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	<title>Quatrième de couv &#187; Amérique</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Petits arrangements avec l&#8217;amour et la vérité&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 08:10:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Ce roman, le troisième de Lauren Groff, fut le livre préféré de Barack Obama en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement ! Mais il y a tout le reste. L&#8217;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" rel="lightbox[3875]"><img class="alignleft size-full wp-image-3877 colorbox-3875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" alt="FURIES" width="400" height="607" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce roman, le troisième de <strong>Lauren Groff</strong>, fut le livre préféré de <strong>Barack Obama</strong> en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement !</p>
<p>Mais il y a tout le reste. L&rsquo;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur.</p>
<p>Nous voilà en Californie. <strong>Lancelot,</strong> que tous surnomment <strong>Lotto</strong> est un garçon bien loti. Sa mère, <strong>Antoinette</strong>, ancienne sirène star d&rsquo;un spectacle ( toujours appelée &laquo;&nbsp;manman&nbsp;&raquo;, et son père, <strong>Gawain</strong>, qui a fait fortune dans l&rsquo;eau minérale, chérissent leur fils. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>La mort brutale du père. <strong>Lotto</strong> devient un adolescent fuyant, compliqué&#8230; alors que sa mère qui attend une fille, <strong>Rachel</strong>, sombre dans la bigoterie et la mauvaise nourriture. <strong>Sallie</strong>, la soeur de<strong> Gawain</strong>, va tout prendre en main.</p>
<p>La nuit qu&rsquo;il passe avec une fille ( qui tombera enceinte) signe la fin de l&rsquo;insouciance. Sa mère l&rsquo;envoie en pension. Une mise à l&rsquo;écart sine die.</p>
<p><strong>Lotto</strong> apprend seul à grandir. Devient un étudiant avide de sexe, d&rsquo;alcool et de drogue. Jusqu&rsquo;à sa rencontre avec <strong>Mathilde</strong>. Il a 22 ans. Quinze jours plus tard, ils se marient. <strong>Lotto</strong> est déshérité. Et pour cause.</p>
<p>Elle, la mystérieuse orpheline,  est froide, quand <strong>Lotto</strong> est solaire. Certains de leurs amis parient sur la durée de leur histoire. Sans savoir quels arrangements les soudent&#8230;</p>
<p><span id="more-3875"></span></p>
<p>Tout en suivant au plus près le délitement de ce couple qui semblait pourtant si parfait, une deuxième histoire se laisse découvrir.  Il y a eu mensonge. Chacun va y aller de sa petite vérité. Et la mort de <strong>Lancelot</strong> va lancer les hostilités.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Mathilde</strong> ( née Aurélie dans la région de Nantes avant d&rsquo;être envoyée malgré elle chez un oncle qui vit aux Etats-Unis) qui tire les ficelles. Qui gagne l&rsquo;argent du ménage quand <strong>Lotto</strong>, comédien, va d&rsquo;échec en échec. C&rsquo;est encore elle qui poussera son mari à poursuivre dans l&rsquo;écriture. Devenu dramaturge après qu&rsquo;elle y a mis sa patte, il devient très célèbre. C&rsquo;est encore elle qui, à intervalles réguliers, tient <strong>Antoinette</strong> à distance de son fils.</p>
<p>Les rebondissements se multiplient sous l&rsquo;oeil goguenard de Shakespeare dont<strong> Lotto</strong> est un inconditionnel. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il devenait de plus en plus ordinaire, songea-t-elle. Banal.  S&rsquo;il n&rsquo;y  prenait garde, une gentille fille lui mettrait le grappin dessus, Sallie le sentait, et Lotto se laisserait glisser vers le mariage, vers un travail sans intérêt mais bien payé, une famille, des cartes de voeux, une maisons sur la plage, l&rsquo;embonpoint lié à l&rsquo;âge, les petits-enfants, trop d&rsquo;argent, l&rsquo;ennui, la mort. Dans sa vieillesse il serait fidèle et conservateur, aveugle devant ses privilèges. Quand Sallie cessa de pleurer, elle s&rsquo;aperçut qu&rsquo;elle était seule, un courant d&rsquo;air froid filtrait par la fenêtre jusque dans son cou, deux rangées de portes de part et d&rsquo;autres qui allaient, diminuant, jusqu&rsquo;au néant à l&rsquo;autre bout</em>. [&#8230; what fun it is to ride and sing a sleighing song tonight, oh !]<em> Mais dieu soit loué ! Mathilde était apparue ; et même si au début, elle avait semblé le portrait craché de la gentille fille redouté par Sallie, en réalité, elle ne l&rsquo;était pas. Salleie percevait sa dureté de granit. Mathilde saurait sauver Lotto de sa propre paresse, avait-elle pensé ; hélas, des années plus tard, Lotto demeurait un homme ordinaire. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258-259 :</strong></p>
<p style="text-align: left">–<em> Oui, ma chère. C&rsquo;est très raisonnable de votre part d&rsquo;accepter cet arrangement. C&rsquo;est un bon paquet d&rsquo;argent, assurément.</em></p>
<p style="text-align: left">–<em> Non. Je voulais dire, ça va être merveilleux d&rsquo;imaginer tout ce que je pourrai mettre en oeuvre pour que votre fils demeure loin de vous. Ce sera notre petit jeu. Vous verrez. A toutes les vacances, tous les anniversaires, toutes les fois où vous serez malade, une nécessité urgente contraindra votre fils à rester auprès de moi. Oui, il sera auprès de moi, et pas de vous. C&rsquo;est moi qu&rsquo;il choisira, pas vous! Manman – Lotto vous appelle manman, alors je ferai de même –, tant que vous ne m&rsquo;aurez pas présenté d&rsquo;excuses, que nous n&rsquo;aurez pas décidé d&rsquo;être gentille, vous ne le reverrez pas.” Elle raccrocha avec douceur, puis débrancha le téléphone et retourna prendra un bain car son tee-shirt était transparent de sueur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A un moment, malgré son intelligence et son art d&rsquo;administrer les choses, elle était devenue une épouse, et les épouses, nous le savons tous, sont invisibles. Les elfes de minuit du mariage. La maison à la campagne, l&rsquo;appartement en ville, les impôts, la chienne, tout cela relevait de sa responsabilité : il n&rsquo;avait aucune idée de la manière dont elle organisait son temps. A tout ça auraient pu s&rsquo;ajouter des enfants ; dans ce cas, elle était heureuse de ne pas en avoir eu. Et il y avait ceci encore : pour nombre de ses pièces, au moins la moitié, elle s&rsquo;était faufilée en silence la nuit dans son bureau pour retravailler ce qu&rsquo;il avait écrit. [ Elle ne réécrivait pas;  elle coupait, affinait, mettait en valeur. ] Elle s&rsquo;occupait en outre de toute la gestion, de tous les aspects non créatifs de son travail ; elle imaginait avec horreur tout l&rsquo;argent qu&rsquo;il aurait laissé s&rsquo;évaporer par négligence ou gentillesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Les Furies&nbsp;&raquo;, Lauren Groff, traduit de l&rsquo;anglais par Carine Chicherreau, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50€.</strong></em></p>
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		<title>La &#171;&#160;middle-class&#160;&#187; américaine à la loupe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 08:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le Japon, cap sur l&#8217;Amérique ! Celle de Russell Banks en prime. Celle d&#8217;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&#8217;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&#8217;échec, des histoires ratées. Avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" rel="lightbox[2979]"><img class="alignleft size-full wp-image-2980 colorbox-2979" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" alt="CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819" width="256" height="450" /></a>Après le Japon, cap sur l&rsquo;Amérique ! Celle de <strong>Russell Banks</strong> en prime. Celle d&rsquo;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&rsquo;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&rsquo;échec, des histoires ratées.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur américain dont l&rsquo;oeuvre est traduite dans vingt langues, nous évoque en douze nouvelles la &laquo;&nbsp;middle-class&nbsp;&raquo; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de New-York à Miami.</p>
<p>Né en 1940, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Russell_Banks"><strong>Russell Banks</strong></a>, est  l’un des écrivains majeurs de sa génération. <strong>Président du Parlement international des Ecrivains,</strong> il est également membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters.</p>
<h4 style="text-align: center">Familles éclatées</h4>
<p>Treize ans que cet auteur n&rsquo;avait pas publié de recueil de nouvelles. Pour lui, l&rsquo;exercice est très différent de l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman. Il compare ce dernier à<strong> &laquo;&nbsp;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, celle de la nouvelle s&rsquo;apparentant à une<strong> &laquo;&nbsp;liaison&nbsp;&raquo;. &nbsp;&raquo; C&rsquo;est bref, intense, il faut se concentrer&nbsp;&raquo;, expliquait-il cet hiver à l&rsquo;antenne de France Culture.</strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà happés dans douze histoires. Douze destins. Douze histoires avec cependant la même toile de fond : un contexte compliqué, une famille éclatée, des difficultés matérielles ou morales&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"> Les histoires sont donc multiples. Ici un ancien Marine arrêté par ses propres fils après avoir braqué une banque, là, la mort d&rsquo;un chien qui achève de distendre les liens entre un père et ses filles après le divorce, ou encore une femme, noire, enfermée malgré elle dans le parking d&rsquo;une concession automobile sur lequel un pitbull monte la garde&#8230;  Sans oublier l&rsquo;histoire de cet artiste reconnu enfin par un prix international ou encore celle d&rsquo;Isabel, qui vient de perdre son mari et qui entend s&rsquo;installer définitivement à Miami, loin des montagnes et du froid.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : &nbsp;&raquo; Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Personne, évidemment, n&rsquo;a reproché à Sarge d&rsquo;avoir rejeté la garde alternée et d&rsquo;avoir du même coup brisé notre famille. En tout cas, pas consciemment. En réalité, à cette époque où la famille commençait à se défaire, aucun d&rsquo;entre nous ne soupçonnait à quel point nous dépendions de Sarge pour continuer à ne pas voir la fragilité,l&rsquo;impermanence même de notre famille. Aucun d&rsquo;entre nous ne savait qu&rsquo;elle nous aidait à différer l&rsquo;éclatement de notre colère, à repousser notre besoin de coupable, à qui reprocher la séparation et le divorce, la destruction de l&rsquo;unité familiale, la perte de notre innocence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68</strong> : &laquo;&nbsp;Transplantation&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Quand il vous arrive un truc épouvantable et que c&rsquo;est votre faute, bon sang, on n&rsquo;en fait pas son deuil, se dit-il. Ce qui s&rsquo;est passé, c&rsquo;est à vous de vivre avec. Il avait traversé seul ses trois crises cardiaques, une opération à coeur ouvert pour un pontage coronarien et, un an plus tard, la détérioration du coeur même. Et maintenant la transplantation. Tout cela, d&rsquo;une certaine manière, résultait du fait qu&rsquo;il avait détruit la seule chose vraiment bien qui lui soit arrivée, son mariage avec Janice. Ni les crises cardiaques, ni le pontage ni la transplantation n&rsquo;auraient eu lieu, pensait-il, s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu le divorce. C&rsquo;était une superstition, il le savait, mais il ne pouvait s&rsquo;en défaire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong> &laquo;&nbsp;Les Outer Banks&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La quincaillerie ne lui avait pas manqué une seule fois, de même que la banque n&rsquo;avait jamais manqué à Alice. Ils avaient attendu la retraite avec impatience, et une fois qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient atteinte, elle leur avait bien plu, tel un lieu de vacances où ils auraient décidé de séjourner toute l&rsquo;année. N&rsquo;ayant pas d&rsquo;enfants ni de petits-enfants ni d&rsquo;autres parents proches, ils étaient aussi libres que des oiseaux. Des “oiseaux des neiges”, comme on les avait appelés e, Floride et là-bas en Arizona. Quand ils étaient partis de chez eux, leur chienne Rosie était déjà vieille – dix ans ou peut-être onze, il n&rsquo;était pas sûr du chiffre. Il l&rsquo;avait trouvée à la fourrière, mais, bon sang, il n&rsquo;avait pas imaginé qu&rsquo;elle allait mourir comme ça&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Des années que je n&rsquo;avais plongé dans un ouvrage de Russell Banks ! J&rsquo;en ai lu un bon paquet et ai retrouvé avec plaisir l&rsquo;écriture et les histoires de cet auteur américain en prise avec les classes moyennes et pauvres de son pays. Un régal que ce recueil de nouvelles ! Russell Banks excelle à nous emmener dès la première page dans une histoire simple et compliquée à la fois. Pleine d&rsquo;empathie pour des hommes et des femmes souvent empêtrés dans leurs soucis, leur solitude, leur ras-le-bol. Un bon moyen, pour ceux qui ne l&rsquo;ont encore jamais lu, de découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;, Russell Banks, Actes sud, 22€. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Nouvelles traduites de l&rsquo;américain par Pierre Furlan.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Drame dans le ressac</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/11/drame-dans-le-ressac/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 13:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cannon Beach, vous connaissez ? C&#8217;est dans cette cité du littoral ouest des Etats-Unis que Christine Montalbetti a posé le cadre de son nouveau roman &#171;&#160;Plus rien que les vagues et le vent&#160;&#187;, paru à la rentrée littéraire de septembre, chez P.O.L. Après deux derniers romans qui se déroulaient au Japon, l&#8217;auteure revient à ses [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-plus-rien-que-les-vagues-et-le-vent.jpg" rel="lightbox[2747]"><img class="size-full wp-image-2750 alignleft colorbox-2747" style="margin: 10px" alt="couv plus rien que les vagues et le vent" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-plus-rien-que-les-vagues-et-le-vent.jpg" width="238" height="350" /></a></p>
<p>Cannon Beach, vous connaissez ? C&rsquo;est dans cette cité du littoral ouest des Etats-Unis que<strong> Christine Montalbetti</strong> a posé le cadre de son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Plus rien que les vagues et le vent&nbsp;&raquo;</strong>, paru à la rentrée littéraire de septembre, chez P.O.L.</p>
<p>Après deux derniers romans qui se déroulaient au Japon, l&rsquo;auteure revient à ses amours américaines.</p>
<p><strong>Christine Montalbetti</strong> est maître de conférence en littérature française à Paris-VIII, elle est l&rsquo;auteur de plusieurs ouvrages tous publiés chez P.O.L.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle du narrateur, un Français dont on ne saura rien. Il débarque à Cannon Beach, s&rsquo;installe dans un motel de cette petite ville et prend ses habitudes chez <strong>Moses</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2747"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Là, au coin du zinc, il rencontre <strong>Colter</strong>, <strong>Shannon</strong> et <strong>Harry Dean</strong>. Trois hommes aux parcours de vie cabossées. L&rsquo;un a découvert, adolescent, que celui qui l&rsquo;avait élevé n&rsquo;était pas son père ; un autre a vu son fils s&rsquo;enfuir. Enfin, la femme et les enfants d&rsquo;un troisième ont fini par quitter la maison dont il ne pouvait plus payer les traites. Le narrateur les écoute. Jusqu&rsquo;au jour où, là, au bord de l&rsquo;océan Pacifique ( l&rsquo;un des personnages de ce roman à l&rsquo;ambiance mystérieuse et pleine de suspense), tout bascule. Pourquoi ?</p>
<p>Au fil des pages, l&rsquo;histoire se construit lentement. Il faut accepter de suivre le narrateur jusqu&rsquo;au bout. Entre houle et ressac, vagues et tempête.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure lit les premières pages de son roman et en explique la génèse<br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4879700" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 86-87 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;océan, ce n&rsquo;était pas tellement qu&rsquo;ils y pensaient, c&rsquo;était sa présence constante. C&rsquo;était ce qu&rsquo;il y avait, dans l&rsquo;océan, d&rsquo;indépassable, ce paysage entêtant dans lequel ils vivaient, et auquel ils avaient fini par ressembler. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et c&rsquo;était à force qu&rsquo;ils l&rsquo;entendent s&rsquo;écraser violemment sur le rivage, essoufflé, volontaire ( effritant, érodant, insinuant partout son venin salé), vindicatif, écumant d&rsquo;une rage inexplicable. A force qu&rsquo;il leur impose le spectacle de sa colère sans fondement, une colère immémoriale avec laquelle il frappe la côte  toujours la même furie, le même énervement immotivé et somptueux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 111-112 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans l&rsquo;odeur humide, mais chaleureuse, du bar de Moses (rien à voir, pensait Colter, avec l&rsquo;odeur de moisi dans la maison d&rsquo;enfance, l&rsquo;eau qui infiltrait les murs de ciment, tachés, bientôt cloqués, comment ça travaille, là-dedans, les champignons, tout ça), dans ce mélange qui flottait là d&rsquo;exhalaisons de l&rsquo;océan proche et de vapeurs de bière ( autre chose, se disait encore Colter, que les relents aigres de la maison sans fondations où il avait vécu vaille que vaille les seize premières années de sa vie entre la mère et le faux père) ( et est-ce que quelque chose l&rsquo;avait alerté, à l&rsquo;époque, j&rsquo;en profite pour poser la question, à propos du faux père, sans qu&rsquo;il se le formule exactement, quelque chose de plus, je veux dire, que ce sentiment d&rsquo;étrangeté qu&rsquo;on éprouve toujours, à un moment ou à un autre de l&rsquo;enfance ou de l&rsquo;adolescence, cette fable de l&rsquo;adoption, vous avez bien dû vous la raconter, qui généralement nous traverse, car il y avait sans doute eu un moment où il s&rsquo;était inventé que le père était faux tout en croyant par en dessous que c&rsquo;était bien le vrai), dans cette odeur faite de sel et de houblon, d&rsquo;iode et d&rsquo;orge germée, Colter essayait  de se recomposer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 241-242 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La bagarre, il faut croire que de temps en temps ça vous manque, quand vous habitez face à l&rsquo;océan furieux qui vous rebat les oreilles de sa violence et que pour le reste le temps ici est comme du plomb, immobile, figé, nu et vide. L&rsquo;homme de main de McCain s&rsquo;en donnait à coeur joie, sans hâte, en dégustant l&rsquo;instant. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La douleur, c&rsquo;est difficile à décrire, la fulgurance que c&rsquo;est, comment c&rsquo;est aigu et mat à la fois. Mais la douleur physique, ce n&rsquo;était pas seulement ce qui m&rsquo;occupait, pendant que le type cognait, ménageant des pauses pour que tout ça ne finisse pas trop vite. C&rsquo;était leur présence à eux, leur présence muette, comment ils laissaient faire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ca qui était plus blessant que les blessures, l&rsquo;idée glaçante de leurs corps debout, immobiles, dans la nuit océanique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Que gardera l&rsquo;océan de cette histoire ? Allez savoir. Reste que la langue de Christine Montalbetti, pour peu qu&rsquo;on veuille la suivre, sait raconter des histoires et créer un suspense au fil des pages. Le tout dans un décor borné et rempli par l&rsquo;océan, personnage à part entière de ce roman peut-être un peu déroutant au départ. Reste à se laisser porter.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Plus rien que les vagues et le vent&nbsp;&raquo;, Christine Montalbetti, P.O.L., 16,90€.</strong></em></p>
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		<title>Toutes les violences chez Toni Morrison</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/13/toutes-les-violences-chez-toni-morrison/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/13/toutes-les-violences-chez-toni-morrison/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Oct 2012 14:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[années 50]]></category>
		<category><![CDATA[Cee]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Money]]></category>
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		<category><![CDATA[Prix Nobel de littérature]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[ségrégation]]></category>
		<category><![CDATA[Toni Morrison]]></category>
		<category><![CDATA[vétéran]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;automne s&#8217;installe. Une bonne saison pour la lecture , non ? Et si vous vous laissiez tenter par &#171;&#160;Home&#160;&#187;, le dixième roman de Toni Morrison ? &#160; L&#8217;auteure de &#171;&#160;Beloved&#160;&#187;, &#171;&#160;Un don&#160;&#187; ou encore &#171;&#160;Paradis&#160;&#187; est de retour avec &#171;&#160;Home&#160;&#187;, court et puissant roman qui nous plonge dans l&#8217;Amérique des années 50. A 81 ans, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;automne s&rsquo;installe. Une bonne saison pour la lecture , non ? Et si vous vous laissiez tenter par <strong>&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;</strong>, le dixième roman de <strong><a title="Découvrez le parcours de l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toni_Morrison">Toni Morrison</a> ? </strong></p>
<div id="attachment_1261" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Morrison-photo-2009-MB_0.jpg" rel="lightbox[1259]" title="Morrison-photo 2009 (MB)_0"><img class=" wp-image-1261  colorbox-1259" style="margin: 10px;" title="Morrison-photo 2009 (MB)_0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Morrison-photo-2009-MB_0-300x223.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a><p class="wp-caption-text">photo rfi.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;auteure de<strong> &laquo;&nbsp;Beloved&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Un don&nbsp;&raquo;</strong> ou encore<strong> &laquo;&nbsp;Paradis</strong>&nbsp;&raquo; est de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;,</strong> court et puissant roman qui nous plonge dans l&rsquo;Amérique des années 50.</p>
<p>A 81 ans, l&rsquo;auteure aux dreadlocks et la première femme noire, auteure afro-américaine a avoir obtenu le prix Nobel de littérature, – c&rsquo;était en 1993 –, explore une fois encore les violences faites aux Noirs aux Etats-Unis, qu&rsquo;elles soient sociales, politiques et/ou familiales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1259"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOME.jpg" rel="lightbox[1259]" title="HOME"><img class="alignleft  wp-image-1263 colorbox-1259" style="margin: 10px;" title="HOME" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOME-177x300.jpg" alt="" width="106" height="180" /></a> &laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est l&rsquo;histoire de <strong>Frank</strong> et de <strong>Cee Money</strong>. Un frère et une soirée, devenus adultes dans les années 50 et qui doivent faire avec leurs fantômes, leurs ennuis, leurs peurs&#8230; et leur passé.</p>
<p>Frank rentre de la guerre en Corée. Il revient chez lui. Retrouve une Amérique férocement ségrégationniste. Sa soeur l&rsquo;appelle au secours. <strong>Cee</strong> a été laissée pour morte par un médecin blanc adepte de l&rsquo;eugénisme. L&rsquo;occasion d&rsquo;un voyage pour Frank. Au milieu des souvenirs.</p>
<p>L&rsquo;auteure nous plonge dans les souvenirs de <strong>Frank Money</strong>. Né dans une famille pauvre, il vit à Lotus en Géorgie. Là, il protège sa petite soeur des méchancetés de <strong>Lenore</strong>, la grand-mère tandis que les parents travaillent aux champs.</p>
<p>Les deux enfants grandissent dans la violence, doivent s&rsquo;adapter à cette Amérique qui ne les aime pas. Qui ne les regarde pas. La guerre et ses affres, la vie de couple devenue impossible avec Lily, les cauchemars et ce personnage de zazou au costume bleu électrique qui apparaît de temps à autre&#8230; voilà l&rsquo;histoire de Frank qui veut rentrer chez lui. Retrouver ce qu&rsquo;il lui reste de racines, pour rester en vie.</p>
<p>Au final, une exploration de la violence et du racisme dans les Etats-Unis des années 50. Quand les <strong>lois Jim Crow</strong> battaient leur plein.</p>
<h6 class="colorbox-link" style="padding-left: 30px;">→ Pour rappel : les lois Jim Crow est le surnom donné à toute une série d’arrêtés et de règlements promulgués généralement dans les municipalités ou les États du sud des États-Unis entre 1876 et 1964. Ces lois, qui constituaient l&rsquo;un des principaux éléments de la ségrégation raciale aux États-Unis, distinguaient les citoyens selon leur appartenance « raciale » et tout en admettant leur égalité de droit elles imposèrent une ségrégation dans tous les lieux et services publics. Les plus importantes introduisaient la ségrégation dans les écoles et dans la plupart des services publics, y compris les trains et les bus. La ségrégation scolaire a été déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême des États-Unis en 1954 (arrêt Brown v. Board of Education). Les autres Lois Jim Crow ont été abolies par le Civil Rights Act de 1964.</h6>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 59 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Même lorsque Frank était avec ses amis Mike et Stuff, il laissait Cee venir avec eux. Tous les quatre étaient très unis, comme devrait l&rsquo;être une famille. [&#8230;] Quant aux parents, ils étaient tellement épuisés à l&rsquo;heure où ils rentraient du travail que tout témoignage d&rsquo;affection était comme un rasoir : coupant, mince et bref. Lenore était la méchante sorcière. Frank et Cee, tels des Hansel et Gretel oubliés, se tenaient fermement par la main et naviguaient à travers ce silence en tentant de s&rsquo;imaginer un avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 89</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Lotus, Géorgie, est le pire endroit du monde, pire que n&rsquo;importe quel champ de bataille. Au moins, sur le champ de bataille, il y a un but, de l&rsquo;excitation, de l&rsquo;audace et une chance de gagner en même temps que plusieurs chances de perdre. La mort est une chose sûre, mais la vie est toute aussi certaine. Le problème, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne peut pas savoir à l&rsquo;avance. </em></p>
<p><em>A Lotus, vous saviez bel et bien à l&rsquo;avance puisqu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;avenir, rien de que longues heures passées à tuer le temps. Il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;autre but que de respirer, rien à gagner et, à part la mort silencieuse de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, rien à quoi survivre ni qui vaille la peine qu&rsquo;on y survive. Sans mes deux amis, j&rsquo;aurais étouffé vers l&rsquo;âge de douze ans. C&rsquo;étaient eux, en plus de ma petite soeur, qui maintenaient à l&rsquo;arrière-plan l&rsquo;indifférence des parents et la haine des grands-parents. Personne à Lotus ne savait rien et ne voulait rien apprendre. Pour sûr, Lotus ne ressemblait à aucun endroit où vous voudriez être.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 112-113</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Il aimait bien Atlanta. Contrairement à Chicago, ici, le rythme de la vie quotidienne était humain. Apparemment, il y avait le temps dans cette ville. Le temps de se rouler une cigarette bien comme il faut, le temps d&rsquo;observer les légumes avec l&rsquo;oeil d&rsquo;un tailleur de diamants. Et le temps, pour les vieillards, de se rassembler devant la vitrine d&rsquo;un magasin sans rien faire, sinon regarder passer leurs rêves : les splendides voitures des criminels et le déhanchement des femmes. Le temps, aussi, de s&rsquo;informer les uns les autres, de prier les uns pour les autres et de châtier les enfants sur les bancs d&rsquo;une centaine d&rsquo;églises. Ce fut cette tendresse amusée qui conduisit Frank à baisser la garde. Il avait affronté beaucoup de mauvais souvenirs, mais pas de fantômes ni de cauchemars depuis deux jours et il mourait d&rsquo;envie de café noir le matin, non du coup de fouet que le whisky lui donnait jadis au réveil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Premier roman de Toni Morisson qui se</span> <span style="color: #0000ff;">retrouve entre mes mains ! Je sais, c&rsquo;est peut-être une lacune&#8230; mais il y a tellement de livres !</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo;</span> <span style="color: #0000ff;">est un roman construit comme un conte. Les deux personnages principaux se comparent à Hansel et Gretel qu&rsquo;on aurait oubliés là. De méchante sorcière en bonnes fées, ils essayent de s&rsquo;en tirer. Avec plus ou moins de bonheur. Quête, rédemption, pelèrinage, c&rsquo;est un peu tout cela à la fois dans un contexte politique et social des plus durs. Toni Morrison maîtrise son sujet et son style. A lire, donc.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Home&nbsp;&raquo; de Toni Morrison, Christian Bourgois éditeur, 17€.</strong></em></p></blockquote>
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