que 6 ans, disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. <strong>Aïda</strong> l&rsquo;accompagnait. Leur père va la considérer comme responsable. Au point qu&rsquo;<strong>Aïda</strong> finira par quitter l&rsquo;île pour vivre à Palerme. Elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une adolescente.  Elle a été ostracisée. Et s&rsquo;est construit une vie. Entre petits boulots, ouvrages de vulgarisation scientifique et rencontres fugaces.</p>
<p>Quinze ans se sont écoulés quand l&rsquo;une de ses soeurs l&rsquo;appelle. Leur père vient de mourir. <strong>Aïda</strong> décide de rejoindre la maison familiale et ses souvenirs. Elle en profitera pour se décharger de la culpabilité qui pesait sur elle depuis si longtemps. A tort. Grâce à Pippo, leur camarade un peu étrange. Aïda, c&rsquo;est elle la jeune fille en colère sur un banc de pierre&#8230;</p>
<p><span id="more-6267"></span></p>
<p>Au final, une tragédie familiale dans laquelle l&rsquo;auteure explore les passions humaines dans un écosystème qui a sa préférence, celui d&rsquo;une île. Un huis clos sous le soleil méditerranéen. Entre jalousie, culpabilité, vengeance, ruse, renoncement, envie&#8230;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé </strong>ausculte au plus près les relations intrafamiliales au fil du temps. Et s&rsquo;autorise, au fil des pages, un pas de côté. Une mise à distance moqueuse pour aussi se dire que tout cela nous parle.</p>
<p>Un régal de lecture. Vraiment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aïda reste seule, elle est au milieu du désert, celui où soufflent des rafales malodorantes et où ricochent les ossements de ceux qu&rsquo;on a enterrés à la va-vite. Tout ce qui se passe ici lui paraît étrange et familier. Mais plus facile à supporter qu&rsquo;elle ne l&rsquo;imaginait. Elle se souvient qu&rsquo;en frappant, il y a quinze ans, chez la logeuse du 22 via Brunaccini à Palerme, elle avait eu l&rsquo;impression de demander l&rsquo;asile politique. C&rsquo;est quelque chose à ne surtout pas perdre de vue. Elle a tout à coup peur d&rsquo;être prise dans une sorte de sommeil amnésique. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Violetta, à l&rsquo;époque, appelait Leonardo dès qu&rsquo;elle le pouvait (malgré l&rsquo;absence de téléphone dans la maison-du-bas &#8211; Aïda voyait d&rsquo;ici sa soeur aînée, coincée dans la cabine téléphonique devant la mairie : plastique chaud, impatience et sueur aigre), et elle s&rsquo;inquiétait de sentir son amoureux distant, elle disait qu&rsquo;elle allait venir le chercher à Palerme, Retourne auprès de Violetta, disait Aïda après avoir couché avec Leonardo, moi je ne refoutrai plus jamais les pieds dans cette putain de famille, mais toit, tu n&rsquo;as rien à faire ici, nous n&rsquo;aspirons pas aux mêmes choses Leonardo, et il ne pouvait s&rsquo;empêcher de la trouver légèrement condescendante alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;était juste qu&rsquo;elle se sentait prise entre l&rsquo;arbre et l&rsquo;écorce. Et c&rsquo;est de nouveau le cas quinze ans après, de retour sur l&rsquo;île.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Plus que tout peut-être, ce fut la déception de ne plus jamais sentir sa main dans celle du Père qui la désempara. C&rsquo;est un détail, certes, en comparaison de la dureté dont il fit preuve à son égard. Mais Aïda aurait tout donné, vingt ans de sa vie par exemple, ses yeux ou la vie de ses deux autres soeurs, pour revenir quelques jours plus tôt, rembobiner et reprendre les choses où elles auraient pu être reprises sans danger. Mais elle pouvait bien promettre tout ce qu&rsquo;elle voulait, il ne fut remarqué aucun saut temporel à Iazza. Le monde continua son cours indifférent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Fille en colère sur un banc en pierre, Véronique Ovaldé, Flammarion, 21€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au coeur de la machine qui lamine</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/11/10/au-coeur-de-la-machine-qui-lamine/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/11/10/au-coeur-de-la-machine-qui-lamine/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 08:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[vérité]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Je pourrais vous parler de Laurent Gaudé pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&#8217;années. Je l&#8217;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&#8217;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène. Pour la première fois Laurent Gaudé s&#8217;essaye à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-6121 size-medium colorbox-6119" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHIEN-51-158x300.jpg" alt="CHIEN 51" width="158" height="300" /></p>
<p>Je pourrais vous parler de<strong> Laurent Gaudé</strong> pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&rsquo;années. Je l&rsquo;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&rsquo;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène.</p>
<p>Pour la première fois <strong>Laurent Gaudé</strong> s&rsquo;essaye à la dystopie en présentant <strong><em>Chien 51</em></strong>, un roman d&rsquo;anticipation mâtiné de polar.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que <strong>Zem Sparak</strong> passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, <strong>Zem</strong> n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.<br />
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel <strong>Zem</strong> s’est depuis longtemps retranché.</p>
<p>Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, <strong>Salia Malberg</strong>, il se lance dans une longue investi­gation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, <strong>Zem</strong> a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.</p>
<p>Que cache la découverte d&rsquo;un second corps éventré ? Quelles ramifications ? Jusqu&rsquo;où peut aller le cynisme et la quête du pouvoir dans un monde séparé en trois zones : celle des  cilariés (contraction de citoyens et salariés) privilégiés, celle de la classe moyenne et enfin celle des pauvres ?  <strong>Zem</strong>, exilé et déclassé,<strong> </strong>va tenter de le comprendre. Pour se racheter aussi.</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> explique que <strong><em>Chien 51</em></strong> est un projet auquel il pensait depuis plusieurs années. <em>&laquo;&nbsp;Etonnamment, j&rsquo;ai retrouvé dans l&rsquo;écriture de ce roman d&rsquo;anticipation le même plaisir que pour <strong>La mort du roi Tsongor</strong>. Laisser mon imagination se déployer, inventer un univers, avec son histoire, ses règles, ses aspirations et ses dysfonctionnements. Et puis surtout, interroger notre monde, par ricochet. <strong>Chien 51</strong>, c&rsquo;est une version possible de demain Un reflet grimaçant de notre visage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-6119"></span></p>
<p><strong>Laurent Gaudé lit un extrait de son nouveau roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w">https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a un fossé entre eux deux. Le Love Day, pour elle, ne pose pas de problème. Elle est née avec. C&rsquo;est ainsi. Elle va faire ce qu&rsquo;elle fait chaque fois : coucher avec des hommes et des femmes au hasard de la soirée, ceux qu&rsquo;elle croise, ceux avec qui elle travaille, le serveur du restaurant dans lequel elle va manger deux fois par semaine, le premier qui la regardera avec désir. Elle va le faire comme tous ceux de sa génération. Parce que GoldTex dit que c&rsquo;est bien, que c&rsquo;est même nécessaire, que cela rend les cilariés plus heureux et qu&rsquo;après une longue période d&rsquo;effort, il est normal de se faire du bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais dès le début, il sent que quelque chose est anormal. Les forces de son corps se sont évanouies. Il ne peut plus rien faire que laisser la vision se développer. Il est dans le quartier de Monastiraki, près de la place Mitropolèos. Il déambule et se rapproche de la rue Voulis. Cela lui semble étrange Il connaît bien cette rue. C&rsquo;est ici que vivait son ami Héraclès Mourikos. Est-ce un hasard ? Les voitures défilent au pas. Tout est plus lent que dans le réel. Il ne se passe jamais rien, normalement, dans les visions. C&rsquo;est une règle. Les images sont sélectionnées pour n&rsquo;inclure aucun événement. C&rsquo;est juste un paysage vivant, une toile de fond avec le spectacle d&rsquo;une humanité qui passe et repasse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 233 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et il serre de plus en plus fort. Sur ce bout de trottoir, il sent chacun des frissons qui montent d&rsquo;elle. Le flot d&rsquo;images immondes lui parcourt les veines et le cerveau. Il sait qu&rsquo;elle n&rsquo;en reviendra peut-être jamais, ou en tout cas qu&rsquo;il faudra des mois, des années de lente rééducation. Ils l&rsquo;ont massacrée de l&rsquo;intérieur. C&rsquo;est comme si elle allait être torturée pendant les dix années à venir, incapable de s&rsquo;extraire de l&rsquo;océan de cauchemars : meurtres, pornographie, tortures&#8230; Ils l&rsquo;ont soumise à une vague d&rsquo;images de souillures et son esprit ne peut que les subir, essayant de les décrire au moment où il les voit passer, mais il y en a trop, cela va trop vite, alors elle balbutie et se noie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Chien 51, Laurent Gaudé, Actes Sud, 22€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Comme un parfum d&#8217;anarchie au milieu des lingots ?</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 13:18:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 &#160; C’est l’histoire d’un banquier qui veut tout dépenser. Intrigant, non ? Voilà, en quelques mots, le résumé du nouveau roman de Yannick Haenel, auteur entre autres de Tiens ferme ta couronne, Jan Karski ou encore La solitude Caravage. Il a récemment suivi le procès des attentats de 2015 pour Charlie Hebdo. L&#8217;histoire ? Elle naît d&#8217;un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire automne 2022</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRESORIER.jpg" rel="lightbox[6098]"><img class="alignleft size-full wp-image-6100 colorbox-6098" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRESORIER.jpg" alt="TRESORIER" width="210" height="307" /></a>C’est l’histoire d’un banquier qui veut tout dépenser. Intrigant, non ? Voilà, en quelques mots, le résumé du nouveau roman de Yannick Haenel, auteur entre autres de <strong><em>Tiens ferme ta couronne,</em></strong> <strong>Jan Karski</strong> ou encore <strong><em>La solitude Caravage</em></strong>. Il a récemment suivi le procès des attentats de 2015 pour <strong><em>Charlie Hebdo</em></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle naît d&rsquo;un lieu, d&rsquo;un tunnel et d&rsquo;une association d&rsquo;idées. Yannick Haenel a participé à un projet artistique autour de l&rsquo;ancienne succursale de la Banque de France à Béthune, transformée en centre d&rsquo;art contemporain. Lors d&rsquo;une visite alors que les travaux se poursuivent, l&rsquo;imagine du romancier s&rsquo;emballe. L&rsquo;admirateur de <strong>Georges Bataille</strong> lui trouve un homonyme, en poste dans cette succursale dans les années 90-2000. Le roman peut commencer.<br />
Au début des années 90, le jeune <strong>Bataille</strong> arrête la philosophie pour s’inscrire dans une école de commerce et décroche son premier poste à Béthune. Amoureux des livres, des femmes et des idées iconoclastes, on suit <strong>Georges Bataille</strong> dans son évolution. Originale.<br />
Dans cette ville où la fermeture des mines et les ravages du néolibéralisme ont installé un paysage de crise, la vie du trésorier-payeur devient une aventure passionnée : protégé par le directeur de la banque, <strong>Charles Dereine</strong>, il défend les surendettés, découvre le vertige sexuel avec <strong>Annabelle</strong>, une libraire rimbaldienne, s’engage dans la confrérie des Charitables, collabore avec Emmaüs et rencontre l’amour de sa vie, la dentiste <strong>Lilya Mizaki</strong>.<br />
Peut-on être anarchiste et travailler dans une banque ? Peut-on tout donner ? <strong>Georges Bataille</strong> s&rsquo;y emploie. Et prône &laquo;&nbsp;l&rsquo;anarchie amoureuse gratuite&nbsp;&raquo;. Un roman bien écrit qui, malgré la longue introduction de l&rsquo;histoire, se lit avec plaisir. La savoureuse scène des époux Reagan dans les sous-sols de la Banque de France à Paris est un ravissement.</p>
<p>Et si cette utopie prenait corps dans la réalité ?</p>
<p><span id="more-6098"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 212 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les premiers mois, Bataille ne pensa qu&rsquo;à son travail. Il passait dix heures par jour à la banque. Il était le premier arrivé, et le dernier parti. Il plongeait dans les dossiers de surendettement comme dans Hegel, en retenant son souffle. Tout le grisait, même les tâches annexes   : relire des lignes de comptes, établir des programmes d&rsquo;analyse, formaliser des crédits, il s&rsquo;y consacrait avec une assiduité presque délirante. Ainsi lui arrivait-il de rapporter ses dossiers le soir dans sa chambre d&rsquo;hôtel, afin d&rsquo;en peaufiner les moindres détails, et d&rsquo;approfondir une recherche qui lui semblait essentielle. Quelle que fût la nature du travail qu&rsquo;on lui confiait, il l&rsquo;exécutait avec une application dont la nature paraissait incompréhensible à ses collègues, lesquels lui parlaient à peine, car ils voyaient dans son zèle une forme d&rsquo;arrogance, et s&rsquo;imaginaient qu&rsquo;ils se comportait ainsi pour plaire au directeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 364 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est sans doute parce qu&rsquo;il avait le tunnel que le Trésorier-payeur supportait son travail dans la banque : cet homme qui paraissait la rigueur même, et qui au fil des années se mit à incarner aux yeux de ses collègues plus jeunes l&rsquo;histoire de la banque, sa continuité, son esprit de sérieux, en réalité n&rsquo;adhérait à rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à ce feu qui brûle dans les sous-sols du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 407-408 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Avec Lilya, le Trésorier assouvit enfin ce vieux rêve d&rsquo;accomplir la dépense absolue, </em>de tout dépenser<em>, et pas seulement son argent &#8211; car lui, le banquier, n&rsquo;avait jamais épargné -, mais ses forces : depuis toujours il se dépensait sans compter, et en toute chose allait jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement. Il avait longtemps vu dans cette notion de dépense le secret paradoxal de l&rsquo;économie &#8211; et même sa gloire. Il avait écrit, dans l&rsquo;un de ses feuillets les plus anciens : </em>la notion de dépense ne peut en aucun cas se restreindre aux conditions du capitalisme ; en elle se prodigue une effervescence inconditionnelle qui donne la plus grande liberté.<em>&laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le Trésorier-payeur, Yannick Haenel, Gallimard, 21€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sous la dalle, la colère gronde&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/08/25/sous-la-dalle-la-colere-gronde/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 08:15:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 Cette rentrée littéraire serait-elle celle de la sobriété ? Toute relative, cependant. En effet, le rendez-vous des auteurs et des maisons d&#8217;édition (en quête des prix de l&#8217;automne) est, pour la première fois depuis 20 ans, sous la barre des 500 romans publiés, 490 plus exactement (345 titres français et 145 étrangers). Une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEUX-SECONDES.jpg" rel="lightbox[6067]"><img class="alignleft size-full wp-image-6072 colorbox-6067" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEUX-SECONDES.jpg" alt="DEUX SECONDES" width="195" height="285" /></a>Cette rentrée littéraire serait-elle celle de la sobriété ? Toute relative, cependant. En effet, le rendez-vous des auteurs et des maisons d&rsquo;édition (en quête des prix de l&rsquo;automne) est, <strong>pour la première fois depuis 20 ans, sous la barre des 500 romans publiés, 490 plus exactement (345 titres français et 145 étrangers). Une baisse de 6% par rapport à l&rsquo;année dernière.</strong> Deux raisons sont avancées : la hausse du prix du papier et les incertitudes liées au rapprochement entre Editis et Hachette.</p>
<p><strong>Le nombre de premiers romans, lu, est en hausse</strong>. Vous savez, depuis plus de 10 ans que ce blog existe, à quel point je les aime ceux-là, premiers jets d&rsquo;auteurs (es) en devenir qui nous parlent d&rsquo;eux, de nous, des autres.</p>
<p><em><strong>Deux secondes d&rsquo;air qui brûle</strong></em> ne fait pas exception. <strong>Diaty Diallo</strong>, l&rsquo;auteure, a grandi entre les Yvelines et la Seine-Saint-Denis, où elle vit toujours. Depuis l&rsquo;adolescence, elle pratique différentes formes d&rsquo;écriture (blog, fanzines, chansons, et désormais son premier roman).</p>
<p>Un roman court, dense, incandescent. L&rsquo;histoire, c&rsquo;est celle d&rsquo;une bande de potes. Il y a<strong> Astor</strong> (le narrateur, jeune adulte féru de botanique), mais aussi <strong>Chérif</strong>, <strong>Issa</strong>, <strong>Demba</strong>, <strong>Nil</strong> et les autres. Leur terrain de jeu ? La dalle en bas de chez eux. Mais aussi le parking, la friche, les toits et le quartier tout entier qu&rsquo;ils habitent, dans la banlieue de Paname. Au milieu du décor, une pyramide qui, sans &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; la fin, fait partie des personnages.</p>
<p>Un quartier où chacun est dans son rôle. Et où le quotidien n&rsquo;est plus rose ni plus noir qu&rsquo;ailleurs. Entre les béton et les odeurs du parking, la vie s&rsquo;organise.</p>
<p>Un soir d&rsquo;été cependant, le 16 juillet, en marge d&rsquo;une énième interpellation, l&rsquo;un des amis d&rsquo;<strong>Astor</strong>, l&rsquo;un des frères de <strong>Chérif</strong>, se fait tuer par des policiers. Alors les jeunes s&rsquo;organisent, ensemble. Un soulèvement se prépare. Méthodique. Inattendu.</p>
<p>Un roman où la langue et le rythme claquent. Les rêves, eux, n&rsquo;ont plus assez de place. Reste la réalité. Froide. Et un peu d&rsquo;amour dans les yeux d&rsquo;<strong>Aïssa</strong>.</p>
<p><span id="more-6067"></span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left">Pour découvrir les premières pages :</p>
<p style="text-align: left"><a href="https://fr.calameo.com/read/005979625fcc1f517f4d1?authid=orLmn213UMp4">https://fr.calameo.com/read/005979625fcc1f517f4d1?authid=orLmn213UMp4</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est l&rsquo;odeur de la part qu&rsquo;on nous laisse. Des mètres de trottoir, quelques bancs, des triangles d&rsquo;herbe, des bouts de bois morts qu&rsquo;on transforme en braise pour cuire la viande. Le moindre coffre de voiture est possible sound system. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>On est débrouillards. On est joyeux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais nos réjouissances n&rsquo;en sont pas pour tout le monde. Il y en a qui ne nous voient que comme les rejetons braillards d&rsquo;ascendants qui avaient au moins la délicatesse de la fermer. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;on fait ça, parler fort, mais on est quand même loin de passer toutes nos nuits à beugler sous des fenêtres. On a juste besoin d&rsquo;agitation, un peu. Attiser des feux, se raconter des trucs pour passer les jours qui rallongent et même ceux qui raccourcissent en fait et puis danser parfois.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pas grand-chose en somme. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chérif et Issa répondent aux premières questions, pacifiques. J&rsquo;ai réussi mes partiels, c&rsquo;est ça qu&rsquo;on fête, dit Chérif, on fait juste barbecue tranquille, on sait que c&rsquo;est pas autorisé mais on a essayé de pas être dangereux, de déranger personne, vous voyez bien  même on éteint le son si vous voulez. Il pourrait dire ce qu&rsquo;il veut, ce soir-là ce n&rsquo;est pas tout à fait pareil. Plus encore que d&rsquo;ordinaire, le processus semble avoir été écrit  à l&rsquo;avance, à l&rsquo;image d&rsquo;un scénario. Ses rôles assignés, d&rsquo;adjuvants, d&rsquo;antogonistes ; son élément perturbateur aussi et probablement quelques péripéties ; mais avec une fin en queue de poisson. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sans aucune annonce, les réverbères et la pyramide s&rsquo;éteignent et plongent la place dans la pénombre. Seules les guirlandes continuent de clignoter. Les conversations se sont évanouies. L&rsquo;espace d&rsquo;un instant, en fermant les yeux, la place semble avoir été désertée par la foule. Mais, plongées dans une semi-obscurité, les mines sont simplement concentrées, dirigées vers l&rsquo;enfièvrement qui se profile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il y a quelque chose à calmer ce soir. Ensemble. Quelque chose de dure qu&rsquo;il faut soulager à défaut de guérir. Ensemble.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Deux secondes d&rsquo;air qui brûle, Diaty Diallo, Seuil., 17,50€.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Avant que tout explose&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/03/08/avant-que-tout-explose/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/03/08/avant-que-tout-explose/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2022 09:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 A chaque rentrée littéraire son lot de pépites ! Je les trouve plus volontiers parmi les premiers romans qui définitivement, me fascinent. Le premier roman écrit par Hélène Laurain coche un grand nombre de cases ! La jeune femme, née en 1988, a étudié les sciences politiques ainsi que l’arabe en France et en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-5916 colorbox-5914" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PARTOUT-LE-FEU.jpg" alt="PARTOUT LE FEU" width="195" height="307" /></p>
<p>A chaque rentrée littéraire son lot de pépites ! Je les trouve plus volontiers parmi les premiers romans qui définitivement, me fascinent.</p>
<p>Le premier roman écrit par <strong>Hélène Laurain</strong> coche un grand nombre de cases !</p>
<p>La jeune femme, née en 1988, a étudié les sciences politiques ainsi que l’arabe en France et en Allemagne, puis la création littéraire à Paris-VIII. Elle vit dans le Grand Est avec sa famille et y travaille en tant que traductrice de l’allemand.</p>
<p><strong>Hélène Laurain</strong> anime actuellement un groupe de lecture au Fonds régional d’art contemporain de Lorraine autour du thème de l’émancipation.</p>
<p>Elle s’intéresse notamment à ce qui a trait au vivant, au féminisme, à la maternité, et s’attache à trouver des formes qui disent le contemporain. Comme ici, sans utiliser la moindre virgule, ou un seul point.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? <strong>Laetitia</strong> est née trois minutes avant sa sœur jumelle <strong>Margaux</strong> et trente-sept minutes avant l’explosion de Tchernobyl. Malgré des études dans une grande école de commerce, elle grenouille au Snowhall de Thermes-les-Bains, au désespoir de ses parents. Elle vit à La Cave où elle écoute Nick Cave, obsédée par les SUV et la catastrophe climatique en cours.</p>
<p>Il faut dire que <strong>Laetitia</strong> vit en Lorraine où l’État, n’ayant désormais plus de colonie à saccager, a décidé d’enfouir tous les déchets radioactifs de France. Alors avec sa bande, <strong>Taupe</strong>, <strong>Fauteur</strong>, <strong>Thelma</strong>, <strong>Dédé</strong>, elle mène une première action spectaculaire qui n’est qu’un préambule au grand incendie final. Une génération Tchernobyl. Entière. Convaincue. En dehors des clous et des codes. Une communauté autrefois cimentée, qui se désagrège cependant.</p>
<p><span id="more-5914"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Hélène-Laurain-©-©-Sophie-Bassouls-.jpg" rel="lightbox[5914]"><img class="alignleft wp-image-5924 size-medium colorbox-5914" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Hélène-Laurain-©-©-Sophie-Bassouls--300x249.jpg" alt="Hélène-Laurain-©-©-Sophie-Bassouls-" width="300" height="249" /></a></strong></p>
<p><strong>Hélène Laurain</strong> nous plonge au coeur des activismes contemporains. Pas de ponctuation dans ce premier roman, mais un ton, une oralité qui  vous transporte. Qui vous emmène. Un &laquo;&nbsp;bricolage&nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle a façonné pendant la crise des Gilets jaunes, trouvant la forme de son premier roman dans l&rsquo;échange de SMS entre <strong>Laetitia</strong> et <strong>Fauteur</strong>.</p>
<p>Sur le site <strong><em>Diacritik</em></strong>, l&rsquo;auteure s&rsquo;explique sur son dessein. Et la génèse de ce roman fascinant.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le titre <strong><em>Partout le feu</em></strong> s’est imposé plus tard, comme un constat au moment des méga-feux australiens. En même temps, j’avais envie d’un personnage très différent de moi, qui fait ce que je ne fais pas et inversement [&#8230;] J’ai fini par trouver cet entre-deux, où <strong>Laetitia</strong> habite un Grand Est fantasmé mais vraisemblable — les noms de villes sont fictionnalisés —, où elle naît deux ans avant moi, le jour de l’explosion de Tchernobyl. Je pouvais me servir abondamment de ce que je connaissais tout en me laissant la liberté d’inventer.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Helène Laurain</strong> explique également que ce premier roman, plus que le portrait d&rsquo;une génération, aborde la question du deuil. Et même des deuils. Ceux de la religion du confort qui nous mène à notre perte, celui d&rsquo;une vie réussie à travers une vision familiale, celui des espèces qui disparaissent, etc. Des deuils qui s&rsquo;incarnent dans le personnage de <strong>Mémou</strong>, la mère de la narratrice.</p>
<p>La jeune femme explique s&rsquo;être beaucoup documentée sur Bure, sur les déchets radioactifs, sur des interviews de militants. La première scène du livre fait référence à une action de Greenpeace à la centrale de Cattenom, près de chez elle. Et elle revient à plusieurs reprises sur le documentaire de Nicolas Humbert, <em><strong>Wild plants</strong>, </em>sorti en 2016.</p>
<p>Et de conclure : <em>&laquo;&nbsp;Lors de l’écriture, j’espérais avant tout pouvoir traduire en mots l’expérience que je traversais : panique, sentiment d’urgence, désespoir, perte de repères, mais aussi parfois jubilation. Quand on écrit un livre, d’autant plus un premier dont on ignore s’il sera publié, je crois qu’on répond avant tout à ses propres besoins. En l’occurrence, il s’agissait pour moi de  faire exploser la petite fille sage, tenter de dépasser ma sidération devant la catastrophe, avec l’idée que si ces choses-là m’habitaient, je n’étais certainement pas la seule — l’éclosion, ces dernières années, de concepts comme « éco-anxiété » ou « solastalgie » le prouvent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 72 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] je commence à me rouler</em></p>
<p style="text-align: left"><em>une rare clope</em></p>
<p style="text-align: left"><em>en me demandant</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ce que j&rsquo;ai fait jusqu&rsquo;à maintenant</em></p>
<p style="text-align: left"><em>comme si j&rsquo;étais née aujourd&rsquo;hui</em></p>
<p style="text-align: left"><em>31 ans de rien</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ou pas grand-chose</em></p>
<p style="text-align: left"><em>peut-être qu&rsquo;ils ont raison</em></p>
<p style="text-align: left"><em>quand ils disent que </em></p>
<p style="text-align: left"><em>j&rsquo;aurais dû continuer</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les métiers avec les responsabilités</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les perspectives de promotion</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les échelons de salaire</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les machines à capuccino</em></p>
<p style="text-align: left"><em>en illimité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] il t&rsquo;accueille chez lui et voilà comme elle finit pas</em></p>
<p style="text-align: left"><em>c&rsquo;est violent,</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et ça le fout dans la merde</em></p>
<p style="text-align: left"><em>il doit prendre le bus pour aller à la gare</em></p>
<p style="text-align: left"><em>puis le train</em></p>
<p style="text-align: left"><em>il a trois heures aller-retour par jour</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était pareil en SUV je réponds</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ça fera toujours une voiture en moins sur les routes</em></p>
<p style="text-align: left"><em>pendant quelques jours</em></p>
<p style="text-align: left"><em>c&rsquo;est déjà ça</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et puis comme ça il verra</em></p>
<p style="text-align: left"><em>qu&rsquo;en train c&rsquo;est pas si terrible</em></p>
<p style="text-align: left"><em>il avait qu&rsquo;à pas me virer de chez lui</em></p>
<p style="text-align: left"><em>alors que je suis galère</em></p>
<p style="text-align: left"><em>qui fait ça</em></p>
<p style="text-align: left"><em>quel père fait ça [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<h5 style="text-align: left"><strong>Page 153 : </strong></h5>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je suis à l&rsquo;orée du bois Ledoux</em></p>
<p style="text-align: left"><em>à quelques kilomètres à peine de Boudin</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ce que je m&rsquo;apprête à faire</em></p>
<p style="text-align: left"><em>je le fais pour nous</em></p>
<p style="text-align: left"><em>un grand nous</em></p>
<p style="text-align: left"><em>tous ceux qui en ont besoin</em></p>
<p style="text-align: left"><em>peuvent être dans ce nous</em></p>
<p style="text-align: left"><em>pour qu&rsquo;on nous écoute</em></p>
<p style="text-align: left"><em>pour qu&rsquo;on nous croie</em></p>
<p style="text-align: left"><em>elle respire difficilement en détournant le regard</em></p>
<p style="text-align: left"><em>On a milité en paix</em></p>
<p style="text-align: left"><em>puis on nous a mutilés</em></p>
<p style="text-align: left"><em>on a mutilé la seule chose</em></p>
<p style="text-align: left"><em>la seule chose qui était précieuse</em></p>
<p style="text-align: left"><em>on a transformé notre histoire</em></p>
<p style="text-align: left"><em>en un récit de chaos on a réécrit</em></p>
<p style="text-align: left"><em>notre histoire. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Partout le feu, Hélène Laurain, Verdier, 16€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre les zones grises, prendre la bonne décision&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/02/07/entre-les-zones-grises-prendre-la-bonne-decision/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/02/07/entre-les-zones-grises-prendre-la-bonne-decision/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 08:03:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[séparation]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 Karine Tuil s&#8217;empare au plus près de l&#8217;actualité dans son douzième roman, La décision. L&#8217;auteure de Les choses humaines, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&#8217;une société après un viol, elle nous emmène dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" rel="lightbox[5887]"><img class="alignleft size-full wp-image-5889 colorbox-5887" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" alt="CVT_La-decision_5727" width="185" height="272" /></a></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><strong>Karine Tuil</strong> s&rsquo;empare au plus près de l&rsquo;actualité dans son douzième roman, <strong><em>La décision</em></strong>. L&rsquo;auteure de <em><strong>Les choses humaines</strong></em>, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&rsquo;une société après un viol, elle nous emmène dans le bureau de la coordinatrice du pôle d&rsquo;instruction antiterroriste. C&rsquo;est là qu&rsquo;<strong>Alma Revel</strong>, quinquagénaire empêtrée dans une vie conjugale qui ne la satisfait plus, traite des dossiers tout simplement inflammables.</p>
<p>Dans son bureau se succèdent des hommes et quelques femmes qui ont fait des choix. Radicaux. A elle et son équipe de se dépatouiller avec l&rsquo;horreur, d&rsquo;évaluer les responsabilités et les implications, de déjouer les stratégies autour de la <strong>taqiya</strong>, ce concept de la religion musulmane recommandant la prudence au fidèle en l&rsquo;invitant à dissimuler sa croyance en cas de danger. Rien n&rsquo;est épargné Alma, pas même les menaces de mort.</p>
<p>Tout compte pour étayer la prise de décision. Jusqu&rsquo;à l&rsquo;intuition.  Et si elle s&rsquo;avère finalement mauvaise ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5887"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Nous sommes en mai 2016. Dans une aile ultrasécurisée du palais de justice, la juge <strong>Alma Revel</strong> doit se prononcer sur le sort d&rsquo;<strong>Abdeljalil</strong>, un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. Est-il réellement repenti et risque-t-il de se radicaliser en prison si la justice décide de l&rsquo;y laisser ou cache-t-il son jihadisme ? Tandis que sa haine de la France transpire de tous ses mots ?</p>
<p>Au fil des pages, des extraits des interrogatoires donnent des pistes. Ou pas.</p>
<p>À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée depuis plus de vingt ans à un écrivain à succès sur le déclin, <strong>Alma</strong> entretient une liaison avec l’avocat <strong>Emmanuel Forest</strong> qui représente le mis en examen. Comment conjuguer le tout ? Auprès de ses collègues ? De sa famille ? De son conscience professionnelle tandis que tout se délite ?</p>
<p>Au fil des page, un roman intense, dense et très bien documenté. Pour l&rsquo;écrire au plus près de la réalité, <strong>Karine Tuil</strong> a rencontré des juges d&rsquo;instruction, des enquêteurs, un président de cour d&rsquo;assises et un avocat de jihadistes.</p>
<p>Dans <em><strong>La décision</strong> </em>aussi, tandis que se mélange le professionnel et le privé pour le pire et le meilleur, la notion d&rsquo;origine transparaît. Aucun des protagonistes n&rsquo;échappe à ses origines en regard de sa foi. Son mari s&rsquo;enfonce dans un judaïsme radical alors que leur fille aînée envisage d&rsquo;épouser un musulman. Dans le bureau du juge <strong>Revel</strong>, d&rsquo;autres sont prêts à tout au nom d&rsquo;Allah&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant tout le voyage, je conservais mon téléphone dans la main. Je regardais le paysage se déployer à travers la vitre, les champs de tournesol qui se dressaient, tantôt pleins et ouverts, tantôt repliés sur eux-mêmes, brûlés, éteints – juste métaphore d&rsquo;une vie qui alternait les cycles avec une régularité tragique. Je rêvais de fuite et de grands espaces. Je me sentais asphyxiée par un quotidien sur lequel je n&rsquo;avais plus la moindre maîtrise. Mon couple me paraissait factice, je pensais de plus en plus à la séparation, mais divorcer, pour une femme qui n&rsquo;avait pu affronter la férocité de son univers professionnel qu&rsquo;on conservant une stabilité affective, c&rsquo;était une décision qui ébranlait tout un mécanisme de confiance interne. J&rsquo;avais peur de prendre la mauvaise décision.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 192 : &laquo;&nbsp;</strong><em>– Tu prends des risques insensés, a-t-elle continué. Nous sommes proches je me permets de te le dire, on a tous compris que tu avais une liaison avec Emmanuel Forest, c&rsquo;est ta vie privée, tu fais ce que tu veux, Alma, mais il passe trop de temps dans ton bureau, ça fait deux fois cette semaine que tu nous l&rsquo;imposes à déjeuner, ce n&rsquo;est pas sain, ce n&rsquo;est pas assez étanche, on ne doit pas avoir de liens trop étroits avec les avocats qui travaillent sur nos dossiers, fais attention, les gens commencent à parler, je ne veux pas que tu aies de problèmes et je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;en avoir non plus. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je l&rsquo;écoutais tout en sachant qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait aucune influence sur moi, que rien ne me ferait plus renoncer à ma relation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 204 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La suite, en dépit des craintes, c&rsquo;est une logique de libération. La famille d&rsquo;Abdeljalil a été interrogée, elle est rassurante. La mère affirme qu&rsquo;elle peut accueillir son fils. Elle a une Freebox qui permet l&rsquo;installation du système de surveillance. Il y a donc des garanties éducatives, un socle. Le cadre familial est structurant. Abdeljalil a exprimé ses regrets à plusieurs reprises. L&rsquo;enquête de personnalité révèle des difficultés rencontrées au cours de l&rsquo;adolescence, des idées suicidaires, mais elle le décrit peu influençable et soucieux d&rsquo;engager des démarches de réinsertion. Un psychiatre et un psychologue l&rsquo;ont aussi examiné récemment : il est calme, cohérent, déterminé à mener une vie sans histoires.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La décision, Karine Tuil, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au pied de la colline, l&#8217;enfance nue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 13:06:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Le démon de la colline aux loups. Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&#8217;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Duke. Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" rel="lightbox[5630]"><img class="alignleft size-full wp-image-5632 colorbox-5630" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" alt="CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282" width="250" height="325" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><strong><em>Le démon de la colline aux loups</em>.</strong> Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&rsquo;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les murs, il écrit. Tout. Sur la vieille machine à écrire prêtée par le directeur. Pour ne pas oublier, pour essayer de comprendre. &laquo;&nbsp;Pour &laquo;&nbsp;assurer sa rédemption &nbsp;&raquo; aussi. Pour savoir si tout cela a été causé par le Démon de la Colline aux loups. Cet endroit, il y a vécu. Survécu plutôt. C&rsquo;est là qu&rsquo;il grandit au sein d&rsquo;une famille défaillante, totalement dysfonctionnelle. C&rsquo;est là qu&rsquo;il sera violé à plusieurs reprises par son père. Oui, son père.</p>
<p>L&rsquo;enfant, qui n&rsquo;entendra son prénom pour la première fois qu&rsquo;à l&rsquo;école, où il atterrit sans comprendre, sans savoir. Les services sociaux sont intervenus. La gendarmerie, la justice suivront. <strong>Duke</strong> sera éloigné de cette famille maltraitante, mal-aimante.</p>
<p>Placé dans une famille, puis dans une autre, éloigné de sa fratrie (ils sont six enfants en tout, les deux aînés, <strong>Michael et Jonas</strong>, se sont enfuis depuis longtemps) et de sa soeur adorée. Mais <strong>Duke</strong> craint tellement de réveiller le Démon de la colline aux loups qu&rsquo;il s&rsquo;enfuit de chez Pete et Maria qu&rsquo;il aime pourtant. Il a 16 ans. Une enfance fracassée et une adolescence qu&rsquo;il va carboniser. Dans un squat, il connaîtra la violence, la débrouille, la prostitution&#8230; Mais aussi l&rsquo;amour. Celui de Billy. Une jeune héroïnomane dont il s&rsquo;éprend. Elle finira par se jeter dans le vide sous ses yeux&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La violence reviendra. Terrible. Mortifère. <strong>Duke</strong>, qui est retourné à la colline aux loups, sera arrêté. Jugé. Condamné à perpétuité malgré son discernement altéré. Puis placé en détention. Là, seul après le suicide de son codétenu, il écrit. Fait une introspection et tente de comprendre, accompagné par un prêtre qui ne fera que frôler l&rsquo;horreur des souvenirs, des images, des mots de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Les phrases sont longues, sans virgule. Comme s&rsquo;il fallait impérativement prendre son souffle avant de se lancer dans ce texte étourdissant, un flot d&rsquo;images et de sensations qui mêle les époques, les périodes.</p>
<p>A la lecture de ce premier roman, qui concourt pour le<strong> 31e prix Roblès</strong>, on plonge dans l&rsquo;horreur. Mais aussi dans la littérature. L&rsquo;auteur, <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong>, âgé de 44 ans, côtoie l&rsquo;horreur de près dans son métier. Journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers, ( il travaille pour Le Télégramme, à Saint-Brieuc), il est l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de chroniques judiciaires qui a d&rsquo;ailleurs servi de trame au roman Ritournelle, publié par Le Tripode, en mai.</p>
<p>Ce premier roman<b> </b>a déjà remporté le prix Première de la RTBF et avait été retenu parmi les quatre finalistes du prix <strong>Goncourt</strong> du premier roman. Qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas eu.</p>
<p>En mai, j&rsquo;ai interviewé <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> pour <strong>La Nouvelle République </strong>dans le cadre du prix Roblès. L&rsquo;article paru sur le site internet est <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur">ici.</a></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></h3>
<blockquote><p><strong>Page 15 :</strong><em><strong> </strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;]Par moments des ombres grandissaient dans la pièce et elles faisaient des bruits sourds et des fois ça hurlait des choses en rapport avec la pisse ou presque toujours en lien avec les conséquences de nos entrailles. Il m’a fallu du temps pour dessiner ces ombres et préciser leurs traits et encore plus de temps pour comprendre que c’étaient des personnes et pas n’importe lesquelles mes parents. J’ai rencontré après des gens qui avaient eu d’emblée un père et une mère avec de l’affection et des histoires comme ça je l’ai lu dans des magazines alors j’ai pu essayer de comparer. Mais moi je vous dis ceci au départ je ne me souviens pas d’avoir vu des personnes. Et je ne sais pas comment ces formes qui s’invitaient dans notre nid nous filaient à bouffer j’ai bien dû croûter sinon je serais mort mais je sais que là non plus je n’aurais pas su identifier ou nommer un repas tout était confondu dans tout. Il y a un moment dans l’enfance où chacun de nous ouvre mieux les yeux et petit à petit mon regard a séparé chaque être du nid pour lui donner un corps à lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je suis resté chez Pete et Maria des années et tout allait bien car leur façon de fabriquer des habitudes me protégeait du Démon. J’ai compris cette chose-là c’est qu’ils s’occupaient de moi et tant qu’ils le faisaient je pouvais compter sur eux c’était comme museler un fauve en lui faisant des caresses. Je sentais bien que j’avais à l’intérieur une trace qui ne partait pas c’était la déchirure de l’enfance c’est pas parce qu’on a mis un pont au-dessus du ravin qu’on a bouché le vide. J’avais le manque des frères et sœurs et je n’osais pas demander parfois on voyait des juges ou des éducateurs et pas un ne me parlait de Clara ou de la Boule est-ce qu’ils pensaient à moi? Petit à petit j’avais commencé à m’intéresser à la solitude qui était une sorte de permanence au-dedans et à la fin on revient toujours à ce qui est constant mais je ne savais pas encore si c’était une porte fermée ou une porte à ouvrir je le tournais comme ça dans ma tête. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 152 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je ne peux pas expliquer pourquoi j’avais cette intuition que je devais rester lucide c’est comme une sorte de survie et être étourdi c’était tomber à la merci de la menace et ceux qui savent pas ce que c’est d’avoir souffert de ses parents ivres morts n’ont pas l’idée. Moi je pensais que toutes ces choses ça me perdrait plus vite et que le Démon n’avait pas besoin de ça un point c’est tout. Mais la contrepartie c’est que dans ce milieu où j’étais arrivé c’était compliqué de ne pas prendre de dope car ça me gardait une clairvoyance quand tous les autres étaient défoncés et ivres et qu’ils faisaient n’importe quoi en braillant avec des postillons et de la sueur et le visage jaune. Quand ils étaient comme ça fous et dénaturés je me mettais en discrétion pour qu’ils ne m’invectivent pas et qu’ils m’oublient. Parfois je prenais soin de Billy elle devenait presque comme du verre elle restait là à me regarder avec un sourire qui n’en finissait pas et elle tenait mon visage comme le faisait ma sœur c’est comme ça qu’on s’est embrassés la première fois elle a dit t’es mignon on voit bien que tu es pas là juste pour me baiser je haïssais ce mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le démon de la colline aux loups, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 17€</strong></em></p>
</div>
<p><span id="more-5630"></span></p>
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		<item>
		<title>Dans la brume asphyxiante, le rêve d&#8217;autres vies&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2021 07:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Quelle histoire ! Pourtant sur le papier, rien qui ne m&#8217;attire au premier abord : l&#8217;histoire n&#8217;est pas contemporaine, en plus, elle est lointaine. Bref. Il suffisait pourtant de se lancer embarquer sur le vraquier au coeur de cette histoire. A partir de là, les intrigues se découvrent, se mêlent, le tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782743650148.jpg" rel="lightbox[5646]"><img class="alignleft size-full wp-image-5649 colorbox-5646" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782743650148.jpg" alt="9782743650148" width="220" height="322" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p>Quelle histoire ! Pourtant sur le papier, rien qui ne m&rsquo;attire au premier abord : l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas contemporaine, en plus, elle est lointaine. Bref. Il suffisait pourtant de se lancer embarquer sur le vraquier au coeur de cette histoire. A partir de là, les intrigues se découvrent, se mêlent, le tout sur fond de brouillard et d&rsquo;odeur de fiente&#8230; Oui, le guano est un des personnages de ce roman à l&rsquo;atmosphère sombre. Et pour cause, à cette époque, pour une raison qui reste mystérieuse, sur le littoral chilien, le soleil ne brille de mille feux qu&rsquo;à peine deux heures par jour&#8230; Tout est humide et sent le renfermé.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Oui, venons-y. <strong>Edouard Jousselin</strong>, jeune auteur trentenaire, né à Montargis, nous présente d&rsquo;emblée à <strong>Joseph</strong> et <strong>Vald</strong>. Le premier n&rsquo;a vraiment pas le pied marin, vomit tandis que son ami d&rsquo;enfance tente de trouver une solution. Ils viennent de fuir. Sans savoir, sans s&rsquo;être dit la vérité non plus.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On devrait sans doute moins penser comme des naufragés, nous sommes des marins, des aventuriers&nbsp;&raquo;, dit <strong>Vald</strong>. Et pourtant. Un premier chapitre qui s&rsquo;ouvre la fin de l&rsquo;histoire. Alors rembobinons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5646"></span></p>
<p>Il y a le <strong>capitaine Moustache</strong>. Lui, ancien acteur de la lutte pour la l&rsquo;indépendance, est aujourd&rsquo;hui un homme redouté, craint. Il est seul à pouvoir rallier les îles du Pacifique du sud de l&rsquo;Amérique latine dans le brouillard permanent pour transporter l&rsquo;or local, le guano. Un homme qui voulait être riche, qui s&rsquo;est accoquiné avec <strong>Riffi</strong> pour profiter du monopole et mettre les trois familles régnantes à ses pieds. Là, <strong>Riffi</strong> le double. Fomente des attentats pour détourner l&rsquo;attention. De quoi alimenter cette fable épique sur fond de révolution ratée.</p>
<p class="article__paragraph ">Entre les villes de <strong>Libertad</strong> et <strong>Agouto,</strong> la jalousie est grande. Les deux maires respectifs, personnages atypiques et ennemis ont trouvé en Moustache un ami, un allié. Au fil des pages, chacun rêve d&rsquo;écrire son histoire dans cette brume asphyxiante. Qui a révéler le monstre qui sommeille en lui. Un livre d&rsquo;hommes dans lequel les femmes sont sacrifiées par la vanité de ces derniers.</p>
<p class="article__paragraph ">Un roman captivant. Une fable épique et romanesque.</p>
<h3 style="text-align: center"> Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La jeunesse à laquelle il appartenait avait grandi avec des ombres, des silhouettes floues, des formes altérées et des tons flétris. Elle faisait preuve d&rsquo;une moindre imagination, s&rsquo;abêtissait à perforer des carapaces de crustacés, cheminait à rebours le sentier de l&rsquo;intelligence humaine. A terme, il n&rsquo;était pas difficile de s&rsquo;en convaincre, les hommes de cette région deviendraient des cafards, terrés dans leurs trous froids et humides, le ventre couvert de boue, la tête rentrée dans une coquille brune, diffusant l&rsquo;odeur tenace du guano.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand l&rsquo;air se chargea d&rsquo;eau, au début des années 1880? Jojo, José, toutes les personnes que Moustache avait fréquentées et appréciées jadis, commencèrent de lui faire de longues leçons à propos de sa situation, du fait qu&rsquo;il s&rsquo;en tirait très bien malgré la brume, qu&rsquo;il enrichissait aux dépens de tous, à cause d&rsquo;un fléau. Au début, Ernesto culpabilisa, jura ne désirer rien de plus que l&rsquo;évanouissement du voile, proposa de rendre des services, ce qu&rsquo;il fit, d&rsquo;ailleurs. Mais les aigreurs s&rsquo;accentuèrent. On l&rsquo;affubla de sobriquets </em>L&rsquo;ami du brouillard, le fils de la brume, le disciple de la nuit opaque<em>. Blessé, il devint plus solitaire, de moins en moins enjoué à l&rsquo;idée d&rsquo;accoster, de retrouver ses détracteurs impatients de charger son guano et de décharger leurs reproches.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 286 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il fallait oublier, comment faire ? Faire le vide. Se remplir le ventre de grillades. Regarder la brume s&rsquo;assombrir peu à peu et le port s&rsquo;éteindre progressivement telle la lumière dans les yeux d&rsquo;un vieillard qui se meurt. Faire le vide. Ne plus penser. Les réserves de guano ? Elles sont nécessaires. Faire le vide. Juan José en prison par sa faute. S&rsquo;allonger. Jojo et José qui préparent déjà leurs armées pour se détruire l&rsquo;un l&rsquo;autre. Fermer les yeux. Le jour qui décline, calme et serein comme un lac gelé, sans vent, sans pluie. Lady Sue, éclatée. Faire le vide. Lady Sue qui m&rsquo;aimait. Lady Sue, l&rsquo;innocente.  Inspirer. Juan José. Expirer. S&rsquo;endormir.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les cormorans&nbsp;&raquo;, Edouard Jousselin, Rivages. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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