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	<title>Quatrième de couv &#187; Adèle</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>N&#8217;être qu&#8217;une geisha&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Nov 2014 17:55:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman a ceci d&#8217;excitant qu&#8217;on suppose avant de l&#8217;ouvrir que son auteur a tout donné pour le voir enfin exister. C&#8217;est donc souvent avec gourmandise et toujours avec curiosité que je file vers la pile de ces primo-romans. &#171;&#160;Dans le jardin de l&#8217;ogre&#160;&#187; de Leïla Slimani faisait partie, à la rentrée littéraire de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jardin.jpg" rel="lightbox[2763]"><img class="alignleft size-full wp-image-2765 colorbox-2763" style="margin: 10px" alt="jardin" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jardin.jpg" width="195" height="287" /></a>Un premier roman a ceci d&rsquo;excitant qu&rsquo;on suppose avant de l&rsquo;ouvrir que son auteur a tout donné pour le voir enfin exister. C&rsquo;est donc souvent avec gourmandise et toujours avec curiosité que je file vers la pile de ces primo-romans.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Dans le jardin de l&rsquo;ogre&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Leïla Slimani</strong> faisait partie, à la rentrée littéraire de septembre de ces premiers romans qui ont su s&rsquo;attirer une bonne presse. Encore une bonne raison d&rsquo;y plonger, me direz-vous.</p>
<p>Et puis il y avait son sujet : celui d&rsquo;une trentenaire à la vie plus que satisfaisante (un mari, un enfant, un travail, de l&rsquo;argent et une confortable) qui se perd cependant dans des aventures sexuelles,  une double vie dont elle ne retire cependant aucun plaisir.</p>
<p>Un rôle généralement occupé par un homme dans la littérature. Le voir à travers les yeux d&rsquo;une femme pouvait être attrayant.</p>
<p><span id="more-2763"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Adèle, </strong>issue d&rsquo;un milieu populaire et qui évolue, grâce à son mariage, dans la bourgeoisie parisienne. Elle n&rsquo;aime pas son poste de journaliste (obtenu par piston) et l&rsquo;idée même d&rsquo;avoir à travailler ; elle ne partage que peu de choses avec<strong> Richard, </strong>son mari médecin même si elle dit l&rsquo;aimer et a encore bien du mal à se comporter comme une maman avec son fils, <strong>Lucien</strong>.</p>
<p>Pour mettre de la distance entre elle et son quotidien qui semble la scléroser, elle partage des lits qui ne sont pas les siens, couche avec des hommes qu&rsquo;elle ne reverra pas, s&rsquo;avilit parfois. Pour le plaisir ? Même pas. Pour ne pas mourir peut-être.</p>
<p><strong>Deux vies étanches l&rsquo;une à l&rsquo;autre qui finiront pourtant par se télescoper alors que son mari est victime d&rsquo;un accident de deux-roues. Le simulacre d&rsquo;équilibre qui existait jusque-là entre les vies d&rsquo;Adèle s&rsquo;effondre.</strong></p>
<p>De Paris, la famille s&rsquo;installe à la campagne. Adèle doit guérir. Pas sûr qu&rsquo;elle en ait vraiment envie&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17-18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Adèle n&rsquo;aime pas son métier. Elle hait l&rsquo;idée de devoir travailler pour vivre. Elle n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;autre ambition que d&rsquo;être regardée. Elle a bien essayé d&rsquo;être actrice. En arrivant à Paris, elle s&rsquo;est inscrite à des cours où elle s&rsquo;est révélée une élève médiocre. Les professeurs disaient qu&rsquo;elle avait de beaux yeux et un certain mystère. “Mais être comédien, c&rsquo;est savoir lâcher prise, mademoiselle.” Elle a attendu longtemps chez elle que le destin se réalise. Rien ne s&rsquo;est passé comme elle l&rsquo;avait prévu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle aurait adoré être l&rsquo;épouse d&rsquo;un homme riche et absent. Au grand dam des hordes enragées de femmes actives qui l&rsquo;entourent, Adèle aurait voulu traîner dans une grande maison, sans autre souci que d&rsquo;être belle au retour de son mari. Elle trouverait merveilleux d&rsquo;être payée pour son talent à distraire les hommes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 96 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle a acheté le téléphone à clapets, qu&rsquo;elle ne sort jamais de son sac et dont Richard ignore l&rsquo;existence. Elle s&rsquo;est procuré un second ordinateur, qu&rsquo;elle cache sous le lit, de son côté, près de la fenêtre. Elle ne garde aucune trace, aucune facture, aucune preuve. Elle se méfie des hommes mariés, des sentimentaux, des hystériques, des vieux célibataires, des jeunes romantiques, des amants sur le Net, des amis d&rsquo;amis.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Auprès d&rsquo;Adèle, il a le sentiment d&rsquo;avoir vécu avec une malade sans symptômes, d&rsquo;avoir côtoyé un cancer dormant, qui ronge et ne dit pas son nom. Quand ils ont emménagé dans la maison, il a attendu qu&rsquo;elle tombe. Qu&rsquo;elle s&rsquo;agite. Comme n&rsquo;importe quelle toxicomane privée de sa drogue, il était convaincu qu&rsquo;elle perdrait la raison et il s&rsquo;y était préparé. Il s&rsquo;était dit qu&rsquo;il saurait quoi faire si elle devenait violente, si elle le rouait de coups, si elle se mettait à hurler dans la nuit. Si elle se scarifiait, qu&rsquo;elle s&rsquo;enfonçait un couteau sous les ongles. Il réagirait en scientifique, lui prescrirait des médicaments. Il la sauverait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je devais attendre trop de ce roman&#8230; Alors, forcément, j&rsquo;ai été un peu déçue. Au fil des pages, j&rsquo;ai trouvé que cette histoire avait, ici et là, des côtés finalement trop caricaturaux et que la trame n&rsquo;offrait pas assez de nuances pour que j&rsquo;arrive à entrer en empathie avec l&rsquo;héroïne. Reste le style, vif, sans ambages, ni faux-fuyant qui vous pousse à avaler les chapitres pour savoir ce qui va lui arriver à Adèle. Et à ceux qui l&rsquo;aiment. A découvrir.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Dans le jardin de l&rsquo;ogre&nbsp;&raquo;, Leïla Slimani, Gallimard, 17,50€.</strong></p>
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		<item>
		<title>A défaut d&#8217;Amérique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/06/07/a-defaut-damerique/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/06/07/a-defaut-damerique/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 Jun 2012 07:40:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Adèle]]></category>
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		<category><![CDATA[Sophia]]></category>
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		<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout commence par un enterrement. Celui d&#8217;Adèle. Adèle, la rescapée, Adèle la belle, Adèle qui voulait une autre vie que la sienne et qui, finalement, n&#8217;en a plus voulu&#8230; En signant &#171;&#160;A défaut d&#8217;Amérique&#160;&#187;, la romancière française Carole Zalberg achève sa trilogie des Tombeaux, qui retrace l&#8217;histoire d&#8217;une famille juive au XXe siècle en faisant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence par un enterrement. Celui d&rsquo;<strong>Adèle</strong>.<strong> Adèle</strong>, la rescapée, <strong>Adèle</strong> la belle, <strong>Adèle</strong> qui voulait une autre vie que la sienne et qui, finalement, n&rsquo;en a plus voulu&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zalberg_Carole_DR_0.jpg" rel="lightbox[1072]" title="Zalberg_Carole_DR_0"><img class="alignleft  wp-image-1077 colorbox-1072" style="margin: 10px;" title="Zalberg_Carole_DR_0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zalberg_Carole_DR_0-300x223.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a>En signant <strong>&laquo;&nbsp;A défaut d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;</strong>, la romancière française <strong>Carole Zalberg</strong> achève sa <strong>trilogie des Tombeaux</strong>, qui retrace <strong>l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille juive au XXe siècle</strong> en faisant revivre trois femmes disparues, Sabine, sa mère Emma et sa grand-mère Adèle.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;La mère horizontale&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Et qu&rsquo;on m&rsquo;emporte&nbsp;&raquo;</strong>, voici donc le troisième opus, qui peut d&rsquo;ailleurs se lire indépendamment des deux précédents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1072"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette fois encore, les femmes sont au coeur de l&rsquo;histoire. La grande et la petite. Il y a donc <strong>Adèle</strong> qu&rsquo;on enterre. Autour d&rsquo;elle, sa famille. Et puis il y a <strong>Suzan</strong>, venue d&rsquo;Amérique pour comprendre pourquoi cette femme que son père <strong>Stanley</strong> avait rencontrée à Paris après la guerre n&rsquo;a finalement pas voulu qu&rsquo;il l&rsquo;épouse. Elle était veuve. Il était veuf. <strong>Suzan</strong> a voulu les faire se retrouver. A quel prix !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEFAUT-OK.jpg" rel="lightbox[1072]" title="DEFAUT OK"><img class="alignleft  wp-image-1088 colorbox-1072" style="margin: 10px;" title="DEFAUT OK" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEFAUT-OK-153x300.jpg" alt="" width="92" height="180" /></a>Parallèlement, c&rsquo;est la plongée dans l&rsquo;histoire familiale que nous suivons avec<strong> Fleur.</strong> Arrière-petite fille d&rsquo;<strong>Adèle</strong>. Et nous voilà emmenés en Pologne. Les juifs sont opprimés, ils fuient. Pour les parents d&rsquo;Adèle ce sera finalement Paris, à défaut d&rsquo;Amérique&#8230;</p>
<p>Enfin, le roman nous laisse suivre <strong>Suzan</strong> dans sa quête d&rsquo;identité. Avocate, fille d&rsquo;une mère ayant quitté l&rsquo;Europe et ses pogroms, divorcée sans enfant, <strong>Suzan</strong> se rapproche de <strong>Sophia</strong>, sa tante installée depuis si longtemps en Afrique du Sud où elle est devenue une figure de la lutte anti-apartheid. Une façon de se rapprocher de sa mère défunte. Et de découvrir une femme qu&rsquo;elle ne soupçonnait pas.</p>
<p>Au final, un roman de femmes où se mêlent les destins sur trois continents et près d&rsquo;un siècle. L&rsquo;Afrique, terre de lutte pour la paix. L&rsquo;Europe, terre d&rsquo;exil et aussi d&rsquo;accueil et enfin cette Amérique fantasmée. Une terre promise&#8230; et finalement pas.</p>
<p>Hantée par la présence de l&rsquo;Histoire, cette famille cherche l&rsquo;apaisement.<strong> Chaque génération a fait ce qu&rsquo;elle a pu avec ce que lui a laissé la précédente. Nostalgie douloureuse et délicieuse&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 78</strong> : &laquo;&nbsp;<em> Adèle, oui, c&rsquo;est vrai ma chérie, elle m&rsquo;avait tout de suite tapé dans l&rsquo;oeil. Je ne sais plus si je t&rsquo;ai raconté. Elle faisait la queue devant un magasin d&rsquo;alimentation. Sacré beau brin de fille. On ne pouvait pas la louper. Stanley avait laissé son sourire s&rsquo;épanouir et Suzan avait vu une Adèle gironde danser dans ses yeux. Mais elle n&rsquo;était pas libre et j&rsquo;ai appris à apprécier Louis aussi. En fait, j&rsquo;adorais passer du temps avec eux. Il y avait toujours du monde, même si c&rsquo;était petit. Ca vivait. Pas comme chez tes grands-parents. Quand je pense qu&rsquo;Adèle et Louis venaient de perdre leur fils&#8230;</em> &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 186</strong> : <em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;ai des bonnes amies qui m&rsquo;en rapportaient, des romans américains, parce qu&rsquo;elles, elles allaient là-bas voir de la famille ou juste visiter. Pas comme nous qui ne sommes jamais partis plus loin que l&rsquo;Italie, et pour acheter des chaussures et des pull-overs à un bon prix, pas pour la dolce vita. Elle se tournait vers mon arrière-grand-père encore vivant et laissait peser le reproche quelques secondes. Lui haussait les épaules et continuait de cocher les numéros du tiercé. [&#8230;] </em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Mon arrière-grand-mère n&rsquo;avait pas encore vécu et épuisé en un clin d&rsquo;oeil son rêve d&rsquo;Amérique. En attendant, elle s&rsquo;entraînait à dire bye-bye et how are you, elle notait du vocabulaire dans un petit carnet. C&rsquo;était son évasion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 193</strong> :<em> &nbsp;&raquo; Vérification faite – car elle a des dates une notion assez vague –, Suzan est née en même temps que l&rsquo;apartheid. Alors que sa venue au monde engageait définitivement sa mère dans cette vie bourgeoise qui n&rsquo;avait pas toujours été son rêve, loin s&rsquo;en faut, naissait en Afrique du sud le système qui allait faire basculer Sophia de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;opposition active, minoritaire et mal vue chez les Blancs d&rsquo;alors, d&rsquo;autant plus notable et voyante qu&rsquo;elle serait conduite par une femme. Pis encore : par une femme juive.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">J&rsquo;ai découvert avec ce roman l&rsquo;univers de Carole Zalberg. Une fois le principe de la construction du livre adopté, – Fleur, Suzan  et un narrateur qui raconte la vie d&rsquo;Adèle se succèdent au fil des chapitres –, et une rapide gymnastique sur la généalogie familiale imaginée,  on se laisse gagner par l&rsquo;histoire et les personnages, résolument attachants. Ils nous parlent d&rsquo;exil, de liberté, de choix et d&rsquo;amour. Un livre touchant, bien écrit&#8230; et qui vous donne envie de plonger dans les romans précédents de l&rsquo;auteure qui figure aujourd&rsquo;hui parmi les auteurs français contemporains à suivre.</span></p>
<p><em><strong>&nbsp;&raquo; A défaut d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;, de Carole Zalberg, Actes Sud, 18,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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