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	<title>Pepito Ergo Sum &#187; marketing</title>
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	<description>Pepito Ergo Sum : le web en boîte le temps d&#039;un Pépito</description>
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		<title>Quand les corrélations supplantent les bénéfices de la causalité</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jun 2014 08:55:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Picard]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout au long de notre éducation la réponse à la question &#171;&#160;pourquoi&#160;&#187; est apparue comme La Quête Absolue. Culturellement, particulièrement en marketing, la causalité est un moteur essentiel, tentant de comprendre pourquoi un consommateur adopte tel comportement et comment le reproduire, &#8230; <a href="http://www.nrblog.fr/pepito/2014/06/13/quand-les-correlations-supplantent-les-benefices-de-la-causalite/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout au long de notre éducation la réponse à la question &laquo;&nbsp;pourquoi&nbsp;&raquo; est apparue comme La Quête Absolue. Culturellement, particulièrement en marketing, la causalité est un moteur essentiel, tentant de comprendre pourquoi un consommateur adopte tel comportement et comment le reproduire, le marqueteur pense détenir un pouvoir absolu sur son marché. La réponse à ces questions peuvent couter très cher en investigation en tout genre : études, panels, etc. et les réponses sont souvent empiriques, l’intuition jouant un rôle important.</p>
<p><span id="more-1117"></span>Le marketing moderne sonne l’avènement de la pure corrélation. <a href="http://www.vmsweb.net/">Viktor Mayer-Schönberger</a>, professeur à l’<a href="http://www.oii.ox.ac.uk/">Oxford internet Institute</a>, et <a href="http://www.cukier.com/">Kenneth Cukier</a>, responsable des données pour The Economist estiment quant à eux dans leur ouvrage « <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0544002695/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=0544002695&amp;linkCode=as2&amp;tag=internetnet-21">Big Data : une révolution qui va transformer notre façon de vivre, de travailler et penser</a> », que le Big Data permet de trouver des corrélations que nous n’avions pas vues, appelées aussi signaux faibles et que cette analyse est non seulement bien plus puissante que la causalité mais risque surtout de complètement la supplanter. Cette nouvelle compréhension de notre environnement révolutionne complètement nos acquis et nos certitudes.</p>
<p>Ils rappellent dans leur ouvrage qu&rsquo;Oren Etzioni qui a travaillé sur l’indice de prix des billets d’avion mis en place pour <a href="http://www.bing.com/travel/">Bing travel</a> ne cherchait pas à analyser les raisons  de  l’évolution des prix des billets d’avion, autrement dit &laquo;&nbsp;pourquoi cela évolue&nbsp;&raquo; mais seulement comment prédire quand acheter c’est à dire prédire si le prix allait augmenter ou diminuer dans le futur.</p>
<p>Keyrus travaille sur ce type d’approche pour 20 minutes, de la même façon nous ne cherchons pas à comprendre pourquoi certains lecteurs ont une forte probabilité de consommer un contenu politique international après avoir lu un contenu fait-divers puis politique national, surtout s’ils sont arrivés sur le site depuis google news et que le temps moyen de lecture dépasse 3 minutes un jour de pluie, on voit bien que le pourquoi n’a aucun sens, nous cherchons simplement à prédire ses centres d’intérêt en fonction de la détection de ces paramètres afin de mieux l’orienter le site.</p>
<p>Dans le cadre de bing travel, l’important pour Oren n’était pas de connaître les facteurs qui président aux fluctuations de prix conformément aux modèles de la tarification algorithmique conventionnelle comme le nombre de sièges disponibles ou la saisonnalité, il voulait juste savoir à quel moment le billet d’avion était moins cher c’est à dire quand il fallait l’acheter. L’idée géniale a été de construire un nouvel algorithme se servant des résultats des algorithmes de tarification auxquels il ne pouvait accéder. Pour cela, Oren Etzioni aurait fait avaler plus de 200 milliards d’enregistrements de prix de vols à son algorithme. En 2012, son système était capable de faire une prévision correcte à 75 % du temps, faisant gagner en moyenne 50$ par billet acheté.</p>
<p>Cette double construction algorithmique &#8211; celle qui permet de construire le prix du billet et celle qui permet de la comprendre sans en connaître les facteurs &#8211; illustre très bien le phénomène des Big Data. « Le changement d’échelle a conduit à un changement d’état » insistent Mayer-Schönberger et Cukier. « Le changement quantitatif a entraîné un changement qualitatif ». La métaphore souvent utilisée par les conférenciers est celle de la photo et du cinéma. Lorsque nous sommes passés de la photo au cinéma en modifiant la quantité c’est à dire le nombre de prises de vues possibles à la seconde, nous avons changé l’essence de la photographie. Nous pouvions alors aller plus loin que constater une émotion, nous pouvions comprendre le processus ayant amené à l’émotion. Une autre parabole est celle du microscope. Nous avons pu constater que la glace fond ou que l’eau s’évapore par l&rsquo;expérience, avec l’arrivée du microscope nous avons pu atteindre un nouveau niveau de compréhension en regardant la structure moléculaire se modifier.</p>
<p>Les Big Data se réfèrent à des choses qu’on peut faire à grande échelle et qui ne peuvent pas être faites à plus petites échelles, pour en extraire de nouvelles connaissances ou de nouvelles formes de valeurs, créer des innovations et de nouveaux services.</p>
<p>L’obsession des markéteurs pour la causalité est en passe d’être transformée par de simples corrélations, qui n’expliquent pas le pourquoi, mais montrent uniquement le quoi. Nous n’allons pas comprendre les domaines du comportement humain sur lesquels vont agir les Big Data mais nous allons savoir comment ils agissent et réagissent.</p>
<p>« Les corrélations ne peuvent pas nous dire précisément pourquoi quelque chose se passe, mais elles peuvent nous avertir du moment où cela se passe. ». Le markéteur pourra être informé du moment, de la fréquence, du nombre de fois où cet événement se produit et la probabilité pour que le même événement se reproduise lorsqu’il est soumis aux mêmes facteurs.</p>
<p>L’impact, c’est à dire le changement qu’induit la corrélation, relègue la causalité à quelque chose de beaucoup moins important. Cela fonctionne assez bien la plupart du temps, rappellent les auteurs. « Si l’étude de millions de dossiers médicaux montrent que les personnes atteintes d’un cancer voient leur maladie entrer en rémission s’ils prennent de l’aspirine et du jus d’orange par exemple, alors la cause exacte qui explique l’amélioration de leur santé est beaucoup moins importante que le fait qu’ils vivent » ; l’important est que le remède marche et non pourquoi il marche.</p>
<p>« La plupart de nos institutions ont été créées en vertu de la présomption que les décisions humaines sont fondées sur l’information qui est petite, exacte, et de nature causale. Mais la situation change lorsque les données sont énormes, peuvent être traitées rapidement, et tolèrent l’inexactitude. En outre, en raison de l’immensité des données, les décisions peuvent souvent être prises non plus par les humains, mais par des machines. ». L’informatique boursière ou celle du tourisme sont des applications reconnues de ces principes.</p>
<p>Pour les auteurs, les corrélations peuvent être trouvées de manière beaucoup plus rapide et moins coûteuse que les liens de causalité, ce qui explique qu’elles vont leur devenir préférables. Cela ne signifie pas que nous n’aurons plus besoin d’étude de causalités, mais bien souvent, la corrélation sera « <a href="http://www.wired.com/gadgets/miscellaneous/magazine/17-09/ff_goodenough?currentPage=all">assez bonne</a> ».</p>
<blockquote><p>Autant d’éléments qui annoncent transformer en profondeur notre rapport à l’information.</p></blockquote>
<p>« À bien des égards, la façon dont nous contrôlons et gérons les données devra changer. Nous entrons dans un monde de prédictions basées sur des constantes qui pourraient ne pas être en mesure d’expliquer les raisons de nos décisions. » Demain, un médecin pourra décider d’une intervention médicale uniquement parce que les données le lui auront indiqué, on peut prendre l’exemple de la mastectomie préventive d’Angelina Jolie en 2013 par le professeur Picovski basée sur un diagnostique prédictif fruit d’une corrélation entre les résultats de son séquençage ADN et le décès de sa mère portant à plus de 80% le risque.</p>
<p>Le cas de Target illustre souvent cette nouvelle conception du marketing. Andrew Pole datascientist recruté en 2002 par Target a pu dans le cadre d’un groupe de travail « Big Data, big oppotunities » identifier et adresser le comportement des couples « futurs parents ».</p>
<p>Alors que l’enseigne vend tous les produits y compris par exemple la puériculture et les jouets, la plupart des futurs parents, clients de Target, ne modifient pas leurs comportements de consommation et vont acheter les produits dont ils ont besoin dans des enseignes spécialisées. L’objectif du groupe de travail a donc été d’être capable d’analyser suffisamment de données issues des programmes de fidélité afin de définir la probabilité qu’une femme soit enceinte. Les résultats sont presque effrayants.</p>
<p>L’algorithme imaginé par Andrew Pole permet d’identifier une femme enceinte dans son troisième mois de grossesse par la simple modification de ses habitudes de consommation. Le succès de l’enseigne repose ensuite sur la capacité des marketeurs à adresser des offres personnalisées pour inciter les couples à acheter aussi chez Target les jouets ou encore toute la puériculture.</p>
<p>Pour l’anecdote Target a été traduit en justice pour avoir adressé des offres marketing à un couple dont le comportement de consommation remplissait les critères de l’algorithme. Le couple, porteur de la carte de fidélité, après avoir frisé la séparation, a découvert que c’était leur fille,  adolescente et enceinte, qui avait influencé la constitution de leurs paniers.</p>
<p><strong>Le business augmenté</strong></p>
<p>De nombreux marchés prennent aujourd’hui des décisions basées sur la donnée où l’offre et la demande se rééquilibrent en temps réel bien plus rapidement que n’est capable de le comprendre l’être humain en analysant plus de paramètres que tous les modèles passés.</p>
<p>Amazon est un des cas les plus illustrés. Les applications mobiles ou le text mining permettent de collecter les prix de la concurrence afin d’ajuster en temps réel les prix proposés. Pas moins de 7 modèles de page produit différents tournent en temps réel sur le site afin de maintenir pour la plus large audience celui qui performe le mieux. L’élasticité des prix est testé en temps réel afin d’arrêter non pas le prix le plus fort mais celui qui permettra de réaliser la plus forte marge en intégrant les coûts de recrutement au calcul. Ainsi le prix d’un livre sera légèrement différent si vous êtes un consommateur acquis depuis google en référencement naturel ou via un blog affilié. Plus récemment amazon a annoncé son recul sur le front de la livraison gratuite pour tous, pourtant la livraison reste gratuite pour certains profils de consommateur. Ces informations concédées au marché pour asseoir l’avance prise ne sont certainement qu’une infime partie du modèle qui explique la réussite de cette entreprise.</p>
<p><strong>La méthode pour mener à bien ce type de projet</strong></p>
<p>BJ Fogg professeur à l’université de Stanford est à la tête d’un laboratoire appelé « Persuasive Technologies » et l’inventeur d’une méthodologie appelée « 8 steps design process for persuasive technologies » que je vous conseille d’appliquer.</p>
<p>L’erreur fréquente de ce type de projet est d’être trop ambitieux, de voir trop grand, de partir sur des projets de plusieurs centaines de milliers d’euros et de plusieurs mois de développement.</p>
<p>La première étape est donc celle d’identifier un petit projet dont les données et les décisions impliquent les personnes du groupe de travail. Autre élément important pour la réussite du projet est l’identification des KPIs et la mesure des résultats pour être capable de conclure à la réussite du projet.</p>
<p>Réduire le churn ou le taux d’attrition de mon activité est une question bien trop vague. Par contre identifier dans les logs qu’avant de quitter un opérateur téléphonique un utilisateur consulte fréquemment la page des conditions de résiliation, la page relative au déménagement ou consulte les sites des concurrents ou ceux des comparateurs revient à poser une question plus précise.</p>
<p>Comment détecter les comportements précités dits « à risque » afin de prévenir l’attrition ? La première étape qui consiste à formuler des questions précises permet donc de vérifier très vite la faisabilité d’un projet, d’écarter les impasses et d’ouvrir de nombreux champs d’investigation voire de découvrir des opportunités inattendues, la « sérendipité » étant le bénéfice fréquent de ce type de projet.</p>
<p>Parce que le but est de « persuader » quelqu’un d’accéder à un produit ou à un service et non « tout le monde », la seconde étape est celle d’identifier la bonne cible, le bon public pour tester le concept. Lorsqu’un brasseur décide de vendre une nouvelle recette de bière blanche, il est plus simple de convaincre des buveurs de bière d’en découvrir une nouvelle, plutôt que de tenter de convaincre toute une population. S’il est possible de le faire, interagir avec des buveurs de bière blanche est encore plus efficace.</p>
<p>La troisième étape est d’identifier la ou les raisons pour lesquelles le comportement attendu n’est pas possible. La réponse tourne en général autour de trois concepts : le manque de capacité, le manque de motivation ou l’inadéquation entre message et la cible.</p>
<p>L’étape 4 est de choisir le bon canal et le bon format. La réponse aux trois premières questions permet de définir rapidement la mise en scène du message la plus appropriée. Reprenant l’exemple des consommateurs de bière blanche pour leur proposer une nouvelle recette, l’utilisation d’un réseau social avec un message sponsorisé à destination des fans inscrits sur la page de la marque de bière blanche ou plus efficacement, un email à destination de la base des mêmes fans rapprochée de la base de clients du brasseur.</p>
<p>Ces quatre premières étapes ne sont pas séquencées. En effet en fonction des projets et des contraintes on peut commencer à travailler sur les données issues de l’analyse des réseaux sociaux, ce qui ferait débuter cette méthode par l’étape 4 et ce qui permettrait de déduire les trois précédentes.</p>
<p>La cinquième étape est de trouver des exemples qui font sens pour l’équipe projet. Souvent ces exemples s’inspirent de projets existants ce qui constitue l’étape 6, trouver sur internet des projets existants qui peuvent illustrer le bien fondé d’une démarche et en sécuriser le périmètre.</p>
<p>L’étape 7 est d’entrer rapidement en phase de test afin d’itérer avec les membres du groupe de travail et d’approfondir les tests validés. Enfin l’étape 8 est de capitaliser sur les succès pour étendre le champ d’investigation.</p>
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		<title>Les limites du marketing traditionnel à l&#8217;aire du digital</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/pepito/2014/02/18/les-limites-du-marketing-traditionnel-a-laire-du-digital/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 13:27:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Picard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[E-commerce]]></category>
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		<description><![CDATA[Au commencement fut le marketing Le digital et nous l’appréhendons tous au quotidien est une nouvelle ère pour l’ensemble des sciences de gestion et pour le marketing en particulier. Brian Solis (@briansolis) parle assez joliment de darwinisme digital. Les entreprises &#8230; <a href="http://www.nrblog.fr/pepito/2014/02/18/les-limites-du-marketing-traditionnel-a-laire-du-digital/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au commencement fut le marketing</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Le digital et nous l’appréhendons tous au quotidien est une nouvelle ère pour l’ensemble des sciences de gestion et pour le marketing en particulier.</p>
<p align="JUSTIFY">Brian Solis (@briansolis) parle assez joliment de darwinisme digital. Les entreprises et les métiers doivent évoluer pour survivre sur un marché livré à «　l’hyper-concurrence　» et à la «　sur-sollicitation　» des consommateurs dans un contexte de mondialisation.</p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-1113"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Je pense que nous sommes tous convaincus qu’on ne peut ignorer ce changement de paradigme amorcé par l’internet dans les années 90. Nous vivons aujourd’hui avec la data une hégémonie à la Dan Simmons, une nouvelle gouvernance du marché voire une nouvelle science du consommateur qu’il convient de considérer. Bruno Teboul (@brunoteboul) dans son ouvrage le «　marketing absolu　» parle d’évolutionnisme sociétal.</p>
<p align="JUSTIFY">Sans vouloir faire un cours sur l’histoire du marketing, devenu une discipline académique ce qui tend à prouver son évolution, nous pouvons nous accorder en 2014 sur la définition de Philippe Kotler, le fondateur du marketing management, selon laquelle «　le marketing est l’ensemble des études et des applications qui ont pour but de prévoir, constater, susciter, renouveler ou stimuler les besoins des consommateurs tout en adaptant de manière continue l’appareil productif et commercial　» (source wikipedia).</p>
<p align="JUSTIFY">Cette définition privilégie une approche manageriale de la discipline, extension de l’école du marketing mix, en appliquant un modèle d’analyse du marché considéré comme «　arbitraire　», les 8 P　: Product, Publicity, Price, Promotion, Process, Productivity, People, Place et Physical environment. Central dans l’application du marketing management, le mix marketing est complété par trois autres concepts forgeant les fondements de la discipline　: la différenciation, la segmentation et le cycle de vie des produits.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour démystifier le marketing si l’on tente une définition holistique, il s’affaire à identifier, à comprendre et à influencer un marché en répondant à un besoin par l’accroissement de la notoriété d’un produit, le développement de l’acte d’achat et la fidélisation du consommateur.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY"><strong>L’avènement de l’internet et de la data</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Un nouveau mode d’interaction entre l’entreprise et son marché est venu bouleverser les fondamentaux du marketing. Le génome du medium utilisé, internet, explique l’explosion des différentes interactions possibles avec le marché. Que ce soit par la diversité des terminaux employés &#8211; les tablettes, les smartphones et les ordinateurs &#8211; ou par celle des environnements d’échange comme des outils que représentent les réseaux sociaux, les blogs, les forums ou l’internet de première génération, internet génère depuis des années plus d’usages que les marchés ne sont capables d’en assimiler selon le 16<sup>ème rapport de recherche de l’Association of National Advertisers (2013).</sup></p>
<p align="JUSTIFY">Les experts s’accordent sur le fait qu’Internet a dépossédé le marketer de son pouvoir dans les années 90. Pour faire face aux règles d’interaction imposées par ce nouveau canal et concurrencer les pures players, les marques se sont livrées aux internautes passant ainsi d’un mode d’influence pyramidal traditionnel «　one to many　» à un mode plus «　neuronal　», d’égal à égal, «　one to one　».</p>
<p align="JUSTIFY">Si nous prenons un autre prisme, plus prosaïque, le marketing proctérien a appliqué pendant des années le modèle des «　three moments of truth　» théorisant les trois contacts entre le marché et l’entreprise que représentent la promotion, la distribution et le produit. Cette approche du marketing considère le consommateur comme un agent « rationnel　», elle place le raisonnement au centre de la décision. Ce concept s’est vu voler la vedette par google en 2011 avec le Zero Moment Of Truth (Z.M.O.T.) représenté par le premier contact avec le produit porté par l’écosystème digital. Désormais avant ou après le stimulus médiatique &#8211; voire même avec le showrooming* après un premier contact avec le produit en point de vente &#8211; la majorité des consommateurs passe par internet pour se forger un avis sur le produit.</p>
<p align="JUSTIFY">Internet influence plus de huit consommateurs sur dix et le transforme en conso’acteur. Plus expert, hyper sollicité, organisé en réseau, solidaire, les clients dictent leur loi aux entreprises et poussent le rationnel dans la consommation à son paroxysme. Cette hyper-concurrence démontre la fragilité des modèles classiques basés sur le prix et pousse les retailers à innover　pour croitre : crosscanal, webtoshop, drivetostore, etc.</p>
<p align="JUSTIFY">Cette mutation du consommateur en conso’acteur pousse les modèles traditionnels d’analyse des comportements de consommation à leurs limites. Ces méthodes raisonnant sur un consommateur isolé ramènent tout phénomène économique aux comportements des individus qui forment la cible sans considérer les effets de groupe ou les interactions entre les individus. Ces nouveaux phénomènes comme celui de l’«　essaim　», illustre la nature grégaire de l’être humain, même dans ses comportements de consommation.</p>
<p align="JUSTIFY">De nouvelles offres parviennent pourtant à se libérer de ces dictatures en se basant sur une meilleure connaissance des comportements de consommation. Deux axes d’investigation bouleverse le marketing, le premier le marketing de «　l’émotion　» dont l’importance dans les prises de décision a été mise en lumière au XVIIème et au XVIIIème siècle par des scientifiques comme Antoine Gombaud ou Nicolas Bernouli. Le second axe et celui qui nous intéresse est le marketing comportemental aussi appelé marketing augmenté ou hyper markéting basé sur l’interprétation des données générées par les interactions entre le marché et l’ecosystème informatique et digital de l’entreprise　: site internet, applications mobiles, réseaux sociaux, transaction en point de vente, etc.</p>
<p align="JUSTIFY">Ces données interprétées fournissent des informations inestimables sur le comportement des consommateurs et permettent ainsi de les adresser plus efficacement voire de prévenir leurs comportements.</p>
<p align="JUSTIFY">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>*Showrooming : nouveau comportement consommateur visant à utiliser l’internet mobile en point de vente pour trouver un produit identique ou comparable moins cher ailleurs (ecommerce ou autre point de vente).</p>
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		<title>La révolution de la performance digitale par le big data</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Nov 2013 14:29:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Picard]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Tempête de cerveau]]></category>
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		<category><![CDATA[marketing]]></category>
		<category><![CDATA[transformation digitale]]></category>

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		<description><![CDATA[Les entreprises mutent pour s&#8217;adapter aux révolutions, respectant des cycles. Crises financières, questions environnementales, développement durable, entreprise responsable, Internet, voire également, mobiles et réseaux sociaux, nombreux sont les concepts qui à chaque décennie ont encouragé les entreprises à se réinventer &#8230; <a href="http://www.nrblog.fr/pepito/2013/11/17/la-revolution-de-la-performance-digitale-par-le-big-data/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<header>Les entreprises mutent pour s&rsquo;adapter aux révolutions, respectant des cycles. Crises financières, questions environnementales, développement durable, entreprise responsable, Internet, voire également, mobiles et réseaux sociaux, nombreux sont les concepts qui à chaque décennie ont encouragé les entreprises à se réinventer et à repositionner leurs marques. La data prend aujourd&rsquo;hui une place centrale dans ces entreprises qui se réinventent.</p>
<p><span id="more-1109"></span></p>
<p>Les années 2000 ont vu arriver l&rsquo;ère de l&rsquo;Internet qui a bouleversé de nombreux secteurs comme jamais par le passé. À l&rsquo;image de la publicité en son temps, les acteurs de la stratégie d&rsquo;entreprise ont dû intégrer ces nouveaux paramètres pour reprogrammer le patrimoine génétique des marques. L&rsquo;ère de l&rsquo;Internet a vu la prise de pouvoir des consommateurs sur les marketeurs. Plus expert, connecté, en réseau, l&rsquo;internaute devenu conso&rsquo;acteur influence les offres, les prix et toutes les valeurs qui constituent le génome des marques. Certaines entreprises ont cédé aux diktats du sur-mesure et du crowdsourcing pour satisfaire ces nouveaux comportements de consommation où l&rsquo;exclusivité et le &nbsp;&raquo; persona market &nbsp;&raquo; prennent le pas sur le mass-market. Livrés à ces nouveaux prédateurs, les marketeurs ont été dépossédés du pouvoir que leur avait octroyé l&rsquo;ère &laquo;&nbsp;seguelaire&nbsp;&raquo; de la communication.</p>
</header>
<div>
<p>Les cartes ont été rebattues et de nombreux métiers comme le retail ont été reconfigurés. Loin de se stabiliser, les facteurs environnementaux sont de plus en plus nombreux, les usages mobiles sont les nouveaux influenceurs, ajoutant au pouvoir des internautes le temps réel et le repérage dans l&rsquo;espace. Les cycles de mutation se raccourcissent, et chaque année voit arriver son lot de facteurs imprévisibles auxquels les entreprises sont obligées de s&rsquo;adapter comme les réseaux sociaux, les objets connectés, fertilisant le terreau du phénomène Big Data. Les usages se créent plus rapidement que les marchés ne sont capables de les intégrer et les entreprises n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que l&rsquo;agilité pour survivre.</p>
<h2>La data : le super pouvoir du marketeur !</h2>
<p>Comme s&rsquo;en accordent de nombreux théoriciens, la modélisation mathématique du marché est loin d&rsquo;être hypothétique. La finance a franchi le pas depuis plusieurs années. Dans un mode de profusion des données, les entreprises voient naître de nouveaux métiers baptisés data scientists : capables d&rsquo;en décoder les structures au service de la compréhension des marchés, des clients et leurs dynamiques. L&rsquo;interaction entre le marché et les consommateurs génère chaque jour plus de données. La mondialisation de l&rsquo;entreprise et la digitalisation de ses points de contacts avec le consommateur permettent à une gigantesque équation de se constituer. Si les mathématiques sont très présentes dans la nature, elles le sont aussi sur le marché et la modélisation de systèmes complexes, le machine learning et l&rsquo;abondance de données permettent aujourd&rsquo;hui de se hisser au rang des outils de création de valeurs incontournables. Les modèles marketing traditionnels sont dépassés, les leviers d&rsquo;action des entreprises sur leur marché aussi.</p>
<p>L&rsquo;efficacité marketing, telle que nous la connaissons, provient d&rsquo;un savoir-faire vieux de plus de 40 ans ! Faites de déductions basées sur des études et d&rsquo;intuitions fondées sur la connaissance présupposée des comportements, ces théories marketing aboutissent à une segmentation de la cible propice à une personnalisation assez grossière de la relation à la marque. Hier séduit par le message ou les valeurs d&rsquo;une marque, le comportement du consommateur induira demain la prédiction.</p>
<p>Accompagnant plus efficacement la satisfaction du besoin du consommateur, les modèles prédictifs font émerger une nouvelle &laquo;&nbsp;race&nbsp;&raquo; de marques et d&rsquo;offres. Les nouveaux marketeurs s&rsquo;entourent de &laquo;&nbsp;data scientists&nbsp;&raquo; afin de donner un sens à la donnée produite par leur écosystème composé de tablettes, de mobiles, de sites Internet, de points de ventes, de programmes de fidélisation, de réseaux sociaux, etc. Par la donnée qu&rsquo;elle génère, chaque nouvelle interaction avec le consommateur dévoile une facette de son comportement, une part de son équation.</p>
<p>Une fois le comportement modélisé, il devient possible de définir les facteurs dont la conjoncture déclenche un événement souhaité. Ce modèle évolue dans le temps pour être capable chaque jour d&rsquo;identifier de nouvelles opportunités commerciales. Cet équilibre entre la demande anticipée, &laquo;&nbsp;prédite&nbsp;&raquo;, et l&rsquo;offre, est propice aux tendances actuelles de consommation. L&rsquo;entreprise, qui sait produire au plus juste de la demande, ne jette rien et satisfait précisément le besoin du consommateur avec une offre sur-mesure. Les nouvelles industries de la fabrication unitaire ou de la petite série ont de beaux jours devant eux. Le succès anticipé des imprimantes 3D ou les nouveaux modèles de presse avec l&rsquo;édition de journal &laquo;&nbsp;personnel&nbsp;&raquo; ouvrent la voie aux pratiques que doivent intégrer les marchés.</p>
<h2>La donnée : le nouvel or noir</h2>
<p>Pour mettre en oeuvre ces dispositifs prédictifs et modéliser le comportement des consommateurs, il convient tout d&rsquo;abord de se doter des capacités à acquérir et réconcilier plusieurs sources de données.</p>
<p>Les premières sont les données dites &nbsp;&raquo;publiques&nbsp;&raquo;: les données générées par l&rsquo;activité des internautes et appelées &lsquo;logs&rsquo;, les données issues des réseaux sociaux, des applications mobiles, des plates-formes publicitaires, l&rsquo;Open Data etc. l&rsquo;ensemble des traces issues des différents points de contact avec le consommateur. La particularité de ces données réside dans leurs formats dits &laquo;&nbsp;multi-structurés&nbsp;&raquo; et la fréquence de leurs calculs, en temps réel pour certaines, hebdomadaire ou mensuelle pour d&rsquo;autres.</p>
<p>Ces données &laquo;&nbsp;publiques&nbsp;&raquo; peuvent être rapprochées des données &laquo;&nbsp;privées&nbsp;&raquo; de l&rsquo;entreprise, comme par exemple celles des outils CRM. Ces données internes ajoutent une nouvelle dimension au modèle et offrent une vision plus précise du client, une meilleure connaissance des comportements et ouvrent la voie à la définition d&rsquo;une segmentation plus fine, d&rsquo;une politique commerciale plus précise, et au final d&rsquo;une entreprise plus performante.</p>
<p>La réconciliation de ces différentes strates de données met en lumière des comportements, matérialisés par des &nbsp;&raquo; événements &laquo;&nbsp;. En poussant l&rsquo;analyse, on isole leur &nbsp;&raquo; fréquence &laquo;&nbsp;, leur probabilité de se reproduire et les facteurs déclencheurs appelés &nbsp;&raquo; insights &laquo;&nbsp;. Tout cela grâce à l&rsquo;application de modèles mathématiques. Il est capital de souligner l&rsquo;importance de cette première approche qui pause les fondements de toute la modélisation. Très méthodique, la réconciliation de ces données doit se faire pas à pas en planifiant l&rsquo;addition des sources afin de ne pas perturber les premiers enseignements par le bruit que génèrerait l&rsquo;afflux d&rsquo;informations. Cette première phase permet d&rsquo;identifier des événements et de les corréler. Une fois exprimés auprès de la direction marketing, ils prennent un sens métier.</p>
<p>L&rsquo;objectif de ce dispositif n&rsquo;est pas tant de savoir pourquoi un consommateur a acheté, mais plutôt &nbsp;&raquo; comment &nbsp;&raquo; a-t-on fait pour qu&rsquo;il achète et quels ont été les facteurs qui ont déclenché l&rsquo;acte d&rsquo;achat. Cette nouvelle vision du marketing, possible uniquement par une approche basée sur la donnée, relègue les modèles standards à l&rsquo;ère préhistorique. Cette révolution marketing donne une nouvelle dimension à la compréhension des comportements d&rsquo;achat, niveau inaccessible au cerveau humain ne pouvant traiter que quelques dizaines de facteurs, mais terrain de jeu des ordinateurs compilant des milliards de données pour mettre en lumière les comportements.</p>
<p>De nombreux analystes voient dans ces nouveaux concepts une révolution technologique, philosophique et scientifique. Ces modèles permettent à l&rsquo;être humain d&rsquo;atteindre un nouveau stade de compréhension de son environnement et de lui même. Une parabole fréquemment proposée est celle de l&rsquo;ajout de plusieurs images visionnées rapidement pour former un film. Ces modèles aident l&rsquo;être humain à comprendre des choses qui sont inintelligibles. L&rsquo;être humain a toujours rêvé de prédire l&rsquo;avenir, ce n&rsquo;est plus aujourd&rsquo;hui de la science fiction.</p>
<h2>Le big data au service d&rsquo;une nouvelle science du consommateur</h2>
<p>Les projets Big Data et les réflexions qui en découlent poussent les systèmes à s&rsquo;interconnecter afin d&rsquo;organiser la collecte de l&rsquo;information. Le Big Data bouleverse les organisations, les décisions, les acquis. Il faut comprendre que jusqu&rsquo;à présent, les administrateurs de bases de données ont modélisé des tables afin de structurer le stockage et l&rsquo;interrogation des données pour des besoins métiers. Les développeurs ont imaginé des applications pour manipuler la donnée sur la base de processus métiers exprimés par les maîtrises d&rsquo;ouvrage comme la relation client.</p>
<p>Ces modélisations sont dépassées, impossibles à maintenir face aux nouveaux enjeux du marché comme le cross-canal. La granularité de l&rsquo;information obtenue par la Webanalyse ou celle des réseaux sociaux est trop fine ! La problématique est la même pour les postulats marketings que sont les segmentations ou les ciblages par CSP, ces modèles sont dépassés car rendus obsolètes par la mise en relation des systèmes de données qui expriment des relations &nbsp;&raquo; imprévisibles &laquo;&nbsp;, des comportements &nbsp;&raquo; inintelligibles &nbsp;&raquo; des données. La révolution réside dans l&rsquo;inversion d&rsquo;une tendance fondamentale, on ne demande plus à la donnée de démontrer une hypothèse, une intuition, on constate depuis la donnée des faits et on construit ainsi des outils bien plus efficaces. La donnée crée et pilote l&rsquo;usage.</p>
<p>La révolution est devenue possible par l&rsquo;évolution technologique, en particulier le stockage et le traitement de volumes de données très importants. Dans le milieu médical il est courant de dire que seules 5% des données recueillies sont utilisées pour prendre des décisions. Imaginez des applications qui permettent de prendre en compte les 95% restant ! Au-delà du stockage, les évolutions informatiques ont permis le traitement en parallèle de gros volumes de calcul, de processus métiers, afin d&rsquo;interpréter les données obtenues.</p>
<p>La révolution réside dans la capacité du Big Data à redonner le pouvoir au métier en le rendant plus agile, plus intelligent, pour un coût maîtrisé. Le Big Data est au marketing ce que la méthode agile est à l&rsquo;informatique. Il ne faut pas s&rsquo;attaquer à de gros projets de plusieurs centaines de milliers d&rsquo;euros ou &#8211; pour certaines entreprises &#8211; de plusieurs millions d&rsquo;euros qui finissent par paralyser l&rsquo;usage, le cahier des charges étant trop ambitieux. Le Big Data s&rsquo;aborde par la réalisation de prototypes aussi appelés &laquo;&nbsp;Proof of Value&nbsp;&raquo; (POV) ; un mode de pensée &nbsp;&raquo; test and learn &nbsp;&raquo; de type agile. Cela demande d&rsquo;accepter de faire des erreurs, de ne pas persister sur certaines modélisations décevantes pour concentrer ses moyens sur les plus performantes. Nombreux sont les clients qui expriment l&rsquo;intérêt de cette démarche en particulier le niveau de sérendipité qu&rsquo;elle révèle. On découvre par l&rsquo;interprétation de la donnée des usages insoupçonnés.</p>
<p>Agilité et plasticité qualifient au mieux les architectures Big Data. Les principes généraux sont de récupérer des données hétérogènes via des flux, de consolider la donnée, vérifier l&rsquo;intégrité en corrigeant les imperfections ou les accidents. On applique ensuite à la donnée une phase de synthèse mathématique qui cartographie la donnée afin de créer des rapprochements et mettre en lumière des événements. Des probabilités permettent de définir le niveau d&rsquo;opportunité de chaque événement afin d&rsquo;écarter le bruit.</p>
<p>La technologie doit être transparente dans ce type de projet. Un POV ne doit pas excéder quelques semaines et la complexité informatique, ou mathématique, est l&rsquo;affaire du prestataire, seuls les &laquo;&nbsp;scenarii business&nbsp;&raquo; comptent.</p>
<h2>Une meilleure compréhension du consommateur</h2>
<p>Les principaux usages du Big Data en marketing digital sont l&rsquo;hyperpersonnalisation des parcours clients ou l&rsquo;optimisation du churn par la détection et l&rsquo;adressage des comportements à risque. Les secteurs les plus consommateurs sont les télécommunications, la banque ou le retail. Le Big Data est au service de la compréhension des parcours riches, des nouveaux comportements cross-canaux comme le Web to Store. Le Big Data permet, par exemple, d&rsquo;adresser les enjeux auxquelles sont confrontés les retailers dans les stratégies de drive to store. Les commerçants constatent une baisse du panier moyen ou des cycles de réassort plus longs. Des applications permettent de proposer des promotions très ciblées valables sur une période courte pour déclencher l&rsquo;acte d&rsquo;achat ou du upselling ultraciblé au moment de la récupération des produits en boutiques. Ces outils permettent aussi de calculer à moyen et long terme l&rsquo;impact des promotions sur la fidélisation ou sur l&rsquo;offre, l&rsquo;incidence des soldes flottantes sur la rentabilité, etc.</p>
<p>De nombreux business cases sont publiés sur Internet comme le cas PriceMinister ou le Big Data a joué un rôle important dans la définition de leur stratégie d&rsquo;e-mailing. Ils avaient d&rsquo;un côté des offres de déstockage issues de la place de marché (fréquence élevée sur des périodes courtes) et leur base de données marketing de l&rsquo;autre avec une segmentation traditionnelle. Ils possédaient la conviction que la segmentation &#8211; ou l&rsquo;échantillonnage dans le cadre de pré-tests &#8211; était une source d&rsquo;erreurs et diminuait l&rsquo;efficacité des opérations d&rsquo;e-mailing et un taux de churn élevé. Avec une approche Big Data ils ont pu affiner la connaissance de la base et extraire à chaque campagne des cibles plus fines. Ils ont ainsi découvert que les grands-mères aimaient jouer à Pokémon et que les grands-pères n&rsquo;offraient pas les Pokemons qu&rsquo;à leurs petits enfants ! Cette approche a multiplié l&rsquo;efficacité des campagnes par 10 (cibles plus affinitaires) et a limité le désabonnement.</p>
<p>Pour exemple, d&rsquo;une autre approche, la société Allociné avait une problématique que rencontre aujourd&rsquo;hui la plupart des médias en ligne, un besoin de revalorisation de l&rsquo;espace publicitaire et de l&rsquo;audience commercialisée par la donnée versus la page vue. Pour illustration, 25% de l&rsquo;audience de Allociné est réalisée sur leurs applications mobiles pour moins de 5% du chiffre d&rsquo;affaires. Grâce à une approche Big Data, avec plusieurs centaines de millions d&rsquo;interactions analysées par jour au travers d&rsquo;une approche cross-media, ils peuvent aujourd&rsquo;hui adresser des utilisateurs dont les centres d&rsquo;intérêt sont qualifiés et non uniquement des pages-vues. Grâce à ces nouvelles approches, Allociné commercialise auprès des distributeurs de films des offres leur permettant de juger de l&rsquo;opportunité commerciale d&rsquo;un film par pays, région, département ou ville dès le jour de sa sortie pour ainsi gérer le nombre de copies à fournir.</p>
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