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	<title>Quatrième de couv &#187; Alexandre</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre deux identités, la sortie de l&#8217;enfance</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jul 2019 08:32:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Le titre. C&#8217;est lui qui m&#8217;a fait prendre et ouvrir ce livre. L&#8217;auteur, je ne le connaissais pas. Il signe avec &#171;&#160;Après la mer&#160;&#187;, son troisième livre (son premier roman est sorti en 2014)&#8230; et le premier d&#8217;inspiration autobiographique. Alexandre Feraga a 40 ans et signe là un écrit qui nous plonge dans le lien, parfois [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/APRES-LA-MER.jpg" rel="lightbox[4702]"><img class="alignleft size-full wp-image-4704 colorbox-4702" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/APRES-LA-MER.jpg" alt="APRES LA MER" width="293" height="456" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le titre. C&rsquo;est lui qui m&rsquo;a fait prendre et ouvrir ce livre. L&rsquo;auteur, je ne le connaissais pas. Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Après la mer&nbsp;&raquo;</strong>, son troisième livre (son premier roman est sorti en 2014)&#8230; et le premier d&rsquo;inspiration autobiographique.</p>
<p><strong>Alexandre Feraga</strong> a 40 ans et signe là un écrit qui nous plonge dans le lien, parfois étrange, qui peut lier un père à son fils, écartelé entre deux identités.</p>
<p>Et pour cause. Un été, alors qu&rsquo;<strong>Alexandre</strong> a dix ans, son père qui se fait appeler <strong>Maurice</strong>, l&rsquo;emmène, seul, de l&rsquo;autre côté de la mer, en Algérie. Là où toute la famille de <strong>Maurice-Mohamed</strong> vit.</p>
<p>Le jeune garçon espère alors pouvoir enfin se rapprocher de son père, taiseux et sans tendresse. Loin de la violence de l&rsquo;un de ses demi-frères, <strong>Salim</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4702"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Là-bas, <strong>Alexandre</strong> ne se fera appeler que par son autre prénom, inscrit sur ses papiers d&rsquo;identité : <strong>Habib</strong>. Il découvre tout un pan de sa famille (grands-parents, oncles et tantes, cousins et cousines, etc.), celle de son père qui, en France, est à la tête d&rsquo;une famille recomposée pleine de silences et de violences. Ici, pas question d&rsquo;évoquer sa mère, <strong>Jocelyne</strong>, femme soumise que Maurice n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas épousé.</p>
<p>Là, sans que jamais personne ne lui explique jamais rien, <strong>Alexandre-Habib</strong> va tirer sur les fils pour reconstituer le puzzle de son histoire, de celle de son père. Il va engranger des informations, avaler aussi des quantités astronomiques de douceurs et de nourriture&#8230; Se remplir de cette histoire qu&rsquo;il découvre au fil des heures.</p>
<p>Pourquoi ses demi-frères et soeurs n&rsquo;ont, eux, jamais fait ce voyage ?</p>
<p>Au fil des pages, on finit par comprendre que quelque chose se trame autour du jeune garçon.</p>
<p>Entre ses deux identités, ses deux familles, <strong>Alexandre-Habib</strong> n&rsquo;a pas trop le choix. Il doit faire avec les deux. Quitte à ne jamais vraiment savoir qui il est. Une chose est sûre : il n&rsquo;est plus un enfant.</p>
<p>Un récit initiatique très touchant, très pudique aussi sur cette difficulté, parfois, à vivre une double culture. Un beau texte aussi sur la violence qu&rsquo;on ne voit pas. Qui ne fait pas de bleus mais qui blesse par le silence qu&rsquo;elle fabrique.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 63 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Pourquoi décidait-il tout à coup de m&rsquo;apprendre sa langue ? Pourquoi ici ? Dans cet appartement petit et sale qui ne nous appartenait pas. Il avait eu toutes les occasions de monde depuis ma naissance pour le faire. Avait-il besoin d&rsquo;un terrain neutre pour me transmettre son savoir ? Je n&rsquo;avais jamais entendu mes demis évoquer un tel voyage, personne ne parlait arabe à la maison, et malgré cela, je n&rsquo;arrivais pas à me sentir tout à fait privilégié. Pourquoi un tel traitement de faveur ? Pourquoi moi, et surtout, pourquoi maintenant ? C&rsquo;était un mystère. Tout dans ce voyage relevait du fantastique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 187-188 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Nous passions très peu de temps ensemble, essentiellement à table, comme chez nous. Je découvrais ce père menteur, s&rsquo;abstenant de fumer, de boire, transformant son irascibilité en une incroyable docilité, faisant montre d&rsquo;un intérêt aussi soudain qu&rsquo;inédit pour la cellule familiale. Je le vis ainsi échanger quelques passes avec Fahd, taquiner Bouzid sur la proéminence de son ventre et féliciter Anouar pour le travail accompli aux côtés de Moncef et Zahir, précisant au passage que ses enfants rechignaient, eux, à débarrasser la table. Il faut dire qu&rsquo;il nous avait si bien montré l&rsquo;exemple à la maison, en ne levant jamais le petit doigt.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 284 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;était donc ça que mon père attendait de moi, que je sacrifie une autre partie de mon enfance. </em>Pour faire plaisir<em>. Un petit bout de peau de rien du tout qui rendrait Zahir fier d&rsquo;avoir circoncis un petit </em>gaouri<em>, qui apaiserait les angoisses de Zeïna, qui protégerait la tribu des représailles célestes. Les visages de mes demis et de ma mère me sont apparus, car tout était parti de là. Il aurait suffi qu&rsquo;un seul d&rsquo;entre eux se lève pour prendre ma défense, qu&rsquo;un seul mot soit dit pour enrayer la tragédie, qu&rsquo;un seul d&rsquo;entre eux ait le courage de me dire la vérité pour que mon coeur d&rsquo;enfant ne se nécrose pas prématurément. Au lieu de cela, ils étaient restés assis, bien calés dans les canapés, les pieds dans leurs chaussons, et avaient simplement arboré leur plus belle tête de faux-cul.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Après la mer &laquo;&nbsp;, Alexandre Feraga, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Jeannot, enfermé malgré lui</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 07:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Le plancher de Jeannot"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre]]></category>
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		<description><![CDATA[  Une histoire vraie. Une histoire tragique. Et des questions qui restent en suspend. Jeannot n&#8217;aurait-il pas pu être soigné ? Epargné ? Sauvé ? Déjà auteure de trois romans, Ingrid Thobois est aussi une grande voyageuse : enseignante de français en Afghanistan, elle a également effectué des reportages en Iran, en Haïti et participé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER.jpg" rel="lightbox[3407]"><img class="alignleft size-full wp-image-3408 colorbox-3407" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER.jpg" alt="PLANCHER" width="250" height="322" /></a>  Une histoire vraie. Une histoire tragique. Et des questions qui restent en suspend. <strong>Jeannot</strong> n&rsquo;aurait-il pas pu être soigné ? Epargné ? Sauvé ?</p>
<p>Déjà auteure de trois romans, <strong>Ingrid Thobois</strong> est aussi une grande voyageuse : enseignante de français en Afghanistan, elle a également effectué des reportages en Iran, en Haïti et participé à des missions de développement et d&rsquo;observation électorale en Indonésie, RDC, Moldavie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan. Pour <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong>, elle est partie d&rsquo;un fait-divers réel. D&rsquo;une histoire qui a défrayé la chronique au début des années 70, dans le Béarn.</p>
<p>Dans une ferme, une famille. <strong>Alexandre</strong>, le père bourru, violent et incestueux ; <strong>Joséphine</strong>, surnommée<strong> La Gousse</strong>, une femme effacée et trois enfants : <strong>Paule</strong>, <strong>Simone</strong> et <strong>Jean</strong>. Un quatrième enfant est mort-né.</p>
<p>Entre les travaux à la ferme, les mots qui ne sont pas dits et les mains lestes, la vie s&rsquo;est organisée. <strong>Jean,</strong> dit <strong>Jeannot</strong>, pourrait faire des études. Le curé et l&rsquo;instituteur l&rsquo;y poussent. C&rsquo;est sans compter le père. Alors, à vingt ans, devançant l&rsquo;appel, <strong>Jean</strong> s&rsquo;en va en Algérie. Nous sommes en 1959. Il en reviendra plusieurs mois plus tard, démobilisé à l&rsquo;annonce du suicide de son père.</p>
<p><span id="more-3407"></span></p>
<p><strong>Jean</strong> rentre au village, à la ferme. Sa soeur ainée,<strong> Simone,</strong> est partie. Mariée très vite pour échapper au père. Il retrouve sa mère et sa soeur, <strong>Paule</strong>, la narratrice de ce court roman poignant.</p>
<p>Mais Jean ne va pas bien. Il s&rsquo;isole, devient paranoïaque, violent, atone. De l&rsquo;Algérie, il ne racontera rien. Jamais.</p>
<p><strong>La Gousse, </strong>elle, meurt dans son fauteuil. Oubliée. Pas question cependant que le corps s&rsquo;en aille. <strong>Jean</strong> sort son fusil. Sa mère sera, sur dérogation, enterrée dans la maison même. Mais <strong>Jean</strong> s&rsquo;enfonce dans son silence. Cesse de s&rsquo;alimenter aussi. Il mourra d&rsquo;inanition quelques temps plus tard, à l&rsquo;âge de 33 ans. Dans sa chambre, à la gouge et au couteau, il a gravé le parquet d&rsquo;un long et incompréhensible message (lire ci-dessous). <strong>Jean</strong> était, semble-t-il, schizophrène.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Ingrid Thobois</strong> signe un roman terrible, fort et désespéré.</p>
<p style="text-align: center"> <strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jeannot, tu étais si petit, et rien qu&rsquo;à cause de ça, les gens ils t&rsquo;adoraient. Gringalet, mignon, poli, bon élève, puis doux à en crever. Dégoulinant de bonté. Sage et intelligent, &laquo;&nbsp;subtil&nbsp;&raquo;, – c&rsquo;est l&rsquo;instituteur –, &laquo;&nbsp;serviable&nbsp;&raquo; – ça c&rsquo;était le curé. Les vieux touchaient ta tête comme un bénitier. Tu avais ce quelque chose qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas, la môme Simone et moi. Qui faisait que les gens te regardaient comme un ex-voto. Comme si tu avais compté pour deux. Drôle de gamin tout mystérieux. Tu flanquais la trouille à tout le monde, et même à Alexandre. Ta tête valsait et puis revenait en place au bout du cou si tu fixais trop longtemps avec tes yeux tout noirs tachetés de jaune. Tu avais le mort-né au fond des yeux. On aurait dit une carte du ciel mais ça faisait peur bien avant d&rsquo;être beau. Tu as grandi avec nous mais tout seul avec ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;A Tinfouchy dans le noir des chambrées, y en avait parfois pour oser raconter. Leurs mots bourdonnaient. Le pire se racontait comme une mauvaise histoire, un empilement de choses impossibles. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un cauchemar ça ne tient pas debout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ça, si.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>[&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans le dortoir tu cherchais le sommeil, Jeannot. Le poing enfoncé dans la bouche pour ne pas crier. A Tinfouchy t&rsquo;étais rien qu&rsquo;un pion en forme de soldat, la trouille au ventre parmi d&rsquo;autres comme toi le fusil braqué sur le sable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Le calme est revenu. Maintenant, même les gosses évitent la maison, préfèrent prendre un chemin trois fois plus long.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le vent a déplacé les tuiles. La pluie perce le toit. Ça forme des rigoles jusque dans la cuisine, des rivières entre les tomettes. La glousse, une vie entière à pas se plaindre. Tu sais pourtant comme elle déteste l&rsquo;humide. Mais tu grelottes aussi, Jeannot. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qu&rsquo;est-ce que tu as vu, là-bas, à Tinfouchy, pour avoir encore aussi froid ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff6600">Le plancher de Jeannot aujourd&rsquo;hui</span></strong></p>
<p style="text-align: left">Depuis l&rsquo;été 2007, le plancher est installé rue Cabanis, à Paris, à l&rsquo;une des entrées de l&rsquo;hôpital psychiatrique Sainte-Anne. Le plancher, sur une surface de 16 mètres carrés environ avait été trouvé à la vente de la ferme (la soeur qui vivait encore à la ferme a été retrouvée morte dans l&rsquo;étable en 1993 ) par une antiquaire, fille d&rsquo;un psychiatre. Après son rachat par le psychiatre et avant de rejoindre Paris, le plancher avait été présenté dans diverses expositions d&rsquo;Art Brut.</p>
</blockquote>
<p>Le texte gravé dans le bois du plancher :</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER-II.jpg" rel="lightbox[3407]"><img class="alignleft size-full wp-image-3410 colorbox-3407" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER-II.jpg" alt="PLANCHER II" width="800" height="538" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l’image de l’œil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l’Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l’Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu’ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l’œil nous faire accuser de ce qu’il nous font à notre insu c’est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine œil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n’avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c’est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n’avons pas commis la preuve les papes s’appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l’Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l’œil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, Buchet Chastel, 9€.</strong></em></p>
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