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	<title>Quatrième de couv &#187; accidents</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Aux commandes du train, la vie duraille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 07:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde du travail n&#8217;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&#8217;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec A la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="alignleft size-full wp-image-6347 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" alt="mecano" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Le monde du travail n&rsquo;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&rsquo;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec <em>A la ligne</em>, <strong>Joseph Ponthus</strong> avait offert un formidable éclairage sur le travail à la chaîne dans le landerneau agroalimentaire breton. Au fil des pages, de la prose et de la poésie.</p>
<p><strong>Mattia Filice</strong> poursuit ce travail de littérature incarnée. Conducteur de train depuis plus de 18 ans, ce dernier a décidé de faire de son quotidien une matière à écrire. Pendant plus de 360 pages, cet Italien d&rsquo;origine qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, raconte sa vie du rail&#8230;</p>
<p>A la dernière page, il écrit  : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris depuis le début sur ce qui fait ma vie depuis désormais 18 bonnes années/14328 trains, 232 254 arrêts à quai, 481 346 kilomètres, 795 282 436 traverses&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ancien projectionniste d&rsquo;un cinéma parisien art et essai qui cherche ses spectateurs, <strong>Mattia Filice</strong> a, comme son jumeau narrateur, poussé la porte de la SNCF. De tests en entretiens, il est devenu conducteur de train, mécano comme ils se nomment entre eux. Des mois de formation, d&rsquo;apprentissage qu&rsquo;il raconte. Du premier train conduit à ces gares ralliées en pleine nuit&#8230;</p>
<div id="attachment_6364" style="width: 810px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="size-full wp-image-6364 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" alt="L'intérieur d'une cabine d'un train régional (Photo Stadler, région Alsace)" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur d&rsquo;une cabine d&rsquo;un train régional (Photo Stadler, région Alsace)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6344"></span></p>
<h3 style="text-align: center">Quand le corps rencontre la fatigue&#8230;</h3>
<p>Au fil des pages, celui qui suivi un Master de création littéraire à Paris 8 en parallèle de son intégration professionnelle, transforme son quotidien en épopée. En vers et en prose. Un roman hypnotique, poétique et véritablement singulier au coeur du monde ferroviaire.</p>
<p>Un univers industriel dans lequel les procédures sont multiples, précises. Pas de fantaisie. Mais des gestes techniques et un sens du collectif incroyable, au quotidien et lors d&rsquo;un mouvement de grève long. Entre angoisse et plaisir, les mécanos arpentent les lignes, transportent des marchandises, des personnes, mais aussi leurs rêves, leurs soucis, etc. Et cette usure des corps qui les grignote au fil des réveils artificiels, des cadences hachées et du stress des horaires à tenir. La fatigue les habitent raconte encore <strong>Mattia Filice</strong> qui a opté pour un temps de travail à 80% afin de pouvoir lire, écrire et élever au mieux son fils.</p>
<p>On savoure jusqu&rsquo;à la dernière page ce <em>&laquo;&nbsp;pudding littéraire&nbsp;&raquo;</em> décrit par l&rsquo;auteur. De gare en gare. Un régal et une très très chouette découverte !</p>
<p><strong> Invité de France Inter, Mattia Filice raconte son &laquo;&nbsp;épopée&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY">https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 83 : </strong>Poser le sac</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;expression quand les roulants décident de ne plus conduire</em></p>
<p><em>Putain de sac qu&rsquo;on porte sur notre dos avec le Mémento les renseignements techniques la ceinture jaune la pince les gants la clé de berne et les vêtements du lendemain</em></p>
<p><em>un type pose le sac et les trains restent à quai</em></p>
<p><em>je m&rsquo;imagine une balance où d&rsquo;un côté se trouve le train et de l&rsquo;autre le sac</em></p>
<p><em>le sac à terre le train vole en éclats</em></p>
<p><em>le sac en l&rsquo;air et le train roule sur les rails&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;hésite à me syndiquer </em></p>
<p><em>je n&rsquo;en suis qu&rsquo;au stade d&rsquo;une réflexion sporadique</em></p>
<p><em>une ondelette dans ma tête</em></p>
<p><em>c&rsquo;est ce que je crois</em></p>
<p><em>Lors de ma prise de service</em></p>
<p><em>l&rsquo;Homme qui murmurait aux oreilles de la peur</em></p>
<p><em>m&rsquo;invite à le rejoindre au bureau au fond du couloir</em></p>
<p><em>désormais il fait moins peur</em></p>
<p><em>un essaim de chefs m&rsquo;y accueille</em></p>
<p><em>les cadres de la traction</em></p>
<p>J&rsquo;ai appris que tu t&rsquo;étais syndiqué</p>
<p><em>c&rsquo;était donc une guêpe qui bourdonnait dans ma tête</em></p>
<p><em>et cette guêpe savait avant moi-même</em></p>
<p><em>ce que j&rsquo;allais réaliser&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 342 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne suis sûr que d&rsquo;une seule chose, jamais au grand jamais je n&rsquo;écrirai sur mon métier. Je ne vais certainement pas revivre par l&rsquo;écriture ce qui déjà cadence mon temps, ce qui comprime mes émotions, ce qui viole mes désirs, ce qui les engendre aussi. Mais quand l&rsquo;inspiration s&rsquo;agite alors que le service impose son diktat, je perçois le travail comme un encombrant. </em></p>
<p><em>J&rsquo;apprends qu&rsquo;une cheffe de bord a été encore agressée, fruit peut-être d&rsquo;un amas de frustrations, d&rsquo;une violence inhérente à chaque injonction que nous recevons, qu&rsquo;une violence que nous retenons, contractant nos sphincters externes, et qui sort brusquement, sans raison, sans justification, au mauvais moment, au moment endroit. </em></p>
<p><em>Que ferait mon héroïne ? </em></p>
<p><em>En attendant, l&rsquo;ensemble des contrôleuses et contrôleurs utilise leur droit de retrait, refusant d&rsquo;enfouir leur colère comme ces machines enterrées au fond des tiroirs.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><em> Mécano, Mattia Filice, POL, 22 euros</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Asparagus&#8230; ou l&#8217;enfer guyanais</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/24/asparagus-ou-lenfer-guyanais/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Dec 2013 09:44:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[accidents]]></category>
		<category><![CDATA[autofiction]]></category>
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		<category><![CDATA[Fred Léal]]></category>
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		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
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		<description><![CDATA[Un p&#8217;tite virée dans la forêt guyanaise pour les fêtes de fin d&#8217;année ? Non ?! Vous ne savez pas à côté de quoi vous passez. Pour y avoir vécu et travaillé, je peux vous dire que la Guyane est un département d&#8217;outre-mer épatant, éprouvant. Et (très) sauvage. Non, ce n&#8217;est pas une île. Oui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un p&rsquo;tite virée dans la forêt guyanaise pour les fêtes de fin d&rsquo;année ? Non ?! Vous ne savez pas à côté de quoi vous passez. Pour y avoir vécu et travaillé, je peux vous dire que la Guyane est un département d&rsquo;outre-mer épatant, éprouvant. Et (très) sauvage.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-asparagus.jpg" rel="lightbox[2251]"><img class="alignleft  wp-image-2260 colorbox-2251" style="margin: 10px" alt="livre-asparagus" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-asparagus.jpg" width="72" height="106" /></a>Non, ce n&rsquo;est pas une île. Oui, le bagne a été fermé. Au final, ça ressemble un peu au Far-West, en mode tropical. Un régal ! Comme je vois que vous n&rsquo;avez toujours pas fait votre sac à dos, je vous propose de découvrir un peu ce bout de terre française à travers le roman de <strong>Fred Léal</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Asparagus&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p><strong>Fred Léal</strong> est médecin, dans le Sud-Ouest. La Guyane, il connaît. Il a passé des mois durant son service militaire. De quoi lui inspirer plusieurs récits, dont<strong> &laquo;&nbsp;Selva !&nbsp;&raquo;</strong>, qui raconte cette période. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Asparagus&nbsp;&raquo;</strong>, il se sert de cette matière pour faire vivre son premier roman. Pas banal.</p>
<p><span id="more-2251"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Rod Loyal</strong> ( surnommé<strong> Toc</strong> ) qui effectue son service militaire chez les légionnaires, en Guyane. Le jeune étudiant en médecine rencontre alors <strong>Charlie</strong> (Jean-Charles Hérisson, surnommé <strong>Asparagus</strong>, l&rsquo;Asperge), véto et médecin, au RIMA. Les deux hommes sympathisent. Deviennent amis mais les drames s&rsquo;enchaînent au coeur de la forêt.</p>
<p>Une vie de garnison entre ennui, environnement hostile et missions souvent ridicules. Le tout chapeauté par une hiérarchie souvent incompétente et négligente. <strong>Dans la Légion, les règles ne sont pas tout à fait les mêmes qu&rsquo;ailleurs&#8230; On y oublie son passé. On s&rsquo;y invente un présent.</strong></p>
<p>Pour résister, il y a les filles, l&rsquo;alcool et le cinéma de Kourou. Pas de quoi pavoiser !  <strong>Mais Toc et Charlie s&rsquo;en accommodent. L&rsquo;infection contractée par Charlie va tout remettre en cause. Toute comme une hallucinante tuerie entre légionnaires.<br />
</strong></p>
<p>Le constat social et ethnographique est édifiant. Mais juste. Et l&rsquo;auteur en utilisant le principe de l&rsquo;autofiction a décidé de s&rsquo;amuser avec l&rsquo;écriture. Typographie et présentation se jouent des conventions au fil des pages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Fred Léal raconte la génèse de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/j1frzCU2Nts?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 66-67 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand il ne prêt pas main-forte aux stups avec leurs clebs, l&rsquo;essentiel de son emploi du temps consiste à remonter le Maroni, tantôt avec ses ouailles de la Marine (pour des pseudo-missions telles que les légionnaires en raffolent, en général des missions de maintenance pour resserrer les troupes), tantôt pour accompagner les gendarmes dans leurs missions de proximité auprès des Indiens – mandat dont ils s&rsquo;acquittent fort honnêtement du reste. Que du bonheur, au fond, car cette vie (qui n&rsquo;a pas grand-chose de “militaire”) lui procure d&rsquo;innombrables rencontres avec une multitude d&rsquo;être vivaces – dans la définition élargie, ouverte, que Charlie donne à ce terme – parmi ces paysages merveilleux sans cesse renouvelés&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sauf que l&rsquo;Asperge, loin de partager cet optimisme, ne cache pas son affliction devant la pauvreté des habitants du fleuve, les ravages causés sur leur santé par les nombreux toxiques qu&rsquo;ils ingèrent ou qui polluent l&rsquo;eau, le manque patent d&rsquo;avenir dilué dans la gnôle, les dettes, l&rsquo;asservissement à notre joug – glourp ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Incomparables machines à fantasmes que les Territoires d&rsquo;outre-mer&#8230; Le sable des plages y est plus fin, plus chaud que la plus dorée des criques de la Méditerranée. On y goûte des fruits à la suavité incomparable. Et ce n&rsquo;est même pas la peine d&rsquo;évoquer la peau des femmes – plus onctueuse tu meurs – ou, mieux, leur libido à vous défriser un barbelé. Le tout est de ne jamais se risquer à acheter un billet d&rsquo;avion pour confronter ses chimères au principe de réalité. Non pas que la profondeur des paysages ou la sensualité des autochtones soient inférieures aux rêves qu&rsquo;ils ont inspirés. Mais, ne poussons pas mémé dans les orties&#8230; La baudruche finit toujours par éclater dans son ciel idoine comme une vulgaire bulle de savon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Officiellement, l&rsquo;aspirant Jean-Charles Hérisson est mort des suites d&rsquo;une histoplasmose – une forme de pneumonie particulièrement redoutable, aucun antibiotique usuel n&rsquo;étant actif contre Hispoplasma capsulatum pour la bonne raison qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un champignon. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La période d&rsquo;incubation et le mode de contamination m&rsquo;innocentaient : Charlie n&rsquo;avait pas pu choper cette saloperie au cours de la mortelle randonnée à laquelle je l&rsquo;avais si chaudement convié. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;apprendrai son décès deux mois après mon retour en métropole, en avril 1996, tandis que j&rsquo;achève mon service au 27e bataillon de chasseurs alpins. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le nom d&rsquo;histoplasmose n&rsquo;est apparu qu&rsquo;à ce moment-là, bien trop tard, alors qu&rsquo;un diagnostic précoce eût sans doute permis à l&rsquo;amphotéricine d&rsquo;agir pleinement. Je me souviens m&rsquo;être frappé le front du plat de la main, comme l&rsquo;ont sans doute fait les médecins de Cayenne, dépités d&rsquo;avoir laissé échapper le diagnostic.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman qui a remué des souvenirs ! Le roman de Fred Léal est atypique, drôle, mordant et tragique à la fois. Assez de raisons pour le lire, croyez-moi. Dans le fond comme dans la forme, un roman à dévorer avant de se faire manger dans la faune hostile guyanaise. Mais non, j&rsquo;rigole !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Asparagus&nbsp;&raquo;, de Fred Léal, P.O.L., 15€.</span></strong></em></p>
<p style="text-align: left"> </p>
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